Nostalgie

(à lire en musique)

Je suis nu sous ma couette, couché dans le noir. La hifi joue doucement Menina Flor et je rêve tout éveillé. 

Ce studio, qui ne sera bientôt plus mien, pourrait raconter bien des choses s’il pouvait parler.

Il en aura vu passer des cafés. Habillés ou pas, seul, à deux, voire plus.

Ceux qui ne servent que de passage, pour  ne pas assouvir trop vite un désir trop pressant parce que, après tout, nous sommes des personnes civilisées. On s’y regarde, attendant le premier geste de l’autre, on dit qu’il est bon parce qu’il fait bien parler, mais, au fond de nous une voix nous hurle silencieusement de lui sauter dessus. 

Ceux encore qui n’auront pas eu lieu parce que les ébats avaient déjà commencé avant de franchir la porte. Ces derniers, à peine envisagés, n’ont été que des prétextes à se rouler des pelles sitôt la porte cochère franchie.

Ceux, enfin, que l’on boit sans un bruit pour ne pas briser la magie de la nuit écoulée ou juste pour ne pas réveiller l’autre qui dort encore. Parce qu’on s’en va parfois. On ne laisse alors que l’empreinte de ses lèvres sur la tasse comme souvenir. 

Je ne peux pas dire qu’il y en ait eu de meilleurs ou de pires. Chacun a son histoire et je la respecte. Ils ont tous été une page de cet épisode de ma vie que je vais bientôt clore. Je les aime pour cela à l’heure d’écrire le prochain 

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