-Faire sprinter l’unijambiste

Je te désire depuis un moment déjà, sans jamais oser te le dire. Alors, faute de mieux, tu nourris mes fantasmes et certaines de mes caresses nocturnes. Sans jamais avoir espéré grand chose. Je sais où est ma place.

Du moins je le croyais. Jusqu’à ce message à l’heure du déjeuner. Cette invitation à passer te voir chez toi, accompagnée de l’image en noir et blanc d’une épaule dénudée et de la naissance d’un sein, que tu m’as envoyée.

Je me suis évidemment rué jusqu’à l’adresse que tu m’avais communiquée. Tu m’avais dit que tu étais au sixième. J’aurais dû me douter que c’était sans ascenseur. Mais je ne me suis pas découragé et ai monté les étages quatre à quatre avant de sonner à ta porte, le cœur battant et les cuisses brûlantes.

Tu m’as ouvert dans le plus simple appareil. Te voir nue, offerte devant moi, sitôt que suis entré chez toi aurait pu m’ôter tous mes moyens. Mais le naturel avec lequel tu m’as attiré entre tes jambes m’a au contraire donné une vigueur que je n’aurais jamais soupçonnée. Alors je suis entré en toi, péremptoirement, bien aidé par l’humidité qui sourdait de ton sexe, avant d’entamer de savants va-et-vient auxquels tu m’as répondu avec la houle de tes hanches. Et si ma montée jusqu’à ton paradis ainsi que ton accueil m’avaient coupé les jambes, je n’ai pas manqué de faire sprinter l’unijambiste au plus profond de toi jusqu’à ce que nos cris de plaisir se mêlent et que, me retirant juste à temps, j’inonde ta poitrine.

J’ai alors su comment me situer. Je restais le garçon réservé pour le reste du monde, certes. Mais pour toi je devenais cet amant animal et insatiable que je n’aurais jamais espéré être. .

Clubbing

 

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Tu es nouveau et ça se voit

Dans cet univers où le sexe

A perdu le sens adéquat

Qui rassurerait ton cortex

*

J’entre dans ton champ de vision

Allumant ainsi ton désir

Ton regard est plein d’allusions

Mais ton camp tu devras choisir

*

Tu me vois sans me deviner,

Si pris dans tes à priori

Suis je tane ou vahiné ?

Tu ne sais plus et j’en souris

*

À ton propre jeu je te prends

M’amuse de ta confusion

Je vois dans tes yeux désirants

Le début de ton inclusion

*

Veux tu donner ou recevoir ?

Ici tous les coups sont permis

Et ce jamais sans décevoir

Nous sommes entre bons amis

*

Je souris de te voir perdu

Mais ne viens pas à ton secours

C’est trop tôt et c’est un parcours

Initiatique qui t’est dû 

*

Tu hésites, cherches, te perds

Dans nos dédales mais sois sûr 

Que quelle que soit la flétrissure 

Elle sera ton nouveau repère. 

*

Allez, je viens te chercher 

Pour t’amener un peu plus loin 

Tu aimeras ça c’est certain

Au point de t’en amouracher 

*

Tu ne sortiras pas indemne 

De mes griffes cher débutant 

Tu seras marqué tout autant

Que par le fer au matin blême

*

Et puis chez toi tu rentreras

Ne croyant pas à cette nuit

Tant elle t’aura ébloui

Et, j’en suis sûr, tu reviendras 

Rêvons un peu

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J’ai appris ces dernières heures que les terrasses allaient rouvrir. Rien ne pouvait plus me ravir. C’est, je crois, ce qui m’a le plus manqué. De m’installer à une table dehors et de regarder le temps passer.

Et de rêver qu’elle viendrait me rejoindre, cette inconnue au doux regard.

Ce ne serait peut-être que pour parler, peut-être pour plus. Nous nous prendrions la main, échangerions quelques baisers et, soyons fous, nous finirions par nous éclipser vers l’intimité de la première alcôve qui pourrait accueillir l’effervescence de nos sens.

C’est le retour du possible qui nous a été annoncé.

J’ai hâte.

Matelot triche

cockring

Mots contraints : Port, coque, cheminée, sauvetage, quai, cabine, escale, matelot, atlantique

J’étais arrivé à bon port et pas trop en retard. Ouf. Restait à faire escale dans le dressing pour un changement de tenue express et je pourrais faire mon apparition dans le salon.

