Vacances

Ce sera un moment sans égal. Assurément, et je ne cesse d’y penser. Invité quelques jours, j’ai hâte de me retrouver dans les Alpes. Si seulement le temps pouvait passer plus vite. Honneur à Popins qui, pour cette période, nous hébergera. Très content de cette initiative. Décidément, ce que les oulimots sont une bonne idée. Tellement bonne. Rejoignons nous alors dans la joie. Vraiment, et, s’il le fallait, je ferais le trajet en vélo. Indubitablement  je vais avoir du mal à patienter. Bordel, si je m’écoutais, je serais déjà parti. Sans déconner, si seulement c’était possible, je ferais mon sac illico. Une vraie addiction quand j’y pense, à vous, les ouligens.

Ivresse

Envie de t’enivrer de moi,

De ma peau, ma bouche et mes mains

De t’offrir, bouillonnante,

Ma liqueur que, sans toi, je répands

Dans des caresses solitaires,

Devant ces visions de toi, éphémères,

Apparaissant sur mon écran

Et qui me rappellent l’ivresse

Ressentie à goûter

La source de ton con, le sillon de tes fesses,

Quand toi, ma belle amante,

Tu m’as accueilli, consacrant

Sans attendre le lendemain,

Nos mutuelles voluptés.

Depuis, le temps est en suspens

Et je sens le manque de toi.

Toupies (4)

Sous la contrainte des toupies hurlantes du 27/07/2018.

 

— Faites-moi plaisir, goûtez ceci.

Marc releva la tête, s’arrachant à la contemplation de l’horreur culinaire qu’on venait de lui apporter. Il ne savait pas ce qu’avait bu ou fumé le chef aujourd’hui mais il s’était loupé dans les grandes largeurs dans sa carte du jour. Non pas que ce fût sans saveurs. Mais plutôt que la perception que Marc pouvait avoir de leur accord était des plus discutables. Bref, c’était vraiment mauvais ce qu’on lui avait servi. Quoi que pouvaient en dire les snobinards de tout poil qui se gobergeaient aux tables alentours. OK, c’était un étoilé. Mais de là à n’apprécier les plats qu’à l’aune des chiffres sur la carte…

Marc regarda donc la femme qui me faisait face à table. Une amie intime mais dont les affinités avec lui s’étaient, hélas, arrêtées aux confidences qu’elle avait pu lui faire du défilé de ses amants. Enfin, jusqu’à ce jour. Parce que, là, son invitation à goûter s’accompagnait du dévoilement d’un sein qu’elle avait fait jaillir subrepticement à son attention.

Il resta là, un peu ébahi par la formidable vision qu’elle lui avait accordée. Bien que Marc l’ait toujours désirée à en crever, il n’aurait jamais osé espéré une telle avance. Il bredouilla donc son acquiescement alors qu’elle remisait l’objet du délit dans son chemisier.

— On y va alors ? Nous avons beau être un peu à l’écart, sous l’ombre de cette branche d’arbre, ça va se voir si vous venez me lutiner les tétons ici.

Marc eut alors la perception de regards convergeant vers leur table. Elle avait chuchoté cette phrase mais il avait l’impression que tout le monde l’avait entendue. Elle se leva précipitamment et quitta la table direction des toilettes. Marc lui emboîta le pas, comme dans un rêve. Ils entrèrent et elle referma la porte sur eux

— Ce que j’aime dans ces lieux luxueux, c’est qu’il y a de la place pour baiser dans les chiottes.

Marc ne releva pas l’inhabituelle vulgarité des propos dans la bouche de son amie, complètement hypnotisé par le contour des aréoles qu’elle tendait vers lui. Il prit enfin les globes offerts dans ses mains et commença à en apprécier la texture, du bout des doigts puis de la langue. Elle le laissa faire un moment, en soupirant d’aise. Puis elle le repoussa, se dégagea et alla s’appuyer contre le lavabo, les reins cambrée dans sa direction. Marc, fou de désir, passa outre sa timidité et releva autoritairement la jupe de son amie. Aucun dessous. Marc jubila. Il allait enfin pouvoir se confronter à ce cul qu’il désirait tant et cette perspective l’excitait au plus au point. Il bandait dur dans son pantalon. Il le fit alors glisser le long de ses jambes. Le caleçon également. Il avait la queue désormais à l’air, tendue vers sa cible. Il avança une main vers l’entrejambe de son amie. Elle était déjà trempée, bouillante. Il avança un doigt fureteur dans sa chatte.

— Enfin Marc, vous savez bien que ce n’est pas cette voie que je vous destine, je vous en ai déjà assez parlé, non ?

