Autres vacances (4)

Je me réveille de ma deuxième nuit chez Elle. J’ai dormi comme une brute. Mais quelle journée auparavant ! Quand elle m’a sorti de ma cage ça a été pour me servir mon petit-déjeuner à Ses pieds, servi dans des gamelles. Et laper un café brûlant n’est pas une mince affaire, je vous l’assure. Il a fallu ensuite compléter ma panoplie de toutou. J’ai eu droit à une queue d’épagneul bien sertie par un gros plug dans mon cul et que j’ai dû porter jusqu’au soir. J’étais donc paraît-il prêt pour une séance de dilatation. Et je l’ai bien sentie passer.

Lui faisander le dindon

Elle complexe sur ses grandes lèvres, soi-disant parce qu’elles débordent un peu trop des petites. Il faut qu’elle arrête. Les abricots parfaitement dessinés de l’industrie du porno sont une minorité et sont même souvent retouchés. Et puis quel intérêt de s’occuper d’un de ses sexes prétendument idéaux ? 

Non, moi ce que je veux ce sont des cramouilles qui ont vécu et peu importe leurs imperfections bien au contraire. Car qui ne connaît pas le plaisir d’avoir plein la bouche de babines intimes et de les mâchonner pour provoquer la jouissance de celle qui les possède ignore à mon avis tout de la sexualité. Je parle de la vraie, pas de celle des écrans, forcément lissée pour créer une norme. 

Ce que je veux, moi, c’est lui faisander le dindon. Avec tout ce dont la nature m’a donné, et, pourquoi pas, des accessoires. Car tout est bon pour la faire grimper aux rideaux et lui faire rendre ses jus. Que ce soit en la pilonnant ou par simples attouchements. Que ce soit doux ou fort je ferai tout pour elle. Et je n’aurai de cesse de lui montrer à quel point sa vulve, qu’elle juge disgracieuse, a de l’attrait pour moi, dussé-je la faire défaillir d’orgasmes répétés. 

Elle a à mes yeux la plus belle des chattes. Et je lui montrerai. 

Balcon nu : épilogue

Je garde un très bon souvenir de ce moment et il m’arrive parfois de jeter un coup d’œil dans ma galerie pour repenser à sa réalité. C’était complètement dingue mais je ne regrette rien.

Et puis un jour, une enveloppe sans nom dans ma boite aux lettres. J’ouvre. Une liasse de clichés. Je n’ai pas été seul à prendre des photos.

Il y a aussi une lettre. Je frissonne. Veut-on me faire chanter ? Tremblant, j’ouvre

Nous vous avons aimé sur votre balcon. Nous partageons avec vous nos souvenirs. En espérant vous revoir bientôt.

Deux initiales signent  le mot.

Je recommencerai.

Balcon nu (13)

Je sens que j’ai pris ma décision trop tard et que ma jouissance est inéluctable. Alors, perdu pour perdu, je préfère finir en apothéose.

Je n’ai pas accéléré. Je n’en ai pas besoin. J’ai juste ma hampe dans ma paume et j’agace mon gland et mon frein du bout des doigts.

C’est soudain comme si la foudre avait traversé mes reins et mon sperme jaillit à longs jets dans ma main que je tiens en conque. Je la tends vers la fenêtre en face. C’est mon offrande. Puis je la porte à ma bouche.

On a refermé de l’autre côté.

Modèle

Elle est de ces femmes que l’on dit belles à peindre. Et j’ai eu moi aussi envie de la croquer. Alors je lui ai fait prendre la pose et ai sorti ma toile, mon chevalet et mes pinceaux. 

Mais, au moment de dessiner le premier trait, l’angoisse m’a étreint. Étais-je le mieux placé pour coucher son corps sur quelque support que ce fût ? Et quand bien même. Fallait-il la figer, elle dont les courbes semblaient en mouvement même alors qu’elle était immobile ?

Elle a vu que j’étais troublé, incapable du moindre coup de pinceau. Alors elle m’a dit « viens m’aimer » et m’a tendu ses bras. Je me suis fondu en elle et j’ai oublié toutes mes craintes. 

