Pot de départ

Nous étions jeudi. L’après-midi s’écoulait doucement vers la fin de ma mission. Mes accès informatiques se fermaient les uns après les autres et le moment où il allait falloir rendre PC et badge allait venir.

Alors j’avais entrepris ma tournée d’adieux. J’avais noué de bons contacts avec certains utilisateurs et je voulais marquer le coup avec eux un peu plus que par le biais d’un message d’absence à durée indéterminée sur ma boîte mail.

C’est ainsi que j’étais arrivé à son bureau. Elle qui m’avait donné pas mal de fil à retordre. Je ne sais pas comment elle s’y prenait mais elle avait réussi à révéler un nombre incalculable de cas particuliers dans l’usage de l’outil. À se demander pourquoi ils ne l’avaient pas incluse dans l’équipe projet au moment de la phase de recettage. C’est d’ailleurs ce que je lui fis remarquer. Qu’elle m’avait appris beaucoup avec ses questions et que je lui en étais reconnaissant pour la suite de ma carrière.

Ma déclaration la fit sourire Et, pour me remercier à son tour, elle me proposa un café. Il n’était pas dans mes habitudes d’en prendre si tard mais je ne me sentais pas de lui refuser quoi que ce soit. Je lui emboîtai donc le pas en direction des machines. Il y avait un peu de monde alors elle me proposa de la suivre dans le bureau de son hiérarchique qui était en déplacement. Nous serions plus à l’aise pour discuter.

Elle ferma la porte derrière moi. Les stores étaient déjà tirés.

— No zob in job paraît-il. Mais tu pars dans deux heures. Je crois que ça n’a plus la moindre importance

Et, avant que je n’aie pu répondre quoi que ce soit, elle plaqua ses seins contre mon torse et ses lèvres sur les miennes. Son lipstick avait un léger goût de fruits rouges.

Le temps nous était compté. Alors il était inutile de perdre du temps en palabres. Je la saisis par la taille et la soulevai pour la coucher sur le grand bureau directorial. Bien calée entre deux piles de dossiers elle m’ouvrit ses jambes. Sa minijupe qui s’était retroussée dans le mouvement n’était plus un obstacle et j’avais sous les yeux le spectacle d’un abricot qu’aucune culotte ne masquait. J’y passai deux doigts curieux que je portai à ma bouche. Elle était déjà à point à en croire son goût délicatement salin. Je libérai alors ma verge, devenue bien à l’étroit dans mon pantalon et la pointai à l’entrée de ses lèvres. Elle referma aussitôt l’étau de ses jambes autour de ma taille pour finir de me happer. Le signal était clair et, d’une poussée résolue et rectiligne, j’investissai son sexe jusqu’à la garde. Un léger temps d’arrêt une fois au fond puis je commençai à aller et venir. 

— Vas y à fond !

J’exagérai alors l’amplitude de mes coups de rein tout en saisissant ses chevilles sur mes épaules pour en augmenter la portée. Ballottée comme une poupée de chiffon elle avait fait valser tous les documents autour d’elle par ses mouvements désordonnés et se mordait les lèvres pour ne pas crier.

Nous n’étions plus que des bêtes grognant, nous griffant et pressées d’obtenir notre assouvissement. Quand elle le sentit tout proche, elle m’ordonna de me retirer. Je le fis. Un peu à regret. Mais ce sentiment s’estompa quand elle me prit en main. Elle était une branleuse exceptionnelle et je n’allais pas tenir bien longtemps à ce train. 

— Tu vas jouir fort mon salaud, hein ?

Et en quelques mouvements de poignet elle obtint ma jouissance, répandue à grosses gouttes sur le plateau de bois. 

Elle prit soin de l’étaler d’une langue amoureuse avant de venir me  coller celle ci au fond de la bouche.

— Si le boss savait comment j’entretiens le chêne. Du jus de gland c’est logique, non ? Mais tu dois avoir ton pot de départ. Allez file !

Et elle me congédia d’une franche tape sur les fesses. J’avais perdu l’occasion de lui demander si nous allions nous revoir. Ce n’est qu’en faisant les poches de mon costume que je trouvai la carte d’un club huppé de la capitale avec ses coordonnées dessus. Et une lettre me racontant dans le détail comment elle avait obtenu ses pannes pour me faire passer plus souvent. Elle m’y confiait aussi que, si je la lisais, C’était parce que ses efforts avaient été récompensés et que, désormais, elle en attendait de ma part.

Il fallait vraiment que je retrouve des missions à Paris.

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