La Plage

L’océan s’était bien refroidi depuis les dérèglements des courants marins et, en sortant de l’eau, ma queue ressemblait à un escargot rabougri. Dommage. Car j’aurais bien fait mon casse croûte de la femme qui m’observait depuis mon arrivée à la plage naturiste. Et voilà qu’un rival, sûrement son compagnon, et qui, lui, semblait doté visiblement d’un chibre en parfait état de marche, venait de poser sa serviette à côté de feu ma conquête. Ne me restait plus qu’à faire mauvaise fortune bon cœur. Et à profiter sans trop brûler des rayons du soleil rendus plus agressifs par le rétrécissement de la couche d’ozone. Je m’allongeai donc sur le ventre, histoire de ne pas exposer ma virilité rétrécie à d’éventuels regards.

J’observais mon couple depuis quelques minutes. quand, après quelques palabres ils se levèrent et vinrent dans ma direction. Comme ils s’approchaient, je pus constater à quel ils étaient beaux tous les deux. Et même si pour le moment mon sexe restait désespérément congelé, je sentais mon anus se réchauffer au rythme spasmodique de frissons qui n’étaient pas totalement dus au froid.

Tout n’était donc pas perdu. Ce que Monsieur me confirma d’un index décidé à peine les salutations d’usage échangées. Parfaitement détendu à présent, je le laissais maintenant m’explorer plus avant en relevant légèrement les fesses tandis que je sentais une nouvelle chaleur sourdre sous mon ventre.

Au bout d’un moment, Monsieur dut juger que j’étais à point car il me saisit virilement par les hanches pour m’asseoir sur son abdomen. Nos membres en étaient presque à se toucher et Madame s’en empara d’une bouche goulue et salivante à souhait qui me rendit immédiatement toute ma vigueur.

Ce fut semble-t-il le signal qu’ils attendaient. Monsieur me souleva avant de m’empaler. Sous l’effet de cette prise, je basculai mon dos sur son torse, ce qui eut pour effet de me faire pointer vers le ciel. Ce dont profita Madame pour s’asseoir sur moi, emprisonnant ma verge au fond de son cul.

Monsieur nous imprimait son rythme depuis le bas et elle depuis le haut. J’étais donc le vecteur de leur baise et c’était une sensation nouvelle pour moi, que j’adorais. Je faisais donc de mon mieux pour répercuter les mouvements de l’un sur l’autre et tâchais même d’apporter ma pierre à notre édifice mouvant. Écartelé par Monsieur et pilonnant Madame, j’étais maintenant parfaitement réchauffé et je crois que mes nouveaux amis l’étaient aussi. Nous transpirions même. Et les parfums mêlés de nos sueurs donnaient une dimension encore plus animale à notre baise. Nous n’étions plus qu’une sorte de bête obscène à six pattes et, perdus dans notre jouissance, avions oublié jusqu’au lieu de notre rencontre.

 C’était heureusement en basse saison et nous n’eûmes pas à subir les foudres de quelque touriste ou autre promeneur, atteignant notre plaisir dans toute la quiétude nécessaire à la folie de nos ébats. Madame fut alors copieusement arrosée par nos jets convergents.

Puis vint le moment du rinçage de nos humeurs mêlées et nous piquâmes une tête dans les rouleaux.

Et, curieusement, je trouvai l’eau bien meilleure qu’à ma première baignade.

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