Il fit aussitôt le lien avec ce qu’elle lui racontait depuis toujours. Mariée, elle accordait l’exclusivité de son sexe à son époux. Ses amants avaient par contre celle de son cul. Il cessa donc immédiatement de la titiller. Mais il avait récupéré une bonne dose de mouille sur ces doigts dont il entrepris de lubrifier la rosette qui lui était promise. L’index d’abord. Puis le majeur. Une fois joints il les fit aller d’arrière en avant avec un mouvement de rotation pour dilater le trou. Elle se cambra un peu plus.

— Mettez la moi maintenant, je n’attends plus que ça. Et vous aussi.

Marc ne se fit pas prier pour présenter son gland contre l’anus désormais entrouvert. Puis, d’une irrésistible poussée, s’y engouffra. Elle était étroite, brûlante. Il eut un temps d’arrêt, comme pour s’y accoutumer. Puis commença ses va et vient. D’abord lents et délicats, ils devinrent vite plus sauvages. Le ventre de Marc tapait maintenant en rythme contre les fesses de sa désormais conquête tandis qu’il la maintenait fermement aux hanches. La tête penchée en arrière elle soupirait de plaisir sous les assauts qu’elle subissait. Puis ce devinrent des cris. Marc ahanait en cadence.

On frappa. Marc accéléra le mouvement, bien décidé à prendre son plaisir. Ils entendaient à présent toute la réprobation du monde de l’autre côté de la porte. Ils y étaient sourds, complètement pris par la montée de leur orgasme. Qui les prit d’un coup, lui se répandant dans les entrailles qu’il besognait, elle se cassant en deux vers l’avant. Ils restèrent un moment collés l’un à l’autre, groggy. Puis Il sortit d’elle. Son foutre gouttait. Elle sembla s’en soucier comme d’une guigne, se contentant de rabaisser sa jupe. Marc se rajusta.

Ils sortirent. Marc fut aussitôt saisi au collet et plaqué au mur par un costaud en maillot de corps.

— Petit con ! C’est la dernière fois que tu mets les pieds chez moi ! Il y a des hôtels pour vos saloperies !

Marc considéra l’homme en marcel avec amusement. La toque qu’il portait l’éclairait sur sa fonction et, par conséquent, sur ce qu’il avait pu avoir dans l’assiette et qui l’avait tant navré

— Comptez sur moi. Mais lâchez moi maintenant, je n’en partirai que plus vite.

Interloqué, le chef relâcha son étreinte. Marc prit son amie par la main.

— Suivez-moi, il y a mieux à faire ailleurs. À tout niveau. Je connais d’ailleurs un excellent kebab où nous serons certainement mieux accueillis qu’ici. Et je pense qu’il n’aura pas à rougir de la comparaison pour ce qui est de l’assiette. Je savais que la réputation d’ici était très surfaite, j’ai pu voir ce soir qu’on m’avait parlé par euphémisme.

La brigade dut se saisir de son chef, devenu fou de rage. Et le ramena en cuisine. Quant à Marc et son amie, ils quittèrent le restaurant, sous les regards courroucés de l’assistance, mais bien décidés à remettre le couvert en d’autres lieux. La soirée ne faisait en effet que commencer et il leur restait encore beaucoup de plaisirs, charnels ou pas, à découvrir.

Coup de Mou (2)

En ce jour tout pour moi n’est que mélancolie.

Une sourde tristesse a pris possession

De mon âme et mon corps. Je n’ai de passion

Pour rien et ne voudrais que retourner au lit.

De cette vie je ne veux plus prendre le pli

Car je ne me crois plus en adéquation

Avec elle et ne veux nulle médiation,.

Simplement que, parfois, les emmerdes m’oublient.

Pas question d’en finir. Mais de l’avant aller

Afin d’éviter de ma rancœur ravaler.

Et, déjà, je suis mieux de l’avoir mis en mots

Je ne vais pas pleurer, j’ai les yeux bien trop secs.

Et de toute façon ça passera avec

De prochains changements qui guériront mes maux

Cunnisonnet (2)

La tête entre tes cuisses. Ô comme je voudrais

Y être en ce moment, m’y réfugier encore

À l’abri des soucis, à l’ombre de ton corps.

Ta toison est pour ça bien mieux qu’une cédraie.

 

Ne plus penser à rien d’autre que de lécher

Tes lèvres et ton bouton en d’infinies caresses,

Aller me perdre aussi au sillon de tes fesses

Et au reste du monde alors être caché.