Je me savais attendu. Je découvris par contre que ça serait en tenue de matelot coquin avec pour seuls habits un bachi et un simulacre de gilet de sauvetage en résille jaune fluo. Je serais nu en bas par contre. Prêt à l’usage 

Les choses allaient un peu loin là. Mais ça faisait partie du jeu et, l’effet de l’herbe aidant, je choisis de ne pas m’en formaliser. 

Il était temps que j’entre en scène. 

Un feu, bien inattendu pour la saison, crépitait dans la cheminée. Je dus cependant reconnaître qu’il se mariait bien avec la lumière des bougies pour éclairer l’assistance. 

La soirée avait commencé et les sévices allaient déjà bon train. Tout semblait bien se passer Je fus quand même effaré de voir deux femmes échanger sur leurs vacances sur la côte Atlantique alors qu’elles fouettaient un homme de concert. Tout foutait vraiment le camp.

Heureusement que Ma Dame était là. Et elle avait amené son coffre à jouets, une valise cabine remplie d’accessoires pour notre seul plaisir.

Mais, avant de commencer, elle m’examina des pieds à la tête avant de tonner :

— Et le coque ringue ? On l’a oublié ? Mais qu’est-ce que je vais faire d’un chien de quai comme toi ?

J’avais beau y être habitué, son accent du Midi et ses expressions imagées me surprenaient toujours. 

Mais en bon toutou je me couchai à ses pieds pour implorer son pardon.

Réveil

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Mon réveil à sonné. Je le hais tellement. Il ne me laisse aucun répit ce salopard.

M’arracher à ta douceur, même si je ne l’ai que rêvée, est un réel supplice. Alors j’essaie de retarder ce moment et j’étreins l’oreiller comme si c’était toi.

Mais cette maudite sonnerie se répète sans fin me rappelant à ma condition : je suis seul, loin de toi, et tes courbes que j’ai tant aimées resteront un mirage un jour de plus.

Je me lève enfin. Et me sers un café. Je pense à nos petits déjeuners. Ils sont d’un temps révolu.

Ils me manquent.

Vesprée

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Le soir tombe sur la ville et, de mon balcon, je regarde le ciel s’empourprer.

Ça a été une journée quasiment estivale. Mais je n’ai pu en profiter que sur sa fin à cause d’un travail un peu trop prenant même si j’ai la possibilité de le moduler depuis chez moi. Dommage. Il aurait été tellement plus agréable de la passer en ta compagnie. Chez toi, chez moi, n’importe où pourvu que nous ayons pu avoir un peu d’intimité à partager. Car, osons le dire, tu me manques. J’ai aimé nos jeux passés, je vis avec leur souvenir et ne rêve que de les revivre. Mais je dois me contenter de ça pour le moment. Car il est toujours aussi difficile de nous voir, la faute à nos contingences respectives que nous ne parvenons pas à faire coïncider. Tant pis. Et, pour me consoler, je me dis ‘avenir finira bien par nous sourire.

Mais elle n’a pas été complètement perdue cette journée. Car, périodiquement, j’ai eu le droit de partager ton quotidien par quelques mots, photos et vidéos. Et J’ai adoré te voir évoluer chez toi à demi nue, contempler les jeux des rayons à travers tes fenêtres, qui habillaient ta peau d’ombre et de lumière. Et que dire de cet orgasme que tu m’as offert en te le donnant avec ce jouet que je sais fait pour toi ? Mes pauses ont été enchanteresses.

Mais, maintenant que la nuit arrive, je me sens gagné par la nostalgie. Je ne peux pas être pour le moment celui qui te donne du plaisir.

À moins que.

Je peux être en moins d’une heure en bas de chez toi. C’est tentant, même si l’aventure est est risquée et que la décision de m’ouvrir t’appartient.

Je vais oser je crois. La perspective de te prendre dans mes bras le vaut bien.

À tout à l’heure.

Faire coulisser l’andouillette dans le cresson

J’aime les frisottis de ta toison. Tu n’as pas succombé à la tentation du tout épilé et je t’en suis reconnaissant. Et quel plaisir de faire passer mes doigts dans tes poils si soyeux. De souffler légèrement dessus pour les écarter et avoir ainsi accès aux lèvres de ton sexe.

