Sur le vif

Une envie pressante. Je quitte la table sous les moqueries de mes copains

  • attention aux mauvaises rencontres ! 

J’ai fini de me soulager lorsque la porte s’ouvre derrière moi.

  • Oh pardon ! 

Une voix féminine. Je me tourne, par réflexe 

  • Je ne regrette pas mon intrusion, finalement, quel bel oiseau ! Je peux ?

Elle attrape mon sexe et le caresse lentement. 

  • Il est doux. Dommage que je n’aie pas le temps de vérifier si le ramage vaut le plumage. Partie remise ? Filez maintenant !

Je me rajuste et rejoins mes amis, hébété. Ils ne me croiront jamais. Je sens un bristol dans ma poche. 

Moteur ! Action !

Mots contraints : Hourra, bistrot, vodka, mazout, blini, chapka, mammouth, icône*, sable.

Ce n’était pas l’antique poêle à mazout de la maison qui réchauffait l’atmosphère. Pas plus que l’assortiment de blinis et de vodka qui avait été disposé sur une table non loin de la scène qui se tournait. Non, c’était bien la rencontre de deux icônes du X sur un tapis imitation peau de mammouth, lui couché sur le dos, elle le chevauchant sous les hourras de l’assistance, chapka vissée sur la tête.

La machine était bien huilée et ne connaissait pas le moindre grain de sable. Le public, des fans qui avaient gagné le dernier concours de la maison de production, était aux anges.

Les oulimots des copines et des copains 

Notre petit secret

Cette nouvelle collègue était bien sympathique. Trop ? J’étais chargé de la former et passais beaucoup de temps avec elle, ce qui m’avait permis de constater que, lorsqu’elle devait me montrer quelque chose sur son écran, c’était systématiquement pour m’offrir une vue imprenable sur son décolleté. Décolleté qu’elle ne manquait jamais de presser sur mon épaule quand c’était à mon tour de lui faire consulter un fichier. 

Sans compter qu’elle utilisait un langage des plus équivoques chaque fois que nous devions nous entretenir en tête à tête. 

Vous comprendrez donc aisément que j’avais très vite succombé à son charme, même si je n’avais pas tenté le moindre geste envers elle. No Zob in Job m’étais-je dit. 

Jusqu’au dernier afterwork de la boîte. Le premier depuis que les conditions sanitaires s’étaient assouplies. Comme s’il s’opérait une décompression explosive ches mes collègues, des rapprochements s’opéraient et les contacts se faisaient un peu plus pressants, au point que, parfois, on voyait disparaître durant quelques minutes un couple inimaginable auparavant, qui revenait un peu trop rouge pour que cela fût honnête. 

Je restais pour ma part sur la réserve. Un peu parce que je n’étais pas spécialement friand des foules alcoolisées, un peu aussi parce que celle qui m’allumait depuis qu’elle avait débarqué dans la société papillonnait d’un groupe à l’autre et ne me manifestait plus d’attention que cela. J’étais un peu jaloux, d’autant plus qu’elle s’était mise sur son trente et un pour la soirée et je devais lui reconnaître encore plus de charme qu’à l’accoutumée

  • Tu t’ennuies ? Je te regarde depuis tout à l’heure et tu n’as pas décoché le moindre sourire. On est là pour se détendre, tu sais ?

Elle venait de m’aborder après avoir disparu un moment de mon champ de vision. J’engageai donc la conversation qui, contrairement à d’habitude devint vite personnelle et explicite. Je me laissai gagner par l’ambiance et me mis à reconsidérer mon point de vue sur mes relations avec mes collègues. 

  • On va faire un tour ? 

Le moment fatidique était venu, j’acceptai son invitation avec joie et nous sortîmes sur le parking. Il y faisait sombre cela était parfait pour un moment d’intimité. Ce fut elle qui lança les hostilités en me volant un baiser. Je perdis alors toute retenue et, la prenant par la taille, je la collai contre moi. Je bandais comme un fou, il me fallait l’avoir sur le champ.

