20181018 : oulimots

Une contrainte d’anniversaire :

201481018 daphne

Elle est là, sur le lit, allongée, alanguie.

Serait-elle repue d’avoir été aimée ?

Ou alors aurait-elle encore des envies ?

Peut-être rêve-t-elle. Alors laissons dormir

Cette femme si belle et qui nous fait frémir

Ses lèvres entrouvertes invitent au baiser

L’épaule dévoilée appelle à la morsure

J’en serais bien tenté. Cependant il est sûr

Que je ne souhaiterais nullement la blesser

Simplement du bout de mes dents la caresser

En prémices de tant de choses plus osées.

Si tel est son désir car rien n’est imposé.

Cette déclaration, fantasmée mais sincère,

Sera pour lui souhaiter un bon anniversaire.

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20181017 : oulimots

Des contraintes ? Après moi le déluge !

ligne, reprise,  dernier, ouf, passation, Crète, couverture, rien, déluge.

La reprise de mes entraînements de running allait être difficile. Quelques kilos étaient venus ceindre ma taille malgré des habitudes alimentaires que j’espérais inspirées par la diététique de Crète. Et ce n’était plus tout à fait ça au niveau du tonus musculaire. Bref, ça n’allait pas être rien, d’autant que des amis m’avaient inscrit à un marathon en relais, arguant que j’avais dans les jambes les dix kilomètres que j’aurais à parcourir et qu’une fois la passation faite, je n’aurais qu’une envie, celle de franchir la ligne d’une course solo. Ben voyons…

C’est avec ces appréhensions que fis ma première sortie de l’année en compagnie de Christine. Une machine à faire des trails cachée sous les traits d’une jolie brunette. C’était sympa cette proposition. Seul je n’aurais jamais eu le courage. D’autant que le temps était plutôt à la pluie. Elle allait m’attendre m’avait-elle dit et s’il fallait marcher eh bien nous marcherions.

Nous voilà donc partis sur ces chemins forestiers dont Christine connaissait chaque caillou et dont elle saurait m’éviter tous les pièges. Je tenais relativement bien le coup. Quand soudain un véritable déluge s’abattit sur nous. Impossible d’y voir plus loin que le bout de nos chaussures. Il nous fallait nous abriter en attendant que ça passe. Il y avait une sorte de petite grotte à proximité où nous nous rendîmes. Christine sortit une couverture de survie de son sac et nous enveloppa dedans.

Nous étions donc enlacés, le visage à quelques centimètres l’un de l’autre. Je voyais la peau de son cou luire de la pluie mêlée à sa transpiration et cela provoquait en moi un trouble certain. Au point qu’au bout d’un moment Christine me demanda si j’avais un bidon dans mon collant ou si c’était la joie de courir avec elle. Et, avant que j’ai pu dire ouf, elle colla ses lèvres aux miennes en m’agrippant par les fesses pour me coller un peu plus contre son corps. Je lui rendit son baiser. Puis m’égarai dans son cou. Sa peau était légèrement salée, c’était délicieux. Christine avait maintenant saisi mon sexe à travers le léger tissu et me massait doucement et fermement à la fois. J’allais exploser. Je le lui dis. Elle stoppa. Et, regardant dehors, vit que la pluie avait cessé. On entendait aussi des voix approcher.

– Tu t’en sors bien, il faut rentrer avant la nuit. Mais tu ne perds rien pour attendre. Cet entraînement n’est pas le dernier.

J’aquiesçai avec un large sourire. Je venais en effet de retrouver une motivation sans égale.

20180920 : oulimots

Des aveux sous la contrainte des oulimots du 20/09/2018 : gauche, symphonie, canapé, sans fard, honte, castrer, fidèle, bande, ventre.

J’ai dû trop longtemps masquer mes désirs multiples sous le vernis de l’homme fidèle, les castrer en fait, et je n’ai plus envie de ça. Maintenant, je me dois d’assumer sans honte que je conjugue mes amours au pluriel. Et, quel qu’en soit le prix, je papillonnerai désormais à gauche et à droite au gré de mes rencontres.

