Rentrée

Je suis arrivé tôt au travail ce matin. Les vacances sont finies et j’ai envie de reprendre en douceur avant l’arrivée de mes collègues car je redoute plus que tout les commentaires de rentrée. Sans compter que je vais devoir attaquer par mes travaux mensuels de rapprochements bancaires, ce qui est chronophage et nécessite un minimum de concentration. Personne dans les locaux. Je m’installe tranquillement et vais prendre un café avant de commencer à consulter mes mails. 

  • Bonjour ! 

Je relève la tête. C’est une de mes collègues qui vient prendre sa clé dans le boîtier. Je me contente habituellement d’un vague salut quand je la vois mais aujourd’hui je reste béat dès qu’elle entre dans mon champ de vision. Je la reconnais mais tout à changé chez elle. Fini les t-shirts amples et les baggies, elle porte là une jolie robe imprimée qui révèle des courbes affolantes et le bronzage couleur miel de ses bras et ses jambes. Ce n’ est pas tout. Sa nouvelle coupe à la garçonne met magnifiquement en valeur l’ovale de son visage et elle arbore un maquillage smoky qui me fait découvrir qu’elle a des yeux gris clair de dingue. 

J’ai dû ouvrir la bouche de saisissement car elle éclate de rire. 

  • J’ai tant changé que ça ? 
  • Je dois avouer que oui. Tu es transfigurée. 
  • J’ai rencontré quelqu’un,il faut que je te raconte. Tu as cinq minutes ? 

Je suis extrêmement curieux de savoir à qui elle doit cette métamorphose. Je lui propose donc d’aller prendre un expresso à la salle détente. Mon travail attendra. 

Elle me dit tout. Ses vacances à la plage, ce couple qui l’a abordée sur le sable et par qui elle a été séduite. Elle enchaîne sur sa découverte des plaisirs en trio, puis plus, et sa prise de conscience du fait qu’elle pouvait susciter autant de convoitise. Je bois ses paroles : ce parcours initiatique accompagné par ses nouveaux amants est fascinant et je me prends à imaginer toutes sortes de choses, d’autant plus qu’elle s’exprime sans le moindre filtre et ne m’épargne aucun détail. 

  • Et toi ? Tu as passé de bonnes vacances ? 

Je lui fais part de l’aventure que j’ai eue juste avant de rentrer, ce moment incroyable sur la plage où nous aurions pu être surpris à tout moment et l’excitation que cela m’a procuré. Cela amuse beaucoup ma collègue. 

  • Et si tu rencontrais mes amis ? Ils cherchent justement un nouveau complice et, à ce que tu me dis, tu as l’air joueur. 

Je n’ai pas le temps de lui répondre. Elle se plaque soudainement contre moi et ses lèvres me happent tandis qu’elle aventure une main autoritaire vers mon paquet. J’ai un instant de surprise mais je saisis très vite la balle au bond et empoigne ses fesses à pleines mains. Nous tanguons ainsi quelques interminables secondes. Plus rien ne compte que le désir qui vient de nous embraser. Je bande comme un âne sous ses doigts et ses seins s’écrasent contre mon torse, j’ai envie de la prendre contre la machine à café.

Elle recule pourtant et son index vient se poser contre ma poitrine. 

  • Tu as du travail. Et moi aussi. Mais je te ramène ce soir. Tu es libre j’espère.
  • J’annule tous mes rendez-vous ! 

Elle rit. 

  • Tu as intérêt ! Allez, file réconcilier à présent !

Jamais une clôture n’allait être aussi longue. Ni, probablement aussi aléatoire. 

On the beach (5)

C’est ma dernière baignade de l’été. Demain je prends la route et la vie va reprendre son cours. En attendant, je m’accorde une dernière matinée de plage. Les touristes ont certainement déjà commencé à prendre la route car il n’y a pas grand monde sur le sable. Il y a un peu de vent alors je leste ma serviette avec quelques galets. Le parasol restera dans son étui. La mer est agitée, c’est sympa, je vais jouer avec les vagues. 

