Pluralité

Mots contraints : Dangereux, hiver, marmelade, voiture, pull, magique, frapper, amant, carré. 

Mon amant a organisé une partie carrée rien que pour moi l’hiver dernier et mon cul s’en souvient encore. Tous ces messieurs me l’ont mis en marmelade. Ça ressemblait parfois à du ball-trap. « Pull ! » et, en voiture Simone, je me retrouvais aussitôt soulevée et empalée. J’ai toutefois été frappée par la virile douceur avec laquelle ils ont procédé. Cela aurait pu s’avérer dangereux de me livrer à autant d’inconnus mais, bien au contraire, ce mélange d’attentions et de vigueur était magique. Je n’attendrai pas cet été pour recommencer.

Les oulimots des copines et des copains

La Dame au jardin

Mots contraints : Combattant, savoir, sourd, rocher, éponge, jardin, désigner, mégalomane, testament. 

Cela pourrait ressembler à une réunion d’anciens combattants tous ces hommes autour de moi : ils ont tous servi dans le même corps, à savoir le mien, mais je préfère rester sourde à leurs avances ce soir. Ce n’est pas parce qu’ils se sont cotisés pour m’offrir cette suite dans un palace du Rocher que je dois écarter les cuisses.

Le mépris que j’affiche commence à fonctionner : ils jettent l’éponge un après l’autre et disparaissent. Tant mieux : une fois seule je pourrai sortir dans le jardin, un endroit un peu fou dont un designer mégalomane a dessiné les plans en guise de testament, et y retrouver le nouvel élu.

Les oulimots des copines et des copains

Bleus et bosses

Mots contraints : Arc-en-ciel, vapeur, respiration, canne, souterrain, bain, velours, glisser, héros. 

Cela ne fait pas longtemps que je suis là et j’ai déjà des vapeurs. Quelques coups de canne bien administrés ont suffi à me mettre dans le bain et, tandis que ma respiration se fait plus profonde, je me sens tout doucement glisser dans le subspace.

Je sais pourtant que la soirée ne fait que commencer, que j’en suis le héros et qu’il me reste beaucoup de choses à vivre dans ce donjon souterrain tendu de velours rouge.

Mon cul aura certainement toutes les nuances de l’arc-en-ciel ces prochains jours mais ce sera hélas une fierté qu’il me faudra cacher.

Les oulimots des copines et des copains

Plaisirs matinaux

Nous avons décidé de prendre le petit déjeuner dans le jardin ce matin. Il est encore tôt et la grosse chaleur qui règne en ce moment ne nous est pas encore tombée dessus.

Nous voilà donc tranquilles, en peignoir, en train de boire notre café alors que le soleil finit de se lever. 

Elle me regarde tout à coup d’un air que je ne lui connais que trop bien, mi-interrogateur mi-gourmand, celui qu’elle prend lorsqu’elle veut faire une bêtise.

Je ne sais que trop où elle veut en venir mais l’endroit est exposé et je me suis souvent demandé si c’était possible.

Je n’ai pas vraiment le temps de me poser trop de question. En un tour de main, la voilà nue devant moi. Elle ne reste pas longtemps debout devant moi et se rassied sur son fauteuil. À cette différence près que, maintenant, elle a les jambes à l’équerre par-dessus les accoudoirs.

Elle est délicieusement obscène ainsi et je me rends très vite compte du fait qu’il n’y a que moi qui peut profiter de ce spectacle. Quand bien même les fenêtres des voisins seraient ouvertes, elle leur tourne le dos et tout ce qu’ils pourraient voir sont ses mollets et sa nuque.

Je ne résiste pas très longtemps à la vue de son abricot qu’elle m’offre, me mets nu à mon tour et m’agenouille devant elle. Je commence par cueillir une perle de rosée sur ses nymphes d’un coup de langue habile, ce qui lui fait pousser un soupir, ce qui m’encourage à poursuivre.

Nous sommes à couvert derrière le dossier du fauteuil et je m’en donne à cœur joie entre ses cuisses, léchant et  mordillant ses lèvres quand je ne pointe pas un bout de langue aventureux entre elles. Je décide de négliger son clitoris pour l’instant. Chaque chose en son temps.

Son bassin s’anime d’une houle sensuelle que je dirige de mes caresses mais je ne parviens pas à lui arracher plus que le gémissement de tout à l’heure. La bougresse fait preuve d’un self control presque frustrant pour moi et qui me donne envie d’aller plus loin. Bien plus loin.

Son bassin est suffisamment basculé pour me donner accès à son œillet. J’humecte donc mon index en le plongeant dans son sexe bouillonnant et viens le présenter contre sa rosette. Il y entre sans coup férir

C’est le moment que je choisis pour m’attaquer simultanément à son bouton. 

Elle remue désormais de façon plus désordonnée sans pour autant que le moindre son ne sorte de sa bouche. Je sens toutefois l’intensité du plaisir que je lui donne aux crispations spasmodiques de ses mains qu’elle a posées sur mes tempes et je comprends qu’elle va jouir très vite. 

Je vais crescendo dans mes caresses jusqu’à ce que son corps  se tende comme un arc et qu’un puissant squirt m’inonde le visage. Puis elle se détend et me sourit

Elle n’a pas poussé le moindre cri mais je constate que sa lèvre inférieure est tuméfié tant elle se l’est mordue. 

– À ton tour !

Elle se lève et m’invite à m’asseoir sur le fauteuil trempé de son plaisir. Elle repousse ensuite mes jambes de façon à les placer comme elle les avait. Je me sens terriblement offert et mon sexe, qui s’était déployé tandis que je la léchais, est tendu vers le ciel. 

Elle ne le prend pas en bouche, se contentant de me branler doucement, mais son visage vient se positionner juste en dessous et la fraîcheur de sa langue vient agacer mon petit trou. Ma queue tressaille dans sa main et une boule de feu explose au creux de mes reins. Je me cambre.

Elle me lape avec une science consommée et, par instants, la pointe de sa langue vient délicatement forer ce que j’ai de plus intime. Sa main va et vient en cadence sur ma hampe et, à mon tour, je dois prendre ma lèvre entre mes dents pour ne pas crier. C’est un délicieux manège.

Mon plaisir vient vite mais je crois que, comme elle, j’ai envie de ce plaisir intense et rapide. Je la sens accélérer et, par saccades, mon foutre vient maculé mon torse, mon ventre et ses doigts. 

Je crois avoir entendu le bruit de volets qu’on ouvre pile au moment fatidique.

Sensuel Golgotha

Elle a marqué ma peau et piétiné mon corps. Elle a fait tant d’autres choses avec moi, mais je sais que le meilleur reste à venir. 

Bientôt, seulement vêtu d’un masque et d’une couronne de fils de fer barbelés, je servirai de plan cul à toutes les personnes présentes dans le club dans lequel elle va m’amener. 

Je n’ai pas peur, je ne suis pas en sucre après tout, et je suis même excité par l’hystérie dans laquelle risque de verser cette foule quand elle saura qu’elle peut tout faire de moi. 

Je veux qu’elle soit fière de m’avoir offert.

Les oulimots des copines et des copains.