Bad day today

Je ne sais que penser à la fin de ce jour

S’il faut continuer ou bien tout arrêter

Un cycle est il sur le point de se terminer ?

Aurais je été fou d’y croire pour toujours ?



Trop de questionnements occupent mes pensées


Que sans cesse je tourne et retourne en vain


Frustrations et rancœurs qui me semblent sans fin


Mais qu’il me faudra bien un jour faire cesser



Perdre ses illusions n’est pas chose aisée


Car plus long est le temps dont on s’en est bercé


Plus douloureuse en est la douleur de la perte



Je survis mais ne sais combien ça va durer


Peut être est il alors temps de me demander


Si ailleurs l’herbe ne serait pas bien plus verte 

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Pour vous

Je vous ai tant aimées ou alors désirées
Et je me devais donc, pour vous rendre hommage,
De toutes vous avoir au bout de mon clavier
Et de vous dédier cette modeste page


Caroline, Muriel, également Sylvie,
Et celles que j’oublie vous y êtes aussi


Vous m’avez fait courir, sourire ou bien pleurer
Autant de sentiments désagréables ou pas
Que chez moi tour à tour vous avez pu créer
Et que j’emporterai jusques à mon trépas


 Laurence et puis Fabienne, également Sandy,
Et celles que j’oublie vous y êtes aussi


Par toutes, tour à tour j'ai été envoûté.
Par l’ombre d’un regard, par la courbe d’un sein
Toutes vous avez su,un moment me tenter
Pour que je vous destine à de bien doux desseins


 Christine, Géraldine, également Marie
Et celles que j'oublie vous y êtes aussi


 Il est temps à présent d’achever, de finir
Cette énumération de toutes mes amours
Dont je conserverai de jolis souvenirs
Dont celui, sans pareil, d’avoir fait votre cour


 Jennifer, Isabelle, également Sophie,
Et celles que j'oublie vous y êtes aussi

La malédiction

C’était un homme apparemment sans problème. Au premier abord rien ne permettait de dire quoi que ce soit à son propos. Il semblait sans problème. Et pourtant…

Il était depuis toujours d’une telle maladresse qu’on eût pu croire à une malédiction. Tout ce qu’il touchait finissait dans un piteux état. Et si seulement ça c’était limité aux objets. Les personnes elles aussi finissaient par être abîmées quand elles passaient entre ses mains. Il ne le faisait pas exprès mais c’était comme ça, il était maladroit


Il en souffrait bien sûr et il essayait de faire attention mais, invariablement, crac ! Tout cassait. Il finit donc par se retirer du monde, limitant ses relations aux objets et aux humains réduites à leur plus simple expression et, le plus souvent virtuelles. Et il le vivait tant bien que mal.

Jusqu’au jour où une femme pas comme les autres s’intéressa à son petit manège. Mais comme il ne voulait surtout pas la blesser, ni moralement ni physiquement, ce fut d’abord un jeu de “tu me suis je te fuis”. Mais la belle était opiniâtre et finit par le convaincre de la laisser le voir.


Une fois qu’ils furent en présence il lui rappela à quel point il était maladroit. Mais elle avait une idée derrière la tête. Restant à distance raisonnable elle lui enjoignanit de de déshabiller sans un mot. Puis, dans un mouvement rapide et précis et avec toutes les précautions possibles, elle l’entrava et le baillonna. Il était donc là, allongé sur le dos, incapable du moindre geste et de la moindre parole.


Elle se dit que, si elle mettait des gants le risque serait encore plus mesuré. Ainsi équipée elle entreprit de le caresser. Son sexe ne fut pas long à se dresset. Voyant que rien de catastrophique ne se passait elle continua de masser sa verge. Il commença à gémir, étouffé par le baillon, complètement à sa merci. Elle sourit, prenant un malin plaisir à prolonger cette tension. Malgré ce qu’il avait pu dire il n’était pas si dangereux quand il n’était pas libre de ses gestes ou de ses paroles.


Elle s’enhardit donc en tentant un contact direct avec sa bouche, déposant ses lèvres sur son gland. Il se tendit, se sentant incapable de résister plus maiségalement incapable de faire quoi que ce soit.. Voyant ça, elle fit coulisser sa bouche le long de son gland puis de sa tige dressée, prolongeant la situation autant que possible. Elle le rendait fou, elle s’en rendait bien compte, et elle en tirait un plaisir inoui. Plaisir qu’elle eut finalement envie de prendre plus avant. Il fallait toutefois faire attention et limiter les contacts, sait on jamais. Aussi elle l’enjamba et entreprit de s’accroupir sur son sexe sans pour autant toucher le reste de son corps. Elle montait et descendait, attentive à son plaisir dont lui n’était devenu qu’un Instrument. Elle se mit également à gémir, accélérant le mouvement. Excitée par la situation elle ne fut pas longue à jouir, l’entraînant dans son orgasme, et s’écroula sur lui.


