Une contrainte policière (2)

Suivant la contrainte du 10/01 des oulimots

 

Elle se décida quand même à appeler l’hôtel pour savoir si sa chambre avait été nettoyée. Par chance ce n’était pas encore fait. Une expertise restait donc possible. Se posait maintenant la question de comment envoyer une équipe sur place sans reconnaître son implication dans la scène que ses collègues découvriraient. L’ADN ne mentait pas et elle avait dû en laisser des dizaines d’échantillons. Finalement, elle se résolut à faire cavalier seul. Et à aller faire les prélèvements de façon non officielle pour mener son enquête en parallèle de l’officielle. Elle trouverait bien, le temps voulu, le moyen de faire coexister les deux. La similitude avec le reste de sa vie lui sauta aux yeux. Se mettre dans des situations inextricables et savoir trouver des solutions peu orthodoxes afin de s’en dépêtrer toute seule était quasiment une seconde nature chez elle.

Comme cette fois où, étudiante, elle avait succombé au charme de ce beau jeune homme aux yeux indigo. Visiblement, elle ne le laissait pas de bois lui non plus mais il semblait vouloir rester inaccessible. Elle avait alors mené sa petite enquête pour découvrir qu’il rejoignait tous les soirs en secret Yoko,une des doctorantes dont elle suivait les TD. Et, après avoir écouté une de leurs entrevues à travers une porte, qu’il n’était clairement pas dans ses résolutions de le partager. Il fallait donc changer son fusil d’épaule. Et c’est tout naturellement que l’option de séduire la thésarde lui vint à l’esprit. Elle n’était pas si mal et, une fois dans son lit, lui proposer un FFH semblait être là solution idéale. Et elle la mit en place dès que possible.

C’était le printemps et les cerisiers commençaient à fleurir. Et elle avait présupposé que, en bonne japonaise d’origine, Yoko y serait sensible. Elle avait donc prétexté une demande d’explications sur le dernier devoir qu’elle avait donné pour obtenir un rendez-vous dans la suave ambiance d’un salon de thé à proximité du jardin des serres d’Auteuil. Et, pendant qu’elles laissaient leurs Sencha infuser, elle avait entrepris d’instaurer plus que de la complicité avec son enseignante, faisant monter le trouble en elle. Et, alors qu’elles rentraient, lui proposa une photo pour son hanami. Yoko avait bruni, ce qui était sa façon de rougir, et avait accepté de prendre la pose en bredouillant en japonais une exquise formule de politesse. Il fut alors facile, sous prétexte de lui montrer le cliché, de se rapprocher d’elle plus que nécessaire. Jusqu’à l’enlacer. Puis l’embrasser. Yoko se laissa facilement faire. Plus que prévu. Il était alors temps de l’entraîner dans un lieu plus intime.

— Chez toi ou chez moi ? J’ai juste une chambre de bonne tu sais ?  Avec un tout petit lit. Et très mal insonorisée.

— Viens à la maison alors. Mon copain ne rentrera pas avant ce soir, nous avons un peu de temps.

Ainsi, Yoko était plus à même de se partager elle-même que de le faire de son partenaire. Mais le  poisson était ferré. Et ce serait un réel délice de l’amener au triolisme. Ne restait plus qu’à faire durer le plaisir jusqu’à son retour.

Elles gagnèrent rapidement l’appartement tout en se bécotant. Et, une fois dans la chambre, passèrent à de bien plus langoureux baisers. Rapidement nues, chacune d’entre elles se repaissait des courbes de l’autre, la couvrant de caresses. Yoko, plutôt grande et fine, appréciait les rondeurs de sa partenaire. Laquelle, intégralement épilée, jouait de ses doigts dans petit pinceau de poils qui ornait son pubis. Puis, bientôt, les doigts pénétrèrent les sexes, non sans s’être préalablement attardés sur les clitoris gonflés de désir. Les deux amantes ondulaient désormais, étouffant leurs soupirs sur les lèvres de l’autre, leurs langues emmêlées.

Malgré son plaisir, elle ne perdait toutefois pas de vue la finalité de cette baise qu’il fallait faire durer jusqu’au retour de sa cible. Alors autant qu’elle en profite. Elle plaça donc sa tête entre les jambes de Yoko, le bassin posé sur son visage. Elle découvrit alors le goût étonnamment sucré du sexe de sa partenaire et se mit à la laper goulûment. Elle agaçait son bouton de la pointe de la langue. De lents cercles qui lui arrachaient de petits cris. Puis, prenant les lèvres de son amante entre les siennes, alternait succions et mordillements. De longs aplats sur le sexe offert et le jeu de ses doigts dans le vagin offert parachevaient son œuvre. Les hanches de Yoko semblaient animées d’une vie propre et son sexe venait convulsivement à la rencontre de cette bouche qui lui donnait des orgasmes à répétition sans jamais sembler s’en lasser. Les draps étaient trempés de sa cyprine et elle hurlait à présent. Quand elle n’était pas bâillonnée par le pubis qui pressait sur son visage . Toute autre notion que celle de leurs corps semblait abolie. C’est alors que la porte s’ouvrit.

— Chérie ? Mais que ?

— Ne manquait plus que toi. Viens !

Et, jouant de l’effet de surprise, elle le prit par la main et l’entraîna sur le lit alors que Yoko, pantelante, essayait de se remettre. Il s’était enfin retrouvé entre ses mains et on avait pu commencer à jouer. Les deux filles ne pouvaient plus rien se refuser et le garçon, tout heureux de l’aubaine, s’était prêté à tout ce qu’on lui avait demandé Aucune combinaison n’avait alors  été négligée. Aucun orifice non plus. Et ce, jusqu’à ce que les forces de tous les protagonistes ne les aient totalement abandonnés. Ce qui avait été le début d’une belle aventure

Ce souvenir la fit sourire. Elle en avait bien besoin vu les circonstances. Mais il était temps à présent de replier ses affaires, de passer au labo pour prendre tout le nécessaire à ses prélèvements et d’aller jouer en sous-main. Une fois de plus.

 

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