Control is key

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Il faisait encore une relative fraîcheur ce matin et j’ai passé ma journée dans un immeuble de bureaux climatisés. Le choc thermique n’en a été que plus grand quand je suis sorti à la fin de mon travail. Ils l’avaient annoncé, la vague de chaleur est bien là et, après un rapide retour dans des transports heureusement pas si bondés que ça, je n’ai qu’une seule envie : ôter tous mes vêtements et prendre une douche glacée.

Pantalon, caleçon, chaussettes et chemises gisent donc en vrac sur mon convertible, que je n’ai pas eu le courage de fermer, quand j’entends du bruit derrière ma porte. Et c’est à ce moment que je prends conscience du fait que j’ai laissé mes clés dehors, sur la serrure. Mon immeuble est bourgeoisement occupé mais on ne sait jamais. J’entrouvre donc la porte afin de passer le bras quand je me retrouve nez à nez avec ma voisine, une femme à la cinquantaine fièrement portée que je trouve particulièrement à mon goût mais que je n’ai jamais eu l’occasion d’aborder. Elle tient mon trousseau à la main.

— Vous avez oublié vos clés sur la porte et…

Elle ne finit pas sa phrase et sa bouche s’est arrondie de surprise. Elle a des lèvres rouge sang qui donnent envie de les embrasser. Mais ce n’est pas le propos. Je viens de me rendre compte de la situation. Je suis entièrement nu et elle n’a pas pu ne pas s’en rendre compte quand j’ai ouvert. Je suis confus et bredouille quelques mots inintelligibles avant de saisir les clés qu’elle me tend.

Je vais refermer la porte quand elle passe un pied autoritaire dans l’entrebâillement.

— Ah non ! Vous ne vous en tirerez pas aussi facilement !

De surpris son regard et le ton de sa voix se sont faits subitement sévère. Elle me pousse vers l’intérieur. Déséquilibré, je m’affale sur mon matelas. Je me sens si gêné, tellement vulnérable. Un élan de vaine pudeur me fait porter les mains à mon entrejambe. Mais il est trop tard, elle a déjà tout vu.

— Alors vilain garçon, comme ça on ouvre aux dames sans prendre le soin de passer le moindre habit ? Si j’avais su que je passais tous les jours à côté d’un exhibitionniste. Je devrais le signaler au syndic !

Je ne sais pas quoi répondre et je baisse le regard. Je suis à sa merci. Un mot d’elle et je perds mon logement. La situation m’effraie. Et, paradoxalement m’excite. Je sens mon sexe grossir sous mes doigts en conque.

— Pardon Madame ! Je ne voulais pas ! J’ai ouvert par réflexe ! Je n’ai pas fait exprès ! Ne dites rien, je vous en supplie !

— Allons donc ! Vous êtes un pervers et vous méritez une leçon. Mais d’abord ôtez moi ces mains de là. Elles ne cachent plus guère l’objet du délit vous savez.

Elle n’a pas tort. Je bande franchement à présent et mon gland dépasse le long de mon ventre. Je laisse mes bras reposer le long de mon corps.

— Voilà qui est mieux.

Son ton s’est fait gourmand.

— Branlez-vous maintenant. Mais faites-le avec passion. Je veux bien fermer les yeux sur votre incartade de tout à l’heure mais je vais les garder grand ouverts pour contempler ce plaisir que je vous ordonne.

Maté, vaincu, je m’exécute. Il y a quelque chose de très humiliant à se masturber sous la contrainte de cette femme, de n’être qu’un objet dont elle décide du destin. Mais la tempête qui s’agite sous mon crâne est absolument délicieuse et je dois ralentir pour ne pas me rendre trop vite. Je me fais immédiatement corriger.

— Non, non, pas d’artifices. Si vous ne savez pas vous contrôler vous l’assumez. Et cela vous donnera matière à réflexion par la suite. Pour apprendre.

Il y aurait donc une prochaine fois ? Cette perspective m’électrise et je ne peux pas m’empêcher de me répandre sur mon ventre dans de grands jets.

Elle n’a pas perdu une miette du spectacle et m’indique maintenant que je dois me nettoyer et me goûter. Je recueille donc mon sperme et me bois. Je découvre alors que je suis salé et légèrement iodé. C’est une révélation : aucune de mes partenaires ne m’en avait fait la remarque. Je souris.

— Voilà qui est bien. Mais il vous en reste un peu. Là.

Du bout de l’index elle vient prélever une goutte qui m’avait échappé. Elle le porte à sa bouche.

— Pas mal du tout. Mon silence vous est acquis. Pour cette fois. Je reviendrai. Peut-être. Je vous laisse maintenant. Soyez sage.

Et elle disparaît dans le couloir, me laissant à la fois assouvi et frustré. J’ai l’impression d’avoir rêvé. Elle n’a laissé aucune trace d’elle. Seule la sensation de tiraillement de mon foutre qui sèche sur ma peau me rappelle la réalité de ce qui vient de se passer. Je me doucherai plus tard.

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