#ecriturecontrainte2018 (56)

Il ne fallait pas que je loupe mon avion. En route pour te rejoindre. Des milliers de kilomètres à faire dans la nuit pour te retrouver et prendre un petit déjeuner avec toi dans la rumeur de ce café où tu m’avais donné rendez-vous au petit matin. Avais je donc perdu l’esprit pour oser ce voyage ? Peu m’importait. Il me fallait retrouver tes éclats de rire qui me manquaient tant. Mais si j’arrivais en retard, je risquais de te voir silencieuse et réprobatrice. Tu m’avais accordé cette chance mais ta patience avait des limites. Tant d’espoirs. Si peu de temps…

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#ecriturecontrainte2018 (55)

L’incandescence de ton regard a le don d’entretenir l’incendie qui consume mes sens.

Tes fesses, qui dessinent des huit lascifs quand tu marches, ont celui de donner vie à mon sexe quand elles viennent amoureusement se lover contre mon ventre.

Tu es si chaude ma mie, ainsi que le serait un fer rougi au feu.

Alors, tu as beau feindre la somnolence dans ces moments, je me doute bien du fait que tes pensées ne sont pas blanches comme neige quand tu agis ainsi. Et que tu n’attends que mon assentiment pour t’emparer de moi.

Et Dieu que j’aime ça

#ecriturecontrainte2018 (54)

Ce que j’aime voir dans tes yeux le miroir de cet amour qui nous unit, même si, parfois, un éclair de rébellion les traverse. Auquel cas je me vois contraint de leur mettre un bandeau afin que tu ne puisses pas voir qui te prend. Car telle est ta punition : ignorer lequel de moi ou de tes amants te comble de sa bienveillance. Que ce soit dans ta bouche, ton sexe ou entre tes fesses, que quelques claques auront colorées

C’est cette transcendance de notre notion du couple qui, je crois, lui a redonné cette clarté. Béni soit le partage

C’est aujourd’hui le premier anniversaire de ce blog. Aussi, que pouvais je faire d’autre que de maltraiter un sonnet classique, comme je le fis quand tout a commencé

Merci Françoise.

Et merci au peuple des oulimots pour ce beau cadeau

merci les ouligens

Que j’aime ton si beau buisson ma chère ! Royaume

De désirs prometteurs ma douce dévoyée !
Quand vient mon vit bandant, aux délicats arômes
Tu touches ton clito, largement déployé

Je te suis si servile et depuis l’an dernier

Je te sers, et ce, malgré cette assemblée d’hommes

Qui aiment à te couvrir de sirop de cordum
(Je t’imagine encore, dans leurs bras, frétiller).

Que j’aimais ces orgies, ces amants si obscènesTous pendus à tes mots, tu en étais la Reine.
J’allais jouir cet hiver. – En toi, ma mie, en toi !
Oh ! dans ton cul sans fard j’allais tremper ma pine
Et j’en étais si dur. – Car, qui m’eût dit, Delphine,
Que ton coeur à présent avait changé pour moi ?

#ecriturecontrainte2018 (52)

Ce n’était pas une idée si saugrenue que ça, mon amour, que de jouer périodiquement à se quitter pour mieux se revenir. Au moins ne vivons nous pas une histoire à l’eau de rose.

Par exemple, quand tu t’offres en cadeau à un cordon de CRS en rut je suis fou d’excitation. Savoir ton enveloppe charnelle assaillie de toute part par ces brutes me donne des sensations qu’aucune drogue ne pourrait me procurer, même si elles sont au moins autant addictives.

Je te l’avoue maintenant : j’ai désormais besoin de cette perfusion de candaulisme dans notre couple pour le vivre pleinement

#ecriturecontrainte2018 (51)

Avec des mots rares

Pourquoi, alors qu’il ne s’agissait, au début, que de bacchanaliser, m’a-t-il fallu m’énamourer de ta personne ? Rien n’était prévu à la base pour que tu m’encapriches. Mais les fait sont là. Dès potron-minet je suis là ta porte, à naqueter, guetter ne fût-ce qu’un signe de ta part, à scruter la moindre notification sur mon smartphone

Je suis prêt à tout pour toi mon bijou dussè-je mettre en œuvre toute sorte de machinules pour te prouver ma dévotion.

Hélas, tu n’en as cure et me voilà contraint de me brandiller en maudissant la tartitude d’une éventuelle réponse de ta part

#ecriturecontrainte2018 (50)

Un lipogramme avec les mots : tradition*, abrupt*, travail*, imagination*, condition*, disparition*, mot*, pouvoir*, support*.

Quand ta disparition du travail sans un mot

Fit la construction d’un si abrupt oulimot

Mon imagination n’avait pas fait alors

Tant d’abracadabra sans ton si doux support.

~

La tradition voulait qu’alors on s’y colla

On s’y mit illico. Mais quand l’apostolat

D’un pouvoir si abscons posa la condition

D’un quatrain à finir, on fut sans solution.

~

Sans aucun à-propos alors tu nous montras

Ton abandon qui fut un attractif mantra

Nous autorisant donc la continuation

~

Mais il fallait finir. Sans avoir circonscrit

À ton nom un contrat qu’alors j’avais souscrit.

Qui me valut d’avoir autant d’obstination

#ecriturecontrainte2018 (49)

Je pense sans cesse à ton sourire et cela met mes sens en ébullition. À moins que ce ne soit le dragon que tu portes sur les hanches et dont la queue semble indiquer le chemin menant à ton sexe.

Ça a peu d’importance au final, tant tu me bottes. J’ai envie de toi dans ton intégralité, en tout temps et, si je le pouvais, en tout lieu

Hélas, tu es loin de moi, toi la mexicaine, dans ton bordel de Tijuana. Et, de guerre lasse, je me résouds à une caresse nocturne et solitaire en t’imaginant partageant ma couche

#ecriturecontrainte2018 (48)

Cachée derrière ton loup vénitien, et vêtue de rien d’autre si ce n’est d’une résille dont on eût dit une araignée, tu me dévisageais attentivement, ourlant une langue lascive sur tes lèvres carmin

Moi, dont les mensurations faisaient l’étalon du poids coq, essayais le plus élégamment possible de retirer mon boxer pour te montrer l’effet que tu me faisais.

Alors, pourquoi au moment fatidique de te rejoindre, ce gorille s’est il interposé me disant : “cette poule n’est pas pour toi, dégage !” ? J’ai eu l’impression d’avoir été le pigeon d’une grue de luxe et suis reparti la queue entre les jambes

#ecriturecontrainte2018 (47)

J’aime me perdre dans le labyrinthe de mes pensées lubriques quand le jeu de tes vêtements laisse apparaître le tatouage bleu qui ceint tes reins. Comme si, en silence, tu voulais abroger cette distance qui nous sépare.

Néanmoins je suis plongé dans un abîme de perplexité quant à tes intentions. Veux tu simplement me mettre l’écume aux lèvres ? Veux tu plutôt me faire sentir les parfums secrets de ta toison rousse, celée sous la soie de ton tanga ? La question me brûle les lèvres et ta réponse est peut-être dans ce dévoilement qui semble me montrer le chemin. On verra…