Telle est prise…

Mots contraints : Destin, été, illimité, dessous, chaleur, jardin, dépendance, contre-courant, convoquer.

Le destin s’est montré facétieux avec moi cet été. J’étais persuadée du pouvoir quasiment illimité que je pouvais sur la population de mes amants et quand j’ai débarqué uniquement vêtue de mes dessous puis que j’ai vu le regard de tous ces mâles en chaleur qui m’attendaient dans ce club dont j’ai fait mon jardin secret, j’en ai d’autant plus pris conscience. 

Ces coquins m’ont pourtant montré la dépendance que je pouvais envers leurs liqueurs les plus intimes. Figurez-vous que ces coquins, que j’avais convoqués pour les boire, sont allés à contre-courant de mes attentes en m’arrosant. C’était bien, c’est certain, mais j’ai dû ravaler ma frustration.

Les oulimots des copines et des copains.

La piscine

Je paie de lourdes charges pour ça mais, lorsque vient l’été, elles prennent tout leur sens. Il y a une piscine dans ma résidence et il est agréable d’aller y piquer une tête lorsqu’il fait chaud comme maintenant. Enfin, je ne suis pas dingue comme la plupart de mes voisins qui y passent leur après-midi et préfère y aller alors que le soleil se couche ou très tôt, comme ce matin. J’ai passé une mauvaise nuit et le soleil n’est pas encore levé quand je décide de renoncer à courir après un sommeil qui m’a fui et d’aller faire quelques brasses. 

C’est la canicule et la fraîcheur de l’air est toute relative. Celle de l’eau est en revanche bien agréable et je passe un très bon moment dans l’eau à faire des longueurs dans le bassin jusqu’au moment où quelqu’un vient troubler ma quiétude. Je fais une traversée sous l’eau et n’entrevois d’abord qu’une silhouette sur le bord qui s’avère être une femme aux cheveux courts et bruns et à l’âge indéfinissable. 

Ce n’est pourtant pas le fait d’être incapable de déterminer s’il s’agit d’une jeune femme ou d’une personne plus mûre qui me trouble le plus. C’est plutôt le fait que son maillot deux pièces ultra minimaliste ne cache rien ou presque des imposants bijoux de corps qu’elle porte. J’ai certes déjà vu des photos sur le net mais me retrouver ainsi confronté d’aussi près à de tels piercings, tant aux tétons qu’au sexe, à quelque chose de terriblement troublant et je ne peux pas en détacher mon regard jusqu’à ce qu’elle plonge,et même une fois qu’elle est dans l’eau. 

  • Vous avez peur que je coule avec tant d’acier sur moi ? Ne faites pas l’innocent, j’ai très bien vu comment vous me matiez ! 
  • Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous mettre mal à l’aise. 
  • Ce n’est pas le cas, je suis habituée au fait que les regards s’attardent sur moi et j’en tire un certain plaisir lorsqu’ils sont respectueux comme le vôtre. Vous comprendrez toutefois que j’essaie d’éviter les heures d’affluence pour me baigner. 
  • Je l’entends bien. Mais je ne vous ai jamais vue auparavant. 
  • Je passe juste quelques jours ici. Attendez ! 

Le bracelet qu’elle a au poignet droit vient de vibrer. Elle y porte un regard inquiet et, lorsqu’elle se tourne à nouveau vers moi, son visage a changé. 

  • Prenez-moi ! Ici ! S’il vous plaît !

Je reste quelques secondes les bras ballants, abasourdi par cette proposition tout aussi indécente qu’inattendue, qu’elle met à profit pour retirer son maillot et me présenter ses fesses à quatre pattes. Le jour se lève à peine et le métal qui orne ses lèvres luit doucement. 

  • Faites vite ! Je vous en prie ! 

La situation est complètement dingue. Je n’en aventure pas moindre deux doigts sur son abricot, qui s’y enfoncent doucement tant elle est moelleuse. Je la branle un peu. Elle est brûlante et détrempée, ce qui me fait immédiatement bander.

  • Défoncez-moi ! 

C’est plus une supplique qu’une injonction et je ne peux pas y résister. Je viens me présenter derrière elle, la saisit aux hanches et m’enfonce d’une poussée puissante et rectiligne avant de commencer à la besogner. Elle n’a pas la moindre réaction et aucun son ne sort de sa bouche. Elle encaisse mes coups de queue comme une poupée de chiffon. C’est troublant, tout comme le fait de sentir mes couilles taper contre ses énormes anneaux lorsque je suis en elle jusqu’à la garde. 

