Distance

Je t’ai cherchée longtemps, ne te trouvant jamais.

Et puis il y a eu ce fortuit rendez vous

Auquel tu m’as convié. Et depuis, je l’avoue,

Je n’ai jamais cessé de désirer t’aimer.

 

Virtuelle vision, devenue bien réelle,

Tu m’es lors apparue comme si évidente

Avec ton charme fou qui, désormais, me hante.

Je ne sais si tu sais à quel point tu es belle.

 

S’il n’y avait que ça. Mais tu as de l’esprit

À revendre. Et cela me tente au plus haut point,

Surtout quand tu me racontes à brûle pourpoint

Tes rêves les plus fous et que tu m’y inscris.

 

Je suis loin, je le sais, et manque d’occasions

De nous sortir un peu d’une pénible vie.

Cela n’enlève rien à toutes les envies

De toi que j’ai souvent, ô ma douce évasion.

 

C’est donc trop rarement que tu es en émoi

Sous les draps ou ailleurs mais en ma compagnie

Alors, bien que, systématiquement, tu nies,

Peut être n’attends tu pas vraiment après moi

 

Ton absence me tue, la jalousie me mord,

Lorsque je t’appelle et que tu ne réponds pas.

Et, bien que ça m’amène de vie à trépas,

Crever de ton craving est une jolie mort.

 

Il suffit cependant d’un sourire ou d’un mot

Venant de toi. Alors, la flamme se ranime

Et mes sens se réveillent alors, unanimes,

En un élan qui sait transcender tous mes maux.

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Hommage

Ma belle, tes tétons, ce dimanche matin,

Ont un rose joli, tellement inspirant,

Que souligne toujours ton sourire mutin

Propre à nous rendre fous, nous tous tes soupirants.

 

C’est avec un plaisir toujours renouvelé

Que nous te contemplons lorsque tu te dévoiles

Avec tes cafés. Et je crois me rappeler

Que ta contemplation me fait frémir la moelle.

 

Alors ne cesse pas d’en boire. Et montre nous

Ce corps dont nous aimons le moindre des atouts.

Tes matins nous ravissent et nous les aimons tant.

 

J’essaie quelquefois de te rendre la pareille.

Hommages que je rend à ce qui m’émerveille

En exhibant mon torse. Instant surexcitant.

 

La Panne

Écrire, mais sur quoi ? Je n’ai aucune idée.

Je crois que j’ai du mal avec l’inspiration,

Je devrais m’accorder une respiration,

Hélas, je n’arrive pas à m’y décider.

 

Alors, tel un Sysiphe poussant son rocher,

Je souffre sang et eau pour pondre quelques mots.

Les voir sur le papier apaise un peu mes maux,

Me dissuade un peu plus d’un jour en décrocher.

 

J’ai cru à mes début que c’était la saison

Des amours qui guidait mes envies de fictions.

Mais le temps passe et n’émousse en rien mon désir.

 

Me torturer ainsi me donne du plaisir.

Masochisme ? Ou alors serait ce une addiction ?

Quoi qu’il en soit, bénie soit cette déraison.

Voyage

Ferroviaire transport qui me mène vers toi,

Je suis si impatient d’enfin te retrouver

Pour alors de mon regard pouvoir te couver

Et, enfin, t’enlacer pour de tendres émois.

Les cahots du transport me gardent en éveil

Presque autant que l’envie de t’avoir en mes bras.

La magie à venir, cet abracadabra

De ton corps contre moi. Cette idée m’émerveille

Du train où vont les choses on aura, c’est certain

Dès que j’arriverai de la complicité.

Car nous serons amants. Et la lubricité

Promise deviendra un moment libertin.

Nous avons tant à dire, à faire, et j’entrevois

Ton corps nu et offert dans mon imaginaire.

Et je lui offrirai tous les préliminaires

Auxquels il a droit. Jusqu’à te laisser sans voix.

En attendant, je vois défiler, sous mes yeux,

La campagne endormie, qui ne se doute pas

Que je ne pense qu’à caresser tes appas,

Qui ont, j’en suis certain, un galbe délicieux.

J’ai hâte d’être enfin, avec toi, sur le quai

Mon voyage fini, un autre commençant

Dans de douces contrée. Et ce que je ressens

À cette idée me met, corps et âme au taquet.

Sonnet pileux

Ta toison caressée, du regard seulement,

Me donne des envies de choses plus osées.

J’entrevois, sous le poil, ton beau sexe rosé

Et je veux le laper si animalement.

 

Je n’ai jamais compris cet absurde diktat

Du minou épilé. Et je m’insurge alors

Contre cette agression infligée à vos corps.

Même si, quelquefois, il se peut que j’en tâte.

 

Alors, je t’en supplie, laisse sur ton pubis

Ce triangle subtil, féminin ô combien.

Ne succombe donc pas à l’appel du rasoir.

