20181023 : oulimots

Une contrainte à déguster sans modération :

Place, réverbère, ambiance, exposé, sang, repas, fatal, dégusté, doute.

L’heure tardive avait fait déserter la place à la foule des badauds et, maintenant, il n’y avait plus que nous deux à en arpenter le pavé. Nous avions quitté le restaurant après un repas très long mais aux portions raisonnables, aux saveurs exquises et qui avait été fort agréablement arrosé. Nous n’avions donc pas la panse alourdie ni l’esprit embrumé. Tout juste baignions-nous dans une douce euphorie. Nos agapes nous avaient également rendus un peu égrillards. Car tu me fis remarquer en riant que les réverbères faisaient une lumière d’ambiance fort propice à une petit striptease. Je te mis alors au défi d’exécuter sur le champ une séance privée à mon attention, argumentant que la douce chaleur nocturne de cet été qui n’en finissait pas s’y prêtait à merveille.

Tu ne protestas même pas. Tu n’eus même un instant de doute. Tu allas illico te placer sous l’un des éclairages municipaux et entrepris alors un savant effeuillage. Ce fut d’abord ta veste que tu déposas négligemment sur le banc à proximité. Puis ta jupe qui glissa le long de tes cuisses. Tu ondulais désormais en talons et dessous telle une vraie pole danseuse le long du mât improvisé. Je ne perdais pas une miette de ce spectacle et, la main dans la poche, massais délicatement mon sexe à travers le tissu. Tu ne manquas pas de remarquer mon manège et, comme pour exaspérer mon trouble, tu commenças à dégrafer ton soutien gorge que tu lanças dans ma direction. ton slip suivit dans la foulée Tu dansais maintenant nue, juchée sur tes stilettos, sous le halo du lampadaire et, voir ton corps nu ainsi exposé sous cet éclairage qui donnait à ta peau un éclat laiteux, me mettait dans tous mes états. Le sang me battait aux tempes et une érection formidable jaillissait maintenant de mon pantalon que j’avais ouvert pour me caresser plus à l’aise.

Tu me regardais maintenant l’entrejambe avec un regard gourmand et je pense que tu aurais dégusté ma queue séance tenante et ce,  jusqu’à ma totale reddition. Mais nous entendîmes une bande de noctambules qui approchait. Et nous eûmes à peine le temps de ramasser tes affaires et de courir nous cacher sous une porte cochère avant d’être à leur vue. Mais cette irruption, loin de porter un coup fatal à nos projets coquins, ne fit qu’en augmenter l’intensité quand, à peine rajustés, nous gagnâmes notre chambre d’hôtel. Ce qui s’ensuivit ne se racontera pas ici mais je garde un souvenir impérissable de cette soirée. Merci à toi ma belle.

 

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