Une tirlipotante contrainte pour une femme invisible : deux ans après

 

(Image by Hunter Nicoll on flickr)

Mots contraints du 30/01/2018 : Plaisir, désir, Loisir, Sire, Sucette, Musette, Ravigoter, Tirlipoter, Astragale.

Les décoction d’astragale n’y faisaient rien. Nous manquions de tonus. Alors, afin de ravigoter un peu notre couple, j’avais pris la décision d’y inclure une composante rôliste. Et trioliste. J’avais donc invité une de mes jeunes collègues à participer. Je ne semblais plus éveiller le désir chez mon homme mais peut-être qu’un petit bout de femme née juste avant le début de ce millénaire saurait m’aider à le remettre en selle.

Nous étions donc convenues de la jouer japanime, monsieur ayant été bercé par ces dessins animés. Et ma complice avait pour cela fait les choses en grand. Mini-jupe plissée, vareuse, socquettes et couettes. Jusqu’à la sucette qu’elle tétait d’un air mi ingénu mi coquin. Elle était certes plus hentai que Club Dorothée mais je la trouvai parfaite pour ce qu’elle avait à faire. J’avais opté pour ma part pour une tenue stricte pour faire son pendant. Mon mari aurait à sa disposition deux versions contradictoires de la femme et j’espérais qu’il y trouverait son plaisir.

Hélas c’était Ligue des Champions ce soir là et, quand nous entrâmes, il était visiblement trop tard pour avoir le loisir de faire quoi que ce soit. Ce triste sire avait éclusé son pack de douze et ronflait sur le canapé. Nous tentâmes toutefois le tout pour le tout et je pus constater que mon amie, malgré son jeune âge, avait plus d’un tour dans sa musette pour ce qui était de tirlipoter. Mais rien n’y fit. Monsieur resta parfaitement flaccide et n’ouvrit même pas un œil.

Allions-nous en rester là ? Ma petite écolière voyant ma déception déposa un baiser sur ma bouche en empoignant un de mes seins à pleine main. Et cette soirée, qui aurait pu tourner au fiasco, me permit de découvrir les plaisirs saphiques grâce à l’expertise de mon amante du soir, décidément bien plus délurée que je n’avais pu le deviner quand je lui avais proposé de se joindre à nous.

Ce fut une vraie révélation. Au point que nous devînmes inséparables, nous moquant bien des sous-entendus à la machine à café et du sacro-saint « no zob in job ». Il n’y en avait pas de toute façon. Et mes réunions de travail devinrent de plus en plus fréquentes. Et tardives.

Jusqu’au jour où je fis mes valises. Pour toujours.

 

Les origines

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