Il ne me faut que quelques minutes pour arriver au bord de l’orgasme. Comme je ne sais pas si je peux jouir en elle, je préfère l’en avertir. Elle m’éjecte aussitôt, se place en face de moi et m’offre ses seins. 

  • Arrosez-moi ! 

Je m’exécute et jouis à long jets sur sa poitrine dont elle tord les pointes, ses doigts passés dans ses piercings. Une nouvelle vibration arrive à son poignet. Elle consulte son bracelet et tourne un regard ravi dans ma direction. 

  • Je vous remercie, adieu ! 

Je n’ai pas le temps de répondre. Elle ramasse ses affaires et disparaît rapidement, toujours nue et couverte de foutre. C’est alors que je remarque un homme sur un balcon qui n’a sans doute rien manqué de la scène. Il m’adresse un signe de la main, son index refermé sur son pouce et les autres doigts relevés, en guise de remerciement. 

Je comprends qu’il ne s’agit pas d’un simple voyeur lorsque je vois mon inconnue le rejoindre sur la terrasse. 

Thérapie

Mots contraints : Bord, plastique, carnivore, tournesol, marteau, nocturne, dépression, ritournelle, quitter. 

Cagoulé et le mors entre les dents, je suis au bord de l’extase. Le sexe de plastique dont elle s’est harnachée me perfore le cul avec la régularité et la force d’un marteau pilon, à peine lubrifié par une cuillère d’huile de tournesol tandis que, en bonne carnivore, ses dents sont plantées dans mon épaule.

Vous me croirez ou pas mais c’est la répétition de ces séances nocturnes qui, bien mieux que des cachets ou n’importe quelle thérapie, m’a permis de sortir de la triste ritournelle de la dépression et je ne quitterais ma position actuelle pour rien au monde.

Les oulimots des copines et des copains

Un drôle d’oiseau

Mots contraints : Bord, plastique, carnivore, tournesol, marteau, nocturne, dépression, ritournelle, quitter

Il est d’une rare distraction et un peu fêlé sur les bords. Il ne manquerait plus qu’il soit sourd et j’aurais une parfaite réplique du professeur Tournesol, à la plastique près, la sienne étant nettement plus avantageuse que le personnage d’Hergé.

Bref, si je ne l’ai pas encore quitté, c’est grâce à son physique mais surtout à la façon qu’il a de s’en servir lors de nos activités nocturnes sans jamais que cela ne tourne à la ritournelle. Et c’est en bonne carnivore que je continue de me délecter de la moindre parcelle de sa chair.

Parce que, je dois vous avouer, un zozo pareil, il y a de quoi devenir marteau ou faire une dépression.

Recrutement

C’est aujourd’hui que nous accueillons notre nouvelle directrice commerciale et je suis un peu nerveux. J’ai lu son parcours sur LinkedIn et il est carrément impressionnant, sans compter ce qu’elle a pu poster qui montre que, si c’est une meneuse d’hommes, elle le fait plutôt version « marche ou crève », ce qui n’est pas pour me plaire mais ma position me contraint à composer avec. 

Je suis arrivé tôt et bois un café à la machine lorsque j’entends un « hello » loin d’être avenant. Je me tourne. C’est elle. 

  • Nous ne vous attendions pas à cette heure 
  • J’aime prendre possession des lieux lorsqu’ils sont vides ou, comme c’est le cas ici, peu peuplés. Cela me permet des rencontres moins formelles 

Elle arbore maintenant le sourire de celle qui a l’habitude d’être tout en haut de la chaîne alimentaire mais il n’y a plus la moindre animosité dans son attitude, bien au contraire. J’ai la sensation qu’elle m’enveloppe d’une autorité toute bienveillante. Je suis immédiatement séduit. 

  • Vous voulez un café Madame ? 
  • Quelle déférence ! Mais j’aime beaucoup cela vous savez ? Je veux bien un expresso sinon, merci. 

