Initiation

Mots contraints :Désir, soif, appétit, envie, convoitise, appétence, avidité, souhait, goût.

— La soirée est-elle à votre goût ?

Il tourna la tête, curieux. La femme qui lui avait lancé cette question le regardait avec convoitise. Allait-elle jeter son dévolu sur lui ? C’était son souhait le plus cher d’être pris en main dans ce lieu qu’il avait eu soif de connaître mais où il n’avait pas encore trouvé sa place.

— Oui et non Madame.

— Expliquez-vous.

— Je suis venu ici parce qu’on me l’a recommandé. Mais seul. J’ai bien observé mais il me manque quelque chose.

— Votre souhait à présent est de jouer ? Je vais voir ce que je peux faire pour vous. Mais parlez moi d’abord de vos compétences et de vos appétences. Je veux tout savoir de vous.

Il lui fit part de son désir d’être pris. Par une femme. De son propre aveu il était très anal et cherchait une partenaire qui accepte de le remplir. Pendant qu’il se livrait, elle le regardait avec une avidité croissante.

— Et si je vous fistais ? D’après ce que vous venez de me dire, c’est quelque chose qui devrait vous plaire. Mais cela n’a rien d’anodin comme pratique et, même si je on me dit experte en la matière, il faut vraiment que vous en ayez envie pour que cela fonctionne.

— Ce serait un bonheur Madame. 

Il jubilait intérieurement Il n’avait jamais osé imaginer que l’on lui propose cela un jour. 

— Alors suivez-moi. Et prenez mon sac à malices. 

Et elle prit l’escalier qui les menait aux coins câlins. Il était encore trop novice pour être donné directement en pâture au public. 

Une fois arrivés, elle le fit déshabiller. Une fois nu elle lui ordonna de se mettre à quatre pattes, les fesses relevées, offertes. Elle se mit derrière elle et passa un gant avant de l’oindre de lubrifiant. La sensation de frais le fit frissonner.

Elle commença par un doigt. Vite rejoint par un deuxième. Le troisième ne tarda pas et bientôt il ne manqua que le pouce. Elle le travaillait avec douceur. 

— Vous ne m’aviez pas menti sur votre « souplesse ». Votre cul a vraiment un gros appétit et je pense que le moment ne va pas tarder où j’aurai ma main en vous.

Puis elle se tut, attentive à ses réactions. Il soufflait, grognait, se tendait vers elle. Il sentit soudain une poussée un peu plus franche de sa part et essaya de se détendre du mieux qu’il pouvait. Il se sentait s’ouvrir comme jamais tandis que la dextre de la femme se frayait un chemin dans ses profondeurs. Et puis elle s’immobilisa. Il retenait son souffle. Y était-elle parvenue. Il n’osait le lui demander. 

— Mon cher, je me suis enfoncée jusqu’au milieu de l’avant-bras. Vous me sentez bien ? 

— Oui Madame. Merci Madame. 

Il en avait les larmes aux yeux. Sa dernière barrière venait de céder. Il ne s’était jamais senti aussi mâle. 

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