 

J’y passerai le temps qu’il faut. Jusqu’à ce que

Ton plaisir et le mien, mêlés étroitement,

Aient eu l’effet sur nous d’un merveilleux calmant.

 

Puisses tu être alors ce doux asile que

J’appelle de mes vœux. Et alors ce moment

Sera pour tous les deux un bel apaisement.

Matinée


Je te vois émerger doucement du sommeil

Et ton corps qu’aucun drap ne masque à mon regard

Mérite, je le crois, les plus doux des égards.

La vue de tes vallées et tes monts m’émerveille.

 

Quand ta peau que caresse un rayon de soleil

Se dévoile à mes yeux, émergeant du brouillard,

J’ai dans l’esprit l’idée de moments égrillards

Car ce que tu m’inspires n’a pas de pareil.

 

Tel un bourdon perdu sans reine des abeilles

Je danse un lent ballet, éperdu et hagard,

Espérant qu’un beau jour tu veuilles de mon dard,

Que ton invitation parvienne à mes oreilles.

Guère de religion

En reprenant la contrainte des toupies hurlantes du 23/07/2018

Mais quelle idée avais-je eu d’accepter l’invitation à ce fichu mariage ? Déjà, je déteste ce genre d’événements et là, les deux familles huppées, qui s’unissaient, plus pour concentrer leur puissance qu’à cause de l’amour que se vouaient les deux impétrants, avaient fait les choses en grand question cucuteries convenues. C’est ainsi que je prenais mon mal en patience depuis une bonne heure dans l’église jouxtant le château de la promise. Eglise qui était devenue le théâtre de la messe de mariage la plus ennuyeuse que j’aie jamais entendu. Creuse et moralisatrice, elle semblait tout droit sortie de l’esprit d’un prêtre des plus intégristes. Eût-elle été en latin, je n’en eusse pas été surpris. Mon anticléricalisme était réellement mis à rude épreuve. Et je redoutais, à son issue, le moment tant redouté de la quête au cours de laquelle j’allais passer pour un goujat en refusant de donner le moindre sou au denier du culte. Pas de ma faute quand même si j’avais des oursins dans les poches pour tout ce qui relevait de la religion. Pour tenir le coup, je me faisais mentalement la liste de toute la nourriture et de toutes les boissons alcoolisées qui ne manqueraient pas de trôner sur les buffets du vin d’honneur. C’était hélas insuffisant et je pensai à la flasque que j’avais dans la poche intérieure de mon veston Il était peut-être un peu tôt pour un cognac mais, à tout prendre, mieux valait être saoul pour supporter les inepties qui s’égrénaient en chaire.

C’est alors qu’un jeune homme bien mis de sa personne vint s’asseoir juste à côté de moi. L’écusson armorié qu’il avait à sa veste trahissait sa noble extraction. J’avais quelques notions de hiéraldique que mobilisai à en déterminer l’origine. De gueules à une face d’argent chargée de trois fleurs de lys d’azur. La branche d’Autichamp brise d’une couronne royale d’or en chef. J’avais bien le vocabulaire mais force me fut de constater que ce blason m’était parfaitement inconnu, m’interdisant de déterminer à la famille de qui il était rattaché . Je me contentai donc de présupposer qu’il s’agissait d’un lointain cousin de l’un ou l’autre des promis dans la mesure où il n’avait pas eu sa place aux premiers rangs. En tout cas il paraissait bien dévot, psalmodiant à chaque parole du curé. J’allais m’endormir quand, subitement je sentis une main qui caressait ma cuisse. C’était mon voisin à l’étrange écusson qui avait entrepris ce surprenant massage. D’étonnement, je faillis en faire tomber le carnet de chants qu’on nous avait remis à l’entrée de l’église. Je toisai l’importun d’un air réprobateur. Il me répondit par un sourire sans se démonter. Puis me chuchota à l’oreille :

  • On s’emmerde à mort ici, vous ne trouvez pas ? Suivez-moi.