Prenant conscience du danger elle se releva aussitôt. Mais finalement rien de catastrophique ne s’était passé. Elle était indemne et même assouvie. La malédiction était elle donc vaincue ? Elle ne voulut cependant courir aucun risque. Elle se rhabilla et sortit de l’appartement, laissant tout de même la porte entrebaillée. Quelqu’un prendrait bien le risque de le libérer à sa place

Happy birthday

Celle qui nous distrait, nous charme et nous informe,

Hallucinante femme à l’exquis franc parler,

A ses lèvres pendus, et aussi à ses formes

Respirons l’atmosphère qu’elle sait faire régner.

Lisant et puis testant jusqu’à se faire jouir,

Indubitablement elle le fait sans mentir,

Et ce, journellement, pour tout notre plaisir.

Lapsus linguae

Ou quand un défi lancé par Françoise génère une interprétation très particulière d’un tableau de Gustave Courbet

Allongée sur son lit, à peine voilée d’un petit bout de drap, elle se remémorait ses aventures passées
Sensible comme elle l’était aux beautés de la langue, ce fut tout naturellement vers cet homme qu’elle se tourna.

Elle le trouvait doué pour manier le verbe et c’est cela qui l’avait séduite dans un premier temps. Elle se rendit compte par la suite que sa maîtrise de la langue ne se réduisait pas à coucher des mots sur le papier mais que la sienne à lui était également agile. Rien que d’y penser un léger frisson lui parcourut l’échine jusqu’aux reins, et, négligemment, elle porta la main à son entrejambe.

Des images, des sensations lui revenaient en mémoire.  D’abord son souffle chaud dans son cou et l’humidité de sa langue sur le lobe de son oreille. Il venait ensuite l’embrasser à pleine bouche et alors commençait le plus doux, le plus excitant des ballets. Il finissait par l’abandonner pour descendre jusqu’à son ventre. La seule évocation du bout de sa langue qui agaçait son nombril lui arracha un soupir. Ensuite, c’était selon son humeur. Elle ne savait jamais s’il allait d’abord remonter jusqu’à sa poitrine afin d’en aspirer goulument ses mamelons si sensible ou bien s’il allait déposer un baiser sur ses lèvres du bas. Et l’effet de surprise sans cesse renouvelé était une source intarissable de plaisirs. Plaisir que là, en l’absence de son amant, elle se donnait de ses doigts.

Qu’elle était vivante cette langue quand elle s’appuyait doucement sur son bouton tout dressé, quand, d’une façon impérieuse, elle forçait le passage des lèvres pour s’aventurer dans son vagin et en récolter le nectar qui coulait, brûlant. Mais ce qu’elle faisait de mieux, n’était ce pas quand, indiscrète, elle gagnait ses fesses ? Quand elle allait de sa fente à son petit trou ? Cette langue si indiscrète qui massait son anus pour commencer à le dilater, qui dardait en dedans de lui tant il palpitait.

Malgré l’absence de son amant elle en avait une sensation presque réelle. Elle était brûlante et, trempée de ses sucs. Sucs qu’elle aurait tant voulu que son amant boive là, tout de suite. Elle ondulait, prise par le plaisir conjoint de ses doigts et de son imagination, et, bientôt, le plaisir lui arracha un cri

Apaisée, elle sourit. Décidément la maîtrise de la langue était une source intarissable de plaisirs

Mieux vaut tard que jamais

Commencé en 1992, fini en 2017

Celle qui, jour et nuit, habite mes pensées

Après ce qui s’est dit ces dernières journées

Rien de ce que j’éprouve elle ne peut ignorer

Oh aime moi aussi oh toi mon adorée


Le sort voulut hélas qu’elle ne répondit pas

Ignorant mon amour jusques à son trépas.

N’y avait il donc alors rien d’autre à espérer

Et fuir cette donzelle aussi peu inspirée ?


Conte

Suite à un défi d’écriture avec Françoise je me suis attelé à la tâche d’écrire sur cette belle illustration

Je débute dans l’exercice, soyez indulgents

Il était une fois une jeune fille qu’une malédiction avait condamnée à demeurer prisonnière d’une tour perdue au milieu de la forêt. Ses parents avaient été surpris à chaparder dans le jardin d’une sorcière et cette dernière avait, en représailles, condamné ces malheureux à lui remettre leur enfant à la naissance.