Lorsque je reviens de ma baignade, je constate qu’un couple s’est installé non loin de moi. Elle est blonde, cheveux au carré, et très menue de corps. Ce qui me réjouit quand elle ôte sa robe, c’est qu’elle n’a pas succombé aux diktats moralistes et qu’elle a visiblement l’intention de bronzer topless, ce qui me donne une vue imprenable sur sa poitrine, petite mais très bien dessinée. Son bas de maillot est très échancré et découvre largement la rondeur de ses fesses. Elle est vraiment bien faite et ne semble pas habitée par la moindre pudeur. La présence rassurante de son compagnon, un gars plutôt costaud et à la mine autoritaire, y est sans doute pour quelque chose. Je doute fort que quiconque vienne les importuner. 

Je ne peux m’empêcher de la dévorer des yeux tandis qu’elle se passe de la crème solaire sur tout le corps. Le soin qu’elle prend à n’oublier aucun centimètre carré et la façon qu’elle a d’étaler la lotion -de vraies caresses- ont une sensualité folle. Cette ravissante quadragénaire est vraiment sexy et, progressivement, mon désir monte.

Elle va rapidement se baigner avant de regagner le rivage et prendre le soleil. Il y a quelque chose de fascinant à la voir prendre des poses afin de s’exposer le mieux possible aux rayons du soleil. Elle ne se contente pas de s’allonger, c’est une véritable chorégraphie dont je ne perds pas une miette 

Je croise soudain le regard de Monsieur. Je viens de me faire prendre en flagrant délit de matage de sa douce et mon visage s’empourpre. Je ne baisse pourtant pas les yeux. Il m’a pris. Nous restons d’interminables secondes ainsi. Je ne sais plus où me mettre et j’ai l’impression qu’il me juge. 

Jusqu’au moment où elle se tourne vers moi. Sans la moindre gêne, elle m’adresse un franc sourire avant de chuchoter quelques mots à l’oreille de son homme qui sourit à son tour. La situation a l’air de les amuser plus que de les déranger, ouf ! Je les vois se concerter quelques instants durant lesquels je les vois m’adresser de brefs coups d’œil, comme s’ils discutaient de moi. Je n’ose croire qu’ils nourrissent quelque intention à mon égard. Ce que je lis ça et là et qui n’arrive qu’aux autres est-il en train de me tomber dessus ?

J’ai subitement très chaud quand, d’un signe de la main, il m’invite à venir et je dois faire un effort pour me donner une contenance alors que je m’approche. Elle s’appelle Liliane, lui c’est Cyril. Ils me disent tout net qu’ils m’observent depuis qu’ils sont arrivés car ils ont une dernière envie avant de rentrer de vacances et qu’en tant qu’homme seul sur cette plage quasiment déserte je suis un bon candidat. 

  • Tu me mates depuis le début sans chercher à te cacher et je trouve ça très sympa. Assieds-toi. 

Il est sur sa droite, elle tapote donc de la main gauche sur un coin de serviette de sorte que nous l’encadrons. Je vois qu’il est déjà très à l’étroit dans son maillot de bain, d’autant plus que sans me quitter des yeux, elle se remet à le caresser.

  • Tu en veux aussi ? 

Elle ne me laisse pas le temps de répondre et pose sa main sur mon paquet. Je sens immédiatement mon sexe s’éveiller sous ses doigts. Elle sourit. 

  • Je vois que oui. Baissez vos maillots mes chéris. Je veux voir vos queues

Nous nous tournons vers elle comme un seul homme et libérons nos sexes qui sont déjà bien gonflés. Elle nous prend en main et commence à nous branler doucement. Elle doit sentir notre excitation dans sa paume car j’ai la sensation qu’elle nous gère tous les deux pour nous amener à un plaisir synchrone. Nous nous regardons Cyril et moi et je lis sur son visage sa lutte pour ne pas se rendre trop vite. Je ne vaux guère mieux que lui cela dit tant Liliane s’avère être une excellente branleuse. Elle accélère d’ailleurs les mouvements de ses poignets avant de nous demander si nous sommes prêts. Nous le sommes. Elle s’allonge et nous nous rapprochons jusqu’à presque toucher son ventre avec nos glands. 

