En avant la musique

Je suivais ces musiciens depuis quelques temps déjà. Aussi, lorsque j’appris qu’ils venaient jouer à une heure de route de chez moi je ne fus pas long à me décider. L’attente ne fut pas très longue mais je piaffai d’impatience en arrivant à proximité de la salle. Salle dans laquelle je n’avais pas mis les pieds depuis mes années étudiantes, ce qui ne me rajeunissait pas. Pas plus que l’âge moyen de l’assistance. Bon, je n’étais pas le plus vieux mais bien dans la fourchette haute par rapport aux étudiants qui constituaient le gros de la troupe. Peu m’importait après tout, l’essentiel était de passer un bon moment

Les portes s’ouvrirent et je m’engouffrai dans la salle, fuyant l’étouffante chaleur de cette fin de journée. Il faisait sombre et relativement frais. Je ne me privai cependant pas de passer au bar prendre un verre. Et c’est ainsi muni de ma consommation que je déambulai dans la salle pas encore trop remplie. Les gens de ma génération étaient rares et plutôt en couples. Aussi je fus surpris de voir cette femme seule et un peu à l’écart, un peu absente. Elle n’avait rien dans son apparence qui permettait de la sortir du nombre, sagement vêtue d’un t-shirt blanc et d’un short en jeans basiques, mais elle m’intriguait. M’attirait un peu également pour tout dire. Cependant il m’apparaissait inconcevable d’aller l’aborder et, la salle se remplissant, je finis par la perdre de vue

Le concert commença. Pris par la musique je ne pensai plus vraiment à elle mais plutôt à maintenir un semblant d’espace vital parmi la foule qui dansait. Je finis cependant par renoncer et préférai gagner le fond de la salle. J’y perdrais peut être en ambiance mais y gagnerais en liberté de mes mouvements. J’étais assez près pour profiter du concert et assez loin pour ne pas risquer un verre de bière sur les pieds toutes les deux minutes. C’était parfait

C’est alors que je me rendis compte qu’elle était là. Juste devant moi. Me tournant le dos. Je m’avançai jusqu’à être juste derrière elle. Elle semblait tout aussi passionnée par le concert que par son téléphone qu’elle consultait compulsivement tout en ondulant son corps au rythme de la musique. Comme elle était sensiblement de ma taille j’étais obligé de bouger dans sa cadence mais alternativement à ses mouvements pour voir la scène. C’était amusant, nous faisions comme un ballet.

Soudain je fus bousculé et vins littéralement me coller à elle bien malgré moi. Elle sursauta, tourna la tête brièvement mais son attention fut immédiatement reprise par la musique et elle reprit sa danse. Elle n’avait cependant pas esquissé le moindre geste pour se dégager et son bassin qu’elle balançait était soudé au mien. Un instant décontenancé, je finis par me prendre au jeu et calquai mes mouvements sur les siens. Je me contentai toutefois de ce ballet et ne posai pas mes mains sur elle. C’était tellement plus excitant de n’avoir que ce contact. Elle ne cessa toutefois pas son manège avec son téléphone, ses doigts tapotant de plus en plus frénétiquement l’écran.

C’était étrange de constater à quel point elle s’abandonnait au niveau de des reins et qu’elle était si concentrée au niveau de ses mains. Je renonçai à lire par dessus son épaule pour connaitre son mystérieux correspondant. Puis, un peu hypnotisé, je me mis à suivre une goutte de transpiration qui courait le long de sa nuque et qui finit par disparaître sous son t shirt. Je m’imaginai la suivre le long de sa colonne vertébrale jusqu’à ses reins où le l’aurais cueillie d’un coup de langue gourmand.

Mais le concert toucha à sa fin et, sitôt la musique arrêtée, ma partenaire de dégagea et entrepris de gagner la sortie. Un instant nos regards se croisèrent et un “merci” sembla se dessiner sur ses lèvres. Je n’eus pas la présence d’esprit de lui proposer un verre. Et, de toute façon, sitôt la porte franchie elle se jeta au cou d’un homme fort bien mis,et à la chevelure et la barbe grisonnantes et soignée. Ils s’embrassaient goulûment et je compris immédiatement ce qui s’était passé. J’avais été à mon insu le partenaire d’un jeu que j’imaginais maintenant très excitant et j’irai, mais un peu tard, que si on m’y reprenait je serais moins innocent.

