Pousser la botte florentine

Le soleil se lève et une nouvelle nuit de sommeil haché s’achève. Mais j’en suis satisfait car elle a été peuplée d’eux deux et de tous ces jeux auxquels seul le temps qui nous manque nous a empêché de jouer pour le moment.

J’ai déjà eu ma bouche pleine d’elle, de ses seins, sa chatte et son cul. Mes doigts l’ont déjà fouillée devant comme derrière et j’ai senti sa jouissance couler sur moi. Je l’ai vu, lui, puissant et conquérant, la prendre avec toute la sauvage tendresse dont il est capable.

Et j’ai eu envie d’être un trait d’union entre leurs deux corps. De le prendre à pleine main pour l’amener jusqu’à elle. De le prendre, juste sortant d’elle afin de la goûter différemment, de les goûter ensemble. Et puis séparément.

Passer de l’un à l’autre, être le maître de leur plaisir à tous deux.

Oui, je l’avoue, cette idée me travaille depuis notre dernière fois. Et, cette nuit, le simple fait d’y penser m’a fait bander. Et je n’ai pas pu m’empêcher de porter ma main à ma queue

Je me suis branlé en pensant à cette variante encore inédite de notre trio, caresse sensuelle solitaire et nocturne que j’ai menée jusqu’à à son terme dans un râle. Et, à ce moment, j’ai pensé à sa main à elle sur moi, à ses seins comme réceptacle. Comme j’ai pensé à lui.

Et me suis répandu sur mon ventre. C’était chaud. Et je me suis demandé. Me laisserai-je éclabousser le torse ? Je n’ai pas su répondre . Mais une chose est sûre. J’ai envie qu’elle ait nos semences mélangées sur sa peau, qu’elle puisse les goûter ensemble

Et peut-être qu’un jour nous la prendrons ensemble. Peut-être aussi que, dans une nouvelle variante du trait d’union, il viendra pousser la botte florentine et la prendra à travers moi. Ou le contraire. Le champ des possibles est immense. J’y pense, là, seul et loin. Et ça me fait du bien.

Mettre la clef USB dans le disque dur

Nous sommes connus sur une application de rencontre, de celles où il suffit de les faire défiler pour faire son marché parmi toute une foule d’inconnus. De celles aussi où l’on recherche des coups d’un soir plus que des relations d’une vie. Tu avais d’ailleurs plus mis en avant tes pectoraux que ta culture sur ton profil. Mais qui étais-je pour te juger, moi qui ne faisais que prendre des poses en bikini sur le mien ? 

Quoi qu’il en soit nous avons matché et tu as entamé immédiatement la conversation. Et tu t’es avéré être nettement plus intéressant que la horde des prétendants au français approximatif qui me faisaient la cour. Alors je t’ai donné mon numéro pour que nous puissions aller plus avant. Et, très vite nous nous sommes échangés, outre des photos et des vidéos suggestives, quelques confidences sur des oreillers virtuels.

J’ai par exemple appris que, bien que doté d’une bite que je trouve fort appétissante, ton kiff c’est de lécher ta partenaire. Que pour ce qui est de l’anal tu peux tout aussi bien être donneur que receveur. Et tu as su que je préférais me faire éjaculer dessus plutôt que dedans, que j’avais une jolie collection de sextoys dont certains pourraient t’être agréables et, pour finir que si j’aimais la tendresse, ce qui me faisait grimper aux rideaux c’était l’amour qui fait boum.

Ça fait un moment que nous partageons nos impressions sur Whatsapp et des fichiers dans un Drive que tu as créé rien que pour nous deux. Que je t’écoute me raconter les choses des choses plus qu’osées jaillies de ton imagination. Que je streame les vidéos de tes plaisirs solitaires. Que de ton côté tu fais de même.

Mais j’en ai marre du sexe digital et dématérialisé. Je veux maintenant du plug and play, la connexion physique de nos deux corps. Je veux de la sueur, de la chaleur, un réel partage.

Alors je guette ce moment où, enfin libérés, nous pourrons enfin nous voir IRL et où tu viendras me mettre la clé USB dans le disque dur. Bien profond.