L’affaire est réglée en quelques coups de poignets et de longues giclées de sperme viennent zébrer sa peau avant qu’elle ne l’étale partout sur son corps. Personne n’a remarqué quoi que ce soit et le vent a emporté nos cris au large. 

  • Merci Éric. j’ai toujours voulu savoir ce que valait le sirop de cordum par rapport au monoï et mon chéri n’en avait pas assez pour me couvrir entièrement. 

Cyril acquiesce, ravi. 

Nous restons un moment à discuter de nos vacances qui s’achèvent et sur notre vie à reprendre tandis que notre semence sèche sur Liliane. C’est vraiment un très agréable moment de complicité qui prolonge joliment nos jeux de tout à l’heure mais l’heure tourne et le moment arrive où il nous faut nous séparer. Ils insistent toutefois pour que nous échangions nos numéros. Ils font parfois des tours de France et l’envisagent comme étape. Je n’ai pas l’intention de les oublier, ils sont un de mes beaux souvenirs de vacances. 

On the beach (4)

L’été avance peu à peu et nous voilà déjà à la mi-août passée. Peu importe. Il reste encore de beaux jours devant nous et nous avons envie d’en profiter. C’est pour cela que nous sommes partis au bord de la mer rejoindre Helena, une amie, pour le week-end. Nous n’en sommes pas loin et l’occasion est belle de passer du temps ensemble. 

Elle nous a donné rendez-vous non loin de la plage. Une paillote qu’elle a découverte récemment. Elle nous a assuré que nous adorerions. C’est en effet le cas. La décoration est très orientée vacances sans toutefois sombrer dans la facilité d’un exotisme artificiel. Et puis que dire de la bande son qui explore tour à tour l’électro jazz, la soul et les rythmes latino ? Le DJ ne se contente pas de pousser des disques il instille au lieu une ambiance tout à la fois classe et festive, animée et feutrée. 

Bercés par la douceur du moment, nous dansons assis tout en dégustant nos cocktails quand un homme vient se poster derrière notre amie et lui cache les yeux de ses mains. Elle bondit, surprise, mais se met à rire aussitôt. 

  • Coquin ! Tu m’as dit que tu ne viendrais pas ce soir ! 
  • C’était pour te faire la surprise ma belle. 

Le nouvel arrivant se présente. Mike. Il est artiste et expose à l’occasion dans les galeries locales. Helena nous assure que nous l’adorerions très certainement car elle est déjà conquise,ce qu’elle nous prouve en l’embrassant langoureusement en faisant glisser ses doigts le long de son torse par l’entrebâillement de sa chemise. C’est vrai qu’il n’est vraiment pas mal me chuchote ma compagne à l’oreille, ils se sont vraiment bien trouvés. Comme nous. Et elle pose sa main sur mon entrejambe tandis que Mike s’asseoit à côté d’Helena. 

La température est montée d’un cran depuis qu’il est arrivé et notre conversation à quatre prend très vite une tournure beaucoup plus intime. Je regarde Mylene. Et si c’était le soir pour sauter le pas ? Nous la connaissons déjà, son nouvel ami nous inspire confiance et nous avons envie d’explorer d’autres façons de nous aimer. 

C’est Mylene qui lance le débat à ma grande surprise. 

  • Mike, tu ne nous ferais pas une visite nocturne de ton appartement atelier ? Je suis certaine qu’on peut y dénicher des merveilles. 

Le sous-entendu est tangible et l’artiste saisit la balle au bond 

  • Avec plaisir. J’ai aussi un très bon rhum et un canapé très profond. 

Il y a tout autant d’arrière-pensées dans sa réponse et les regards que nous nous lançons tous les quatre sont sans ambiguïté. Il est temps de partir. Les garçons règlent les consommations. Les filles sont restées sur la terrasse et commencent à se bécoter. 

