Le remède

La journée avait pourtant bien commencé et rien ne le laissait présager, mais les faits sont là : une horrible migraine me broie les tempes et, après avoir fouillé fébrilement les tiroirs de mon bureau, je dois me rendre à l’évidence, je n’ai plus le moindre cachet pour me soulager. Comble de malchance mes collègues sont qui en vacances, qui en télétravail quand ils ne sont pas en réunion et je n’ai personne pour me procurer le moindre soulagement. 

Je me dis que cet après-midi va être long lorsque je reçois un mail dont je me prends à espérer qu’il sera salvateur. La fille de l’accueil vient de réceptionner un colis pour nous et, connaissant son sens de l’organisation, je me dis qu’elle doit avoir quelques Doliprane dans une boîte à pharmacie. 

Je descends l’escalier pour aller la retrouver. Il règne une chaleur étouffante dans les parties communes de l’immeuble et, à bien y réfléchir, c’est probablement le contraste avec la climatisation presque glaciale, qui souffle dans mon dos et que je ne peux régler, que j’ai attrapé cette migraine.

Laure doit également avoir très chaud derrière son comptoir si j’en crois sa tenue lorsque j’arrive. Elle n’est habituellement qu’une femme tronc mais je vois clairement lorsqu’elle se lève pour attraper que le débardeur à fines bretelles et le short qu’elle porte ne sont là que pour lui assurer le minimum syndical de décence. J’aime bien Laure, elle est sympa et je dois reconnaître que les grands gabarits dans son genre ne m’ont jamais laissé indifférent. La douleur ne parvient pas à me faire oublier que je la trouve très désirable ainsi, surtout lorsque je remarque la goutte de transpiration qui vient de partir de la base de son cou et vient mourir dans son décolleté. 

  • Tu peux émarger ? 
  • Oh pardon, j’avais la tête ailleurs, je l’ai d’ailleurs dans un étau. Tu n’aurais rien qui puisse faire passer cela ? 
  • J’ai du paracetamol mais je vais te dire une chose : j’ai un remède qui se transmet de mère en fille dans ma famille et, si tu veux, je peux t’en faire profiter. 
  • Quoi que ce soit, je l’accepte si c’est efficace. 
  • Personne ne s’en est jamais plaint. Suis-moi. 

Elle m’entraîne à sa suite dans une salle vide non loin du hall d’entrée. Il y règne une douce pénombre qui me fait du bien. Elle m’invite à m’asseoir et se place derrière moi 

  • C’est à base de massages, ferme les yeux et laisse-toi faire. 

Je suis son conseil et, bientôt je sens ses doigts passer sur la base de mon cou avant de remonter tout doucement. 

  • Je sens qu’il y a quelque chose en effet. Attends ! 

C’est quelque chose de beaucoup plus chaud, moite et souple que ses mains qui enveloppe désormais mon cou. Je crois savoir ce dont il s’agit mais je n’ose pas lui demander si je suis bien dans son sillon. Elle poursuit son massage quelques minutes avant de s’interrompre. J’ai un peu moins mal au crâne mais, surtout, je bande à en faire exploser ma braguette. 

  • Le mal est plus bas et il faut que je m’attaque à sa racine. Garde les yeux fermés mais lève-toi très doucement. 

Je suis à peine debout quand je la sens s’attaquer à ma braguette et en sortir mon sexe. C’est ensuite cette formidable sensation d’enveloppement que je retrouve mais autour de ma queue. La caresse de ses seins est douce et, peu à peu, les brumes de la migraine se dissipent. Je l’en remercie mais elle me coupe. 

  • Ce n’est pas encore fini, laisse-toi aller. 

J’obéis et, très vite, une langue de feu part de mes reins et remonte jusqu’à mon gland. 

  • Je vais jouir Laure. 
  • C’est bien ce que j’attends, c’est ainsi que nous extirpons le mal. 

Je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir les yeux lorsque je sens le premier jet partir et je le vois s’écraser sur l’opulente poitrine de Laure, qui s’est mise torse nu pour s’occuper de moi, suivi du reste de mon éjaculation qu’elle étale sur sa peau à l’aide de mon gland comme si elle manipulait un pinceau. C’est alors que je prends conscience du fait que je n’ai plus mal du tout. C’est absolument prodigieux. Et je le lui dis. 

  • Il y a un dicton chez moi qui dit : « pour tous les maux l’orgasme est le meilleur des charmes ». Je te laisse à présent, je vais me rincer un peu. Contente de savoir que ça t’a fait du bien. Reviens quand tu en auras besoin 

Elle passe juste son short et disparaît, dépoitraillée, dans les couloirs. J’ai presque hâte de souffrir à nouveau pour lui demander comment se transmet ce secret de famille. 

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