Libération

Image Anais Cristole on Flickr

Je la sens extrêmement appliquée à essayer de me faire perdre la raison et je dois me mordre la lèvre inférieure pour ne pas que mes voisins puissent entendre la cohorte de mots crus que la situation fait arriver à ma bouche.

Moi, le doux, le réservé, le tendre, j’ai envie de lui parler salement à cette femme qui me prend dans sa bouche comme personne ne me l’a jamais fait. J’ai envie de la lui baiser sauvagement et de lui gicler mon foutre au fond de la gorge en la traitant de tous les noms. C’est tellement peu moi. Elle m’y amène pourtant tout droit.

Mais je ne le peux pas. De l’autre côté de la haie, il y a des personnes qui ne goûteraient certainement pas au spectacle que nous pourrions leur offrir si, intrigués par mes cris, ils venaient à passer la tête par-dessus la haie.

Alors je me tais. et me laisse guider par elle jusqu’à des sommets de plaisir animal  que je n’aurais jamais imaginés auparavant.

Je suis à la limite de mes forces. Elle doit le sentir car elle cesse sa fellation et, sans cesser de me caresser d’un mouvement rapide du poignet, fait maintenant pointer ma queue vers ses seins.

Je finis par me rendre. Et de longs jets de mon sperme viennent maculer son menton, sa poitrine et son ventre. Elle arbore un sourire extatique en me recevant ainsi tandis que je sens le goût du sang dans ma bouche. C’était tellement fort que je me suis mordu jusqu’au sang.

Elle vient laper mes dernières gouttes directement sur mon gland avant de se relever et de déposer un baiser plein de mes fluides sur mes lèvres.

— Merci. Je dois filer à présent. Je vais être en retard.

Je suis trop hébété pour la retenir. Elle rentre et, par la porte-fenêtre, je la vois se rhabiller dans la cuisine. Elle ne s’est pas essuyée et il y a maintenant de grandes taches sur son chemisier dont elle semble se soucier comme d’une guigne. Puis je la vois disparaître dans le couloir avant d’entendre claquer ma porte d’entrée.

Une fois que j’ai repris mes esprits, je vais voir le colis qu’elle m’a apporté et que je n’attendais pas. Il est vide à l’exception d’une petite carte.

Un prétexte comme un autre pour vous aborder. En ferez-vous une histoire ?

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