Le tableau que j’ai fait d’elle après notre étreinte restera à jamais mon chef d’œuvre. 

Balcon nu (12)

Le moment est crucial : soit je lâche ma queue le temps de faire retomber un peu la pression, au risque de voir mes effets s’éteindre, soit je continue à me branler et ma reddition est acquise. Cruel dilemme 

N’y a-t-il donc pas de troisième voie ? Je regrette à présent de ne pas avoir pensé à mettre un cockring tout à l’heure, qui aurait peut-être pu m’aider à jouer les prolongations. Mais je dois m’en passer. 

Je ralentis autant que possible les mouvements de mon poignet et desserre un peu mes doigts. J’espère que cela sera suffisant pour gagner du temps. 

Balcon nu (11)

Je prends la pose, maintenant à la fois pour l’ombre derrière les rideaux et pour trouver le meilleur cadrage possible. Je ne pense même pas au fait que, non seulement ces photos ne sortiront pas de mon téléphone, mais que, de plus, je ne saurai jamais qui était de l’autre côté de la rue. Non, je profite juste de ce moment où je me donne du plaisir sous un regard extérieur parfaitement anonyme.

J’ai envie de faire durer le spectacle encore un peu. Mais une goutte de liquide vient  de perler à mon méat.

Et je sais ce signe annonciateur.

Trio

Elle m’avait déjà parlé de son amant favori. Celui qui la faisait jouir comme aucun autre. Pour moi il était incontournable dans sa vie et je ne voyais aucune objection au fait qu’ils continuent à se voir, bien au contraire. 

Elle m’avait aussi parlé de son envie de trio avec deux hommes. Dont elle serait le pivot et lui un des balanciers. Et je m’étais plu à m’imaginer en contre point. 

Alors quand elle m’a demandé si je voulais les voir, ne fût-ce qu’en photo, je n’ai pas résisté à la tentation, malgré une pointe d’appréhension quant à ma réaction. Je ne redoutais pas d’être jaloux, j’ai fait mien le principe de non-exclusivité, mais plutôt de ne pas savoir me situer, de m’exclure peu à peu du jeu.

Et puis j’ai eu les clichés sous les yeux. Ils étaient beaux tous les deux, à s’adonner au plaisir sous toutes ses formes. J’ai aimé les voir et me suis immédiatement imaginé, non pas à sa place à lui, mais plutôt à compléter le tableau que j’avais à l’écran. Nous sommes certainement complémentaires et, ensemble, nous saurons la combler dans de nouvelles proportions. C’est en tout cas mon vœu le plus cher. Et la question n’est pas de savoir si ça va se passer mais plutôt quand. 

Autres vacances (3)

Je viens de m’éveiller de cette première nuit chez Elle. J’ai dormi à la fraîche, enfermé dans un ancien clapier avec une couverture comme seul élément de confort. 

En attendant qu’Elle vienne me chercher, je pense à la veille. Attaché un long moment à une croix de Saint André, je me suis fait copieusement flageller. Et même si Elle s’est contentée de ses martinets jumeaux, Elle n’y est pas allée de main morte et mon cul me cuit encore. Moi qui voulais garder des traces de nos retrouvailles, me voilà comblé.

Je suis impatient de savoir ce qu’elle m’a concocté.

Autres vacances (2)

Je suis arrivé à destination. Et aussitôt Elle me fait mettre nu. Mes vêtements ne vont me servir à rien durant ces prochains jours me dit-elle. Nous sommes à la campagne, sans vis à vis, et Elle désire que je sois toujours disponible immédiatement. J’aurai exceptionnellement le droit de passer un jockstrap lorsqu’Elle recevra. Car il est prévu qu’Elle me montre à certaines de Ses amies. J’en tire une fierté immense. Nous n’avons encore joué que dans l’intimité et Elle va me faire entrer dans le Grand Monde.

Les jeux peuvent à présent commencer. Sa grange est devenue un donjon.