Dimanche câlin

Elle n’a conservé que ses bas. Et, dans la douce lumière qui nous baigne, ce noir qui gaine ses jambes forme un saisissant contraste avec la pâleur du reste de son corps. J’aime. Malgré (ou à cause de) mes origines méridionales, je suis plus sensible aux épidermes laiteux qu’aux hâles bien plus fréquents sous mes latitudes. Peut-être aussi parce que je suis plutôt un homme de l’hiver, saison durant laquelle je peux offrir ma chaleur. Qui veut d’une bouillotte l’été ?

Quoi qu’il en soit, nous sommes maintenant peau contre peau, enlacés dans un lent ballet sensuel. Notre différence de taille fait que, pour plonger son regard dans le mien, elle doit pencher la tête en arrière. C’est une belle offrande qu’elle me fait de se renverser ainsi. Et je ne peux résister à l’envie d’aller poser mes lèvres dans son cou. Elle a ce rire d’oiseau qui me fait fondre. Mais que je fais taire d’un baiser.

Notre désir va croissant et je sens maintenant ses tétons qui me griffent délicatement le torse. Je me penche et en saisis un entre mes dents. Avec une infinie délicatesse. Et je le sens s’ériger un peu plus sous cette morsure. Alors je desserre mon étreinte pour ne plus que l’agacer du bout de la langue. Tout en faisant doucement rouler l’autre entre mon pouce et mon index. J’alterne maintenant succions mordillements, pincements et caresses sur chacun d’entre eux.

Elle soupire. Ce que j’interprète comme une invitation de sa part au fait que j’aille plus loin. Et d’avoir eu son sein en bouche m’inspire le désir de la goûter un peu plus. Je lèche sa poitrine maintenant. Puis, dans un mouvement descendant, son ventre. Elle a posé ses mains sur mes tempes. Une légère pression pour m’indiquer que je dois aller encore plus bas.

Mais je ne veux pas encore prendre possession de son sexe. J’ai envie de la soumettre à cette délicieuse torture d’un plaisir qui lui est promis mais qui doit savoir se faire attendre. J’embrasse alors ses cuisses. De plus en plus haut. De plus en plus vers l’intérieur. Tout en évitant soigneusement ses lèvres intimes sur lesquelles je me contente de souffler doucement. Le chaud et le froid me dis-je.

Elle ondule maintenant, s’abandonnant tout autant au rythme de la musique d’ambiance de notre alcôve qu’à celui de mes caresses.

Et puis elle se reprend. M’intime l’ordre de me relever en glissant ses doigts sous mon menton. Et me pousse en direction d’une couche qui semblait n’attendre que nous. Elle s’y installe le plus confortablement possible et m’offre maintenant le spectacle de ses jambes grand ouvertes entre lesquelles je vois son coquillage luire.

Je comprends immédiatement le rôle qui m’est dévolu et m’agenouille. Ma bouche trouve tout naturellement sa place sur son sexe. Elle est déjà humide. Je me mets à la lécher, lentement, lui laissant le temps d’apprécier ma caresse. En sus de ma langue, je prends doucement ses lèvres entre les miennes, les agaçant légèrement de mes dents. Son nectar a un goût légèrement sucré dont je me repais. Elle gémit, me traitant de petit glouton qui dévore sa chatte. Puis ses mots se perdent dans une sorte de psaume inarticulé mais dont je devine le sens. Je dois ralentir. Faire durer le plaisir. Je me remets donc à embrasser l’intérieur de ses cuisses pour lui accorder un peu de répit. Elle m’en remercie.

Ce temps calme passé, il est temps de m’emparer de son bouton. Je le découvre du bout des doigts. Elle se tend. Je me mets à l’aspirer.

— Oh …. Ce qu’il est gourmand …. A … Aaahhh … Me téter le clitoris …

J’aime cet encouragement et ne me fais pas prier pour continuer, variant mes attouchements sur son sexe autant que je le peux. Je peux ressentir le plaisir qu’elle y prend aux variations de son goût, maintenant légèrement plus salé, musqué. Je prends le mien à boire son nectar. Ses hanches sont maintenant prises d’une houle sensuelle et je décide d’introduire un doigt en elle sans cesser de la butiner, attentif à la moindre de ses réactions. Elle finit par me broyer les tempes dans un grand cri. Puis son corps se relâche.

Je la prends dans mes bras. Un long câlin pour l’apaiser après sa jouissance.

— Dites donc mon cher, c’est moi qui torture d’habitude. Mais vous ne perdez rien pour attendre.

Et, aussitôt, elle prend mon sexe en main, le caresse, le masse, le fait rouler contre son ventre. Elle a eu son plaisir, elle veut maintenant le mien. Et je découvre qu’elle n’a pas l’intention de me délivrer si facilement. Elle va prendre son temps pour jouer avec moi.

De subtiles variations de rythme, de pression m’amènent presque au point où je vais rendre les armes, d’autres au contraire m’en éloignent et elle me maintient longtemps proche du point de non retour. Je vois dans ses yeux le plaisir qu’elle prend à ce jeu, celui d’être la maîtresse de mon corps. C’est avec joie que je m’offre à elle ainsi, conscient toutefois que je ne résisterai pas longtemps au traitement, tout à la fois ferme et doux, qu’elle m’inflige. Je lui en fais part.

— Et bien venez mon cher, vous l’avez grandement mérité.

Et elle va crescendo jusqu’à ce que, vaincu, j’inonde son ventre de ma semence.

C’est le moment d’un nouveau câlin et je la masse de mes sucs. Oserais-je en recueillir un peu de mes lèvres pour les lui faire goûter ? Il est peut-être un peu tôt dans notre relation. Mais j’en ai une irrépressible envie et je finis par l’embrasser, ma bouche barbouillée de mon sperme. C’est, je pense, une initiative malheureuse mais elle ne m’en tient pas rigueur.

Nous restons un long moment enlacés. Un nouveau moment tendre. J’aime. Mais hélas vient le temps où chacun d’entre nous doit reprendre le cours de son existence. Et, après un brin de toilette, vient le temps des au revoir. Nous nous prenons dans les bras, nous promettant de nous revoir très vite.

Ce fut là un moment de pure sensualité. Nous pouvons, j’en suis persuadé, en partager de toute autre nature.

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