Aux champs Elysées

Il est des mœurs étranges à Paris, quelquefois.

Je sais qu’à l’occasion vous vous y promenez,

Et vous seriez, je crois, malgré vous, amenée

À en subir les fruits quand vous allez au Bois.

****

Ainsi vous pourriez être un beau jour confrontée

À une exhibition. Et un vit sous les yeux

Est pour vous un spectacle ô combien merveilleux.

Y répondre, je crois, pourrait bien vous tenter.

****

Relevant vos jupons alors vous montreriez

Au satyre un conin joliment fendillé,

Ce qui est très aimable, oh oui. Mais cependant

****

Nul ne sait de quelle façon il le prendrait

Il tomberait peut être illico en arrêt,

Son sexe, de hardi, devenant tout pendant.

 

 

(Librement interprété de l’extrait suivant du manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation :

SI UN VIEUX SATYRE vous montre son membre au détour d’une allée, vous n’êtes nullement obligée de lui montrer votre petit con par échange de courtoisie.

Et rédigé dans le cadre du projet Pierre Louÿs)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s