Je ne sais pas ce qui m’a pris de l’appeler ainsi. La coutume dans notre boîte est pourtant d’utiliser nos prénoms pour nous parler. Un examen plus poussé de sa personne me donne finalement la réponse. Son carré blond, tout à la fois strict et terriblement sensuel, ses ongles longs et laqués de noir, assortis à une robe qui ne laisse rien voir mais suggère tout et ses talons vertigineux, elle porte toute la panoplie de la Maîtresse, qu’elle a seulement adaptée au monde professionnel et j’ai trouvé tout naturellement la posture qui est mienne en face d’une telle personne. Je lui tends son gobelet et, au lieu de s’en saisir, elle pose sa main sur la mienne juste assez longtemps pour m’en faire sentir la ferme pression. 

  • Je suis nouvelle dans la ville mais je compte bien me recréer un réseau et je compte sur toi pour m’y aider. Je suppose que tu connais quelques endroits très bien pour cela, je me trompe ? 
  • Absolument pas Madame, et ce sera un plaisir. 

Nous nous sommes percés à jour et le sourire que nous échangeons à présent est complice. Elle est peut-être un dragon dans son job mais je ressens beaucoup d’humanité dans la femme dominante qu’elle est et je me dis que nous sommes certainement au début d’une période qui promet d’être amusante. No zob in job ? Cela n’est en rien un problème, ce n’est pas ce que j’attends d’elle et je suis persuadé du contraire. Nous avons des affinités bien plus cérébrales. 

Une pose s’impose

Ce week-end prolongé fut formidable – nous nous sommes découvert de nouvelles affinités qui, je pense, vont nous mener un peu plus loin dans notre relation- mais, tout comme toute bonne chose, il doit prendre fin. Nous avons rendu les clés du gîte, chargé la voiture et repris la route en fin de journée afin d’éviter les fortes chaleurs. 

Nous roulons depuis un moment lorsque nous arrivons au niveau de Carcassonne et, d’un commun accord, nous décidons de nous arrêter sur l’aire du belvédère afin de nous dégourdir les jambes et satisfaire à un besoin naturel. J’ai de la chance, les toilettes pour hommes sont libres, ce qui n’est pas le cas de celles pour dames devant laquelle s’allonge une petite file. Je sais que j’en aurai fini avant elle, je décide donc de lui faire une photo depuis l’intérieur de la cabine. J’ai gardé short et caleçon sur les chevilles et il ne me reste plus qu’à ôter mon t-shirt, que j’accroche à une patère, avant de prendre une pose à la cambrure exagérée et le cliché de mon cul que je vais lui offrir. Je regarde quand même le résultat avant d’envoyer le cliché. La lumière tamisée dans les toilettes d’autoroute donne un résultat plutôt intéressant qui ne nécessite quasiment aucune retouche.

J’envoie le message, me rhabille et sors. Elle attend toujours, l’air visiblement agacée. Je lui adresse un regard désolé au moment où elle se saisit de son portable et en regarde l’écran. Elle redresse les yeux et me fait un drôle de sourire, un de ceux que j’aime tant car ils sont souvent porteurs d’arrière-pensées. Elle baisse à nouveau et tapote quelques secondes. Mon téléphone vibre. 

Tu ne perds rien pour attendre salope ! 

Je sais que ce message est un compliment mais je me demande où elle veut en venir. L’aire n’est pas déserte et nous n’avons pas le confort de nos jeux habituels. C’est alors que je la vois sortir de la file alors qu’il ne reste plus que deux personnes devant elle. Elle arrive à ma hauteur, me toise d’un air entendu et me prend par la main. 

  • Viens ! 

Elle m’entraîne à sa suite jusque derrière un bouquet d’arbres qui nous masque des autres personnes. 

  • Tu fais le malin en lieux clos mais serais-tu capable de rééditer ton exploit ici ? Ce serait bien sûr à mon tour de prendre les photos. 

J’ai une seconde d’hésitation. On entend le murmure des conversations des touristes non loin et je me dis que le risque est bien présent de nous faire prendre. Je regarde ensuite le panorama : la citadelle s’étend devant nous alors que le soleil se couche et forme un incroyable arrière-plan pour ce qu’elle me demande. Cette considération fait voler en éclat mes dernières réserves et, en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, je me retrouve les fesses au vent, que j’offre à son objectif. 

  • Tsssttt, tu peux mieux faire 

Je comprends aussitôt ce qu’elle attend de moi et me déshabille complètement avant de prendre des poses tantôt sages tantôt osées qu’elle mitraille durant un petit moment. 