Alors j’aime me repasser la bande son de mes envies quand je suis seul sur le canapé la nuit. Cette symphonie sans fard, que je me suis mis à composer depuis peu, me donne d’agréables papillons dans le ventre. C’est tellement bon.

20190919 : oulimots

Sous la contrainte des oulimots du 19/09/2018 : béotien rétrograder, tangente, arriviste, furibarde, itératif, grégaire, tendancieux, érotomane.

L’Homme a paraît-il l’instinct grégaire. Je dois alors faire figure d’exception. Je préfère en effet prendre la tangente dès que l’assemblée devient trop nombreuse. Et cela me vaut hélas de rétrograder dans la hiérarchie des membres de sa cour. Ce qui, je pense, peut la rendre furibarde. L’abandonner ainsi entre les griffes d’érotomanes aussi arrivistes que tendancieux. C’est dommage. C’est comme ça. Et si je ne l’avais fait qu’une fois. Mais je ne connais que trop bien le côté itératif de mon comportement. En parfait béotien des choses de l’intrigue amoureuse, je n’ai jamais su m’imposer auprès d’elle. Tant pis.

20180918 : oulimots

Sous la contrainte des oulimots du 18/09/2018 : Rêve, Route, Demain, Passé, Charme, Village, Chienne, Vidange, Ouate

Demain, à l’aube, quand j’aurai quitté le village, il sera probablement nimbé de la ouate d’un triste brouillard automnal. Et, en reprenant la route, j’aurai la désagréable impression d’être passé dans ta vie juste le temps d’une nuit, comme un rêve.

Tout semblait si bien se passer pourtant entre nous. Qu’est-ce qui a rompu le charme ? Je n’en ai aucune idée. Mais ce que je sais c’est qu’il va falloir que je me vidange la tête. Pour t’en faire partir. Non pas que je le veuille. Tu auras tant été pour moi. Mais j’en souffrirais trop sinon.

Chienne de vie.

 

Un cunni pour le café ?

Une autre interprétation de la contrainte du 11/09/2018 des oulimots : café cunni.

Il s’était levé le premier et avait décidé de se faire un café. La Bialetti, sur le gaz, commençait à chanter quand il l’entendit bouger dans la chambre.

–  Oh que c’est bon de se réveiller avec cette odeur. Tu me fais une tasse s’il te plaît ?

Une idée venait de germer dans sa tête. Il sourit. Il lui en remplit une et la rejoignit. Qu’elle était belle, allongée, nue, encore embrumée des plaisirs de la nuit. Elle se redressa et lui prit la tasse des mains.

– C’est gentil, merci

– C’est un plaisir. Mais fais attention à ne rien renverser. Sinon…

Et, toutes affaires cessantes il plaça sa tête entre ses cuisses et colla sa bouche à son sexe. Elle manqua s’étouffer. Puis la surprise fit place à une première onde de plaisir. Il la connaissait si bien. Il savait à quel point elle aimait qu’il aspire ainsi son bouton, qu’il fasse courir sa langue le long de ses lèvres. Les aspire entre les siennes. La sensation était divine. Mais elle ne voulait pas céder. Non, pas tout de suite. Succomber à l’orgasme au point de renverser son café aurait marqué sa victoire. Et elle ne voulait pas la lui accorder trop vite. Elle oscillait donc tout doucement entre maîtrise et abandon, tout en sirotant son breuvage. Entre deux agréables frissons, elle se rappela la phrase de Talleyrand : “Café : Noir comme le diable Chaud comme l’enfer Pur comme un ange Doux comme l’amour.” À ce moment elle prenait tout son sens. Elle sentit qu’il insistait, accentuant ses caresses. Résister. Encore un peu. Soudain, vaincue, elle crispa ses doigts sur l’anse alors qu’un puissant orgasme lui traversait la colonne vertébrale. Elle cria. Il ne l’abandonna pas tout de suite mais ralentit jusqu’à ce que la houle de son bassin se calme. Puis il se redressa, un sourire de défi aux lèvres. Elle le lui rendit et lui tendit  la tasse. Vide. Il baissa les yeux. Le drap était immaculé.