Trinquer du nombril

Il était arrivé exceptionnellement en avance sur son lieu de travail et en avait profité pour prendre un expresso dans le bar d’en face. Et c’est alors qu’il sirotait tranquillement son café qu’elle avait passé la porte. Presque malgré lui il avait souri. Elle lui avait rendu son sourire et s’était installée au comptoir sur le tabouret à côté de lui.

Et puis ils avaient engagé la conversation. Ils ne s’étaient encore jamais croisés mais travaillaient dans le même immeuble. Ils n’arrivaient juste pas aux mêmes heures. La coïncidence les avait amusés

Sa joie était montée d’un cran quand elle avait posé sa main sur le haut de sa cuisse. Là, si près de son sexe. Il s’était senti gonfler immédiatement et en avait rougi. Elle l’avait regardé d’un air interrogateur avant de commencer à faire glisser ses doigts sur son membre à travers le tissu. Devant tout le monde. il avait eu l’impression que son excitation n’allait pas connaître de limite. Il lui fallait faire quelque chose. Mais quoi ? L’embrasser ? L’entraîner à l’écart ?

Et là toute une série d’images étaient passées devant ses yeux :  

Elle était appuyée sur un lavabo, sa jupe retroussée et elle lui offrait son cul. Ou alors, assis sur la cuvette des WC, elle venait s’empaler sur lui. Ou bien encore, elle était à genoux devant lui dans les toilettes quand une demi-douzaine d’autres clients entraient et venaient l’aider à lui inonder le visage de sperme. Il allait jouir

Et puis, subitement, elle avait regardé sa montre et avait cessé ses caresses avant de se lever, payer les consommations et sortir. Mais juste avant, elle avait fait s’entrechoquer leurs tasses avant de lui remettre sa carte et de lui murmurer quelque chose à l’oreille qui l’avait troublé.

— Tchin ! nous sommes maintenant intimes. Appelez-moi vite, une pause déjeuner un peu prolongée devrait nous permettre de trinquer du nombril à présent.

Il n’avait pas pu résister à la tentation. Et avait envoyé un mail à son patron lui indiquant que, pour raisons personnelles, il devait prendre son après-midi. Avant de réserver une table dans ce restaurant dont il avait occasionnellement fréquenté le coin câlin et de proposer via SMS à son inconnue de l’y accompagner.

Elle avait immédiatement accepté.

Ils sont depuis des adeptes de ce genre d’escapades et même si, parfois, ils se contentent d’une brève étreinte dans les toilettes du lieu où ils se sont rencontrés, le restaurant est devenu leur cantine.

Mettre le petit Jésus dans la crèche

J’ai envie de vous, c’est un fait indiscutable. Vous le savez et en jouez pour me rendre chaque jour un peu plus dingue de vous. Au point que j’en suis à me demander si je ne vous voue pas un culte. 

Votre corps tout entier est une preuve de l’existence du divin, et même si on sait qu’il est création la nature, on ne peut pas nier que ce qu’elle a fait de vous relève du miracle. Je ne me lasse toutefois  pas d’en vérifier la palpable réalité.

Vos seins sont les coupoles de mon église et je viens y prier le plus souvent possible. Dressées vers le ciel quand vous êtes allongée, elles appellent à venir les baiser en signe d’allégeance. Leurs aréoles en brunissent un peu plus, leurs mamelons s’érigent et me montrent alors la voie du Paradis.

Votre chatte est une cathédrale. Non pas par ses dimensions, mais plutôt par l’atmosphère de grandeur sacrée qui en émane. Ou, paradoxalement, la petite chapelle empreinte de ferveur où l’on vient se recueillir presque en cachette. Quoi qu’il en soit, j’aime à y brûler mon cierge en toute occasion et à perdre sa cire sur l’autel de votre ventre.

Votre cul est mon Golgotha et le terme des douze étapes de ma passion. Et c’est au fond de la grotte qu’il recèle que je viens finir de vous crucifier.

Vous l’avez bien compris, Madame, vous baiser est ma religion. Et j’aime que nous n’attendions pas Noël pour mettre le petit Jésus dans la crèche, mais, au contraire, que tout moment soit une nouvelle fête.

Vous êtes ma déesse païenne.