  • Cela suffit, allongé-toi sur le dos à présent ! 

Je n’ose croire à ce qui va se passer quand je la vois retrousser sa robe et retirer sa culotte qui finit dans l’herbe. 

  • Je vais marquer ce moment, mon territoire également, ne bouge pas. 

Elle m’a enjambé et fléchit les jambes au-dessus de mon buste. D’une main elle tient le tissu bien haut sur sa taille et de l’autre ouvre grand ses grandes lèvres. 

  • Ne ferme surtout pas les yeux, je veux que tu me regardes tandis que je te pisse dessus 

Elle devient soudain une fontaine intarissable dont le jet vient exploser sur mes pectoraux et glisse sur mes flancs et mon ventre. C’est complètement dingue mais je veux la goûter et sors une langue obscène. 

  • Tiens ! 

Une infime variation de sa position et je peux boire le dernier jet de son offrande, qu’elle a dirigé vers ma bouche avec une précision diabolique. Je manque m’étouffer et le précieux liquide se met à couler sur mon menton. Elle rit. 

  • Il va te falloir travailler ta déglutition mais c’est un bon début je trouve. 

Désormais tarie, elle m’aide à me relever et me tamponne avec mon t-shirt. 

  • Tu en passeras un propre avant de remonter dans la voiture. Va te rincer un peu maintenant ! 

Un peu groggy, je regagne la civilisation torse nu. Personne ne me remarque. Je me passe de l’eau sur le visage et le buste et vais la rejoindre. Elle me tend un polo que je passe. 

  • Regarde ! 

Elle a pris des photos ahurissantes de mon corps nu sur fond de cité médiévale et la lumière du crépuscule ajoute à l’intensité de la chose.

  • Je les mettrai sur mon profil en arrivant, tu veux bien ? 

Une immense bouffée de fierté me gonfle la poitrine. 

  • Merci pour tout Madame. 

Il est temps de reprendre la route. Je me mets au volant et m’engage à nouveau sur l’autoroute. Nous ne nous disons rien de ce qui vient de se passer mais notre silence vaut tous les discours. 

À quand le prochain voyage ? 

Caprice de star

Une autre interprétation de la semaine 28 des oulimots

Mots contraints : Saison, excuses, vérité, drone, ressentir, phénix, apathie, dernier, amant. 

Le réalisateur vient de m’appeler : faute de budget, la scène avec mon amant ne se passera pas au bord de la piscine d’une villa d’architecte mais dans le jardin d’une maison Phénix en plein milieu d’un lotissement. La seule chose qu’ils gardent c’est la prise de vue depuis un drone, pour ne pas que l’intérêt du film s’en ressente trop m’a-t-il dit.

J’ai buggé quelques secondes et, quand je suis sortie de mon apathie, je me suis mise à hurler qu’en vérité, lui et le producteur étaient les derniers des radins, qu’ils pouvaient se carrer leurs excuses dans le cul et que la saison une du récit de mes ébats serait aussi la dernière s’ils ne mettaient pas la main à la poche. 

Caprice de star ? Peut-être. Mais il ne faut pas me prendre pour une conne !  

Les oulimots des copines et des copains

Observation

Sous la contrainte de la semaine 28 des oulimots

Mots contraints :  Saison, excuses, vérité, drone, ressentir, phénix, apathie, dernier, amant.

Je ne peux pas m’empêcher de le ressentir à chaque début de la belle saison, ce regain de vitalité, comme si j’étais un phénix renaissant des cendres de l’hiver. 

Est-ce parce je sais que, s’il y a des frimas, ce seront les derniers ? Peut-être mais la vérité est ailleurs. C’est surtout parce que, tout autour de chez moi, la nature sort de son apathie et mes voisins de chez eux pour l’entretenir. Je n’ai alors plus qu’à sortir mon drone pour choisir parmi eux qui sera mon prochain amant. Je ne me cherche pas d’excuses pour procéder ainsi, ils sont parfaitement au courant et jouent le jeu.

Jeux de plage

Je suis allé tôt à la plage, pour pouvoir en profiter avant le débarquement de la foule des vacanciers et éviter les grosses chaleurs. Je peux donc poser ma serviette à plusieurs dizaines de mètres de mes voisins les plus proches, ce qui convient parfaitement à mon caractère peu sociable. 