–J’en reprendrais bien un. Tu en refais ?

 

Un café pour les cunnis ?

En suivant la contrainte du 11/09/2018 des oulimots : Café cunni

On m’a dit qu’un café cunni devait s’ouvrir bientôt dans les parages. Quelle bonne idée. Les minous de ces dames sont parfois si injustement délaissés. Un lieu où l’on en prendrait soin me semble tellement approprié.

Comment je vois la chose ? quelque chose de cosy où les clientes seraient à leur aise en pouvant choisir un environnement qui serait pour elles le plus confortable possible afin qu’elles puissent s’abandonner dans les meilleures conditions. Ainsi, si certaines préfèrent un doux matelas et des coussins pour se laisser aller, jambes ouvertes, à s’offrir à une bouche, d’autres, plus autoritaires préfèrent écraser de leur fessier le visage de celui ou celle qui les gamahuche. D’autres encore, intimidées, ne voudraient peut-être pas avoir de contact autre que buccogénital avec leur prestataire. Il faudrait alors prévoir pour elles un mobilier façon banc percé qui offrirait à leur sexe la caresse désirée tout en préservant l’anonymat nécessaire à leur orgasme. Il faudrait sans doute dessiner ces éléments. Sauf erreur de ma part, la grande distribution n’en propose pas. L’occasion de reprendre les crayons et la planche à dessin ?

Ensuite, il faudrait, je pense, un personnel mixte. Hommes et femmes ne prodiguent pas leurs attouchements buccaux de la même façon, n’en ayant pas la même connaissance. Les uns procédant ainsi qu’ils pensent qu’elles aiment, les autres comme elles aimeraient qu’on leur fasse. Et, à mon avis il faut proposer de la variété. Donc songer également à avoir un échantillon représentatif de la pilosité faciale des prestataires mâles. Car si certaines, qui ont l’épiderme fragile, préfèrent des lèvres et des joues glabres, il est parfois nécessaire à d’autres de se faire frictionner l’entrejambe avec quelque chose d’un peu plus râpeux pour agrémenter leur plaisir. Une barbe plus longue et bien entretenue aura également son charme pour la douceur laineuse qu’elle procure. Quoi qu’il en soit il y aura certainement des tests préalables et un casting des plus sérieux pour proposer quelque chose de qualitatif.

Je suppose que tout a déjà été mûrement réfléchi. Mais que ce projet me tente.J’ai d’ailleurs, je crois, vu passer l’annonce et je pense que je vais tenter ma chance. Quel que soit le poste Un changement de carrière me ferait du bien et je trouve l’aventure si belle. Reste à ce que je réussisse les tests. Que je convainque l’équipe de direction. En effet, je pense pas que le piston puisse fonctionner ici. Enfin, pas celui auquel on pourrait penser de prime abord. Bref. Qui ne tente rien ne tente personne. On verra bien. Me reste à réviser mes langues vivante quand même

20180906 : Oulimots

Un billet à contre sens sous une contrainte osée :

Pipe, Gourdin, Chatte, Gland, Rondelle, Bouton, Con, Astiquer, Pomper.

Il paraît que le Néandertal était chasseur et cueilleur. Je pense quand même que son alimentation a plus fait la part belle aux glands qu’à des orgies de rondelles de saucisson. Parce que, pardonnez-moi, pour attraper une gazelle avec un gourdin, fût il fourbi et astiqué, il faut avoir de la chatte, non ?

Oups ! Je viens de me rendre compte du fait que ma réflexion est complètement pompée sur un article du net. Nom d’une pipe ! Je me sens vraiment très con de n’avoir pas eu une once d’originalité pour vous en faire part. Ça m’en donnerait presque des boutons…

20180902 Oulimots

En suivant la contrainte des oulimots du 02 Septembre

cosmos, cercueil,  parole,  ressort, rien, urbain, frontière, brume, infini

 

“Vers l’infini et au delà !”