Je l’entraînai donc jusqu’à ma voiture sans qu’elle n’oppose la moindre résistance, bien au contrefaire. Ce fut même elle qui ouvrit la portière, s’assit sur la banquette et, le visage désormais à hauteur de ma braguette en extirpa ma queue avant de la perdre en bouche. Elle suçait comme une déesse mais, si je voulais lui faire quoi que ce soit, je ne pouvais pas la laisser continuer trop longtemps. 

  • J’ai envie de toi mais tu vas me faire jouir trop vite si tu ne t’arrêtes pas. 
  • Il suffisait de le dire Chéri. 

Elle se tourna et retroussa sa robe, m’offrant ainsi la vue de son fessier aux rondeurs presque parfaites. Fébrile, je commençai à descendre sa petite culotte lorsque je sentis quelque chose d’inhabituel sous mes doigts. Ma collègue avait un magnifique service trois pièces et bandait tout autant que moi. 

  • Tu connais maintenant mon petit secret. Le fait que je sois une femme un peu particulière ne te donne pas moins envie j’espère. 

Passé le moment de surprise, je compris vite quel plaisir je pourrais tirer de la situation et saisis sa bite entre mes doigts tout en pointant mon gland, capoté et lubrifié, vers son œillet.

  • Je n’ai pas l’intention de m’en tenir là et je compte bien sur le fait que tu me rendes la pareille quand j’en aurai fini avec toi 
  • Avec plaisir Chéri. Viens maintenant !

Lorsque tous les deux repus nous rejoignîmes nos collègues, nous eûmes à croiser des sourires en coin. Ils ne se doutaient pourtant pas de la révélation que je venais d’avoir et qui allait changer bien des choses en moi. 

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Mots contraints : Finale, heurter, nulle part, souci, enfer, programme, côté, écran, confession.

Demandez le programme !

Des performeuses prises de tous les côtés par les mâles montés comme vous n’auriez jamais pu l’imaginer. 

Leurs confessions prises sur le vif en son direct. Vous ne perdrez rien de leurs cris de plaisir. 

Une scène finale d’enfer et qui pourra peut-être heurter les plus sensibles d’entre vous.

Nulle part ailleurs vous ne rencontrerez un tel souci de la réussite de vos branlettes 

Alors venez voir notre dernière production, vous ne serez pas déçus.

Les oulimots des copines et des copains

Initiation

Mots contraints : Danser, nuage, rêve, meilleur, courage, fossette, sourd, doigt, finir

Nous sommes nus sur le lit, tes doigts dansent sur les fossettes que j’ai au creux des reins et je suis sur mon petit nuage. J’ai enfin eu le courage de te proposer de jouer avec moi et j’ai pu constater avec plaisir que ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Je sais que ce n’est que le début, que le meilleur reste à venir et j’attends le moment où tu vas me saisir fermement par les hanches et me faire connaître ce dont je rêve depuis des années.

Je suis heureux que cela finisse par arriver avec toi.

Les oulimots des copines et des copains.

Société de consommation

Je trouvais le créneau horaire de ma livraison assez large. Voilà à présent qu’il touche à son terme alors que je n’ai rien vu venir. Le livreur n’est pourtant pas très loin si j’en crois la géo-localisation auquel on les contraint désormais. À peine à deux pâtés de maison et il n’a plus qu’une demi-douzaine de colis à remettre avant que ce soit mon tour.

Il n’en demeure pas moins que son immobilité est préoccupante. Cela fait en effet plus d’une vingtaine de minutes qu’il n’a pas bougé. Je mets tout d’abord cela sur le compte d’un problème de rafraîchissement de l’application avant de me demander s’il n’a pas été victime d’une agression. Quand on y pense, ces gars-là se baladent un peu partout en ville avec des fourgons remplis d’objets, parfois de valeur, et doivent donc être des cibles pour des voyous de tout poil.

Un peu peu inquiet, je repose mon téléphone sur l’accoudoir du canapé lorsque j’entends sonner à mon portail. C’est lui ? Il s’est téléporté depuis son dernier arrêt ou bien il avait tout à livrer au même endroit si c’est le cas. J’ouvre la fenêtre. C’est un jeune gars en sweat à capuche qui agite un colis au-dessus de la grille. 

