Si près, si loin…

(photo by Thomas Hawk on Flickr)

 

Il avait toujours le Polaroid dans son portefeuille. Ce vestige d’une époque hélas révolue. Il le ressortait parfois, le posait sur son bureau et le contemplait avec tristesse.

Il savait qu’ils étaient tous les deux happés par une vie dont ils ne voulaient plus mais avec laquelle ils devaient composer, et qu’ils ne se verraient probablement plus. Ou sûrement trop tard.

Ironie du sort, ils n’étaient pas si loin l’un de l’autre.

Leurs sentiments, si purs soient-ils, se consumaient dans cette fausse distance. Les flammes s’étaient peu à peu éteintes. Et il essayait maintenant de souffler sur les dernières braises.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s