Carnet de voyage (14)

Le nouvel arrivant se place entre les jambes de ma passagère et, sans autre forme de procès, crache sur ses doigts avant de les vriller dans la chatte qui lui est offerte.

J’ai le souffle coupé par cette entrée en matière. Pas elle car, après avoir poussé un petit cri de surprise, elle l’encourage à la pilonner fort sans cesser de me regarder à travers le pare-brise.

Je pourrais être offensé qu’elle s’offre ainsi à un autre. Il n’en est rien et la scène que j’ai sous les yeux me colle une trique incroyable. 

Je commence à me branler frénétiquement.  

Carnet de voyage (13)

Elle est terriblement provocante à se caresser ainsi devant moi et je me sens  durcir dans mon pantalon. J’en défais les boutons précipitamment et ma queue jaillit, tendue vers ciel et avide de la posséder. 

  • Vous avez besoin d’aide madame ? 

Puis un rire gras. L’homme qui vient de faire son apparition est une caricature de routier avec son marcel d’un blanc douteux. 

  • J’attends que l’autre empoté s’occupe de moi . Mais vous pourriez lui montrer comment faire, non ?

Il se retrouve le jeans aux chevilles et un membre mou mais énorme à la main en un clin d’œil. 

  • Avec plaisir madame 

Carnet de voyage (12)

Je me croyais fort et conquérant,j’étais persuadé de ne faire qu’une bouchée de cette femme une fois que nous serions arrêtés, mais je reste tétanisé sur mon siège devant cette nouvelle provocation. Elle est visiblement bien plus audacieuse que moi et je me retrouve totalement démuni face à elle. 

Ses lèvres finissent par esquisser un « viens ! » muet tandis que de son index en crochet elle me fait signe de la rejoindre. Puis elle s’allonge sur mon capot, les jambes exagérément écartées et sa main gauche plonge vers son sexe. 

Son visage, renversé vers moi, ne sourit plus. Il interroge 

Carnet de voyage (11)

– Garez vous un peu à l’écart, ce sera mieux. 

Cette précision est inutile. J’ai une telle envie de me jeter sur elle que je n’attendrai pas une seconde de plus après avoir immobilisé mon véhicule.

La place sur laquelle je m’arrête est au fond du parking et l’ombre des pins en ce début de soirée est propice à mes desseins. Mais elle ouvre la portière avant que je n’aie coupé le moteur et sort. Elle est à moitié nue. Elle est désormais face à moi, les coudes sur le capot et les fesses nues, offertes à quiconque passerait par ici. 

Carnet de voyage (10)

Les cinq minutes qui nous séparent de la voie de décélération me semblent une éternité mais je sais qu’il me faut tenir jusqu’à l’arrêt complet du véhicule. S’il me venait l’idée de poser le moindre regard sur ma passagère je sais que nous serions perdus. Que je ne pourrais pas faire autrement que de me jeter sur elle et qu’ainsi nous finirions dans le décor. 

Mais c’est plus fort que moi et je décide, pour ne pas l’affronter directement, de faire pivoter légèrement mon rétroviseur. Cela a bien fonctionné pour Persée, alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour moi ? 

Carnet de voyage (9)

Je suis hypnotisé par cette femme et ma main par d’elle-même vers son ventre. 

Le coup de klaxon que l’on m’adresse est, cette fois, celui d’un automobiliste tout aussi furieux qu’effrayé par l’embardée que je viens de faire. Il faut que je me reprenne immédiatement et je me remets à fixer la route avec l’énergie du désespoir.

  • Je préfère que nous arrivions entiers. Je vous laisse. Ne vous préoccupez plus de moi.

C’est plus facile à dire qu’à faire. Je lis par chance que la prochaine aire de repos est dans quelques kilomètres. Quoi qu’il advienne, je serai bientôt délivré

Carnet de voyage (8)

C’en est trop ! Oubliant toute prudence, je me tourne vers elle pour lui demander de me laisser un peu de répit, ne serait-ce que jusqu’à la halte qu’elle m’a suggérée. 

  • Il sera toujours temps de nous amuser lorsque nous nous serons arrêtés. Mais, par pitié, ne faites plus cela, nous allons finir par avoir un accident !

Elle ne porte plus que son t-shirt pour tout vêtement et je suis captivé par le buisson sombre qui orne son ventre. Je comprends mieux la réaction du routier lorsque je l’ai doublé.

  • Ça vous déçoit que je ne sois pas une vraie blonde ?

Carnet de voyage (7)

J’essaie tant bien que mal de me concentrer sur ma conduite. Je fixe la circulation devant moi par prudence tout autant que pour ne pas céder à la tentation de la dévorer du regard. Mais j’ai toutes sortes de visions qui me traversent l’esprit. La promesse qu’elle m’a faite ne me sort pas de la tête.

Le camion que je suis en train de doubler klaxonne brusquement et m’adresse des appels de phare lorsque je me rabats. Je comprends subitement pourquoi quand un pied nu entre lentement dans mon champ de vision en agitant un minuscule bout de dentelle noire. 

Carnet de voyage (6)

Le contact de sa peau m’électrise et je laisse reposer mes doigts quelques instants étourdissants avant de les remettre à regrets sur le volant.

  • Alors ?
  • Eh bien, c’est pour le moins inhabituel. 
  • Mais ?
  • Je crois que le contact fut trop bref pour me faire une opinion
  • Qu’à cela ne tienne ! Nous ferons bien une pause sur l’autoroute durant le trajet. Qu’en pensez-vous ? Et puis vous n’avez pas tout vu ni tout touché 

Je l’entends se tortiller sur son siège. Puis le bruit d’un bouton qu’on défait Je dois faire un effort surhumain pour ne pas quitter la route des yeux.  

Carnet de voyage (5)

Elle a certainement vu que je reluquais sa légère pilosité car elle se passe négligemment la main sur les jambes, ce que j’observe du coin de l’oeil à un feu rouge. 

  • Je n’ai pas pris le temps de passer un coup de rasoir avant de partir. J’ai eu la flemme en fait. Je le ferai en arrivant. Ou pas, ça dépend sur qui je vais tomber. Il y en a que ça excite vous savez ?
  • Il paraît, oui 

 Je n’ai pas trouvé mieux pour me donner une contenance.

  • Et vous ? 

Elle prend ma main et la pose sur sa cuisse.