Je descend pour récupérer mon dû et apposer mon paraphe électronique sur le terminal si livreur que je trouve particulièrement rouge et échevelé alors que je m’approche. C’est arrivé tout près de lui que je remarque les traces de griffures dans son cou et, surtout celles de rouge à lèvres qu’une bouche gourmande a laissées sur le devant de son pantalon de jogging blanc.

Il rougit un peu plus lorsque je lui souris. Il n’est pas mal en effet et je comprends qu’on ait pu lui faire plus que des avances. Mais le pauvre chou a l’air à bout et je le laisse partir. 

Une fois rentrée, je saute sur mon téléphone et commande un truc, n’importe quoi pourvu que je sois la première dans sa prochaine tournée. 

Vous avez un nouveau message

J’étais en pleine réflexion sur ce qui venait de se passer et n’avais qu’une envie, savoir si je n’avais pas fantasmé la situation. Je serais volontiers aller tailler le bout de gras histoire d’analyser un peu son comportement après son invitation mais comme nos impératifs de l’après-midi nous cantonnaient dans nos bureaux respectifs, les choses se passèrent par messagerie instantanée. 

Cette fois c’est moi qui avais besoin de lui. Il fallait qu’il me transmette le détail d’une de nos réalisations afin que je puisse la valoriser au mieux et émettre la facture. Il fit diligence et je l’en remerciai. Sa réponse ne manqua pas de me surprendre. Dans sa forme, elle restait professionnelle – N’hésite pas s’il te faut quoi que ce soit d’autre – mais il l’avait ponctuée d’emojis quelque peu équivoques. 

Il voulait jouer ? Eh bien soit ! Je lui répondis que je n’avais plus rien à lui demander pour le moment mais l’assurai que je saurais m’en souvenir et le lui rappeler en temps utiles, le tout appuyé d’un clin d’œil. Je le vis immédiatement se mettre à composer sa réponse. Elle tenait en peu de mots mais était délicieusement troublante. 

Tout ce que tu veux, ce sera avec un  plaisir non dissimulé… 

Cette phrase et les trois points de suspension qui la terminaient, lui conférant une ambiguïté certainement voulue. Mon collègue, le chef de projet, n’en avait donc pas fini avec moi, même si nous avions été interrompus et, avant notre fameuse réunion / rencard, tenait visiblement à me faire spéculer sur ses intentions.

Je ne sus que répondre du tac au tac et un call accapara le reste de ma journée. Je laissai donc le sujet en suspens bien malgré moi, 

Demain serait un autre jour. 

Matin pluvieux

J’ai ouvert les volets tôt ce matin, prêt à attaquer une belle journée, mais la pluie battante a douché tous mes espoirs de sortie.

Tant pis. 

Je suis allé à la cuisine et, tandis que le café coulait, je me suis demandé à quoi j’allais pouvoir occuper mon temps, au moins jusqu’à midi. 

C’est en revenant au lit, la tasse à la main, que j’ai trouvé. Toujours couchée, tu m’avais envoyé un message agrémenté d’une photo de toi bien sage mais juste assez coquine pour éveiller mes sens. Tu t’étais légèrement découverte, laissant tes seins lourds dépasser de la couette et tes aréoles sombres tranchaient avec le blanc de ton drap. 

Il me fallait te rendre la pareille, voire un peu plus. Je me suis donc installé confortablement et j’ai cadré mon café sur mon ventre, juste au-dessous de mon torse, afin que ma toison grisonnante et la tasse forment un joli contraste. 

Tu as aimé ma proposition mais tu en voulais plus et c’est toi qui a déclenché les hostilités avec ce formidable selfie de toi, assise en tailleur dans ton lit, un mug fumant qui masquait à peine le triangle brun et dru de ton bas-ventre. Tu l’as legendé simplement :

  • Tu viendrais le boire ? je n’ai rien de prévu aujourd’hui.

Je bandais et, à mon tour, je t’ai envoyé un image un peu plus précise de mes envies, ma queue presque à l’équerre à l’aplomb de ma tasse et le gland prêt à y plonger

  • Avec plaisir. Et toi ?
  • Je prends le tout ! Viens !

dehors, la pluie avait cessé mais il faisait bien gris. Un temps à rester sous la couette me suis-je dit,mais j’ai rapidement sauté dans mes vêtements. La promesse d’un moment de sensualité à partager avec toi avait emporté la décision. J’avais aimé cette improvisation et je serais avec toi dans moins d’une heure.