Un peu interloqué, je ne sus que lui répondre. Un peu troublé aussi par son souffle sur ma tempe.. Il me prit alors la main et m’entraîna dans un recoin de l’édifice. Il semblait le connaître par cœur car nous gagnâmes un couloir secret, lequel nous amena dans une sorte d’appartement. Certainement celui réservé au ministère du culte. Sa main se fit alors plus pressante, caressant maintenant mon entrejambe. C’était surréel. Moi qui, à priori, n’avais rien à faire avec la gent masculine, je me retrouvais à me faire polir le chinois par ce godelureau et, force était de constater que ça ne me déplaisait pas. Il avait les mains longues et fines, les doigts agiles et il fallait que je me concentre pour ne pas souiller mon pantalon. C’est ainsi que mon regard faisait le tour de la pièce, cherchant des points d’attention. La casserole en inox abandonnée sur la table de cuisson par exemple. Oui mais, en regardant son manche, je me mis à penser au mien qui était au supplice là. Vite ! Trouver autre chose ! L’oeuf mollet abandonné sur la table, voilà une bonne idée. Comment trouver quelque chose de sexuel à cette nature morte ? La tension baissa un peu. Soudain mon partenaire lâcha ma queue et me tourna le dos, appuyé sur la table, cambrant exagérément les reins. Nous y étions. Il voulait maintenant que je m’occupe de son plissé. Un frémissement de panique me traversa. Je n’avais jamais fait ça à un garçon mais il m’avait mis dans de telles dispositions que je me voyais mal le lui refuser. Un ange bien peu catholique passa. J’allais baisser mon pantalon. Le sien était déjà sur ses chevilles, révélant un fessier glabre et rebondi. Soudain des cris éclatèrent et j’entendis des coups à la porte. Le charme était rompu. Deux robustes gaillards firent irruption et vinrent prestement enlever mon éphémère partenaire de ma vue. Puis le père de la mariée s’avança vers moi, l’air embarrassé :

  • Pas de mal Monsieur ? Désolés mais notre cousine a perdu l’esprit depuis qu’elle est devenue le premier chômeur de la famille et, en bonne descendante du Chevalier d’Eon, prend plaisir à semer la confusion en se travestissant.

Ainsi l’homme qui m’avait procuré un tel trouble, qui avait fait vaciller des croyances que je croyais inébranlables, n’en était pas un ? J’étais à la fois soulagé et frustré. Soulagé dans mes croyances d’hétéro. Frustré car l’expérience, pour le moins irrévérencieuse, aurait mérité d’être menée à son terme. Mais cette aventure tuée dans l’œuf allait probablement me donner un sujet. Pas de conversation, non. Mon entourage manquait cruellement d’ouverture d’esprit. Par contre, ce serait un chapitre intéressant à coucher dans mon journal intime. En attendant, je retrouvai l’assistance d’un pas lourd. La récréation était finie et la bienséance allait reprendre ses droits. Dommage…

Anxiolytique

Souvent attendre trop peut générer du stress.

On se ronge les sangs sans trop savoir que faire.

Dans ces moments la vie devient vite un enfer

Si on subit cela tout en serrant les fesses.

 

Se détendre il le faut. Et la masturbation

Va distraire le corps et apaiser l’esprit.

Un orgasme presto et la vie vous sourit.

En solo ou à deux, c’est selon vos passions.

 

On peut baiser aussi si on en a le temps

Et aussi l’occasion. Et puis après, content,

On voit que c’est passé et que tout va très bien.

 

Cette sorte de soins, naturelle ô combien,

Est, j’en suis persuadé, quasi universelle.

Et Dieu sait si, ma foi, j’en connais les ficelles.

Un sonnet Parti Culier

Je ne me lasse pas de regarder tes fesses

Et je n’aurai de cesse, éminemment salace,

D’y donner des caresses. Ah ce que j’en suis schlass !

Il est si bien en place et absent de mollesse.

 

Alors, je le confesse, j’en aime la surface.

Et jamais ne m’efface alors que,  dans la liesse,

Ma queue, qui s’interface avec toi ma déesse,

Se relève et s’abaisse sans faire volte face.

 

Ce n’est que la préface. Alors, ma pécheresse,

Il faudra que j’agace ton trou, sans rudesse,

D’un service trois pièces avide et plein d’audace.

 

Il faudra que ça passe avec délicatesse

Ou alors dans l’impasse on sera, ma druidesse,

Because It’s so priceless to handle your sweet ass.

(Re)union

Ils avaient échangé sur les réseaux sociaux

Avant de s’avouer leur désir mutuel.

Artistique. D’abord et devenu sexuel,

Bien éloigné alors des objets initiaux.

 

Ces mots qu’ils partageaient, ces images aussi,

Exacerbaient l’envie qu’ils avaient de se voir.

Ils le désiraient tant, il fallait le pouvoir.

Ils se promettaient de douces acrobaties.

 

Et, quand l’occasion fut, ils sautèrent à pieds joints

Dans la lubricité. Leurs respectifs conjoints

Ne leur accordant plus ce genre d’attentions.

 

Mutuelles caresses et baisers langoureux,

C’était pour quelques jours mais ils étaient heureux.

Leur plaisir à venir n’était plus abstraction