#ecriturecontrainte2018 (120)

Les mots du 30/04/2018

force, maison, bulldozer, blocage, atout, conséquence(s), convaincre, dynamisme, choc

Elle avait la détermination d’un bulldozer, lui était plus réservé. Alors, même avec son dynamisme, il lui fut difficile de le convaincre. Et, une fois qu’elle y parvint, il fallut tout de même attendre de bonnes conditions avant de passer à l’acte. Ce fut le cas lorsqu’un ami à elle leur prêta une maison un peu isolée, ce qui était un atout non négligeable pour ce qu’ils avaient à faire, ou plutôt, ce qu’elle voulait lui faire. Ils étaient donc là, sur la terrasse. On n’entendait que le chant des oiseaux. Elle s’était déshabillée et l’avait invité à en faire autant. Il avait accepté volontiers, d’autant plus que le temps, au beau fixe, se prêtait à la nudité. Elle s’approcha de lui et, sans un mot, l’embrassa langoureusement. Elle se mit aussi à le caresser, alternant force et douceur. Cela fit tomber ses derniers blocages et il s’abandonna complètement à ses mains expertes.

  • Le veux-tu maintenant ?

  • Oui. Mais sois douce.

Elle le fit donc s’allonger sur un bain de soleil au bord de la piscine. Un coussin sous son ventre surélevant ses fesses.

  • Détends toi. Je reviens.

Une légère sensation de fraîcheur l’envahit alors qu’elle commençait à oindre son anus d’une bonne dose de gel. Il se mit à respirer un peu plus profondément et se cambra un peu plus sous la caresse. Il sentit un premier doigt le pénétrer. Qui se mit à coulisser en lui sans entrave.

  • Encore…

Elle joignit son index au majeur qui était déjà en lui. Sans forcer il l’accepta, poussant un soupir de satisfaction. Elle jouait à écarter ses doigts pour le dilater un peu plus. Il semblait apprécier comme l’attestaient ses premiers mouvement de bassin

  • Un autre ?

  • Oui…

L’annulaire pénétra à son tour dans le cul offert. Puis l’auriculaire. C’étaient désormais quatre doigts qui le fouillaient.

  • Veux-tu que j’aille plus loin ? Ce n’est pas sans conséquence, tu sais ?

Il ne répondit rien mais poussa son bassin contre la main de sa maîtresse. Elle le prit comme un acquiescement. Elle retira donc ses doigts et couvrit sa main de gel avant de la présenter, le pouce en opposition des autres doigts, à l’orée du trou ouvert. Elle commença à pousser. Il ne se dérobait pas, bien au contraire. Et, inexorablement la main le pénétra. Il eut un choc et poussa un cri quand elle finit par entrer complètement en lui. Elle le possédait jusqu’au poignet désormais. Il soufflait, gémissait, de douleur et de plaisir mélangés. Le poing allait et venait librement. Une sensation incroyable.

  • Tu es désormais tout à moi. Tu aimes ?

Il grogna de satisfaction. Ils étaient maintenant irrémédiablement liés.

CunniSonnet

Brûlante et puis ouverte elle coule dans ma bouche

Alors que je la lèche et que d’un doigt mutin

Pour m’exciter encore elle entrouvre et se touche

Le petit trou. Ce que je l’aime ma catin.

~~~

Ma langue, en son conin, se faufile et s’agite

Et je goûte les jus qu’elle m’offre. À son plaisir

Je suis tout dévoué. Voudrait elle ma bite,

Qu’elle l’aurait partout pour combler ses désirs.