J’ai laissé mon café, froid à présent, sur ma table de chevet et suis parti. Il allait être chaud celui qui m’attendait 

Le jouet

Mots contraints : Prix, patron, majesté, vibration, repère, jaune, champ, expression, pleuvoir. 

Ce fut certes au prix de nombreuses heures d’un travail acharné mais, enfin, le voilà devant moi, dans toute sa majesté. Je l’ai réalisé sur une imprimante 3D en me servant d’un ami complaisant et bien monté comme patron et je lui ai adjoint un moteur pour de délicieuses vibrations. Il va, j’en suis persuadée, devenir le nouveau point de repère de mon plaisir.

Ok, il est jaune. Et alors ? Passé ce détail, je ne doute pas que les compliments vont pleuvoir une fois que les copines l’auront essayé, parce que j’ai la ferme intention de le partager.

Et pourquoi pas le décliner ? Qui sait si je n’ai pas trouvé un nouveau champ pour l’expression de mes talents avec lui ?

Les oulimots des copines et des copains

Une invitation particulière

Lorsque tu m’as invité à venir prendre le thé chez toi hier après-midi, je me suis dit que l’occasion était trop belle d’en savoir un peu plus sur toi et, pourquoi pas, de partager un moment d’intimité. Cela faisait un moment que nous nous chauffions par messages et photos interposés et je me disais qu’il était temps de passer à quelque chose de plus réel. 

J’étais là à l’heure dite et tu m’as ouvert. J’ai été immédiatement subjugué par la tenue de vinyl très près du corps que tu portais et qui ne cachait rien de formes que j’avais enfin l’occasion de voir en vrai. Tu m’as invité à me mettre à l’aise. Très à l’aise as-tu même précisé. Je n’ai pas su au début jusqu’où cela pouvait aller mais, grâce à tes encouragements, je me suis finalement retrouvé nu, debout, dans ton salon. Tu as applaudi, visiblement ravie de ce que tu voyais, tu m’as fait faire quelques pas et tourner sur moi-même, puis tu m’as fait asseoir très près de toi. J’avais une envie folle de te sauter dessus mais une petite voix dans ma tête me disait de ne rien en faire et de te laisser l’initiative et je l’ai écoutée. 

Nous avons parlé, de tout, de rien, même si la conversation dérapait souvent vers l’intime, puis tu t’es levée et tu m’as dit que tu allais chercher quelque chose pour toi. J’ai d’abord pensé au thé que tu m’avais promis, avec quelques gâteaux, mais quand je t’ai vu prendre la direction opposée à celle de la cuisine, je me suis dit que cela devait être des douceurs bien plus charnelles que tu allais ramener. 

J’ai tout d’abord été surpris lorsque tu es revenue précédée de l’imposant phallus artificiel dont tu t’étais harnachée. Je ne m’attendais pas à être le receveur dans l’histoire mais j’ai vite compris le bénéfice que je pouvais en tirer et je me suis tout naturellement mis en position lorsque tu me m’a demandé. 

Tu m’as pris longuement, d’abord avec douceur puis un peu plus énergiquement, jusqu’à ce que je jouisse sur ton parquet. Puis tu m’as prié de nettoyer mes saletés avec la langue. J’avais tellement honte de m’être laissé aller que, maté, je me suis exécuté sans mot dire. Tu m’as enfin demandé de venir à tes pieds que je me suis mis à masser. J’avais compris depuis un moment que, désormais, les choses se passeraient ainsi entre nous mais j’ai aimé que tu le formules comme j’ai aimé que tu me dises que j’aurais le droit de t’honorer si je me montrais méritant et que tu m’inviterais à d’autres goûters où tu me ferais découvrir le grand monde. 

Je sais aujourd’hui que nous sommes à l’aube d’une bien belle relation, que je me contentais de fantasmer jusqu’alors, et je t’en remercie. 

J’oubliais. Je dois Vous vouvoyer maintenant.