Un voile de nuages adoucit la lumière du soleil et il fait encore assez bon. Je profite du moment entre baignades et lecture jusqu’à ce qu’un couple vienne se mettre à proximité. Je râle intérieurement : avec toute la place qu’il y a, ils auraient pu se mettre plus loin. Mon regard s’attarde cependant sur eux. Ils portent une jolie quarantaine et, sans être des athlètes, je les trouve vraiment bien gaulés tous les deux. Elle a des seins lourds et des hanches voluptueuses que soulignent une taille étonnamment fine malgré son petit ventre, lui des pectoraux bien dessinés surplombant un début de bedaine qu’il porte plutôt bien. Mais il y a autre chose qui me pousse à les mater. Leurs maillots de bain font en effet un service minimum. On peut pratiquement les résumer à des cache sexes bien échancrés sur les hanches et je me dis que s’ils sont proches de moi c’est pour me proposer un échange voyeur exhibitionnistes mais qu’ils préfèrent ne pas être trop dérangés. Ils ne multiplient pourtant pas les poses provocantes, ils évoluent avec un naturel très légèrement impudique que je trouve particulièrement excitant.

J’en prends soudain plein les yeux, alors qu’ils jouent aux raquettes, lorsque le soleil déchire le voile nuageux. Est-ce moi qui ai rêvé ? Un éclat carmin à jailli des fesses de la femme, comme si elle avait un rubis enchâssé dedans. Un examen plus poussé qu’aide la luminosité devenue presque aveuglante me le confirme : elle porte un rosebud, de belles dimensions si j’en crois la taille de la pierre et cette révélation me rend rêveur. Elle est probablement venue sur la plage avec et, depuis tout ce temps, fait toutes sortes d’activités sans jamais le perdre. Je me dis qu’elle a une maîtrise impressionnante de sa musculature interne et que les sensations en elle doivent être décuplées. 

Nouvel éclair. Bleu. Il vient de lui cette fois. Ça tourne au délire. Ils sont donc tous les deux pénétrés par un plug et font comme si de rien n’était. Cela ne les rend que plus attirants et j’ai une envie folle d’aller leur parler, que je réfrène en me disant qu’il ne faut probablement pas troubler leur jeux. Qui prennent fin lorsque la marée des touristes finit par déferler sur le sable. Ils se rhabillent, plient leurs affaires et disparaissent en direction du parking. Je continue cependant à regarder, un peu à regrets, leur place désormais vide et quelque chose finit par attirer mon attention. Il me semble qu’ils ont oublié quelque chose. Je me lève et vais voir. Presque complètement enterré, il y a un jouet que j’imagine identique aux leurs. Je tire dessus. Il y est attaché une carte. Deux prénoms, un numéro de téléphone et une question qui tient en deux mots : à bientôt ?

Je souris je viens de trouver mes premiers camarades de vacances 

Footing

C’est le premier jour des vacances mais, au lieu de faire la grasse matinée, j’ai décidé de chausser les baskets et d’aller courir à la fraîche autour du lac qui se trouve non loin de ma résidence. 

Je ne suis pas très entraîné et, au bout d’une vingtaine de minutes, je dois me rendre à l’évidence : il me faut reprendre mon souffle. Je ne m’arrête pas complètement. Buste dégagé, j’adopte un rythme de marche soutenu en espérant récupérer assez rapidement. 

  • Bonjour, vous avez un problème ? 

La femme qui vient de s’arrêter à ma hauteur ne possède pas tous les signes de l’athlète surentraînée et, pourtant, je n’ai pas l’impression qu’elle soit en train de faire un effort vue la fraîcheur de son visage. 

  • J’ai juste présumé de mes forces, merci, ça va aller. 
  • OK, je vais tout de même faire une petite boucle et revenir par là dans quelques minutes. Je ne veux pas vous laisser en rase campagne 

Je n’ai pas le temps de répondre. Elle repart dans une foulée élégante et tonique et je ne peux m’empêcher de fixer la cambrure de ses fesses visiblement dures comme du teck sous son corsaire noir. 

Malgré cette vision qui a provoqué en moi une certaine excitation, mon cardio redevient convenable et je reprends plus doucement. Je me suis peut être un peu cramé au début et il faut que je me ménage. Je ne cours pas très longtemps avant que mon inconnue ne refasse son apparition. 

