#ecriturecontrainte2018 (99)

Les mots contraints du jour (09/04/2018) : Homme, ouvrage, amant, parole, populaire, méditer, rage, triomphe, chance.

Pour quelle sorte d’homme passerais-je si

Je ne mettais pas autant le cœur à l’ouvrage

À t’honorer bien plus qu’un amant de passage

Auquel je t’ai donnée ? Et c’est bien mieux ainsi.

~

Ce faisant je conserve mon droit de parole

Et ne crains nullement de verdict populaire

En ayant ces envies. Et je suis volontaire

En t’offrant, ma chérie, à cette gaudriole.

~

Je suis, je vous l’avoue, volontaire cocu

C’est une position dont on peut méditer

Et sans aucune rage je l’ai acceptée

Restant finalement le maître de ton cul.

~

Je triomphe en étant au final celui qui

Profite le dernier de toutes tes béances

Et je mesure ainsi combien j’ai de la chance

En ayant, malgré eux, de ton corps l’usufruit

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#ecriturecontrainte2018 (98)

Les mots du jour (08/04) : Pardon, étoile, liberté, esquisse, songe, océan, espace, vie, mortalité.

C’était l’été. Au bord de l’océan. Ils s’étaient rencontrés par hasard. Timide, il avait attendu qu’elle esquisse le premier mouvement vers lui. Et puis, c’était devenu une telle évidence qu’ils avaient l’impression d’avoir la vie devant eux, un espace de liberté infini. Leur liaison se déroulait sans encombre, comme dans un songe. Ils pensaient bien à l’effroyable taux de mortalité que pouvaient connaître les amours de vacances mais il n’en avaient cure. Ils se fiaient à la bonne étoile qui semblait veiller sur eux. Pourtant chacun finit par regagner ses pénates respectives et les vicissitudes y attenant. Et cela se fit doucement, sans douleur, chacun accordant à l’autre son pardon pour cette séparation. Comme si elle n’était que temporaire et que, même à distance, le poids de leur secret les liait éternellement.

#ecriturecontrainte2018 (97)

Les mots du jour (07/04) : Autruche, corde, temps, bonheur, abricot, forêt, mystère, main, chemise

Nous y étions. Tu étais là, étendue sur le lit, les jambes écartées et tu te caressais d’une main experte. Debout devant toi, j’avais une vue imprenable sur ton abricot souligné par une légère forêt de poils que je savais doux sous mes doigts. C’était un réel bonheur de te voir me révéler ainsi un à un tes mystères les plus intimes.

J’étais sur le point de me jeter goulûment sur toi quand tu m’arrêtas d’un geste autoritaire.

  • Nous n’allons pas jouer la politique de l’autruche mon cher, la dernière fois n’a pas du tout été à la hauteur de mes attentes

Je ne comprenais pas. J’avais pourtant eu l’impression d’avoir mouillé ma chemise pour te satisfaire. Je tentai de te le faire remarquer.

  • Certes tu as été actif, on ne peut te le reprocher. Mais tes gesticulations sans imagination deviennent vite un pensum mon ami.

Piqué au vif, je te saisis par les hanches pour te retourner sans ménagement avant asséner une claque retentissante sur ton fessier tendu. Tu tentas mollement de protester. Ma main,s’abattant de nouveau, t’en dissuada aussitôt. Tu eus bientôt le cul rougi. L’humidité qui perlait de ton sexe et ton petit trou qui palpitait trahissaient le plaisir que tu prenais à cette correction. J’humectai mes doigts de ta mouille puis ils t’investirent, tantôt devant, tantôt derrière. Tu te mis à gémir et onduler.

Mon sexe tendu prit rapidement la place de mes doigts. Sans cesser de te pilonner je te questionnai :

  • Alors tu la veux plutôt ici ?

Un coup en con

  • Ou plutôt là ?

Un coup en cul.

Je ne voulais te laisser aucun répit. Ni te laisser la.chance d’anticiper mes coups. Aussi pas question d’instaurer la moindre régularité dans mes assauts, ni en nombre ni en profondeur.

Tu hoquetais, tantôt cherchant à échapper à mes coups de boutoir, tantôt à m’absorber plus profond. Je sentais que j’allais venir mais il m’était impossible de relâcher l’emprise que j’avais prise sur toi. Alors,. quand il ne me fut plus possible de résister plus longtemps je me dégageai vivement, te retournai pour présenter ma bite à ton visage que j’inondai à grands jets. Tu accueillis mon foutre avec un sourire extatique avant de te servir de ma queue comme d’un pinceau pour l’étaler un peu plus.

  • Il faut te piquer au vif mais tu as plusieurs cordes à ton arc mon cher. J’aime avoir découvert cette autorité chez toi.

Je t’embrassai.

  • J’aime étendre le champ des possibles et je crois que ce n’est qu’un début.

#ecriturecontrainte2018 (95)

Les mots contraints du jour (05/04/2018) : Nébuleux Péniche Prohibitif Anaconda Patience Tourelle Marqueterie Bulletin Sonde

Les agences de voyages ne savent décidément plus quoi inventer pour faire du chiffre. Franchement, proposer un safari photo au pays des anaconda, le tout en péniche, n’est ce pas un concept nébuleux ? Sans compter qu’ils nous affichent la prestation à un tarif prohibitif sous prétexte que la tourelle d’observation est doublée de marqueterie. Encore un peu de patience et vous les verrez nous vendre des bulletins d’inscription pour des escapades ornithologiques en ballon sonde. Et pourtant l’évasion, la vraie n’est pas si loin. À portée de main. Au détour d’une image, d’une rencontre

Franchement, de qui se moque t’on ?

