Tout fout le camp

Mots contraints : Âge, soleil, musique, martinet, roulette, photo, baiser, soumis, boutique.

— Quand on voit les évolutions du martinet dans les airs, on ne peut pas penser un seul instant qu’il soit soumis à la même gravité que nous. 

Il n’y avait pas photo : malgré son âge il avait gardé toute sa tête et ses aphorismes étaient comme un rayon de soleil dans une existence bien grise. C’est pour cela que j’aimais me rendre dans sa boutique qu’il continuait à tenir plutôt que d’aspirer à la retraite. Et que dire de la musique qu’il y passait ? Des trésors de toutes les époques diffusés aléatoirement mais en parfaite harmonie. J’avais pris mes quartiers chez lui, même si, parfois, je n’achetais rien et nous avions pour rituel de nous envoyer un baiser du bout des doigts quand je partais. 

Mais c’était avant. Désormais je n’ai plus le droit de sortir que pour subir la roulette du dentiste et autres joyeusetés médicales. Tout ce qui pouvait donner du sel à ma vie est en train de disparaître et je me dis que les restrictions en vigueur vont me tuer tout autant que l’épidémie.

Foutue époque. 

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