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Dérapage vestimentaire

Pourquoi donc ce matin là avais je décidé de ne pas mettre de caleçon ? Aucune idée. Peut être le désir d’être plus “libre”. Ou bien d’être le seul à le savoir parmi les anonymes. Toujours est il que j’étais parti en ville uniquement vêtu de mon jeans pour ce qui concernait le bas de ma tenue. Ce n’était pas désagréable mais, tout à ma balade, je finis par oublier j’étais nu sous mon pantalon

C’est donc sans m’en soucier que, attiré par des promotions à l’occasion de ses dix ans, je poussai la porte d’un magasin de prêt à porter dans lequel j’avais quelques habitudes. Je n’avais pas d’idée préconçue de ce que je cherchais et me laissais donc aller à imaginer ce que pourrait être ma prochaine tenue. Bien sûr, une vendeuse ne manqua pas de me rejoindre, me proposant ses conseils si je le désirais. Une avenante brunette avec quelques taches de rousseur moulée dans une tenue sombre du plus bel effet et qui ne laissait guère d’équivoque quant à une plastique qui, si elle n’était pas opulente, n’en demeurait pas moins fort agréable au regard. Elle avait un sourire franc que je lui rendis en acceptant son offre. Mon choix se porta sur un chino pastel. Elle y assortit un joli t shirt gris chiné. Il était temps de passer aux essayages.

C’est au moment où j’ôtai mon jeans que je réalisai que je n’avais rien dessous. Ce fut un instant un peu étourdissant, partagé entre la crainte d’être surpris ainsi et une légère excitation à cette perspective. Avait ce duré plus qu’un instant ? Toujours est il que j’entendis la voix de ma vendeuse me demander si tout allait bien. Et vis son  visage apparaître dans l’entrebâillement du rideau. J’étais pétrifié et une chaleur intense me monta aux joues. Ce fut également son cas. Elle bredouilla un “Oh pardon” et disparut. J’étais affreusement gêné. Je me hâtai donc d’enfiler mes nouveaux vêtements et sortis voir le résultat dans la glace. La vendeuse n’était pas loin et valida le choix que nous avions fait en ajoutant que je le portais bien avec un sourire qui n’avait plus rien de commercial. Je rougis à nouveau, la remerciai et regaganai la cabine. Je passai en caisse et j’eus droit à une remise supplémentaire au prétexte que l’étiquetage n’avait pas été bien fait pour ces derniers jours. Je lui tendis ma carte et ses doigts frôlèrent les miens quand elle la prit. Nos regards se croisèrent, gênés et complices à la fois. Je remerciai Jenny (son prénom apparaissait sur le ticket de caisse), pris mon sac et sortis

Il n’était pas loin de 19h j’appelai donc un ami pour l’apéritf que nous pourrions faire suivre d’un restaurant. Je pris tout de même le temps de me changer afin d’étrenner ma nouvelle tenue. Mais je décidai de conserver ma nudité, amusé par ce que j’avais vécu dans l’après midi.

J’étais donc en terrasse avec Richard, à ce restaurant Argentin dont on m’avait dit le plus grand bien. Le repas se passait fort bien. Le ceviche et le Malbec étaient ma foi excellents. Ce dernier m’avait toutefois un peu tourné la tête. Je me rendis donc aux toilettes afin de me rafraîchir ainsi que de satisfaire à un besoin bien naturel. C’était ces nouvelles toilettes prévues pour les fauteuils et la place ne manquait pas.

J’avais fini et commençais à me rajuster quand j’entendis un : “Oh pardon” que je reconnus immédiatement. Il fut vite suivi d’un : “vous avez changé de tenue mais pas de dessous visiblement” dit d’un ton amusé. J’avais oublié de verrouiller la porte des toilettes et Jenny, ma charmante vendeuse de l’après midi venait de faire son apparition. Nous partagions visiblement, et sans le savoir, la même terrasse.

“Vous vous annoncez toujours de façon si inopinée ? “ Lui répondis-je

Elle ne dit rien mais s’avança et prit soin de verrouiller derrière elle…

Un peu décontenancé, j’étais là, les bras ballants et la braguette ouverte. Jenny y glissa la main et en extirpa mon sexe qui commençait à enfler.

“Vous êtes doux” murmura t elle en commençant à me masturber lentement.

Ne voulant pas rester passif je pris sa main qui me tenait afin que nous puissions varier ensemble le rythme des caresses.

“Puis je vous rendre la pareille ? Lui demandè je ?