~~~

Mais elle n’a envie que de mes lèvres avides,

Assise, son fessier m’etouffant. Et j’adore

Être ainsi prisonnier de son si joli corps.

~~~

Et je m’abreuve, heureux, à ses lèvres humides,

Allant jusqu’à vouloir qu’elle demeure ainsi

Tant je suis le sujet de sa vulvocratie.

Sonnet sodomique

T’embrasser tendrement alors que possédé
Par ma queue ton anus se dilate et palpite.

Dans cet étroit fourreau j’aime à fourrer ma bite

En de lents mouvements puissants et décidés.

~

Ta jambe relevée qui ouvre ton bassin

À mes virils assauts que tu apprécies tant

Attise mes envies. Et je désire autant

Te foutre en cul qu’en con en caressant tes seins

~

Alors, lorsque mon vit se perd au plus profond

De tes intimités celle la plus secrète,

d’Angélique garçon je deviens une bête.

~

Et mon plaisir au tien se mêle, se confond

Nous le crions ensemble, irrémédiablement unis

Par ce lien licencieux que notre amour bénit

#ecriturecontrainte2018 (101)

Saline/salin, écume, tintinnabuler, briser, trafalgar, dragon , drakkar, fureur, chamarré(e)

Point de drakkar à Trafalgar,

Mais les vaisseaux, qui ont coulé

Dans les salines profondeurs,

On entraîné, bien malgré eux,

Marins et dragons aux uniformes chamarrés,

Dont les sabres s’entrechoquant

Tintinnabulaient avec fureur.

Les espoirs impériaux ainsi brisés

Mirent l’écume aux lèvres de Napoléon

Et un terme à ses rêves conquérants.

#ecriturecontrainte2018 (100)

Les mots contraints du jour : Patience, distance, constitution, sensation, longueur, ferveur, aventure, salissure, diocèse
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage paraît-il. Mais, j’ai beau être d’une robuste constitution, j’ai de plus en plus de mal à accepter ton absence. J’ai tellement hâte d’abolir cette distance qui nous sépare et de pouvoir t’embrasser avec la ferveur que tu mérites. J’ai une inextinguible envie de me rendre en ton diocèse afin de connaître la sensation de ta peau contre la mienne. Et, ferions-nous les pires cochonneries que nos esprits tordus auraient inventées, je n’y verrais aucune salissure. Seulement une aventure sensuelle entre deux adultes aux consentements façonnés peu à peu.

#ecriturecontrainte2018 (99)

Les mots contraints du jour (09/04/2018) : Homme, ouvrage, amant, parole, populaire, méditer, rage, triomphe, chance.

Pour quelle sorte d’homme passerais-je si

Je ne mettais pas autant le cœur à l’ouvrage

À t’honorer bien plus qu’un amant de passage

Auquel je t’ai donnée ? Et c’est bien mieux ainsi.

~

Ce faisant je conserve mon droit de parole

Et ne crains nullement de verdict populaire

En ayant ces envies. Et je suis volontaire

En t’offrant, ma chérie, à cette gaudriole.

~

Je suis, je vous l’avoue, volontaire cocu

C’est une position dont on peut méditer

Et sans aucune rage je l’ai acceptée

Restant finalement le maître de ton cul.

~

Je triomphe en étant au final celui qui

Profite le dernier de toutes tes béances

Et je mesure ainsi combien j’ai de la chance

En ayant, malgré eux, de ton corps l’usufruit

#ecriturecontrainte2018 (98)

Les mots du jour (08/04) : Pardon, étoile, liberté, esquisse, songe, océan, espace, vie, mortalité.

C’était l’été. Au bord de l’océan. Ils s’étaient rencontrés par hasard. Timide, il avait attendu qu’elle esquisse le premier mouvement vers lui. Et puis, c’était devenu une telle évidence qu’ils avaient l’impression d’avoir la vie devant eux, un espace de liberté infini. Leur liaison se déroulait sans encombre, comme dans un songe. Ils pensaient bien à l’effroyable taux de mortalité que pouvaient connaître les amours de vacances mais il n’en avaient cure. Ils se fiaient à la bonne étoile qui semblait veiller sur eux. Pourtant chacun finit par regagner ses pénates respectives et les vicissitudes y attenant. Et cela se fit doucement, sans douleur, chacun accordant à l’autre son pardon pour cette séparation. Comme si elle n’était que temporaire et que, même à distance, le poids de leur secret les liait éternellement.

#ecriturecontrainte2018 (97)

Les mots du jour (07/04) : Autruche, corde, temps, bonheur, abricot, forêt, mystère, main, chemise

Nous y étions. Tu étais là, étendue sur le lit, les jambes écartées et tu te caressais d’une main experte. Debout devant toi, j’avais une vue imprenable sur ton abricot souligné par une légère forêt de poils que je savais doux sous mes doigts. C’était un réel bonheur de te voir me révéler ainsi un à un tes mystères les plus intimes.