  • Elle n’est pas farouche Mylene, vous êtes habitués ? 
  • Non mais Helena et toi êtes à nos yeux l’occasion rêvée de découvrir. 
  • Rien n’est obligatoire tu sais ? Mais nous saurons accompagner vos désirs, quels qu’ils soient. 

La main qu’il vient de poser sur mon épaule est franche et bienveillante. Nous rejoignons les filles et partons bras dessus bras dessous tous les quatre. Nous allons très certainement nous mélanger dans peu de temps et j’aime cette idée, d’autant plus que Mylene partage désormais ses baisers entre moi et l’autre couple sans la moindre distinction. 

  • Elle va aimer Mike, il est viril et doux. Et toi ?

Helena vient de me prendre par la taille. Je ne sais que répondre. 

  • Tu as peur de la perdre ? Ça m’a fait le même effet la première fois. Mais vous vous aimez, cela crève les yeux et je peux te garantir que vous en sortirez grandis. J’en parle avec elle depuis quelques jours déjà.
  • J’ai envie de vous trois, mais je ne sais pas comment 
  • Cela se décidera au fil de la nuit, sans forcer, Rassure-toi. 

Mes dernières barrières finissent de tomber alors qu’Helena et Mylene m’embrassent tour à tour tandis que Mike caresse mes cheveux. 

La pleine lune est énorme au-dessus de nous. 

On the beach (3)

Il y a du monde sur la plage, week-end du quinze août oblige. J’ai tout de même réussi à planter mon parasol un peu à l’écart de la foule et j’ai un point de vue panoramique sur les corps étalés sur les serviettes. Il y a de tout, du jeune couple sans enfant qui passe peut-être ses premières vacances ensemble aux retraités qui viennent sûrement là depuis des années, en passant par les groupes familiaux à rallonge qui s’arrogent de grandes portions de sable au bénéfice du nombre. Je ne vois toutefois pas dans cette foule la moindre personne qui éveille mes sens et je me dis que la journée sera calme. 

Jusqu’à ce qu’ils arrivent. Il est grand, plutôt costaud, et son crâne rasé tranche avec la barbe qui noircit ses joues. Elle est à peine plus petite que lui, pulpeuse, et la brise marine agite une chevelure châtain un peu folle. Ils sont déjà très halés. Ils doivent être du coin si j’en crois leur accent quand ils passent à ma hauteur. Ils auraient pu être deux personnes de plus au bord de la mer mais quelque chose que je ne peux pas m’expliquer me pousse à les fixer alors qu’ils s’installent non loin de moi. Ils s’en rendent certainement compte car ils se mettent aussi à me regarder.

Il n’y a aucune animosité dans cet échange silencieux, bien au contraire. Plutôt une curiosité gourmande. Nous nous attirons visiblement et, bientôt nous commençons à nous sourire avant que Monsieur ne se lève et vienne dans ma direction.

Il s’accroupit devant ma serviette. 

  • Salut ! On te plaît ? 

La phrase d’approche à le mérite d’être franche et directe. Je déglutis avant de répondre 

  • Vous avez quelque chose que je ne peux pas définir mais qui, en effet, m’attire. 
  • Un truc épidermique ? 
  • Ça doit être ça. Quelque chose qui échappe au rationnel. 
  • C’est pareil pour nous. On a une sorte de coup de foudre pour toi. Tu viens nous rejoindre ?

Je prends mes affaires et m’installe à côté d’eux. Les présentations sont rapides. Elle s’appelle Sandra, lui Charles. Ils me font tous les deux la bise. La douceur de sa peau à elle tranche avec le côté un peu rêche de ses poils. Les deux, quasiment simultanés, sont électrisants. Les voilà à présent assis de part et d’autre de ma serviette. La conversation est animée et tactile, très méditerranéenne. J’aime cela.

  • Il fait chaud ! On va se baigner les garçons ? 

Sandra court vers le rivage, nous lui emboitons le pas. Nous faisons quelques brasses avant qu’ils ne se rapprochent de moi. Je sens soudain deux mains m’attraper l’entrejambe. Je me mets tout à coup à durcir malgré l’eau un peu fraîche. 

