A taste of debauchery (4)

Son appartement n’était pas loin et ils furent vite devant la porte.

Il ouvrit. La pièce était minuscule et le moindre espace avait une fonction. Il lui avoua qu’elle était la première à passer le seuil. Elle sourit. Elle allait lui montrer le potentiel des lieux 

Ils furent vite nus. À genoux sur le parquet, elle posa sa tête sur l’assise du canapé en creusant les reins. Son abricot trempé luisait sous les spots. Il y passa un bref coup de langue. Elle se cambra un peu plus. 

L’invitation était belle. Il prit ses lèvres à pleine bouche. 

Elle cria. 

A taste of debauchery (3)

À petits coups de langue, comme une chatte nettoie ses petits il tenta de redonner son lustre à celle de sa Dame, comme elle le lui avait ordonné.

Il dut hélas abdiquer au bout d’un moment. Ses efforts, loin d’arranger les choses, semblaient ne les faire qu’empirer et les gémissements générés par l’entreprise ne semblaient pas du goût des personnes qui attendaient que la place se libère. Alors il rajusta Madame. mais conserva sa culotte en poche. La fraîcheur de l’air ambiant lui était nécessaire lui dit-il. Le temps de trouver des lieux plus propices.

Il était temps de fuir.

L’aveu (3)

Est-ce la découverte tardive d’un univers , dont je n’aurais jamais imaginé il y a seulement deux ans qu’il puisse me convenir, et qui s’est avéré en peu de temps être le plus conforme à mes aspirations sexuelles ?

Toujours est-il que cette envie va désormais croissant, de m’abandonner à des mains fermes mais bienveillantes. Qui sauraient m’emmener dans la découverte de ce que je sens chaque jour un peu plus être moi.

Je me suis, à chaque expériences, aimé dans cette envie de me dépasser, de me montrer. Dans la fierté de passer certains caps. 

Je ne m’en tiendrai pas là. 

A taste of debauchery (2)

 

Il était venu la voir comme elle le lui avait demandé. Un bijou dans le cul et, pour cacher cela, un simple manteau long arrivant aux mollets. Un défi qu’il était fier d’avoir relevé. 

Elle s’était assise à côté de lui dans l’arrière salle du bar et avait constaté, défaisant deux boutons, qu’il était vraiment nu et en pleine érection.

Elle lui avait alors déclaré que cette découverte l’avait trempée. Il en avait souri.

Le prenant par la main, elle l’avait entraîné vers les toilettes. Il devait, dit-elle, réparer de sa langue les dégâts provoqués.

Il ferait de son mieux.

Goûter de fin d’année

 

Mots contraints : pénurie, contrainte, manque, trois, finir, année, mettre, dent, commencer, 2020

Comment bien finir cette année sur Paris ? Je regagnais  ma province natale le samedi juste avant les fêtes sans grande envie et je voulais repartir avec de bons souvenirs de cette première période dans la Capitale. J’étais hélas un peu en manque d’idées et, à franchement parler, n’avais pas vraiment la tête à faire des folies. Je savais pourtant que m’amuser un peu pouvait être un bon remède à ma morosité.

 C’est alors que je me souvins d’une invitation que j’avais reçue sur un réseau social. Un goûter hebdomadaire dans un club privé dont, paraît-il, on tirait plaisir dans la contrainte, infligée ou subie. Étant de nature à recevoir plutôt qu’à donner je me dis, après un moment de réflexion, que cela pourrait être une belle occasion de me faire réchauffer le cuir et de rencontrer de nouvelles têtes. Novice autant dans la vie parisienne que dans ce milieu, l’opportunité n’était pas négligeable. Alors je pris mon courage à deux mains et contactai l’organisatrice de l’événement afin d’en connaître les modalités. Ce fut un échange bref mais courtois qui eut le mérite de me rassurer. Rendez-vous fut donc pris pour le lendemain. 

Pénurie de transports oblige, je me rendis sur place à pieds. Rien d’insurmontable me direz-vous, une quarantaine de minutes de marche n’ayant jamais tué personne. Et le beau temps incitait à la promenade. 

Je finis par arriver à destination. Une lourde porte de bois que seule la plaque métallique qui l’ornait indiquait que c’était bien là que je devais me rendre.