#ecriturecontrainte2018 (94)

Les mots du jour (04/04/2018) : bistouri houri bistouquette guère quequette molle fesse bistrot alina

Tu n’aurais pas dû passer sous le bistouri de ce charlatan ma pauvre Alina. Il avait dû aller au bistrot avant la salle d’opération et, loin de te métamorphoser en houri, à plutôt fait de toi un être étrange qui n’émeut plus guère ma bistouquette. C’est bien simple : tu as beau avoir acquis des fesses soi disant à la Kardashian, leur facticité me laisse parfaitement froid à leur contemplation. Et, pour ce qui est de les honorer, il me faut user de beaucoup d’artifices pour ne pas avoir la quéquette trop molle. C’est un fait, le Bio m’attire nettement plus.

#ecriturecontrainte2018 (92)

Les mots du jour (02/04/2018), gentiment empruntés au Sexe Cité de Stella Tanagra : Héros, mort, ébat arcane coup,sommeil Hymne, refuge, peau

Les héros sont fatigués. Morts pour ainsi dire. Ils ont succombé à un excès d’ébats. Bien sûr votre plaisir est un Graal et nous tentons de le trouver chaque fois. Mais essayer de percer les arcanes de la sexualité féminine n’est pas toujours chose aisée. Alors, quand tout à coup le sommeil nous gagne, nous ne sommes plus en mesure de composer les hymnes à votre corps que vous pouvez attendre, veuillez nous en excuser. Et laissez nous nous reposer un peu en vous proposant simplement le refuge de notre épaule. Juste peau contre peau. Vous verrez, c’est bien aussi.

Et le travail des copines et copains

#ecriturecontrainte2018 (91)

Les mots contraints du jour (01/04/2018) : Rouge, fauteuil, miroir, raide, frisson, pénombre, perche, piston, poison

Étendus dans la pénombre, nos habits en désordre couvrent le fauteuil à côté du lit. Tes ongles rouges courent sur ma peau, déclenchant des frissons dans tout mon corps. Tu as réellement un don pour me faire vibrer. En témoigne la raide tumescence de mon sexe qui perdure malgré les ébats que nous avons eus et durant lesquels je me suis aperçu que j’aimais me voir te donner des coups de piston dans le miroir en face du lit. À moins que ce ne soit le verre, offert pour me tendre la perche, qui n’ait contenu un bien efficace poison.

#ecriturecontrainte2018 (90)

Aujourd’hui (31/03/2018), le jeu était de cuisiner à partir d’ingrédients soigneusement sélectionnés : blanc de volaille – céleri – pomme de terre – carotte – bouillon (volaille ou légume, au choix) – champignon de Paris – poireau – oignon – basilic ou ciboulette

Découper le poireau et puis le céleri

En petits dés. Et puis aussi les champignons.

On y ajoutera l’emincé des oignons

Qui seront revenus dans un peu de curry.

~

Quand les blancs de volaille auront cuit à feu doux

Les couper en lamelles et les mettre au bouillon

Qu’on aura amené jusqu’à ébullition

En y incorporant des pincées de saindoux.

~

Penser à ajouter à la préparation

Une pomme de terre et des carottes aussi

Sans lesquelles le plat serait moins réussi.

~

Avant de le servir, penser à l’adjonction

D’un peu de ciboulette et d’un tour de moulin

À poivre. Et puis parsemer de graines de lin.

#ecriturecontrainte2018 (89)

En ce jour du 30/03/2018 la contrainte était de rédiger un palindrome

Luc, nu, porta Mia,
Ses ors, boobs Roses,
Aima Trop Un Cul

Ou d’utiliser les mots palindromes proposés, que je vous laisse le soin de trouver

Il est temps de briser les clivages du genre. Alors, au lieu de ressasser sur la guerre des sexes, ne serait il pas temps d’apprendre à vivre ensemble ? C’est parfois un gag de lire certaines prises de positions de part et d’autre et certains comportements ont de réels relents de selles. Alors que ce serait si simple d’avoir un modus vivendi. Comme une coloc intersexuelle. Alors, certes, nous avançons un peu au radar, timidement serrés les uns contre les autres. Mais ne nous snobons pas en sus. Et aimons nous, tous ensemble, simplement, dans le plaisir et dans la joie.

#ecriturecontrainte2018 (88)

Les mots contraints du jour (29/03/2018) : Salmigondis, pipistrelle, esbaudi, palingredelle, impétigo, poplité, hamamélis, sororité, décadotron.

Pour l’histoire, le sens de deux mots était laissé libre, ces derniers étant inventés. Les trouverez vous ?

Vous me rendiez perplexe et j’étais aux prises avec un salmigondis d’émotions extrêmement disparates. Autant je pouvais être esbaudi par la beauté palingredelle de vos creux poplités, autant votre déplorable propension aux poussées d’impétigo me laissait sans voix. Sans compter votre rythme de vie, comparable à celui d’une pipistrelle, qui n’allait pas tarder à me mettre sur les rotules. Comme je doutais de l’efficience d’une cure d’hamamélis pour y remédier, je me tournai donc vers la pharmacopée moderne. Ce serait bien le diable si le décadotron n’allait pas me donner la vitalité, ou plutôt la virilité, de satisfaire votre sororité