Carnet de voyage (31)

Je dois avoir l’air passablement ahuri car elle lève sa main vers ma joue et la tapote doucement. 

  • Hé ! Je n’ai pas parlé mariage, hein ? Mais je pense que nous pouvons être de bons camarades de jeu. Qu’en dis-tu ? 

Cette perspective me fait sourire. 

  • OK mais pas tout de suite, je dois me remettre. 
  • Et nous avons un peu de route, on y va ?

Elle ne prend pas la peine de se rhabiller ni même de s’essuyer avant de remonter en voiture. Un peu ébahi, je la rejoins et mets le contact. 

Une formidable odeur de stupre règne dans l’habitacle.

(image Cyril P Photo / Flickr)

Carnet de voyage (30)

Une fois nettoyé, notre comparse se rajuste et nous remercie.

  • Vous êtes un drôle de couple tous les deux. Mais quelle super séance de baise ! Allez, je file, j’ai encore de la route et des horaires à respecter. 

Il tourne les talons et s’éloigne dans la lumière du soir qui tombe. Pas plus elle que moi n’avons cherché à le détromper. Elle rompt le silence.

  • Eh bien, nous voilà ensemble. C’est amusant, non ? 
  • C’est un peu impromptu. Mais nous avons eu un peu d’intimité, non ? Même si elle fut partagée.

Elle rit aux éclats. 

  • Et si ce n’était qu’un début ? 

Carnet de voyage (29)

Vous y êtes, je le sens, allez-y les garçons ! 

Elle tend vers nous un visage extatique. Dans une extraordinaire synchronicité, nos deux premiers jets l’atteignent sur les joues, maculent son menton et finissent de se perdre sur sa gorge. 

Je continue de nous agiter et une deuxième salve, tout aussi puissante que la première, l’atteint en pleine poitrine, qu’elle étale à pleine main sur sa peau.

-Oh quelle vigueur ! Et ce que c’est bon de se faire ainsi asperger ! Il vous en reste encore ? 

Elle ne nous laisse pas le temps de répondre et vient nous téter l’un après l’autre. 

Carnet de voyage (28)

Les palpitations du sexe que je caresse me sont familières : l’explosion est imminente. Je cesse donc tout mouvement et en fais part à ma complice qui, de son côté continue à m’astiquer tout doucement. 

  • Tu y es presque toi aussi, je me trompe ? 

C’est en effet le cas. Je ne relève pas que c’est la première fois qu’elle me tutoie 

  • Je vous veux tous les deux ensemble. Tu arriveras à gérer seul ? 

Elle met ma queue dans ma main libre. Je comprends immédiatement ce qu’elle attend de moi et ajuste mes gestes à ce que je ressens. 

C’est le moment. 

Carnet de voyage (27)

Je fais les quelques pas qui me séparent d’eux aussi vite que me le permettent mes chevilles entravées par mon pantalon. Je dois avoir une démarche ridicule mais je m’en moque car elle me permet enfin de les rejoindre et, de toute manière, personne n’est là pour regarder. 

Elle est descendue de mon capot et, désormais accroupie devant ma voiture, branle l’homme devant son visage. Elle le lâche et me prend la main avant de la poser sur sa queue 

  • Tu l’as mis en condition, tu vas le vider.

Je l’enserre dans mes doigts. Elle m’a pris dans les siens. 

Carnet de voyage (26)

Attends ! Je veux qu’il vienne aussi ! 

L’homme, surpris, cesse ses mouvements. 

  • Il n’est pas mieux à sa place ?
  • J’ai joué avec toi mais aussi avec lui, même si cela s’est fait à distance. Je ne souhaite pas lui refuser l’offrande qu’il peut me faire et vous sentir vous mélanger sur moi sera un plaisir supplémentaire

Je me suis arrêté moi aussi, surpris par cette proposition. C’est inespéré mais je crains un peu une éventuelle comparaison avec l’autre gars. Cela ne dure qu’un instant. Même un saint ne résisterait pas à l’œillade qu’elle vient de me lancer. 

J’ouvre la portière précipitamment.  

Carnet de voyage (25)

Je me suis calé sur leur rythme pour me caresser et je sens peu à peu le plaisir monter en moi. C’est la première fois que je joue le rôle de voyeur et j’adore.

J’en ai totalement oublié où nous sommes et le fait que si quelqu’un s’aventurait par ici, il pourrait nous surprendre. Enfin, cela me revient par bouffées et, d’ordinaire si prudent, je ressens une profonde excitation à l’idée que, chacun à sa façon, nous nous exhibons tous les trois.

L’homme rugit tout à coup qu’il va la remplir, je ne suis pas loin de jouir non plus. 

Carnet de voyage (24)

L’homme souffle comme un bœuf tandis qu’il la pilonne. Il n’en perd toutefois pas ses mots et je l’entends s’extasier sur le cul qu’il a sous les yeux et la sensation délicieuse qu’il a d’être serré dans une telle chatte. 

Pas un mot de sa part à elle en revanche. Elle gesticule comme une poupée de chiffon sous les coups de boutoir de celui qui la baise mais il ne parvient pas à lui arracher le moindre son. 

Ce qui passe dans ses yeux tandis qu’elle ne cesse de me fixer vaut cependant tous les discours. 

J’aime ce défi muet. 

Carnet de voyage (23)

Je sens ton gland sur mes lèvres. Il n’est pas mal en effet, mais j’en ai vu d’autres. Vas-y, enfonce !

J’entends le bruit sourd de deux chairs qui se heurtent et je vois sa bouche s’arrondir sur un « oh » muet. Il n’y est pas allé de main morte mais ne lui a pas arraché le moindre cri.

Il marque un temps d’arrêt. Je suis toujours aussi tendu dans l’habitacle. J’empoigne à niveau ma queue, prêt à m’astiquer au rythme de leur coït. Il se met alors à aller et venir en elle, comme s’il m’avait attendu. 

Ses mouvements puissants m’hypnotisent. 

Carnet de voyage (22)

L’inconnu marche doucement vers elle et je vois son sexe luisant de mes attentions osciller au rythme de ses pas. Il vient de placer derrière elle, lui flatte la croupe d’une main assurée et vient juger de deux doigts la disponibilité de la chatte qui lui est promise. 

  • Tu es toujours aussi mouillée, ça va passer tout seul. Je vais te la mettre bien au fond et tu vas gueuler que tu aimes ça. 

Il est d’une prétention sans limites. Elle s’en amuse et fredonne « paroles paroles ». 

Ils sont tous les deux face à moi, prêts. Je les fixe, exorbité.