Dans les boutiques

Librement adapté d’une photo d’Isabelle from Paris

S’IL VOUS MANQUE un peu de monnaie pour payer votre acquisition, ne proposez pas au marchand de le sucer pour le surplus, surtout si sa femme vous écoute.

(Pierre louÿs : Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation)

Il se peut qu’en boutique, par inattention,

Vous manquent quelques sous pour payer vos emplettes

Et je sais ce à quoi vous pouvez être prête

Afin que du montant vous fassiez la jonction

Je connais votre goût pour la négociation

Ainsi que celui que vous avez pour le vit

Et ce serait moins par nécessité qu’envie

Si vous deviez proposer une fellation

Alors je vous soupçonne de le faire exprès

Pour téter une pine. Et je sais bien qu’après

Le commerçant, pour vous, sera aux petits soins

Il faudra cependant faire bien attention

Que l’épouse ne soit au fait de la passion

Qui le pousse à vous faire crédit sans besoin.

Perrette

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La bien jolie Perrette, toute de blond casquée
Son cul sur la selle posée,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle roulait très vite,
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Un rouge chemisier, sa jupe favorite.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Les coups de reins reçus de par son bel amant
Qu’elle savait si raide après l’avoir sucé
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m’est, disait-elle, facile,
De lui faire ainsi égarer la raison
Elle se savait si habile,
Pour faire du plus sage le pire des cochons.
Elle se voyait déjà ôter son caleçon ;
Et, l’ayant dans sa main de grosseur raisonnable :
L’agacer de ses dents tout en mouillant du con
Nul ne l’empêcherait, c’était même impensable,
Tant c’était décidé, inscrit dans son cerveau,
De se faire sauter, qu’il jouisse sur sa peau
Mais hélas le moteur connaît quelques ratés
Et s’arrête : au revoir étalon, c’est râpé
La dame de ces biens, quittant d’un œil marri
Un si beau coup ainsi perdu,
S’en va retrouver son mari
Jamais si près d’être cornu
Le récit en farce en fut fait ;
On l’appela le Plan foiré

Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus cette femme, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m’écarte, je vais détrôner le Sophi ;
On m’élit roi, mon peuple m’aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant.

Talentueuse

Mots contraints : Savoureux, balance, fermé, hommage, envie, talentueuse, cadeau, dureté, lourd

 

Tu es talentueuse et tu sais bien jouer 

Du moindre de tes charmes. J’aime en particulier 

Ton cul qui se balance et donne des envies

Au plus sage des hommes. Alors lorsque tu l’offres

À ma bouche et mes mains c’est le plus beau cadeau 

Que l’on puisse me faire. Il est si savoureux. 

Et puis tu n’es fermée à aucune hypothèse. 

Aucun de mes désirs n’est excessif pour toi. 

J’y pense en ce moment. Mon sexe se fait lourd

Et d’une dureté que tu apprécierais. 

Alors je me caresse et lorsque je jouirai 

Ce sera en hommage à toi ma bien aimée 

Clubbing

 

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Tu es nouveau et ça se voit

Dans cet univers où le sexe

A perdu le sens adéquat

Qui rassurerait ton cortex

*

J’entre dans ton champ de vision

Allumant ainsi ton désir

Ton regard est plein d’allusions

Mais ton camp tu devras choisir

*

Tu me vois sans me deviner,

Si pris dans tes à priori

Suis je tane ou vahiné ?

Tu ne sais plus et j’en souris

*

À ton propre jeu je te prends

M’amuse de ta confusion

Je vois dans tes yeux désirants

Le début de ton inclusion

*

Veux tu donner ou recevoir ?

Ici tous les coups sont permis

Et ce jamais sans décevoir

Nous sommes entre bons amis

*

Je souris de te voir perdu

Mais ne viens pas à ton secours

C’est trop tôt et c’est un parcours

Initiatique qui t’est dû 

*

Tu hésites, cherches, te perds

Dans nos dédales mais sois sûr 

Que quelle que soit la flétrissure 

Elle sera ton nouveau repère. 

*

Allez, je viens te chercher 

Pour t’amener un peu plus loin 

Tu aimeras ça c’est certain

Au point de t’en amouracher 

*

Tu ne sortiras pas indemne 

De mes griffes cher débutant 

Tu seras marqué tout autant

Que par le fer au matin blême

*

Et puis chez toi tu rentreras

Ne croyant pas à cette nuit

Tant elle t’aura ébloui

Et, j’en suis sûr, tu reviendras 

Première fois

Je me rappellerai longtemps

Ce moment 

Où tu m’as pris dans tes bras, 

M’attirant tout contre toi. 

J’ai goûté tes lèvres, ton cou, 

Doucement, 

Avant de descendre, de prendre

Le bout d’un sein entre mes dents 

D’un geste tendre. 

Je les ai agacés tes tétons, 

Et tu as soupiré : “mais allons mon ami 

Vous êtes bien gourmand, 

Impatient, 

Et vous ne me laissez guère le loisir 

De vous rendre ce plaisir. »

Tu m’as fait me redresser,

Ma chemise m’a ôté.