Je sonnai. Une ravissante personne aux yeux de porcelaine me fit entrer. Agréable surprise, il y avait une tête connue dans le hall. Je me sentis immédiatement plus à l’aise. 

Il était temps de passer au vestiaire. J’avais choisi pour l’occasion de me vêtir d’un top en résille et d’un jockstrap que j’avais choisi d’agrémenter d’un petit nœud lumineux. J’avais tenu à apporter ma touche personnelle à la thématique de Noël qui m’avait été annoncée la veille. C’était aussi une façon de flécher le chemin pour qui voudrait s’occuper de mon cul. L’attention fut en tout cas appréciée par la maîtresse des lieux, tout de cuir noir vêtue, qui était arrivée entre temps. Dans la mesure où c’était ma première, j’eus droit à un léger briefing sur le déroulement de l’après-midi. C’était une attitude très prévenante que j’appréciai beaucoup. 

Il était temps d’entrer dans l’arène. Pas grand monde encore. Ce qui me laissa le temps de m’imprégner de l’atmosphère. J’y trouvai quelque chose de troublant. De bon augure pour la suite. Une ravissante mère Noël me complimenta sur ma lumineuse idée. J’engageai la conversation avec elle. J’appris ainsi qu’à son grand dam son soumis lui avait fait faux bond. L’occasion était trop belle de lui proposer respectueusement d’assurer l’intérim. Elle sourit de toutes ses dents et commença à me questionner sur ce que je pouvais lui proposer. Je lui fis part de la souplesse de mon anus. Elle s’en réjouit, étant elle-même même une férue de l’exploration de ses semblables. La question des impacts fut également posée. Je lui dis que je voulais bien tâter de son martinet et découvrir les morsures du fouet sous réserve qu’elles fussent raisonnablement dosées pour commencer.

Elle me fit donc mettre en pleine lumière, le long d’une barre de pole dance à laquelle je m’accrochai, fessier cambré. Savoir que j’étais ainsi exposé à aux regards de l’assistance décupla mon excitation, d’autant plus que j’entendais également les déclics d’un appareil photo. Ce moment là était donc immortalisé. J’en ressentis une certaine fierté et attendis les premiers coups avec stoïcisme. 

Ils vinrent assez rapidement. Je découvrais le fouet et la sensation de cuisson qu’il provoquait. Une sensation nouvelle et plus mordante que ce que j’avais déjà pu connaître et qui aurait pu m’inquiéter. Mais je finis par ‘entendre ces trois mots de ma tourmenteuse :“cela suffira ainsi ». Elle me signifiait ainsi que mon initiation à cet instrument était terminée et me rendit ma liberté. Je la remerciai de son attention à mon égard et de cette découverte 

Il me fallait me restaurer un peu afin de me remettre de mes émotions. Un Perrier au comptoir et quelques friandises feraient parfaitement l’affaire. Et j’avais un poste d’observation privilégié sur l’assistance, de plus en plus nombreuse au fur et à mesure que l’après midi avançait. 

Pas pour très longtemps. Je fus invité à reprendre ma place à la barre par une superbe blonde qui voulait jouer du martinet. Je me remis donc en position, les reins exagérément creusés. C’était là quelque chose qui m’était plus familier et j’aurais aimé que la Dame y allât un peu plus fort. Mais je ne sus pas l’exprimer. Le moment n’en fut pas moins agréable.

Et je repris mon observation. De plus bas cette fois. Simplement assis sur un pouf, ce qui m’offrait quelques contreplongées fascinantes. Malgré ma réserve et ma méconnaissance de l’attitude idoine à adopter je passais un très bon moment. Je pris même l’initiative de déchausser une de mes interlocutrices du début d’après-midi et de lui masser les pieds. Ma modeste façon de lui montrer ma fascination pour elle.

Je serais resté là encore longtemps. Mais un coup d’œil à un poignet non loin de moi me fit prendre conscience du fait que mon temps était venu et je quittai l’établissement, non sans avoir remercié chaleureusement l’organisatrice. 

L’air frais du dehors ne suffit pas à me ramener tout de suite à la réalité. Ni ma marche de retour. Bien au contraire. Je me projetais déjà sur 2020 et mes prochaines participations. Ce premier goûter, ma quatrième expérience, n’avait fait que confirmer mon goût pour cet univers. Et je n’avais pas l’intention de m’en tenir là.