 

Et puis, quand nous serons ensemble en ton boudoir,

Je saurai rendre hommage à ton con. Et si bien

Que, tout à ton plaisir, tu voudras que je bisse.

Virtualité (2)

Des heures,échanger, converser,

Et du bout des mots se toucher.

Peut être, un jour alors, coucher

Ensemble, sans tergiverser.

 

Cette distante relation

N’altère en rien notre désir,

Et, pour notre plus grand plaisir,

Nos sens sont en adéquation.

 

Tu aimes mon corps, m’as tu dit,

Alors je te l’offre en image.

Et, même si ce n’est pas sage,

En deux clics je te le dédie.

 

Devant toi je me mets à nu.

Photo prise à la dérobée,

Une exhibition englobée

Dans un rapport peu convenu.

 

Ma queue tendue vers l’objectif

Par le désir que tu procures,

Rectiligne et tellement dure,

Attend ton œil approbatif.

 

Pour toi j’aime me caresser,

Quand tu désires regarder

Ma bite. Et, dans une embardée,

Ma main se meut sans se lasser.

 

J’aimerais que tu me voies jouir.

Tu le voudras peut être un jour.

Arrivés à ce carrefour

Il ne faudra pas défaillir.

 

Et, si tu ne le souhaites pas,

Je saurai ne pas insister.

Je ne serai pas dévasté

Et je rangerai mes appas.

Coup de mou

Perdu dans cette vacuité

Qu’est devenue mon existence.

En aurais je perdu l’essence

Avec mon ingénuité ?

 

Ne reste plus, pour me nourrir,

Qu’amertume et puis désespoir,

Je n’arrive plus qu’à déchoir

Et je me laisse dépérir.

 

Quand cela voudra t il cesser ?

Mes états d’âme me fatiguent

Et je m’use, alors que j’endigue

Les larmes de mon cœur blessé.

 

Prendre du recul, il le faut

Pour à ce marasme échapper.

À nouveau sentir l’agapé

Qui me fait tellement défaut.

 

Balayer alors le passé,

Sans spéculer sur l’avenir

Et accepter de revenir

Au présent, Sans m’en angoisser.

 

Je crois que je détiens la clé,

Ne reste plus qu’à m’en servir.

Alors, je pourrai m’assouvir

Et la boucle sera bouclée.

Migraine

L’orgasme, m’a-t-on dit, fait passer la migraine.

Alors il me faudrait sur le champ essayer

Car c’est insupportable et je dois enrayer

Ce mal de tête horrible et qui me fout la haine.

 

Les partenaires manquent. Et, solitairement

Je vais me caresser, cherchant l’inspiration

Dans la virtualité. C’est par procuration

Que je rechercherai la fin de mon tourment.

 

Ma main, ma seule amie en ce mauvais moment,

M’amènera à ce médicinal plaisir

Dont j’ai un tel besoin. Intense est la douleur

 

Qui enserre mon crâne. Et puis, si par malheur

Ça ne fonctionnait pas, il me faudra choisir

Entre médication et recommencement.

Caféine

 

J’ouvre un œil le matin avec difficulté

Car mes nuits ne m’offrent que bien peu de repos.

Ce sommeil qui me fuit aura bientôt ma peau.

Et je bois un café.

 

J’arrive à mon boulot, au radar le trajet.

Je badge pour entrer, quelques rares bonjours

Un œil sur les réseaux pour me remettre à jour

La machine à café.

 

J’allume mon ordi. Que de mails à traiter

Un tas de réunions, de rapports, de rappels

Des sollicitations à la con, à la pelle,

Pas le temps d’un café.

 

Le déjeuner arrive, alors il faut aller

À la cantine, afin d’avaler un en-cas

Et là, je devrais me contenter d’un déca.

Mais je bois un café.

 

Postprandiale torpeur tu m’as alors gagné.

Interdit de siester, je dois tenir encore

Un long moment. Alors, pour réveiller mon corps,

Je reprends un café.

 

Je rentre à la maison, ma journée terminée.

Je vaque jusqu’à tard et file dormir. Mais

J’ai les yeux grand ouverts. Hélas, j’ai consommé

Un peu trop de café..

Réciprocité (3)

Assise sur ma bouche, elle m’etouffe avec

Son cul si rebondi qu’elle m’offre à lécher.

Et son con qui ruisselle j’essaie d’assécher

De mes lèvres lippues, comme on suce un bombec.

 

Elle me branle aussi, d’une main assurée

Pour extraire mon jus qu’elle convoite tant,

Car elle a entendu que le foutre occitan

Serait susceptible de la transfigurer.

 

C’est un jeu entre nous d’ainsi nous caresser

Auquel nous nous prenons avec avidité

Et qui pour nous est plein d’un certain apparat.

 

En effet le dernier de nous deux qui jouira

Aura pouvoir sur l’autre. Et, sans ambiguïté,

Choisira de le prendre ou de le délaisser.