Goûter de fin d’année

 

Mots contraints : pénurie, contrainte, manque, trois, finir, année, mettre, dent, commencer, 2020

Comment bien finir cette année sur Paris ? Je regagnais  ma province natale le samedi juste avant les fêtes sans grande envie et je voulais repartir avec de bons souvenirs de cette première période dans la Capitale. J’étais hélas un peu en manque d’idées et, à franchement parler, n’avais pas vraiment la tête à faire des folies. Je savais pourtant que m’amuser un peu pouvait être un bon remède à ma morosité.

 C’est alors que je me souvins d’une invitation que j’avais reçue sur un réseau social. Un goûter hebdomadaire dans un club privé dont, paraît-il, on tirait plaisir dans la contrainte, infligée ou subie. Étant de nature à recevoir plutôt qu’à donner je me dis, après un moment de réflexion, que cela pourrait être une belle occasion de me faire réchauffer le cuir et de rencontrer de nouvelles têtes. Novice autant dans la vie parisienne que dans ce milieu, l’opportunité n’était pas négligeable. Alors je pris mon courage à deux mains et contactai l’organisatrice de l’événement afin d’en connaître les modalités. Ce fut un échange bref mais courtois qui eut le mérite de me rassurer. Rendez-vous fut donc pris pour le lendemain. 

Pénurie de transports oblige, je me rendis sur place à pieds. Rien d’insurmontable me direz-vous, une quarantaine de minutes de marche n’ayant jamais tué personne. Et le beau temps incitait à la promenade. 

Je finis par arriver à destination. Une lourde porte de bois que seule la plaque métallique qui l’ornait indiquait que c’était bien là que je devais me rendre.

Je sonnai. Une ravissante personne aux yeux de porcelaine me fit entrer. Agréable surprise, il y avait une tête connue dans le hall. Je me sentis immédiatement plus à l’aise. 

Il était temps de passer au vestiaire. J’avais choisi pour l’occasion de me vêtir d’un top en résille et d’un jockstrap que j’avais choisi d’agrémenter d’un petit nœud lumineux. J’avais tenu à apporter ma touche personnelle à la thématique de Noël qui m’avait été annoncée la veille. C’était aussi une façon de flécher le chemin pour qui voudrait s’occuper de mon cul. L’attention fut en tout cas appréciée par la maîtresse des lieux, tout de cuir noir vêtue, qui était arrivée entre temps. Dans la mesure où c’était ma première, j’eus droit à un léger briefing sur le déroulement de l’après-midi. C’était une attitude très prévenante que j’appréciai beaucoup. 

Il était temps d’entrer dans l’arène. Pas grand monde encore. Ce qui me laissa le temps de m’imprégner de l’atmosphère. J’y trouvai quelque chose de troublant. De bon augure pour la suite. Une ravissante mère Noël me complimenta sur ma lumineuse idée. J’engageai la conversation avec elle. J’appris ainsi qu’à son grand dam son soumis lui avait fait faux bond. L’occasion était trop belle de lui proposer respectueusement d’assurer l’intérim. Elle sourit de toutes ses dents et commença à me questionner sur ce que je pouvais lui proposer. Je lui fis part de la souplesse de mon anus. Elle s’en réjouit, étant elle-même même une férue de l’exploration de ses semblables. La question des impacts fut également posée. Je lui dis que je voulais bien tâter de son martinet et découvrir les morsures du fouet sous réserve qu’elles fussent raisonnablement dosées pour commencer.

Elle me fit donc mettre en pleine lumière, le long d’une barre de pole dance à laquelle je m’accrochai, fessier cambré. Savoir que j’étais ainsi exposé à aux regards de l’assistance décupla mon excitation, d’autant plus que j’entendais également les déclics d’un appareil photo. Ce moment là était donc immortalisé. J’en ressentis une certaine fierté et attendis les premiers coups avec stoïcisme. 

Ils vinrent assez rapidement. Je découvrais le fouet et la sensation de cuisson qu’il provoquait. Une sensation nouvelle et plus mordante que ce que j’avais déjà pu connaître et qui aurait pu m’inquiéter. Mais je finis par ‘entendre ces trois mots de ma tourmenteuse :“cela suffira ainsi ». Elle me signifiait ainsi que mon initiation à cet instrument était terminée et me rendit ma liberté. Je la remerciai de son attention à mon égard et de cette découverte 

Il me fallait me restaurer un peu afin de me remettre de mes émotions. Un Perrier au comptoir et quelques friandises feraient parfaitement l’affaire. Et j’avais un poste d’observation privilégié sur l’assistance, de plus en plus nombreuse au fur et à mesure que l’après midi avançait. 

Pas pour très longtemps. Je fus invité à reprendre ma place à la barre par une superbe blonde qui voulait jouer du martinet. Je me remis donc en position, les reins exagérément creusés. C’était là quelque chose qui m’était plus familier et j’aurais aimé que la Dame y allât un peu plus fort. Mais je ne sus pas l’exprimer. Le moment n’en fut pas moins agréable.

Et je repris mon observation. De plus bas cette fois. Simplement assis sur un pouf, ce qui m’offrait quelques contreplongées fascinantes. Malgré ma réserve et ma méconnaissance de l’attitude idoine à adopter je passais un très bon moment. Je pris même l’initiative de déchausser une de mes interlocutrices du début d’après-midi et de lui masser les pieds. Ma modeste façon de lui montrer ma fascination pour elle.

Je serais resté là encore longtemps. Mais un coup d’œil à un poignet non loin de moi me fit prendre conscience du fait que mon temps était venu et je quittai l’établissement, non sans avoir remercié chaleureusement l’organisatrice. 

L’air frais du dehors ne suffit pas à me ramener tout de suite à la réalité. Ni ma marche de retour. Bien au contraire. Je me projetais déjà sur 2020 et mes prochaines participations. Ce premier goûter, ma quatrième expérience, n’avait fait que confirmer mon goût pour cet univers. Et je n’avais pas l’intention de m’en tenir là.

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