A taste of debauchery

Je l’ai rencontrée lors d’une soirée. Je fus probablement trop réservé et nous ne prîmes pas vraiment le temps de discuter. Mais ce n’était sans doute pas le moment. Nous échangeâmes toutefois nos coordonnées. 

Du temps a passé. Une conversation a débuté. Et puis, au détour d’une publication, nous nous sommes avoués un désir commun.

Une animale envie s’est éveillée en moi et j’ai déjà l’impression d’avoir le goût du cul de mon interlocutrice sur le bout de la langue. Celle également de la sentir me fouiller.

Ce désir semble partagé. Il ne reste plus qu’à provoquer l’opportunité de l’assouvir.

Chiche ?


Ce soir c’est réveillon. Les préparatifs vont bon train afin que ce moment soit le meilleur possible.

Certains, dans le dressing, choisissent leur tenue. C’est mon cas : chemise et pantalon sont fin prêts.

Mais dessous ? Je suis tenté de porter bijou. Un de ceux qu’on ne voit que dans l’intimité. Et, vous qui me lisez, serez dans le secret. Il sera bien sûr rouge. La période le veut. Il illuminera mon fessier de ses feux.

Une envie de le voir ? Cela n’est pas exclu. Demandez le moi donc et vous aurez mon cul.

Alors ? Qui osera ? Curieux de le savoir.

Communion

Contrainte : force, maison, bulldozer, blocage, atout, conséquence(s), convaincre, dynamisme, choc

Elle avait la détermination d’un bulldozer, lui était plus réservé. Alors, même avec son dynamisme, il lui fut difficile de le convaincre. Et, une fois qu’elle y parvint, il fallut tout de même attendre de bonnes conditions avant de passer à l’acte. Ce fut le cas lorsqu’un ami à elle leur prêta une maison un peu isolée, ce qui était un atout non négligeable pour ce qu’ils avaient à faire, ou plutôt, ce qu’elle voulait lui faire. Ils étaient donc là, sur la terrasse. On n’entendait que le chant des oiseaux. Elle s’était déshabillée et l’avait invité à en faire autant. Il avait accepté volontiers, d’autant plus que le temps, au beau fixe, se prêtait à la nudité. Elle.s’approcha de lui et, sans un mot, l’embrassa langoureusement. Elle se mit aussi à le caresser, alternant force et douceur. Cela fit tomber ses derniers blocages et il s’abandonna complètement à ses mains expertes.

— Le veux-tu maintenant ?

— Oui. Mais sois douce.

Elle le fit donc s’allonger sur un bain de soleil au bord de la piscine. Un coussin sous son ventre surélevant ses fesses.

— Détends toi. Je reviens.

Une légère sensation de fraîcheur l’envahit alors qu’elle commençait à oindre son anus d’une bonne dose de gel. Il se mit à respirer un peu plus profondément et se cambra un peu plus sous la caresse. Il sentit un premier doigt le pénétrer. Qui se mit à coulisser en lui sans entrave.

— Encore…

Elle joignit son index au majeur qui était déjà en lui. Sans forcer il l’accepta, poussant un soupir de satisfaction. Elle jouait à écarter ses doigts pour le dilater un peu plus. Il semblait apprécier comme l’attestaient ses premiers mouvement de bassin

— Un autre ?

— Oui…

L’annulaire pénétra à son tour dans le cul offert. Puis l’auriculaire. C’étaient désormais quatre doigts qui le fouillaient.

— Veux-tu que j’aille plus loin ? Ce n’est pas sans conséquence, tu sais ?

Il ne répondit rien mais poussa son bassin contre la main de sa maîtresse. Elle le prit comme un acquiescement. Elle retira donc ses doigts et couvrit sa main de gel avant de la présenter, le pouce en opposition des autres doigts, à l’orée du trou ouvert. Elle commença à pousser. Il ne se dérobait pas, bien au contraire. Et, inexorablement la main le pénétra. Il eut un choc et poussa un cri quand elle finit par entrer complètement en lui. Elle le possédait jusqu’au poignet désormais. Il soufflait, gémissait, de douleur et de plaisir mélangés. Le poing allait et venait librement. Une sensation incroyable.

— Tu es désormais tout à moi. Tu aimes ?

Il grogna de satisfaction. Ils étaient maintenant irrémédiablement liés.