Amener Prosper au cirque

Il y avait d’abord eu la visite de la ménagerie avec l’exploration d’une bonne partie du bestiaire amoureux qu’ils avaient commencé avec une levrette endiablée

Puis les contorsionnistes quand elle s’était couchée sur le dos, les genoux repliés de part et d’autre de sa tête afin de lui offrir son anus dans un face à face des plus troublants. 

Étaient venus ensuite les acrobates quand il s’était mis debout et l’avait soulevée comme un fétu de paille afin qu’ils puissent pratiquer un très érotique 69 debout.

Le magicien avait fait disparaître sa queue tour à tour dans chacun des orifices de l’assistante avec une dextérité ahurissante, au point que personne n’avait plus su où elle était réellement. 

Et, pour finir le spectacle, le clown blanc avait arrosé le visage de l’auguste avec une lance sortie comme par magie de ses mains en corolle. 

Le spectacle s’était achevé sous les vivats d’un public connaisseur. 

Ça avait été un plaisir d’amener Prosper au cirque. 

Faire la bête à deux dos

Elle est de ces femmes qui imposent leur charme dans avoir l’air d’y toucher. Elle irradie de beauté, auréolée de sa longue chevelure blonde et on ne serait pas surpris que, sous son chemisier, elle cache une paire d’ailes. Bref, on pourrait la croire venue d’En Haut.

Et je parais bien grossier à côté d’elle. Au point que les gens qui nous croisent se posent systématiquement des questions sur notre couple : nous semblons si mal assortis. À elle l’attraction de sa grâce et à moi cette animalité qui effraie bien plus qu’elle ne rassure.

Bref, tout semble nous opposer. Et pourtant nous sommes si unis. Car si elle est un ange elle sait sait en abandonner les attributs et se comporter en furie quand nous nous retrouvons dans l’intimité. Et je n’ai pas trop de ma force pour la canaliser lorsqu’elle se libère.

Et nous jouons alors à faire la bête à deux dos, nous entredévorant et nous griffant tandis que nos humeurs se mêlent et que nos corps se pénètrent. C’est un combat, une lutte sensuelle dont chacun nous deux sort vainqueur. Nous trouvons notre compte dans la bestialité de nos rapports.

Et lorsque, suants et essoufflés,  épuisés par l’intensité notre jouissance nous nous effondrons l’un sur l’autre, plus rien ne nous oppose et nous ne formons plus qu’un. Mais cela, personne ne le voit. Alors nous continuons à essuyer les regards incrédules.

S’ils savaient…

Lui faisander le dindon

Elle complexe sur ses grandes lèvres, soi-disant parce qu’elles débordent un peu trop des petites. Il faut qu’elle arrête. Les abricots parfaitement dessinés de l’industrie du porno sont une minorité et sont même souvent retouchés. Et puis quel intérêt de s’occuper d’un de ses sexes prétendument idéaux ? 

Non, moi ce que je veux ce sont des cramouilles qui ont vécu et peu importe leurs imperfections bien au contraire. Car qui ne connaît pas le plaisir d’avoir plein la bouche de babines intimes et de les mâchonner pour provoquer la jouissance de celle qui les possède ignore à mon avis tout de la sexualité. Je parle de la vraie, pas de celle des écrans, forcément lissée pour créer une norme. 

Ce que je veux, moi, c’est lui faisander le dindon. Avec tout ce dont la nature m’a donné, et, pourquoi pas, des accessoires. Car tout est bon pour la faire grimper aux rideaux et lui faire rendre ses jus. Que ce soit en la pilonnant ou par simples attouchements. Que ce soit doux ou fort je ferai tout pour elle. Et je n’aurai de cesse de lui montrer à quel point sa vulve, qu’elle juge disgracieuse, a de l’attrait pour moi, dussé-je la faire défaillir d’orgasmes répétés. 

Elle a à mes yeux la plus belle des chattes. Et je lui montrerai. 

Faire baver la limace

Je te caresse depuis des heures J’ai usé de mes doigts, de ma langue, ainsi que de toute une panoplie de jouets qui vibrent, remuent ou aspirent. Bref, j’ai usé de tout ce qui était en mon possible pour que tu me supplies de te laisser t’abandonner.