Cette jeune fille était d’une beauté sans pareille et Dame Nature l’avait dotée d’une longue et abondante chevelure d’un noir de jais. Mais que pouvait elle donc faire, seule dans sa tour, à attendre la bonne volonté de la sorcière ? Croyez moi, elle s’ennuyait ferme.

Devenue jeune femme elle découvrit qu’on pouvait passer le temps de fort agréable manière. C’était bien sympathique de découvrir son corps, de se caresser jusqu’à en perdre haleine. D’autant que notre héroïne s’était découverte fort habile de ses doigts et qu’elle avait constaté qu’elle pouvait se chatouiller délicieusement à l’aide d’une mèche de ses cheveux. Mais, tout de même, elle commençait à imaginer qu’on pouvait aussi s’amuser à  plusieurs et il lui semblait avoir aperçu un bien joli bûcheron par la fenêtre de sa prison.

Sa décision fut donc vite prise. Sitôt qu’elle le reverrait passer elle ferait des pieds et des mains pour  partager ses jeux avec lui. Mais comment parviendrait il à escalader la tour jusqu’à elle ?. Et pourquoi ne pas laisser pendre ses cheveux nattés au dehors ? Elle verrait bien si sa proie mordrait à l’hameçon

Dès le lendemain ce fut chose faite. Et les choses ne traînèrent pas. Quelques jours plus tard, intrigué par cet étrange lierre l’homme s’approcha. Remontant les yeux vers la fenêtre il la vit et aussitôt il n’eut de cesse que de la rejoindre.

  • Me laisseras tu monter vers toi ?

  • C’est là mon vœu le plus cher. Hisse toi donc à l’aide de ma natte

Il se hâta donc de monter, animé d’un ardent désir.

Parvenu à destination, elle l’attendait. Nue, offerte. Il l’enlaça tendrement alors que son pantalon commençait à se déformer. Elle s’en rendit vite compte et, curieuse, entreprit de voir ce qui se cachait dessous. Une fois le membre libéré elle eut un petit cri.

  • Oh ! C’est long, c’est doux, c’est chaud !

  • Il t’appartient ma toute belle

Notre jeune femme était bien inexpérimentée mais pas dénuée d’imagination. Elle trouva vite  comment l’apprivoiser, tantôt de sa main, tantôt de sa bouche. L’homme était aux anges. Mais pas au bout de ses surprises. Était ce le fait que le lieu était ensorcelé ? Toujours est-il que la natte de notre héroïne commença à s’animer d’une vie propre.

  • Sorcière ! Mais que veux tu donc de moi ?

  • Que du bien mon beau ! Mais je veux que tout de moi en profite

  • Hmmm ! Qu’il en soit ainsi

La natte était désormais lovée autour de la verge du bûcheron et, tantôt la comprimait, tantôt la massait d’un mouvement de va et vient. Notre homme fut bientôt sur le point de rendre les armes et poussa un gémissement incontrôlé

  • Tu viens mon beau ?

  • Oui, je, ooohhh, aaahhh, c’est si bon !

Et il jouit à longs jets, éclaboussant la poitrine et le ventre de sa belle.

“En a t il fini ?” se demanda t elle. Dans le doute elle resserra l’étreinte de ses cheveux et approcha son visage. Les ultimes gouttes du plaisir de l’homme coulèrent sur ses lèvres

Le pauvre bûcheron gisait exsangue sur le sol, ses forces l’avaient définitivement abandonné

Notre perverse ingénue ouvrit alors une trappe dans le sol de sa cellule et l’y précipita

  • Bon, eh bien, ce fut bien agréable, vivement le prochain !

Et elle laissa pendre à nouveau sa chevelure à la fenêtre…

Caresses

Quand le sommeil ne vient pas et que je suis envahi par d’étranges pensées

La distance vraiment n’y fera jamais rien

Pour tout ce qui pourrait freiner notre désir

Et si même à présent nous sommes vraiment loin

D’un intangible lien je t’offre mon plaisir


Mon sexe, érigé, qui glisse dans ma main

Te donnera, j’espère, le plus beau des sourires

Et qu’il t’amènera, cette nuit, ou demain

Dans ton Septentrion à enfin t’assouvir


Ce n’est, je le sais bien, qu’un humble substitut

À ce que réunis nous pourrons nous donner

Mais de te faire attendre aura t il la vertu ?


Je l’espère et au moins tu auras entrevu

Ce que tu peux chez moi susciter comme effet,

Et l’hommage appuyé qu’à ton corps j’ai rendu