Une rencontre (5)

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Elle avait réussi à me tourner la tête dès la première fois que nous nous vîmes.Une rencontre qui se fit dans de bien troublantes circonstances

Elle était maîtresse de cérémonie et moi novice, touriste presque, dans un monde dont j’ignorais quasiment tous les codes. Mais j’avais osé franchir le gué. Et quelle ne fut pas ma joie ce soir là d’avoir son attention. Ses attentions devrais-je dire. Car elle n’en manqua pas à mon égard.

Je craignais que ce ne fût qu’un feu de paille. Juste l’exaltation de la soirée comme ça se passe dans la majorité des cas. Mais non. Je semblais rester dans sa mémoire comme en attestaient les messages qu’elle m’envoyait du bout du monde. Elle ne quittait en tout cas pas la mienne et j’espérais que nos chemins se croiseraient vite.

Et, finalement ce fut elle qui prit l’initiative de nos retrouvailles. Un projet qui s’avéra hélas impossible à concrétiser. Mais ma contre proposition, un brunch, eut l’heur de lui plaire. Vous n’imaginez pas alors à quel point ma joie fut grande quand elle accepta mon invitation.

Et quand ce jour arriva je décidai de ne négliger aucun détail pour la séduire Je m’étais fait le plus élégant possible et avais pris soin de me munir de quelques fleurs en chemin.

Je fus le premier sur les lieux. J’avais choisi, comme un symbole de continuité, le théâtre de notre première fois. Et le lieu pouvait s’avérer propice à l’éclosion de nouveaux plaisirs s’il s’avérait que nous nous plaisions toujours.

Ce qui ne manqua pas d’arriver. Le charme était resté intact quand nous nous revîmes. Un café à la main je portai un toast à sa santé. Ma marque de fabrique. Celle que j’immortalise souvent en photo. Cela l’amusa énormément. Ne restait plus qu’à nous apprivoiser au cours d’une passionnante discussion qui me révéla que l’attirance que j’avais eue pour elle quelques semaines auparavant avait été partagée au point qu’elle en avait un petit peu oublié ses obligations Puis nos mots finirent par être entrecoupés de légers baisers alors qu’elle avait pris ma main dans la sienne.

Il était temps de nous isoler. De nous accorder un peu plus d’intimité. Une volée de marches à descendre et nous l’avions enfin. Nous fîmes quelques pas de danse, langoureusement enlacés. Puis elle défit les boutons de ma chemise avant que je ne fasse glisser sa robe par dessus sa tête.

Il n’y avait désormais plus d’obstacle au mélange de nos corps et un parfum de désir mutuel flottait autour de nous.

Ce qui se passa ensuite reste un doux secret.

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