Le club des 300

Image Jürg Bader / Flickr

La première pensée qui m’est venue en voyant arriver le gamin et son papa sur le carré à côté de moi c’est qu’il en était terminé de la tranquillité de mon voyage avant même qu’il ne commence. Et puis j’ai vu la maman et je me suis dit que je pouvais tolérer un peu de dérangement. Les jeunettes ne sont pourtant pas trop ma tasse de thé mais, avec ses cheveux châtains légèrement ondulés, ses yeux noisette et son petit nez en trompette, elle était vraiment craquante. Ça c’est la version la plus acceptable de la chose car j’étais plutôt fascinée par ses seins en poire, qu’aucun soutien-gorge ne venait comprimer sous le léger tissu de son débardeur, et ses jambes fuselées qui emergaient d’un mini short noir un peu ajusté. Que dire alors quand elle a déposé son sac à dos sur le porte-bagage ? Ses fesses, rondes et hautes, étaient un véritable appel à la caresse mais, voyageant en famille, elle devait rester un simple plaisir pour les yeux. 

Il me fallait me donner une contenance. Je me suis donc plongé dans la lecture des Chroniques de Mertvecgorod sur ma liseuse, espérant y trouver un dérivatif à la contemplation appuyée de ma voisine. Les choses ont plutôt bien fonctionné et j’ai à peine levé le regard lorsqu’elle s’est levée pour quitter la voiture. La meilleure des lectures n’est cependant pas grand chose pour moi en comparaison du besoin de café et, au bout d’une demi-heure, le besoin impérieux de me rendre à la voiture bar s’est fait sentir.

Je n’ai été qu’à moitié surpris en la retrouvant attablée, une tasse fumante devant elle. Je l’ai été nettement plus lorsque, après m’avoir adressé un grand sourire, elle m’a fait signe de la rejoindre. 

  • Bonjour, je désespérais de pouvoir vous parler en tête à tête mais l’alibi du café fonctionne toujours avec mon mari. Il ne me restait plus qu’à croiser les doigts pour que vous partagiez le vice de l’expresso avec moi.
  • Je n’osais faire plus que vous regarder du coin de l’œil mais voilà exaucé mon désir de passer un moment avec vous.
  • Du coin de l’œil ? Vous en avez de bonnes ! Vous me bouffiez littéralement des yeux avant de plonger dans votre Kindle et je dois reconnaître que cela m’a fait du bien, Monsieur est trop préoccupé par sa progéniture pour me porter plus d’attention que ce que l’on peut en avoir pour une mère
  • Vous êtes avant tout une femme et cette négligence est regrettable. 
  • Heureusement que je parviens, ça et là, à mettre de légers coups de canif dans notre contrat de mariage. Jamais encore dans un train cela dit. Voulez-vous m’aider à y remédier ? Il existe un club des 10000 pour les avions, je me demande s’il en existe un des 300 pour le TGV. 
  • Je ne me suis jamais posé la question mais votre proposition est particulièrement alléchante et je serais bien mal inspiré de la décliner. 
  • Alors allons-y. Les toilettes de la partie inférieure des voitures sont vastes et seront, j’en suis persuadée, une alcôve parfaite.

Complices, nous avons entrechoqué nos gobelets avant de les finir et de quitter notre place. Comme elle l’avait annoncé, l’endroit nous permettait quelques évolutions dont nous ne nous sommes pas privés sitôt la porte verrouillée derrière nous. Cela a commencé par un long baiser langoureux qui a fini de réveiller mes ardeurs, ce qu’elle a sans doute senti contre elle car elle a porté la main à mon paquet. 

  • Ça a l’air intéressant tout ça, tu permets ? 

Le tutoiement était devenu de rigueur compte tenu de cette nouvelle intimité. 

  • Fais-en ce que tu veux 

Elle a défait les boutons de mon pantalon et en a extrait ma queue qu’elle a aussitôt enserrée entre ses doigts. 

  • Oh ! Comme elle palpite ! Tu as un second cœur là-dedans ?

Elle s’est mise à me branler doucement et je me suis aussitôt dit demandé comment on pouvait se détourner d’une personne qui le faisait aussi bien. Ce n’était pourtant que le début car, me jugeant assez raide, elle s’est agenouillée devant moi et m’a pris dans sa bouche. J’ai cru que j’allais crier tellement sa langue était douce sur ma tige. Quand elle s’est redressée, je luisais de sa salive, parfaitement lubrifié.

  • Tu es parfait à présent. 

Elle a ôté son short -je n’ai même pas été surpris qu’elle ne porte rien en dessous- et a posé les mains sur le miroir, les reins exagérément cambrés. 

  • Encule-moi ! 

Je lui ai fait part de ma surprise et elle m’a répondu que son sexe restait chasse gardée de son mari. J’ai ri quand elle a ajouté qu’elle gardait certains principes avant d’écarter ses fesses et de positionner mon gland sur son œillet. J’ai ensuite poussé tout doucement et son cul m’a pris jusqu’à la garde. Elle était serrée et brûlante et j’ai adoré la tisonner pendant de longues minutes, la faisant gémir au rythme des bogies. Les meilleures choses ont pourtant une fin et, avant de jouir, je lui ai demandé où je pouvais le faire. Elle m’a alors décuplé et est revenu me gober jusqu’à ce que je lâche tout au fond de sa gorge et qu’elle l’avale. 

Lorsque nous sommes sortis des toilettes, nous avons eu droit aux regards furieux des voyageurs qui attendaient leur tour mais, ivres du plaisir que nous venions de prendre, nous n’en avions rien à faire. Nous avons regagné nos places en même temps. Le mari, en pleine partie de Uno avec son rejeton, n’a même pas relevé la tête. J’ai repris mon roman, elle a attrapé un livre de conseils à destination des enseignants débutants et nous avons terminé notre voyage ainsi, non sans échanger quelques clin d’œil à la dérobée. 

Je les ai laissés sortir lorsque le train s’est arrêté à destination et suis resté un moment, le temps que les couloirs se vident. Au moment de ramasser mes affaires, j’ai remarqué un rectangle blanc sur le sol. Je l’ai ramassé. Sa carte de visite. Restait maintenant à savoir s’il ne fallait pas pas que cette histoire reste une agréable parenthèse. Je l’ai tout de même mise dans ma poche. En souvenir 

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