Mon mamelon, entre tes doigts, 

Roulait. Et c’est la première fois

Que cette caresse me faisait me raidir.

Tu l’as senti contre ta cuisse, 

Et en as augmenté la pression, 

Exacerbant ma passion, mon désir. 

Tu me contrôlais, j’étais à ton service, 

Et quand tu m’as senti à point 

Tu m’as saisi à pleine main 

Me guidant vers ta fente lisse

Et alors tu m’as dit : « Viens ! ». 

Femme-fleur

La crise était était finie et on se retrouvait

L’éloignement avait aiguisé notre faim 

Nous pouvions à nouveau nous consumer enfin

La terre de ce champ était le lieu parfait. 

****

Elle m’avait manqué et, je vous le confesse,

Pensant à son corps nu j’avais plus que rêvé

Alors en l’ayant là je lui ai enlevé 

Un à un ses habits, l’ouvrant à mes caresses.

****

Ses cuisses j’ai ouvert avec plein de tendresse

Et puis je l’ai léchée, je buvais à sa source 

L’eau coulait de ses lèvres en abondante course 

Humidifiant le sol au dessous de ses fesses.

****

Et puis là, sur le sol elle s’est renversée

Tout entière à l’orgasme que je lui offrais.

Et de son sexe nu, ouvert et détrempé

A jailli une fleur qui n’a jamais fané.

Lettre 4

Lettre 3

Ma Chère Amie, 

 

C’est en alexandrin que je voudrais Vous dire 

À quel point Vos écrits me font le plus grand bien

Ce ne sont que des mots, peut-être, presque rien 

À Vos yeux. Pour moi ils sont source de plaisir 

 

Parce Vous manquez à mon âme éprise. 

Alors quand mon téléphone me notifie

Quelque chose de Vous, de joie je suis empli

Et mon cœur fait des bonds au creux de ma chemise. 

 

La sensualité de ce que je reçois. 

Met aussi tout mon corps en tension, en émoi

Je voudrais le prouver, je n’ose cet envoi 

 

Votre Dévoué. 

Lettre 5

En vers. Et contre tous

Tu as le bras si fin qu’il pourrait pénétrer

Dans mon cul. Mais hélas tu es tellement loin

Nous en parlons pourtant. À chercher le moyen

D’être enfin réunis. Et puis de perpétrer

Ce que d’aucuns diraient être abomination

Un anus n’est pas fait pour être ainsi rempli

C’est à leurs pauvres yeux la morale abolie.

Ils ne comprennent pas quelle est notre passion

Et s’il n’y avait que ça. Tu es jeune et moi vieux

Au point qu’on te croirait être ma descendance

Cela n’est rien pour nous et c’est là notre chance

Enfin de faire taire enragés et envieux

Car si tout dans ce monde est fait pour éloigner

Les gens de mon espèce et celles comme toi

Nous nous moquons bien qu’on nous montre du doigt

Et notre passion finira par gagner.

Qu’ils nous acceptent ou pas ce n’est pas important

Ce qui compte au final c’est que nous puissions vivre

Enfin ce qui nous lie. D’aimer à en être ivre

Et de jouir l’un de l’autre. En prenant notre temps

Afficher au grand jour nos vices et nos écarts

Enfin heureux et libres au milieu de nos pairs

Tu voudrais me fister ? Je peux être ton père ?

On l’aura bien un jour ce satané rencard !

Une rencontre, un temps passé

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Une rencontre singulière 

En un hôtel particulier 

C’est comme si c’était hier 

Mon souvenir demeure entier 

Elle est de ces femmes solaires 

Auxquelles on ne peut résister. 

Pris dans ses éclats de lumière

J’ai décidé de succomber

Je lui ai donc offert un verre 

Je crois que c’était un café 

Elle m’a souri, carnassière. 

Alors j’ai voulu l’embrasser

Et je n’ai pas été peu fier 

Quand elle s’est abandonnée 

Au creux de mes bras, toute entière. 

C’était un moment si parfait. 

Nous avons marché vers la mer

Puis nous nous sommes allongés

Cet amour qui allait se faire

Pour toujours allait nous lier 

Tu me pardonneras j’espère

D’avoir rédigé ces pensées

Née en un moment éphémère

De ma cervelle enfiévrée. 

Dame Valentine

Dès que je Vous ai vue je me suis égaré 

Dans Votre regard clair. Cela fait quelques mois 

Mais il me met toujours aussitôt en émoi 

Lorsque Vous le portez sur Votre dévoué. 

Un destin merveilleux m’a fait Vous rencontrer. 

J’ai alors succombé. Cela allait de soi

Et Vous êtes depuis mon idole, ma foi

C’est un réel bonheur chaque jour répété 

Vous voir ? J’en suis ravi. Chaque fois que je peux 

Me trouver dans Vos bras je n’en crois pas mes yeux

Vous devez me pincer pour que je sois conscient 

De la félicité d’être à Vos côtés 

Alors je fais tout pour pouvoir Vous contenter

Et qu’importe si ce n’est pas toujours décent.