La balade

La loi nous autorise des sorties limitées dans le temps et l’espace. Il faisait beau ce jour là et j’avais décidé de profiter de cette relative liberté pour marcher un peu. Et c’est durant cette balade que je l’avais vue à travers un trou de sa haie. Enfin, je l’avais d’abord entendue

Car ce furent ses gémissements qui attirèrent en premier mon oreille. De ceux que l’on ne fait pas en toute innocence.

Je m’étais alors approché en quête d’une éventuelle vue. La curiosité est certes un vilain défaut mais je n’en étais plus à un péché près.

Je l’avais donc sous les yeux. 

Elle était nue sur un transat, les jambes grand ouvertes et j’avais une vue imprenable sur ses doigts qui couraient à l’intérieur de ses cuisses jusqu’à frôler son sexe. Elle savait visiblement jouer de ses caresses et faisait durer son plaisir.

Je me sentis doucement durcir. 

Ma position de voyeur n’était pas la plus confortable pour joindre ma masturbation à celle de cette femme mais je ne pus résister à la tentation de sortir ma verge de mon short, ignorant superbement tout quidam qui viendrait à passer.

Je me débraguettai donc d’un geste décidé.

Je ne fus pas discret dans mon mouvement car elle cessa subitement de se toucher et releva la tête, presque inquiète.

Je retenais mon souffle, tétanisé par l’idée qu’elle me surprît. Et puis nos regards se croisèrent.

Elle me jugea un instant. Puis sourit, visiblement amusée.

D’un geste gracieux du poignet elle m’invita à poursuivre et, de simple voyeur de ses ébats solitaires, je devins son exhibitioniste.

Ravie de me voir m’activer, elle reprit le ballet de ses doigts sans me quitter des yeux.

Nous gardions nos distances mais étions devenus intimes.

Cet échange de bons procédés dura un petit moment. Combien de temps ? Je ne saurais le dire mais la montée de nos plaisirs fut synchrone et, quand vint le moment où elle aller succomber, je lus dans son regard le signal de ma délivrances.

Nous accélérâmes donc nos mouvements.

Et puis je vis la houle de son plaisir agiter son bassin tandis qu’elle poussait un long cri. Alors j’envoyai de longs jets de foutre laiteux sur ses troènes sans chercher à étouffer les miens.

Elle resta quelques secondes allongée, repue, avant de se lever et de venir vers moi.

Je ne savais que faire. J’étais figé, mon sexe ramollissant pendait par dessus ma fermeture éclair.

Elle me fit signe de reculer. Distanciation sociale oblige. Avant de venir recueillir un peu de ma semence du bout de son index.

Elle le porta à sa bouche. Puis sourit, satisfaite.

J’avais rempli mon rôle et j’en étais heureux. Elle me fit alors un geste gracieux de la main pour me congédier. Il était temps de partir. Un dernier regard de sa part me fit comprendre le caractère unique de ce qui venait de se passer.

Je repartis. Nous avions pas échangé un mot. 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s