J’aime le sentir si humide, te sentir ainsi disponible à mes assauts. 

J’aime recueillir ta rosée en passant une langue avide sur ta vulve gonflée de désir. Ton goût qui change au fur et à mesure que ton plaisir augmente.

J’aime t’entendre réclamer ma queue dans un soupir qui finit dans un long gémissement

Alors je te fais étendre sur le dos, les reins calés par un coussin, les jambes écartées et le pubis offert et je viens m’étendre sur toi.

Je bande comme un fou. Et je viens me frotter doucement contre toi. Comme pour que ma queue commence à t’apprivoiser. Faire coulisser l’andouillette dans le cresson avant que tu ne m’absorbes est, je crois, l’ultime préliminaire.

J’ondule sur toi au rythme de la houle de tes reins.

Et j’entre lentement, irrésistiblement. D’une poussée rectiligne autant que résolue. Tu pousses un cri, satisfaite, et tes ongles me labourent les flancs.

Ça y est, nous baisons.

Candaule

La nouvelle aurait pu m’abattre. Elle a été au contraire un coup de fouet dans une vie trop monotone. Et je lui sais gré de sa franchise. Car je guette maintenant son retour après chaque sortie en caressant l’espoir de ne trouver qu’un sexe trempé si je glisse ma main sous sa jupe. Qu’elle ait encore sa culotte manquerait de piquant.

Je viens de la découvrir avide d’aventures extraconjugales. Et j’adore qu’elle me les raconte dans les moindres détails à son retour.

La lécher avidement, encore gonflée du plaisir qu’elle a pris avec un autre, me ravit. 

Je l’aime tellement.

Tremper le biscuit

Tu m’as convié à venir boire le thé demain. Mais je ne crois pas que ce soit sans arrière-pensées. Ne serait-ce que par le ton que tu as employé pour ton message d’invitation.

Tu as en effet évoqué la chaleur de liquides que nous dégusterions ensemble, ces oblongues pâtisseries qui les accompagneraient, ainsi que toute une panoplie de douceurs que nous partagerions. Et j’avoue ne pas être indifférent à ce genre d’avances, surtout dites de la sorte.

Alors, bien sûr, demain nous boirons un délicieux darjeeling. Et nous mangerons des gâteaux. Mais je ne pourrai pas m’empêcher ensuite de te prendre par la taille et de coller ma bouche à la tienne pour venir chercher ta langue. Ce baiser te fera commencer à mouiller. Il me fera bander pour ma part. Collés comme nous serons, tu ne pourras pas ne pas t’en rendre compte. Tu me caresseras sans doute à travers mon pantalon tout en ouvrant légèrement les cuisses pour que je parvienne jusqu’à ton intimité.

Nous resterons un moment ainsi, à nous branler par-dessus nos étoffes. Mais cela ne nous suffira plus et nous nous mettrons nus afin que nos peaux fassent connaissance. Peut-être voudras-tu me sucer, je te lécherai avec plaisir. Et, quand nous serons suffisamment excités, je proposerai ma lourde tumescence à la chaleur humide de ta chatte. Peut-être voudras-tu ensuite que, lubrifié par tes sécrétions je vienne aussi prendre ton cul. Je m’exécuterai volontiers. Et si tu veux enfin ressentir la chaleur de mon foutre je t’en inonderai la poitrine.

Je vais aimer venir tremper le biscuit chez toi demain.

Lettre 70 (happy end)

Ma Chère Amie, 

Quelle agréable surprise, ce matin en ouvrant ma porte. Vous étiez sur le seuil, resplendissante.

Je vous ai fait entrer, tremblant d’excitation et me suis blotti à vos pieds sitôt le café servi. Vous avez alors pris la clé d’entre vos seins et m’avez libéré, cajolé. Et le temps à venir n’appartenait qu’à nous. Il n’était plus question d’épreuve. Juste de deux êtres qui se retrouvaient.

J’ai inondé vos pieds. Vous avez souri. 

Nous allons cesser cette correspondance m’avez-vous dit. Elle n’a plus de sens maintenant que nous sommes réunis 

Je suis à vos ordres. 

Votre Dévoué.