 

(écrit pour les oulimots du 30/04/2018)

Soft listening

Cigarettes after sex.

Le nom du groupe allait si bien avec l’atmosphère sensuelle et éthérée qui se dégageait de l’écoute de leur dernier album.

Il se sentait à l’aise avec cette musique. Comme enveloppé. Et, malgré la nonchalance du tempo, il se nourrissait de l’énergie qui se dégageait de chaque morceau.

L’érotisme latent de ce qui passait dans son casque, le seul éclairage de l’écran de son ordinateur, la douce chaleur du lit. Il laissait vagabonder son esprit et regonflait ego et libido.

Il pansait ainsi les plaies de son cœur. Il pourrait sans doute mieux l’offrir par la suite.

La bande son

Chaleur d’Orient

 Mots contraints : Salope, Ondine, Dominée, Ordonné, Minaret, Immoral, Soulevée, Élève, Envolée

La place de la ville, dominée par un imposant minaret, était déserte en ce début d’après-midi. Pas étonnant avec cette chaleur étouffante. Il n’y avait qu’une touriste comme elle pour se risquer dehors à cette heure s’était-elle dit en cherchant du regard un endroit où elle pourrait se préserver des rayons du soleil. Mais pourquoi n’était-elle pas restée jouer les ondines à la piscine de l’hôtel ? Elle aurait pu, pour se rafraîchir, profiter des parasols et des cocktails du bar entre deux plongeons

C’est alors qu’elle vit une porte s’entrouvrir et une main lui faire signe. La providence lui offrait une alternative à l’insolation qui lui était promise. Elle se hâta de franchir les quelques mètres qui la séparaient. de ce refuge inespéré.

La porte se referma sur elle et elle se sentit saisie par la relative fraîcheur qui régnait entre les murs épais. Le lieu était plongé dans la pénombre et elle ne pouvait distinguer le visage de son sauveur. Elle lui lança toutefois un timide « merci » qu’elle n’était pas sûre qu’il comprenne.

Elle se laissa un instant griser par les parfums d’orient qui flottaient dans la pièce. Il y en avait un qui la troublait tout particulièrement sans qu’elle ne pût déterminer ce que c’était. Une épice sans nul doute, mais à laquelle elle était incapable de donner un nom. Tout ce qu’ elle savait c’est qu’elle lui procurait de bien troublantes vibrations au creux de l’abdomen. L’idée que ce fût un aphrodisiaque olfactif, un de ces philtres dont parlent les contes, lui plut. C’était une belle découverte. Et l’idée d’exprimer sa gratitude à celui qui l’avait attirée ici lui traversa l’esprit. Il avait su offrir des frissons à son épiderme et une douce chaleur à son ventre. Elle ne se montrerait pas ingrate. 

C’est alors qu’elle réalisa que celui qui lui avait ouvert n’était pas seul. Une dizaine d’yeux la fixaient sans qu’elle ne pût voir à qui ils appartenaient. Par contre elle ressentait maintenant la tension sensuelle qui emplissait la pièce. Elle était au centre d’un faisceau d’ondes de désir et cela la fit frémir un peu plus. Ces hommes la voulaient et, bien qu’ils lui fussent parfaitement inconnus, l’idée qu’ils la possèdent lui apparut délicieuse . 

Alors, avant que cela ne lui fût ordonné ni même demandé, elle fit lentement glisser ses vêtements au sol. Toute pudeur envolée, elle tournait maintenant sur elle-même afin d’offrir à chacun l’intégralité de sa nudité. D’un seul mouvement les hommes s’approchèrent d’elle, formant désormais un cercle resserré autour de son corps. Elle sentait maintenant l’odeur de leurs corps et distinguait leurs sexes tendus dans sa direction. Ils allaient certainement la prendre chacun leur tour à présent. Elle le voulait. Et même en accueillir plusieurs en même temps. Et elle n’y voyait rien d’immoral. Ne se sentait pas salope. Au contraire. Elle était là, en ce pays monothéiste qui les bannissait, comme une idole païenne qu’ils allaient vénérer de leur virilité. 

Ils étaient tout contre elle maintenant, et elle se sentit soudain soulevée par d’innombrables bras pour être déposée sur ce qui allait être l’autel de leur liturgie.

Ces hommes, dont elle ignorait tout, allaient lui apprendre les amours multiples.

Elle serait une bonne élève.