  • Vous êtes reparti ? C’est bien. Vous ne voyez pas d’inconvénient à ce que je me cale sur votre rythme ? 
  • Vous allez vous ennuyer, j’ai vu votre démarrage tout à l’heure. 
  • Qui peut le plus peut le moins, et puis c’est tellement plus sympa de faire sa sortie accompagnée. Vous ne trouvez pas ? 

Je suis assez d’accord avec elle et, l’émulation aidant, je parviens à finir mon tour de lac sans nouvel arrêt au bout de presque une heure. 

  • Bravo ! Vous avez bien tenu le coup, vous méritez une baignade 
  • Je n’ai pas de maillot 
  • Moi non plus mais, à quelques centaines de mètres, je connais un endroit à l’abri des regards où nous pourrons nous en passer vous venez ? 

Elle me prend par la main et m’entraîne. Elle ne m’a pas menti. Il faut se frayer un passage mais le résultat en vaut la peine avec une vue imprenable sur un village au loin. Il ne lui faut que quelques secondes pour se retrouver complètement nue, offrant ainsi à mon regard un corps mature plein de charme. Je ne peux en détacher mes yeux et reste quelques secondes les bras ballants, un peu stupéfait par tant de naturel. 

  • Je vous plais tant que ça ? Il faut me le montrer alors ! Zou ! À poil ! Mais, j’y pense, il faut peut-être que je vous aide 

Vaincu, je me débarrasse de mon t-shirt et lle empoigne mon short, le faisant glisser le long de mes jambes ainsi que mon slip.

  • Nous voilà à égalité. Vous n’êtes pas mal. On va dans l’eau ? 

Elle fait quelques pas, plonge et effectue une brasse. 

  • Elle est parfaite ! Venez ! 

Pour finir de me convaincre, elle m’asperge et cela abolit mes dernières réserves. Je cours la rejoindre et, une fois près d’elle, l’enlace et la colle contre moi. 

  • Je prends les choses en main maintenant. 
  • Vous croyez ? 

Elle attrape ma queue qui se déploie dans sa main.

  • C’est plutôt moi en l’occurrence. 

J’empaume ses seins et me mets à en tordre les pointes. Elle pousse un soupir. 

  • Vous voyez, je peux aussi 
  • Je le sens bien mais l’eau est un piètre lubrifiant nous devrions sortir. 

Elle me fait m’allonger sur le dos. Il n’y a heureusement pas de cailloux mais la terre me gratte un peu. Elle vient ensuite me chevaucher, attrape mon sexe qu’elle vient présenter à l’entrée du sien puis s’empale peu à peu sur moi. On n’entend plus que le bruit de nos souffles courts pendant un moment. Elle finit par se lâcher un peu et de  petits cris sortent de sa gorge, auquel répond une voix féminine. 

  • Tu as entendu chéri ? Il doit y avoir une bête là bas derrière 
  • Tu veux que j’aille voir ? 

Je prie muettement pour qu’il n’en fasse rien et ma complice se mord les lèvres pour ne plus faire le moindre bruit mais je vois à ses pupilles qui brillent qu’elle ne serait pas contre le fait d’être vue ainsi, ce qui fait monter un peu plus mon excitation. Sent-elle que je suis à deux doigts de jouir ? Elle me retire d’elle, me demande de me lever et s’agenouille devant moi. 

  • Branle-toi et mets-moi tout ton jus sur les seins. 

Elle a dit cela tout bas mais c’est plus un ordre qu’une supplique et je m’exécute tandis que le couple continue à parler de l’autre côté des buissons. Je finis par exploser et ne peux m’empêcher de pousser un gémissement tandis que je l’arrose du menton au nombril. 

  • Une autre bête ? C’est peut-être dangereux de rester ici, viens, on s’en va chérie. 

Ils finissent par s’éloigner tandis que nous nous rhabillons. Elle ne s’est pas essuyée et mon sperme lui fait de drôles d’auréoles sur le devant de son t-shirt 

  • J’aime avoir des marques d’efforts sur ma tenue, merci. 

Elle m’embrasse et nous regagnons le chemin. Le plaisir m’a un peu coupé les jambes et je ne peux pas la suivre bien longtemps. 

  • Demain matin, même heure ? 

Elle accélère et disparaît de mon champ de vision mais j’ai noté le rendez-vous. Mon footing matinal vient de trouver une nouvelle motivation et je me dis que je vais faire de sacrés progrès avec elle.