Se sécher…

Je ne dois pas succomber à la tentation de rester plus longtemps sous la douche : mon travail m’appelle et, même si je n’ai pas grand chose d’important à faire ce matin, je dois quand même être un minimum à ce que je fais. 

Je coupe l’eau, sors de la cabine et me sèche. Je passe à peine un peu trop de temps pour me sécher l’entrejambe et je sens que je ne suis pas loin de bander à nouveau. C’est quelque peu perturbant et je repose la serviette presque à regrets. Cet état d’excitation quasi permanent est nouveau pour moi. 

Douche brûlante

Un peu sonné par l’intensité de ma jouissance, je vais dans la salle de bain. Je fais couler l’eau la plus chaude que je puisse supporter afin de chasser toutes les tensions que mon corps et mon esprit ont emmagasinées depuis ce matin et que mon orgasme n’a pas pu complètement chasser. 

L’effet hélas est l’inverse de celui escompté : la caresse brûlante des gouttes qui coulent sur ma peau exacerbe les pensées lubriques qui me hantent depuis mon réveil.

La perspective de voir s’unir ma chérie et cet homme ne cesse de tourner dans ma tête. C’est un délicieux tourment. 

Montée de plaisir

Entre ces images qui dansent dans ma tête et le balancement de mon poignet, je sens l’issue très proche, ce qui est le but du jeu : je cherche à obtenir un plaisir rapide qui m’assouvisse pour un moment. Enfin je l’espère. J’irai la retrouver à midi et ce dont j’ai envie pour elle risque fort de réveiller mon désir au cours de la matinée. 

J’accélère le mouvement de ma main et c’est comme si du feu liquide partait de mon ventre pour jaillir de mon méat. J’en ressens physiquement le parcours jusqu’à l’explosion finale qui me laisse hébété quelques minutes. 

Comme un ouragan…

Mots contraints : Faux, dernier, ouragan, marcher, promesse, fleur, embrasser, leçon, toujours.

On m’en avait fait la promesse : j’allais prendre cher et me retrouver le cul en fleur, après être passé entre les mains de tous ces garçons qui n’étaient pas venus ici pour m’embrasser mais bel et bien pour me faire subir les derniers outrages.

J’ai pris L’organisateur pour un de ces donneurs de leçons qui parlent toujours plus qu’ils n’agissent. Mais force m’est de constater que ce qu’il a dit n’était pas faux. Je me sens comme si j’avais traversé un ouragan lors de ce gang bang et je peux à peine marcher tellement je me suis fait secouer. 

Je me souviendrai de cette soirée.

Les oulimots des copines et des copains

Réveil (2)

Je cale l’oreiller dans mon dos pour me redresser et plie les jambes afin d’avoir un peu plus de latitude pour me caresser. J’empoigne ensuite mon sexe et entame de lents mouvements de poignet. 

J’ai fermé mes yeux pour mieux ressentir l’instant et c’est l’image de ma chérie aux prises avec son soupirant qui me vient à l’esprit. Je l’imagine le rejoindre dans les toilettes du café, s’agenouiller devant lui à peine la porte refermée et le gober avec gourmandise.

C’est fou mais j’ai la sensation qu’elle le pompe au rythme auquel je me branle, ce qui exacerbe mon plaisir. 

Réveil

Je mets un peu de temps à trouver le sommeil car la machine à gamberger tourne toujours mais, la fatigue aidant, je finis par rejoindre les bras de Morphée tandis que j’ai ma chérie dans les miens. 

C’est une nuit sans rêve, ou du moins je n’en garde aucun souvenir, mais je ne m’en réveille pas moins l’esprit libidineux et la queue bien raide. Hélas, contrairement à la veille, elle a dû partir tôt à cause d’une réunion. Qu’à cela ne tienne, je me débrouillerai tout seul et, avec les images que j’ai en tête, cela devrait aller assez vite. 

Morphée

Je finis de me déshabiller en prenant soin de ne pas faire le moindre bruit et je me glisse dans le lit. Il y règne une douce chaleur, celle que ma bien aimée a irradiée depuis que je l’ai laissée cuver son plaisir tout à l’heure. 

A-t-elle senti ma présence ? Elle se tourne en grognant et vient coller ses fesses contre mon bas-ventre. L’effet est immédiat : mon sexe se déploie et trouve tout naturellement sa place le long de sa raie. 

Je passe mon bras par-dessus son épaule et me rapproche d’elle. Nous passerons la nuit ainsi, sages mais imbriqués 

Un rêve ?

Il est temps d’aller voir si ma chérie a récupéré. Ce qui me rassure c’est que je n’entends plus que le son de sa respiration, puissante mais apaisée, dans le silence qui règne désormais dans l’appartement. 

Je rentre doucement dans la chambre. Elle dort malgré la veilleuse restée allumée et cette faible lumière me permet de voir que, si son maquillage a abondamment coulé sur ses joues, elle présente tous les signes du bien-être, à commencer par le sourire qui se dessine sur ses lèvres.

Je me demande si elle rêve et, dans ce cas, à quoi ou à qui.

Proposition

Je pense soudain à ces quelques phrases, lancées par ma chérie il y a quelques temps et que je n’avais pas su saisir au vol, préférant éluder à l’époque.

  • Il y a un garçon que je croise tous les jours pendant ma pause déjeuner. Il est indéniable que je lui plais, vu les regards qu’il me lance, et je dois reconnaître qu’il ne m’est pas indifférent. Aurais-tu envie de le rencontrer pour que nous en parlions tous les trois ?

Je n’ai rien de prévu demain midi. Je vais lui faire la surprise de la rejoindre. En espérant qu’il sera là. 

Réflexion

Ses pleurs finissent par tarir mais elle est épuisée et se glisse sous la couette. Je lui demande si elle veut que je la rejoigne pour continuer à la cajoler. Elle est sensible à mon attention mais préfère être seule. 

Je respecte son choix et sors de la chambre. Encore troublé par ce que je viens de vivre – cet encouragement qu’elle m’a fait à aller voir une autre et sa jouissance si intense qui a suivi – je me sers un verre.

Assis sur le canapé, je sirote en mesurant la chance qui m’est offerte et je réfléchis à sa contrepartie.