Midi à quatorze heures. Ou pas.

 

Contrairement à une idée de plus en plus répandue, Il n’est pas absolument nécessaire de partir au soleil pour trouver un peu de chaleur. Celle qu’on peut partager, chez soi ou pas loin, en faisant l’amour vaut bien celle qu’on accepte passivement en se faisant rôtir au bord de la mer. Je la préfère même. Elle est un échange entre deux corps. Ou plus parfois, selon les envies, les opportunités. Et quoi de mieux, une fois les désirs assouvis, que de se recueillir dans les bras de l’autre en de tendres étreintes qui, si elles ne sont plus sexuelles n’en sont pas moins d’une terrible sensualité ?

Alors, oui, je préfère passer pour un de ces objets anciens, démodés, en ne succombant pas à la tendance qui veut qu’on inonde son Instagram de photos prises sur une plage à l’autre bout du monde. J’ai plus d’appétences pour l’humain. La proximité. Le naturel.