C’est par ces paroles, pour le moins surprenantes mais ô combien prometteuses, qu’elle m’avait proposé de coucher avec elle quand elle avait fini par lâcher clavier et souris. Elle voulait enfin mettre en pratique IRL avec moi les sensations qu’elle avait pu éprouver via les diverses interfaces.qu’elle utilisait. Enfin, sous réserve qu’à mon tour je pénètre son univers de sexualité assistée par ordinateur. Ce n’était pas rien comme proposition et j’étais aux anges de pouvoir enfin faire l’amour avec elle. Un peu anxieux également. Comment allait-elle réagir à des stimuli non électriques ? Comment allait-elle passer la frontière entre virtuel et réel ? Il était de mon ressort que cela se passe le mieux possible.

 

J’étais donc venu chez elle car nous étions convenus que tout s’y passerait. Elle n’arrivait pas encore à envisager de quitter son environnement qui la sécurisait. Et puis nous devions commencer par mon initiation au cybersex. Son appartement était à son image, complètement barré. Aussi, je ne fus pas surpris outre mesure par la quantité de mobilier urbain dont elle se servait pour sa déco Nous bûmes un verre rapidement. Pas d’alcool, elle m’avait dit que c’était déconseillé pour ce que j’allais faire.

 

Puis il fut temps de passer aux choses sérieuses. Elle me fit me déshabiller et commença à me coller des capteurs un peu partout. J’enfilai ensuite une sorte d’étui pénien duquel partait une énorme masse de câbles. J’étais un peu inquiet, elle me rassura en me montrant l’équivalent féminin qu’elle utilisait pour elle. Une sorte de godemiché garni de picots et dont la base ressemblait à une énorme bouche, sans doute destinée à envelopper toute la zone pelvienne. Il n’était pas moins relié à un nombre incalculable de fils et autres gaines.

 

  • Il paraît que le plaisir féminin est plus complexe que le masculin. J’utilise ça depuis quelques temps et, comme tu peux le voir, cela ne m’a pas amenée dans un cercueil

 

Puis ce fut le tour d’une paire de gants, également câblés. Enfin, elle me coiffa d’un casque qui occultait complètement les sens que je pouvais avoir eu niveau de la tête. Cette sensation de privation cessa rapidement quand elle me connecta. Tout d’abord ce fut une impression de plongée dans un cosmos de pixels désordonnés. C’était assez grisant quoi qu’un peu déstabilisant. Puis cela finit  par se dissiper et tout se mit en place. J’avais fait le choix de rester dans un univers assez réaliste, plus rassurant pour ma première expérience. C’était tout de même assez fascinant d’évoluer dans un monde où les rencontres se faisaient si facilement. Je fus ainsi abordé par une accorte créature aux mensurations cartoonesques qui se jeta sur moi sans autre forme de procès. Elle me caressait. Je la touchais également Les sensations, sans être totalement réalistes n’en étaient pas moins extrêmement immersives. Alors quand mon immatérielle conquête entreprit de me prendre en bouche j’eus toute les peines du monde à ne pas jouir sur le champ. C’était comme si mon sexe était tout à la fois aspiré, léché, branlé. J’aurais voulu lui rendre la pareille mais, visiblement, le goût n’avait pas été implémenté dans la matrice sensorielle. C’était toutefois si bien fait que je ne résistai pas bien longtemps et je me sentis me vider à grandes saccades tandis que mes jambes se dérobaient sous moi. C’était vraiment très fort.

 

J’eus alors une invite me demandant si je voulais recommencer. Je déclinai. De nouveau la brume de pixels. Puis je sentis qu’on m’enlevait le casque. J’étais un peu perdu. Elle me rassura, me disant que ça allait vite passer et m’allongea. Il fallait que je reprenne mes esprits pour la deuxième partie de l’expérience.