Elle ne dit rien mais prit nos mains restantes se joignirent et essayèrent de glisser sous sa robe.

Elle était hélas un peu trop ajustée. Je libérai donc mes mains des siennes en la retroussai jusqu’à sa taille

“Je constate que avons la même vision du dessous aujourd’hui” lui dis-je

Contrairement à la mode actuelle qui veut des sexes parfaitement épilés, celui de Jenny arborait un triangle bien dessiné et du plus bel effet. Je lui fit part du plaisir que j’en ressentais.

Nous entamâmes donc une séance de caresses mutuelles dont nous imprimions le tempo de concert. Jenny était humide et douce, son sexe coulait sous mes doigts. J’avais envie de la goûter. Je m’agenouillai donc entre ses jambes et commençai à dévorer ses lèvres et son bouton. Elle tanguait sur ses talons et laissait échapper des gémissements.

Elle finit par se tourner et me présenta ses fesses qu’elle écarta de ses mains. Son petit trou palpitait. J’y glissai une langue inquisitrice qu’elle sembla apprécier. Mon index, préalablement humecté de ma salive et de ses jus ne tarda pas à la rejoindre.

“Encore !” Me dit elle.

Obéissant, mon majeur se joignit au massage. Elle soupira et se mit à onduler

Elle finit par se dégager de mon emprise et s’appuya, cambrée, sur le lavabo

“Prenez-moi maintenant” m’ordonna t elle.

Je présentai mon gland à l’orée de son anus et poussai doucement. Elle frémit et commença à m’engloutir. La sensation était divine. J’avais l’impression de sentir toute son intimité se presser sur mon sexe. J’allais et venais lentement en elle, ne voulant pas venir trop vite.

Ce fut elle qui me demanda d’aller “plus fort”. J’augmentai donc rythme et amplitude

Jenny etouffa un cri et se contracta sur moi, ce qui me fit succomber. J’eus à peine le temps de me retirer et maculai ses fesses et ses cuisses de mon foutre.

“Ooohhh c’est brûlant !” Gémit elle

Elle se tourna, s’agenouilla et nettoya mon sexe à petit coups de langues, telle une chatte qui laperait son lait.

Puis elle me rajusta d’un geste expert et se rajusta à son tour, sans pour autant essuyer mes fluides, ce qui me surprit.

“C’est pour vous sentir encore un peu” m’avoua t elle en m’embrassant sur la joue.

“Repassez à la boutique quand vous voulez” ajouta t elle en souriant.

Nous sortîmes le plus discrètement possible mais personne ne sembla ou ne voulut avoir remarqué notre manège

“Tu t’es endormi ou quoi ?” Me fit remarquer Richard. “Le Malbec tape mais quand même, tu ne tiens vraiment pas l’alcool”

Je lui souris sans rien dire, préférant garder pour moi cette parenthèse enchanteresse

Je me promis tout de même de procéder au plus tôt à un renouvellement profond de ma garde robe

Caresses (2)

Ma main se meut tout doucement,

Un tranquille balancement.

Je pense à toi.


J’imagine que je t’étreins

Et que ton désir n’est pas feint,

Ni ton émoi.


Je ralentis et j’accélère

Et ma queue, que mes doigts enserrent,

Se tend vers toi.


Je compose avec mon plaisir

Sans vouloir trop vite venir,

Je joue de moi.


Mon sexe, tendu et tout dur,

N’est alors, et je te l’assure,

Que tout à toi.


Je m’offre à toi, je veux me rendre,

À longs jets je veux me répandre

Autour de moi.


Ai je ton autorisation

Pour t’offrir cette sensation ?

Que tu la voies ?


Et si le spectacle te plaît

Je pourrai te le rejouer

Une autre fois.


Un homme honnête n’a pas toutes ces pensées.

D’adultérins désirs ces derniers temps m’obsèdent,

Résister c’est mourir, c’est trahir si j’y cède.


Pourquoi alors avoir ces passions insensées ?

Devrais je y voir un signe ? Une vie est passée


Et ne correspond plus à mes aspirations ?

J’aurais évolué mais pas ma relation ?


C’est ce qu’hélas je ne cesse de ressasser.


Et cette indécision qui peu à peu me ronge,


Entre réalité et érotiques songes,


Il me faudra un jour parvenir à trancher


Maintenant est certain mais banal à mourir


Demain est inconnu et j’y vois du plaisir


Mais Dieu que la démarche est dure à enclencher !