Un nouveau rôle. De composition ?

Contrainte du 31/01 des oulimots : Brillantine, cabotine, colline, badine, copine, domine, combine, chemine, butine

Un ! Deux ! Trois !

Elle comptait méthodiquement les coups de badine qu’elle assénait sur le postérieur du soumis qui était à ses pieds. Sans la moindre émotion apparente. Après tout, elle n’était pas sa copine et il l’avait payée pour ça. Et il n’était pas le seul.

Elle était entrée dans la combine presque par hasard. C’était à l’issue d’un des nombreux castings qu’elle courait pour gagner sa vie, parfois au prix de sa vertu. Les choses avaient commencé d’une manière qu’elle ne connaissait que trop bien. Après une brève présentation et un texte rapidement déclamé, le metteur en scène s’était déshabillé devant elle. Et c’est là que les choses avaient basculé. Dans de tels cas il était usuellement convenu de façon tacite qu’elle butine le sexe qui se présentait à elle en échange d’un rôle. Mais là l’homme s’était jeté à ses pieds en lui demandant qu’il la domine, entourant ses chevilles de ses bras. Elle s’était ainsi retrouvée avec, sous les yeux, sa tignasse de vieux beau, luisante de brillantine. Ce surprenant  tableau l’avait emplie d’un profond mépris et elle l’avait repoussé d’un violent coup de stiletto dans le torse en le traitant de tous les noms. Ce qui sembla lui causer un plaisir intense à en juger par son érection. Il ne s’était alors pas passé longtemps avant que ne chemine dans son esprit l’idée qu’elle pourrait mettre ça à profit. Et, pendant de longues minutes, elle l’avait agoni d’injures, l’avait giflé et était allée jusqu’à le piétiner avec ses talons. Mais il avait été visiblement ravi de cette séance car elle était ressortie du bureau avec une jolie enveloppe et la supplique qu’elle revienne au plus vite. Ce qu’elle ne manqua pas de faire.

Elle devait être douée dans le domaine car sa réputation alla bien au delà du Théâtre de la Colline où s’était déroulée la scène. Et, bientôt, son agenda fut plein d’entretiens avec des puissants de ce monde qui désiraient se faire maltraiter. Elle renonça donc à faire la cabotine, préférant, et de loin endosser le rôle de maîtresse. C’était à la fois bien plus lucratif et une sacrée revanche sur tous ceux qui l’avaient utilisée auparavant.

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