J’étais sur le point de me jeter goulûment sur toi quand tu m’arrêtas d’un geste autoritaire.

  • Nous n’allons pas jouer la politique de l’autruche mon cher, la dernière fois n’a pas du tout été à la hauteur de mes attentes

Je ne comprenais pas. J’avais pourtant eu l’impression d’avoir mouillé ma chemise pour te satisfaire. Je tentai de te le faire remarquer.

  • Certes tu as été actif, on ne peut te le reprocher. Mais tes gesticulations sans imagination deviennent vite un pensum mon ami.

Piqué au vif, je te saisis par les hanches pour te retourner sans ménagement avant asséner une claque retentissante sur ton fessier tendu. Tu tentas mollement de protester. Ma main,s’abattant de nouveau, t’en dissuada aussitôt. Tu eus bientôt le cul rougi. L’humidité qui perlait de ton sexe et ton petit trou qui palpitait trahissaient le plaisir que tu prenais à cette correction. J’humectai mes doigts de ta mouille puis ils t’investirent, tantôt devant, tantôt derrière. Tu te mis à gémir et onduler.

Mon sexe tendu prit rapidement la place de mes doigts. Sans cesser de te pilonner je te questionnai :

  • Alors tu la veux plutôt ici ?

Un coup en con

  • Ou plutôt là ?

Un coup en cul.

Je ne voulais te laisser aucun répit. Ni te laisser la.chance d’anticiper mes coups. Aussi pas question d’instaurer la moindre régularité dans mes assauts, ni en nombre ni en profondeur.

Tu hoquetais, tantôt cherchant à échapper à mes coups de boutoir, tantôt à m’absorber plus profond. Je sentais que j’allais venir mais il m’était impossible de relâcher l’emprise que j’avais prise sur toi. Alors,. quand il ne me fut plus possible de résister plus longtemps je me dégageai vivement, te retournai pour présenter ma bite à ton visage que j’inondai à grands jets. Tu accueillis mon foutre avec un sourire extatique avant de te servir de ma queue comme d’un pinceau pour l’étaler un peu plus.

  • Il faut te piquer au vif mais tu as plusieurs cordes à ton arc mon cher. J’aime avoir découvert cette autorité chez toi.

Je t’embrassai.

  • J’aime étendre le champ des possibles et je crois que ce n’est qu’un début.

#ecriturecontrainte2018 (96)

Les mots du jour : fidélité, bière, carcasse, bonheur, brûler, mors, critérium, chien et mélancolie.

La version oulimots :
Ce n’était pas de la petite bière quand, lassée du peu de fidélité dont faisait preuve ton amoureux, tu prenais le mors aux dents et décidais d’offrir ta carcasse à cette foule d’anonymes. Je ne sais pas quel bonheur tu pouvais connaître à ces étreintes multiples mais, à leur issue, plus aucune mélancolie ne se lisait dans ton regard. C’était comme si le fait d’avoir accompli ce critérium sexuel avait, à tes yeux, conféré à la gent masculine le statut de meute de chiens en chaleur que tu envoyais mentalement brûler en enfer. Et ta vie de couple reprenait. Normalement.

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Une autre version que je n’ai pas voulu (osé ?) Presenter.

Cette mélancolie qui me prend chaque année à la même période alors que l’on t’a mise en bière il y a sept ans. Déjà.

Tu me disais souvent ta lassitude de trimballer ta grande carcasse à la poursuite d’un bonheur que tu n’auras finalement jamais atteint. Tu aurais tant voulu prendre le mors entre les dents et t’échapper de ta routine. Hélas…

Tu auras brûlé ta chienne de vie à quêter amour et fidélité auprès de tous ces hommes qui te fascinaient intellectuellement. Mais qui, finalement, valaient bien peu humainement.

J’ai été là tant que j’ai pu. Je t’ai ramenée deux fois. Et il y a eu cette nuit où j’étais trop loin. Pour un critérium à la montagne. À croire que cette fois tu ne le voulais plus.

Tu me manques Sixtine.

En nu, en ni, mais sans ennui

Une conversation ce matin.

Des mots qui sonnaient bien.

Un amusement divin.

Déconvenue et avanies

Dues au déni de ma venue.

Me voilà devenu honni,

C’en est fini de ton corps nu.

~

Maintenu et trop racorni

Dans mes manies trop convenues,

De ton charnu je suis banni.

Embrouillamini bien connu.

~

Ton cul nu appelle au cunni

Vilenie tendre et bienvenue

Entretenue belle Rani

Par ce dégarni inconnu

~

Ingénu, sans trop de génie

Qui ne renie pas le menu

Avenu pour ton Harmonie.

Nenni eût été malvenu.

~

Continue t’il à l’infini,

Car bénie est sa survenue,

Ce fil ténu, indéfini,

Litanie qui t’a retenue ?