Page blanche

ZXZZ1QUE.jpg-large

Il était en balade le long de la voie ferrée à la recherche d’une idée pour son prochain roman. Un peu à court d’inspiration, il comptait sur le bol d’air qu’il allait prendre pour démarrer quelque chose. Et au pire il se serait dégourdi les jambes.C’est alors qu’elle avait croisé sa route. Sa tenue ne laissait planer que peu de doutes sur les raisons de sa présence en ces lieux. C’était soit une professionnelle de l’ébat furtif et tarifé, soit une aventurière en quête de sensations fortes. Il avait lu pas mal de choses à ce sujet. Du dogging lui semblait-il. Ce n’était pas vraiment ce qu’il cherchait mais peut être que le fait de l’aborder lui amènerait l’idée de départ qui le fuyait depuis des jours. En même temps il se demandait bien ce qu’elle pourrait lui apporter si ce n’était une éjaculation outdoor.

Il en était là de ses réflexions, dansant d’un pied sur l’autre quand la femme avait pris les devants. Sans un mot, elle avait défait sa ceinture puis sa braguette avant d’extraire son sexe de son caleçon. Elle n’avait pas annoncé de tarif, c’était déjà ça. Il manquait de toute façon des liquidités nécessaires à une transaction pécuniaire. Pour ce qui était du reste, il en avait à revendre. Sa vie libidineuse connaissait un coup de mou en ce moment, ce qui ne faisait qu’exacerber son excitation à la moindre sollicitation. Ce qui était actuellement le cas, d’autant plus que l’inconnue le manipulait avec frénésie. Sa queue semblait lui inspirer bien des choses au vu de l’énergie qu’elle déployait. Faute de remplir son carnet de notes, il allait au moins se faire vider.

C’est alors qu’il avait eu l’idée de dégainer son smartphone pour immortaliser la scène. Une masturbation en plongée serait peut être une image dont il se servirait pour démarrer son projet. Et l’érotisme était vendeur à ce qu’il savait. Alors il avait décidé d’être photographe avant de devenir pornographe, mêlant auto exhibition et voyeurisme au travers de son écran. Il verrait bien ce qu’il en tirerait par la suite.

Il se mitraillait donc, la pine dans la main de cette femme, quand il avait commencé à ressentir une insupportable brûlure dans son entrejambe. Non seulement elle tardait à le faire jouir mais, en contenant ainsi son plaisir malgré ses caresses, elle l’échauffait au plus haut point. Et puis il y avait ces drôles de sensations qu’elle lui transmettait du bout des doigts, ces étranges picotements qui ajoutaient à son excitation. Comment s’y prenait-elle ? Il ne savait comment. Et, de toute façon, ne parvenait plus vraiment à avoir une réflexion construite.

Il était sur le point de défaillir quand il avait remarqué le petit boîtier à son poignet. C’était sans doute ça les vibrations. Un dispositif micro ondes portatif. Et, en un éclair il avait eu cette révélation. Elle allait le faire bouillir de plaisir. Jusqu’à ce que mort, petite ou pas, s’ensuive. Il avait alors souri.

Non seulement l’expérience était extrême, mais il tenait enfin la phrase d’accroche de son futur bouquin

« Le cadavre du chemin de fer à la braguette fumante intrigue la police. »

Le hic c’est qu’il risquait d’en être à la fois l’auteur et la victime…

Les oulimots des copines et des copains

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s