Mais je me suis montré inflexible. Je t’ai d’abord fait soupirer, puis gémir, et enfin crier. Je t’ai emmenée jusqu’aux limites de ton corps mais j’ai su te maintenir au bord de ta jouissance sans pour autant te libérer.

Les lèvres de ton sexe, sont à présent rouges et tumescentes et, alors que je te laisse un peu de répit pour réfléchir à ce que sera ta prochaine torture, tu rampes sur le lit et laisses la trace visqueuse et humide de ton excitation sur les draps.

J’ai enfin  trouvé ce qui va t’achever. Je passe un gant, le couvre de lubrifiant et le présente à l’entrée de ta chatte tuméfiée. Tu m’aspires alors presque plus que tu ne m’accueilles et mon avant bras vient désormais coulisser librement au plus profond de toi.

Je viens coller mes lèvres à ton oreille.

— Viens maintenant…

Tu attendais ce signal et tu peux enfin hurler ton plaisir.

Admiratif, je te laisse digérer ton orgasme. Tu t’es montrée courageuse alors que je te suppliciais et, même si je t’ai fait baver la limace plus que nécessaire, tu n’as jamais admis ta défaite.

Je t’aime.

Chatouiller le nénuphar

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J’aime quand, sous mes caresses, tu t’ouvres largement. Tu te cambres, gémis, te cabres et t’écartèles pour te donner à moi chaque fois plus avant.

Les frisottis de ta toison que, à ma demande, tu laisses au naturel appellent à la caresse, à goûter ce qu’ils cèlent. Et je passe les doigts dans ton buisson ardent. Que ces boucles sont douces, j’en aime la rousseur.

Puis je souffle doucement dessus, comme pour attiser un peu plus le feu de ton désir, ce qui t’arrache un soupir, et, posant mes lèvres un peu plus bas, je viens boire un peu de tes eaux, te chatouiller le nénuphar au creux de son bassin.

Tu me tiens par les tempes et me guides tandis que je te lèche, te mordille, t’aspire. J’agace de mes dents et à grandes lapées les contours de ton sexe avant de m’attarder sur la tumescence de ton pistil maintenant érigé.

Je dessine maintenant de la pointe de la langue les mots qui vont t’amener jusqu’à l’acmé de ton plaisir.

Tu as refermé tes jambes sur moi dans un spasme. Tu cries à présent que tu m’aimes.

Et enfin c’est un jet qui me remplit la bouche.

Tu as joui. Nous sommes heureux.

Faire de l’alpinisme sur son mont de Vénus

Tu es vallées et monts. Non pas crevasses et pics, tu es toute en rondeurs. J’aime à m’y agripper lorsque je t’escalade.

La prise de tes seins m’assure les sommets d’un plaisir sans égal. Et j’aime à suçoter leurs pointes érigées qui m’indiquent la voie vers de plus grands bonheurs.

Je parcours, tout d’abord d’un index fureteur, puis d’une bouche avide le sillon de ton cul. J’en écarte les globes pour me révéler cet étroit précipice où je vais m’enfoncer. Le passage est étroit mais je suis décidé. Je ne veux négliger aucun de tes chemin, surtout les plus secrets. Celui que je désire à cet instant précis doit être humidifié. Car s’il est trop aride on pourrait s’y blesser. Alors, de ma salive et d’une ou deux phalanges, je viens le préparer à mon exploration. Et quand sera venu l’instant le plus propice, je m’y enfoncerai pour mieux te découvrir. 

Je ne m’y perdrai pas. Car reste à parcourir la principale voie. Celle qui, d’un buisson touffu, m’amènera à faire de l’alpinisme sur ton mont de Vénus. Et je ne peux rater cette belle ascension. Elle ressemblera à celle de ton cul. Il y a un sillon, une douce crevasse, mais celle de ton con est sans cesse mouillée. J’en apprécie la pente d’un doigt inquisiteur et puis, sans me presser, tu dois être patiente, je plante mon piolet. 

Cette grimpette ira jusqu’au moment précis où nos corps mélangés s’ébouleront enfin. Quelle belle avalanche.