Toupies (4)

Sous la contrainte des toupies hurlantes du 27/07/2018.

 

— Faites-moi plaisir, goûtez ceci.

Marc releva la tête, s’arrachant à la contemplation de l’horreur culinaire qu’on venait de lui apporter. Il ne savait pas ce qu’avait bu ou fumé le chef aujourd’hui mais il s’était loupé dans les grandes largeurs dans sa carte du jour. Non pas que ce fût sans saveurs. Mais plutôt que la perception que Marc pouvait avoir de leur accord était des plus discutables. Bref, c’était vraiment mauvais ce qu’on lui avait servi. Quoi que pouvaient en dire les snobinards de tout poil qui se gobergeaient aux tables alentours. OK, c’était un étoilé. Mais de là à n’apprécier les plats qu’à l’aune des chiffres sur la carte…

Marc regarda donc la femme qui me faisait face à table. Une amie intime mais dont les affinités avec lui s’étaient, hélas, arrêtées aux confidences qu’elle avait pu lui faire du défilé de ses amants. Enfin, jusqu’à ce jour. Parce que, là, son invitation à goûter s’accompagnait du dévoilement d’un sein qu’elle avait fait jaillir subrepticement à son attention.

Il resta là, un peu ébahi par la formidable vision qu’elle lui avait accordée. Bien que Marc l’ait toujours désirée à en crever, il n’aurait jamais osé espéré une telle avance. Il bredouilla donc son acquiescement alors qu’elle remisait l’objet du délit dans son chemisier.

— On y va alors ? Nous avons beau être un peu à l’écart, sous l’ombre de cette branche d’arbre, ça va se voir si vous venez me lutiner les tétons ici.

Marc eut alors la perception de regards convergeant vers leur table. Elle avait chuchoté cette phrase mais il avait l’impression que tout le monde l’avait entendue. Elle se leva précipitamment et quitta la table direction des toilettes. Marc lui emboîta le pas, comme dans un rêve. Ils entrèrent et elle referma la porte sur eux

— Ce que j’aime dans ces lieux luxueux, c’est qu’il y a de la place pour baiser dans les chiottes.

Marc ne releva pas l’inhabituelle vulgarité des propos dans la bouche de son amie, complètement hypnotisé par le contour des aréoles qu’elle tendait vers lui. Il prit enfin les globes offerts dans ses mains et commença à en apprécier la texture, du bout des doigts puis de la langue. Elle le laissa faire un moment, en soupirant d’aise. Puis elle le repoussa, se dégagea et alla s’appuyer contre le lavabo, les reins cambrée dans sa direction. Marc, fou de désir, passa outre sa timidité et releva autoritairement la jupe de son amie. Aucun dessous. Marc jubila. Il allait enfin pouvoir se confronter à ce cul qu’il désirait tant et cette perspective l’excitait au plus au point. Il bandait dur dans son pantalon. Il le fit alors glisser le long de ses jambes. Le caleçon également. Il avait la queue désormais à l’air, tendue vers sa cible. Il avança une main vers l’entrejambe de son amie. Elle était déjà trempée, bouillante. Il avança un doigt fureteur dans sa chatte.

— Enfin Marc, vous savez bien que ce n’est pas cette voie que je vous destine, je vous en ai déjà assez parlé, non ?

Il fit aussitôt le lien avec ce qu’elle lui racontait depuis toujours. Mariée, elle accordait l’exclusivité de son sexe à son époux. Ses amants avaient par contre celle de son cul. Il cessa donc immédiatement de la titiller. Mais il avait récupéré une bonne dose de mouille sur ces doigts dont il entrepris de lubrifier la rosette qui lui était promise. L’index d’abord. Puis le majeur. Une fois joints il les fit aller d’arrière en avant avec un mouvement de rotation pour dilater le trou. Elle se cambra un peu plus.

— Mettez la moi maintenant, je n’attends plus que ça. Et vous aussi.

Marc ne se fit pas prier pour présenter son gland contre l’anus désormais entrouvert. Puis, d’une irrésistible poussée, s’y engouffra. Elle était étroite, brûlante. Il eut un temps d’arrêt, comme pour s’y accoutumer. Puis commença ses va et vient. D’abord lents et délicats, ils devinrent vite plus sauvages. Le ventre de Marc tapait maintenant en rythme contre les fesses de sa désormais conquête tandis qu’il la maintenait fermement aux hanches. La tête penchée en arrière elle soupirait de plaisir sous les assauts qu’elle subissait. Puis ce devinrent des cris. Marc ahanait en cadence.

On frappa. Marc accéléra le mouvement, bien décidé à prendre son plaisir. Ils entendaient à présent toute la réprobation du monde de l’autre côté de la porte. Ils y étaient sourds, complètement pris par la montée de leur orgasme. Qui les prit d’un coup, lui se répandant dans les entrailles qu’il besognait, elle se cassant en deux vers l’avant. Ils restèrent un moment collés l’un à l’autre, groggy. Puis Il sortit d’elle. Son foutre gouttait. Elle sembla s’en soucier comme d’une guigne, se contentant de rabaisser sa jupe. Marc se rajusta.

Ils sortirent. Marc fut aussitôt saisi au collet et plaqué au mur par un costaud en maillot de corps.

— Petit con ! C’est la dernière fois que tu mets les pieds chez moi ! Il y a des hôtels pour vos saloperies !

Marc considéra l’homme en marcel avec amusement. La toque qu’il portait l’éclairait sur sa fonction et, par conséquent, sur ce qu’il avait pu avoir dans l’assiette et qui l’avait tant navré

— Comptez sur moi. Mais lâchez moi maintenant, je n’en partirai que plus vite.

Interloqué, le chef relâcha son étreinte. Marc prit son amie par la main.

— Suivez-moi, il y a mieux à faire ailleurs. À tout niveau. Je connais d’ailleurs un excellent kebab où nous serons certainement mieux accueillis qu’ici. Et je pense qu’il n’aura pas à rougir de la comparaison pour ce qui est de l’assiette. Je savais que la réputation d’ici était très surfaite, j’ai pu voir ce soir qu’on m’avait parlé par euphémisme.

La brigade dut se saisir de son chef, devenu fou de rage. Et le ramena en cuisine. Quant à Marc et son amie, ils quittèrent le restaurant, sous les regards courroucés de l’assistance, mais bien décidés à remettre le couvert en d’autres lieux. La soirée ne faisait en effet que commencer et il leur restait encore beaucoup de plaisirs, charnels ou pas, à découvrir.

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