  • C’est bien ce que je pensais chérie 
  • Oui mon amour, il a un truc. 

Je suis un peu pétrifié au milieu du couple. 

  • Détends-toi Paul. Et touche. Nous sommes comme toi. 

Elle prend ma main gauche et la glisse dans son maillot. Son clitoris pointe sous mes doigts. Charles me fait saisir sa queue, dressée tout comme la mienne. Nous nous regardons tous les trois quelques secondes avant de nous saisir et de nous embrasser à pleine bouche, tantôt entre mecs, tantôt avec Sandra. La tension devient insoutenable. Il nous faut sortir et gagner notre coin, ramasser nos serviettes et filer. Nous sommes en ébullition et le spectacle de nos corps en train de s’empoigner pour s’aimer ne sera certainement pas du goût du public. 

On the beach (2)

J’avais décidé de passer voir mon frère à Montpellier. Il y était étudiant et vivait de petits expédients sur lesquels la famille fermait les yeux, moi le premier. Je savais donc à quoi m’en tenir quand je les avais rejoints lui et son colocataire. 

Ce que j’ignorais par contre c’est qu’ils avaient un voisinage absolument délicieux. Deux filles sensiblement de mon âge avaient élu domicile sur le même palier qu’eux et avaient sensiblement le même mode de vie. Je les avais retrouvés tous les quatre, manettes en main sur le canapé, avec pas mal de bouteilles de bière sur la table basse et des mégots de joints dans le cendrier. 

Ils n’attendaient que moi, visiblement, pour aller à la plage. Je devenais leur chauffeur, leur SAM aussi mais cela ne me dérangeait pas car je ne pouvais détacher mon regard de Corinne, la brune, son carré court et ses yeux d’un vert presque liquide et la perspective d’une baignade en sa compagnie n’était pas pour me déplaire. Nous étions donc partis,voyageant léger avec juste serviettes et carte bancaire. Nous trouverions tout le reste sur place m’avaient ils assuré. Juste le temps de retirer du cash.

Une fois arrivés je fus stupéfait par le naturel des filles qui s’étaient changées sans la moindre pudeur au milieu des vacanciers. Encore plus par Corinne qui ne portait qu’un string rouge en guise de maillot,ce qui, selon comme elle se tournait, dévoilait tantôt un cul magnifique dont la cambrure de ses reins exagérait la rondeur, tantôt de petits seins en poire dont les tétons dardaient fièrement. Bref, j’étais sous le charme. Mais pour moi une telle déesse ne pouvait pas être seule, alors je me contentais de l’admirer de loin. 

Le soir venu, nous avions gagné une paillote pour le dîner. Enfin, plutôt un apéro à rallonge agrémenté de quelques tapas. Il n’était pas prévu de rentrer avant le lendemain et j’avais fini par céder à la tentation de quelques verres. Corinne enquillait les siens avec un aplomb déconcertant, ce qui faisait un peu plus briller ses yeux à la lueur des lampions. 

  • C’est comment d’être le frère de Dan ? 

Elle s’était approchée de moi et avait sifflé cette question juste au creux de mon oreille.

  • Difficile parfois. Amusant souvent. Agité toujours. 

Cela m’avait échappé mais avait eu le don de la faire rire : la glace était rompue. J’avais alors découvert une fille cultivée et sensible sous ses dehors de bravache un peu destroy. 

  • On va se baigner ? 

Il faisait nuit et les autres étaient partis chercher je ne sais quoi. Je l’avais accompagnée dans l’eau. Il y avait un banc de sable qui nous permettait de n’avoir de l’eau que jusqu’aux genoux pendant un moment. Elle s’était tournée vers moi 

  • Viens ! 

Elle m’avait saisi par le bras et m’avait attiré à elle pour le plus doux des baisers,se collant contre moi. Sa bouche avait un goût de sangria mais j’avais trouvé cela délicieux. 

  • On s’assoit ? 
  • Pourquoi pas ? 

