Tire – bouchon

— N’aie pas peur, tu verras, ça ne te fera que du bien

Mais le sourire énigmatique qu’elle m’avait adressé à travers les volutes de son thé à la bergamote semblait dire tout le contraire.

Pourtant je n’avais pas pu résister à ma curiosité. Et je me retrouvais à présent sur son lit, à plat ventre, mes fesses, offertes, surélevée par un coussin placé sous mon ventre.

Elle m’avait demandé, en préambule de cette entrevue, l’occlusion de mon anus par un plug. J’en avais trouvé un, orné d’une pierre aux reflets nacrés, que je lui présentais maintenant en cambrant la croupe.

Elle m’avait remercié de cette délicate attention tout en s’amusant à le faire sortir puis de nouveau entrer en moi, me dilatant progressivement. Et puis était venu le temps de passer aux choses sérieuses. Elle m’avait lié les poignets à la tête de lit à l’aide de penons, ce qui m’interdisait désormais toute fuite. Et j’avais vu arriver dans ses mains une vis sans fin aux dimensions plus que généreuses. C’était donc avec ça qu’elle comptait faire éclore mon œillet. J’étais à la fois effrayé et impatient. Intrigué aussi par la façon dont allait manipuler cet étrange phallus de plastique.

Je n’avais pas osé le lui demander. Et puis elle m’avait bandé les yeux avant d’opérer. De sorte que je ne le sais toujours pas. Mais je me souviendrai longtemps de cette sensation d’être inexorablement vissé puis dévissé. Rien de frénétique cependant. Juste cette lancinante régularité que seul un vilebrequin peut apporter.

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