Au parc

Il fait chaud aujourd’hui. Et l’atmosphère de mon petit appartement est vite devenue étouffante. Alors, après ma troisième douche, j’ai décidé que cela suffisait et, une fois sommairement séché, j’ai enfilé un t-shirt, un bermuda et une paire d’espadrilles et je suis sorti chercher un coin à l’ombre. Sur l’herbe de préférence. J’ai donc fourré un plaid et une bouteille d’eau dans mon sac à dos et j’ai marché jusqu’à un parc pas loin de chez moi. Par chance il n’y a pas trop de monde et j’ai pu prendre mes aises sous un arbre.

Je suis bien là et je lis un roman sur mon smartphone avec le chant des oiseaux pour seul fond sonore. Les pages défilent toutes seules, c’est un vrai régal, et j’en viens à oublier ce qui m’entoure. Jusqu’au moment où une petite balle vient traverser ma couverture, vite suivie par un staff au galop qui manque me renverser.

— Fulgor ! Au pied ! Vite !

C’est une voix féminine qui vient de rappeler le molosse à l’ordre. Je tourne la tête vers elle. Elle doit avoir une petite trentaine, porte des cheveux bleus, et son débardeur, largement échancré, laisse apparaître de nombreux tatouages sur ses bras et ses épaules. Elle me regarde, confuse.

— Excusez-moi Monsieur, mon lancer était foireux. Mon chien ne vous a rien fait de mal j’espère.

Je lui souris pour la rassurer. Mais pas que. Je la trouve vraiment jolie. Pas vraiment mon genre, je préfère les femmes plus mûres et plus rondes, mais son côté punk très typé ne me laisse pas indifférent. Et je dois avouer être un peu hypnotisé par sa poitrine, menue mais arrogante, que je vois pointer sous le tissu malgré les quelques mètres qui nous séparent. Elle ne porte pas de soutien-gorge. Elle n’en a pas besoin. Et je me demande alors si elle cache une culotte sous sa jupe. J’ai envie que non. J’ai envie de la savoir nue sous ses vêtements légers.

Subitement me vient l’idée d’en savoir plus. Cela peut être sympa d’engager la conversation avec cette inconnue. Je venais de terminer un chapitre quand le chien est venu bouleverser ma quiétude et, maintenant, je n’ai plus du tout la tête à la lecture, mais plutôt à folâtrer.

Je cherche un prétexte. C’est Fulgor qui me le donne, visiblement frustré de ne pas avoir trouvé sa balle, et qui attend aux pieds de sa maîtresse. Car je vois qu’elle s’est prise dans un pli de mon plaid. Emporté par son élan tout à l’heure, il n’a pas pu la prendre au vol.

L’occasion est belle de la lui ramener et de m’en faire un ami avant d’essayer de conquérir sa maîtresse.

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