Elle s’était installée entre mes jambes. Je bandais dans son dos et elle ne pouvait pas l’ignorer 

  • Caresse-moi 

Je ne m’étais pas fait prier et mes mains parcouraient désormais tout ce que je pouvais de son corps tandis que je mordillais délicatement la base de son cou. J’avais même fini par m’aventurer sous le maigre tissu de son maillot. 

  • Tu ne me baiseras pas ce soir. J’en ai envie mais je n’ai pas de capotes et je suis sûre que toi non plus 

Elle avait parfaitement raison. Je m’étais figé,assommé par cette tirade 

  • Mais tout ce qu’on peut faire sans reste possible. On sort ? Il y a un coin tranquille dans les dunes.

La nuit promettait 

Chassé croisé

Les meilleures choses ont une fin : j’ai passé quelques jours en vacances au bord de la mer mais le moment de rentrer est venu. Leur bilan est plutôt bon si je me base sur le traditionnel triptyque sea sex and sun. Le temps a été beau, la mer à température idéale et les plages fréquentées juste ce qu’il fallait pour faire quelques rencontres et les assouvir un peu à l’écart. C’est donc repu et la tête pleine de jolis souvenirs que j’ai repris la route.

La circulation est dense. Je ne suis toutefois pas pressé et décide de faire une première pause sur une aire d’autoroute en attendant que le trafic se fluidifie. J’ai aussi envie d’un café après ces deux heures de route un peu chaotiques. 

La tramontane est soutenue ce dimanche et, en m’extrayant de mon véhicule, je ne peux m’empêcher de la voir jouer avec la petite robe noire de la femme qui vient de sortir de la voiture voisine et se dirige vers la cafétéria. 

La petite brune ne fait pas attention. Moi si et ce qui devait advenir arrive. Une rafale un peu plus forte (ou coquine) que les autres la trousse jusqu’à la taille et me dévoile un joli fessier, bien arrondi, fendu par la dentelle d’un tanga assorti à sa tenue. Admiratif, je ne peux m’empêcher de siffler entre mes dents. Elle l’entend et me fusille du regard à peine a-t-elle fini de rabattre le tissu.

  • Elle te plaît ? Tu t’y prends mal pour l’aborder mon garçon 

Une voix masculine derrière moi. Je me retourne pour tomber nez à nez avec celui qui doit être le compagnon de mon exhibitionniste par accident. Je me confonds en excuses, ce qui le fait sourire.

  • Je ne juge pas le fond mais bien la forme. Viens avec moi, tu lui dois bien un rafraîchissement après ta maladresse. 

Je le suis, tout aussi penaud que curieux après la réaction de l’homme. Nous rejoignons sa compagne à l’intérieur. Elle me toise, d’abord sévère, puis son visage s’éclaire quand il vient lui susurrer quelques mots à l’oreille.

Nous choisissons tous les trois nos consommations, je les paie, et nous sortons sur la terrasse avant que la conversation ne s’engage avec mon acte de contrition. J’apprends alors que le couple rentre d’une semaine au Cap et que si le vent l’a surprise tout à l’heure, sa conséquence ne lui a pas du tout déplu, bien au contraire. Jusqu’à ma réaction malheureuse. Je l’assure en être désolé et lui demande pardon une nouvelle fois. Elle accepte mes excuses et me propose même un petit jeu. Si j’ai le cran de l’accompagner jusqu’aux toilettes pour dames j’aurai le droit de reprendre ma route avec la culotte qui m’a tant troublé. Elle se lève ensuite et se dirige vers l’intérieur. Son chéri me tape sur l’épaule 

  • Va te racheter de ta faute, elle t’attend. Ne la déçois pas 

J’hésite un instant, c’est presque trop beau pour être vrai, ce genre de choses n’existent que dans les histoires coquines que j’aime lire

  • Qui ose se réalise. Et elle ne va pas poireauter indéfiniment. 

Je me lève comme dans un rêve avant de franchir la porte de ce domaine qui m’est normalement interdit. Chose étonnante, Il n’y a qu’elle dans la pièce. Elle m’entraine rapidement à sa suite dans une des cabines avant de me faire asseoir sur la cuvette et de se camper devant. Elle enlève sa culotte en un clin d’œil et remonte très haut sa robe,m’offrant ainsi une vue imprenable sur un abricot glabre. J’avance ma main, elle la repousse. 

