#ecriturecontrainte2018 (31)

31/01 : Espagnolette*, gypaète*, horizon*, lapiez, messagerie*, photographie*, talon aiguille*, tétrapode*, thermodynamique*

Quand la photographie de tes talons aiguilles

Apparaît tout à coup sur ma messagerie

L’horizon s’éclaircit et alors je souris

Et le goût du désir affleure à mes papilles

~

Quand ta si douce main tourne l’espagnolette

À ta gloire j’écris de charmantes épodes

Et je rampe à tes pieds tout comme un tétrapode

Tournant comme un vautour, que dis-je un gypaète

~

Quand l’effet sur tes sens est thermodynamique

Et donne à nos ébats cet élan alchimique

Aucune œuvre ne peut en donner la teneur

~

Quand les rides des draps, froissés par la passion,

Forment un tendre lapiez, cette récréation

Nous a, à tous les deux procuré du bonheur

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#ecriturecontrainte2018 (30)


Plaisir*, désir*,Loisir* Sire, Sucette*, Musette*, Ravigoter* Tirlipoter*, Astragale

Ta bouche me rend fou de désir mon aimée

Quand comme une sucette au parfum sans égal

Tu me pompes à loisir. Et ce plaisir buccal

Va me ravigoter et même m’enflammer.

~

Tu aimes, me dis tu, à me tirlipoter.

Tu as tous ces talents, et, comme je le vois

Ta musette en est pleine et me laisse sans voix

Jamais je n’aurais cru être ainsi tripoté

~

“Mon beau Sire, aimez vous qu’ainsi je vous caresse ?”

Je te réponds alors sans un mot, dévoilant

À quel point, grace à toi, mon Priape se dresse

~

Tu me dis le vouloir à présent dans tes fesses

Et les tend devers moi d’un geste nonchalant

Pour que je te possède avec délicatesse.

Surprise

Ou quand l’expression : « tel est pris qui croyait prendre » trouve un sens nouveau

Je croyais faire la conquête

De cette belle au long manteau

J’avais des idées plein la tête

Des projets tout à fait coïtaux

~

Son sourire était ambigu

Quand elle voulut s’isoler

Au fond du boudoir contigu.

J’étais prêt à caracoler

~

Je lui fis part de mon désir

Et aussitôt elle objecta

Que j’aurai, pour sûr, du plaisir

Selon ses desiderata

~

Alors d’un geste nonchalant

Elle se défit de sa fourrure

Et là, plus rien d’ambivalent

À la vue du gode-ceinture

~

La belle ainsi enharnachée

Me captivait et mon regard

Ne pouvait plus se détacher

De ce si magnifique dard

~

C’était une jolie promesse

De plaisirs bien particuliers

J’allais l’avoir entre les fesses

Impossible de l’oublier

#ecriturecontrainte2018 (29) : l’autre version

Deux versions de la contrainte du jour : ici, les haïkus. Et toujours avec le beau dessin de Rita Renoir

Haïku1

Vernis renversé

En restera-t-il assez

Pour le second pied ?

~

Haïku 2

L’attention portée

À la perfection du pied

A tout renversé

~

Haïku 3

Charnelle torsion

Pour tous les orteils orner

Le rouge a versé

#ecriturecontrainte2018 (29)

Quand la contrainte du jour est d’illustrer ce bien joli dessin de Rita Renoir

Tu étais belle au saut du lit mon adorée.

Et pourtant, pour me plaire un peu plus ce matin

Tu as verni tes beaux pieds d’un rouge mutin

Afin d’encore m’exciter ainsi parée

~

Ton corps contorsionné était une merveille

Dont je ne pouvais plus détacher mon regard

Je te contemplais donc, éberlué, hagard,

D’un geste délicat repeindre tes orteils.

~

Mais l’attention portée à l’ornementation

De tes extrémités que nous pouvions avoir

Nous fit omettre, hélas, celle due au flacon.

~

Qui finit par verser sur la couette, c’est con.

Mais, loin de m’arrêter à ce menu déboire,

Je vins à tes côtés pour de folles passions

#ecriturecontrainte (28)

28/01 : entrave* chuchotement*, empreintes*, sapide*, cyprine*, ventre*, toison*, morsure*, ordre*

J’aime quand tu m’entraves et qu’avec ta toison

Tu caresses mon torse, mon ventre et puis ma joue

C’est si bon quand ainsi de mon corps tu te joues

Et cette soumission me met en pâmoison

~

Les empreintes laissées par tes douces morsures

Et le chuchotement des ordres à mon oreille,

Me donnent du plaisir, c’en est une merveille

J’adore, je l’avoue, ces châtiments obscurs.

~

Pour me récompenser d’avoir tant enduré

Tu m’offres à déguster, ô toi ma délurée

Ta sapide cyprine à ton con ruisselant

~

Tout ce cheminement a donné de l’élan

À notre relation qui, peu à peu, mourait

Tant elle avait perdu tout son côté sacré

#ecriturecontrainte2018 (27)

27/01 : invitation* – calendrier* – viking* – astrolabe* – souris* – canon*- iPhone* – manteau* – sac à dos*

Te photographier nue sous ton grand manteau

Que ce soit au Canon ou alors à l’iPhone,

Quand à mon objectif alors tu t’abandonnes

Je trouve tes atouts plus que transcendantaux.

~

J’aime quand je me rends à ton invitation

Cochée fébrilement sur un calendrier.

Avec mon sac à dos je suis comme aiguillé

Vers le temple sacré de toutes nos passions

~

J’ai cette impression d’impétuosité

Qu’un fier viking aurait à la vue de ton corps

Désir inassouvi qui toujours me dévore

~

Avec une boussole ou bien à l’astrolabe

Qui ne servent qu’à faire un dodécasyllabe

Je finis ce sonnet bien mal empaqueté

#ecriturecontrainte2018 (26)


26/01 : Tolérance*, exergue*, consensuel*, anachronique*, plume*, outrance*, effluve*, filigrane*, spéléologie*

C’était peu consensuel lorsque tu me taillais

Une plume en cette maison de tolérance.

Je mettais en exergue toute cette outrance

Alors que tu m’offrais ton con entrebâillé.

~

L’effluve anachronique qui s’en dégageait

Me donnait des désirs de spéléologie

Pour son exploitation par mon membre rougi

Par une excitation vraiment peu ménagée

~

Il te plaisait alors, à l’aide d’un dessous

Parfumé de tes flux de faire un filigrane

À mon manche tendu, ma belle nymphomane

~

Ta main allait, venait, presque nonchalamment

Et j’étais alors le plus comblé des amants,

Même en étant après gravement sans le sou

#ecriturecontrainte2018 (25)

25/01 : Gloire*, Machin*, Réglisse*, Palonnier*, Charlotte*, Ylang-Ylang*, Clystère, Machonner* Palper*

Tu suçais mon machin comme tu l’aurais fait

D’un bâton de réglisse. Mais sans le mâchonner.

Ensuite, à le palper tu aimais t’adonner

Comme pour faire gloire à ce membre parfait

~

Tu aimais par la suite t’en faire un clystère

Et moi,comme tracté au bout d’un palonnier,

J’aimais venir en toi, je ne peux le nier.

Ah ce que c’était bon de limer ton derrière.

~

Venait après le temps de douces ablutions

Car tu aimais sentir partout l’Ylang-ylang.

Et c’était l’occasion de nouveaux jeux de langue

~

J’aimais te regarder en charlotte et en string

Le premier attirail préservait ton brushing

Le second, de ton cul, soulignait la tension