Dimanche exposition

C’est dimanche et il fait beau. Alors je décide d’aller me balader. Et puis il y a cette exposition à laquelle on m’a invité sur les réseaux sociaux. Ça peut être un but sympa à mon périple. J’ai une amie qui y participe d’ailleurs. L’occasion de la voir ? Pas sûr. Ce n’est pas une de ses journées de permanence. Mais peu importe. Je verrai ses nouveautés et, si elle vient à passer, ce sera une agréable surprise.

Me voilà en route. Juste le temps de passer prendre une bouteille d’eau et un sandwich dans une boulangerie. J’ai plus faim d’émotions que de nourritures terrestres à vrai dire. Et, à ce que j’ai pu voir sur divers posts, je ne devrais pas être déçu.

Me voilà arrivé. Mon amie n’est pas présente mais je suis agréablement accueilli par une des artistes qui me propose une visite guidée de la galerie. C’est un lieu très petit et j’aime immédiatement le côté cabinet de curiosités que les exposantes en ont fait. Ce sont pour la plupart de petites pièces et le regard ne se sent pas envahi, au contraire.

Je flâne au premier étage, me laissant porter par les émotions que me donnent les œuvres. Quand j’entends des voix au rez de chaussée. Je reconnais immédiatement celle de mon amie. Je descends la saluer. Nous hésitons à nous embrasser et puis nous renonçons. L’époque ne s’y prête pas et il y a toujours cette réserve entre nous que je ne veux pas briser. Elle est surprise de me voir. Je n’étais pas censé passer pour l’ouverture. C’est un imprévu qui l’a amenée ici aujourd’hui. Je trouve que c’est un joli hasard.

Nous papotons un moment avec ses camarades. Je fais l’emplette d’une photographie et d’un cyanotype avant qu’elle ne décide de m’enlever pour aller boire un verre. Nous ne nous sommes pas vus depuis des mois et nous avons beaucoup de choses à nous raconter. C’est donc assis à une terrasse, autour de deux Perrier, que nous remontons le fil de tout ce temps durant lequel nous ne nous sommes pas vus. Ce que sont devenues nos vies déjà, et celles des personnes que nous connaissons en commun et qui nous sont chères. Il y a tant à dire. Nos verres se vident plus vite que ne se tarit notre conversation. Alors nous décidons de payer nos consommations et d’aller nous promener dans le quartier.

Elle le connaît comme sa poche et c’est un réel plaisir de l’en entendre parler. Elle a toujours une anecdote sympathique sur les lieux que nous traversons, bien loin des commentaires assommants et factuels des guides touristiques. Je me laisse porter au point que je n’ai bientôt plus la moindre idée d’où nous nous trouvons. Je le lui dis. Elle sourit et me répond qu’elle ne me laissera pas tomber. Il y a un silence. Nous nous regardons. Tout semble figé autour de nous. Puis chacun de nous baisse les yeux et nous reprenons notre route jusqu’à finir notre boucle à la galerie où j’avais laissé mes achats.

Elle me raccompagne à la station de métro, C’est le moment de se dire au revoir. J’ose lui proposer que l’on s’embrasse. Elle décline à nouveau. Ce n’est pas le moment et puis il y a toujours cette appréhension qui plane. Je descends l’escalier. Elle reprend sa route.

Une fois rentré, je repense à cette après-midi. J’ai aimé ces moments, j’aime la personne qu’elle est. Et je me dis qu’il faudra que je lui dise. Un jour.

l’exposition existe et est ici

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