  • Tu ne croyais pas que tu allais avoir le droit de toucher j’espère. Contente-toi déjà de regarder. Et mets toi à poil ! 

Je reste tétanisé quelques secondes avant de m’exécuter, prenant bien soin de suspendre mes vêtements à la poignée de la porte. Je ne sais absolument pas où elle veut en venir alors qu’elle écarte largement ses lèvres intimes sous mon nez.

C’est quand un jet dru et limpide jaillit d’elle et vient m’inonder le torse que je comprends, d’autant qu’elle ne se prive pas de commenter la scène en me disant qu’ainsi je ne l’oublierai pas et qu’elle marque son territoire. Je me laisse d’abord faire avant, par réflexe, de recueillir le précieux liquide dans mes mains en coupe. 

  • Bois-moi. Et tu t’ essuieras ensuite avec ma culotte, tu l’as bien gagnée. 

Elle sort à peine après avoir fini, me laissant hagard à la suite de cette scène surréaliste. Il me faut un moment pour reprendre mes esprits, me sécher et nettoyer un peu. Ils sont partis quand je finis par sortir. Je sais que je ne les reverrai pas. 

Je crois quand même avoir compris la leçon. Je tournerai désormais sept fois ma langue dans ma bouche avant de siffler.

Le feu au lac (4)

Tout va très vite. Presque trop. Elle sait si bien jouer de sa langue et de ses lèvres que je suis bientôt proche de l’explosion. Elle s’en est probablement rendu compte aux tressautements incontrôlés de ma verge et fait une pause sans pour autant me relâcher complètement. Si j’ai quitté sa bouche, je reste prisonnier de sa main gauche qui me branle tout doucement. Elle me regarde en souriant.

  • Tu es plus fort pour choisir des morceaux de musique que pour les choses de l’amour on dirait. Je n’en suis qu’au commencement et tu frises déjà la surchauffe. J’ai bien une solution qui te permettrait de redescendre un peu mais je ne sais pas si le remède sera efficace ou pire que le mal. Tu permets ?

Elle porte son index et son majeur à sa bouche et les suce en faisant des bruits mouillés. Son autre main fait le tour de ma taille pour venir attraper mes fesses. Je ne comprends alors que trop bien où elle veut en venir et, devançant sa demande, je viens m’allonger sur la serviette en repliant bien haut les cuisses sur mon torse. Ce faisant, je sais très bien que je lui offre mon cul tout autant que ma queue et que si elle se met à stimuler simultanément les deux parties c’en est fini de moi. J’ai tout de même envie de courir le risque, dussé-je perdre le capital prestige que j’avais acquis avec ma playlist 

  • Hey ! Tu es un petit fûté toi. Tu as tout compris.

Elle vient faire de petits cercles concentriques autour de mon œillet que je sens peu à peu s’ouvrir sous cette caresse. Elle n’a pas lâché mon sexe pour autant mais se contente juste de le presser contre sa paume. Cette pause est bienvenue et je le lui fais savoir. Cela la ravit.

Ses doigts ont cessé d’évoluer sur ma rosette. Ils se sont fixés en son centre. Elle me fixe un instant assourdissant, guettant mon assentiment. Je le lui donne en fermant tout doucement les paupières et elle se met à les pousser en moi. L’épicentre de mon excitation se déplace soudain vers ma prostate qu’elle vient d’atteindre. C’est un plaisir plus sourd que celui qu’elle me donnait quelques minutes auparavant, plus profond également. Un peu comme si les basses de la musique non loin venaient de me prendre au bas-ventre alors qu’un peu plus tôt elle me jouait les aigus. J’aime ce nouveau traitement tout autant que sa fellation et soupire de contentement tandis qu’elle poursuit son massage interne

Tout a commencé ici

Répit

Ma tête entre ses jambes , je joue quelques minutes d’elle en la faisant ululer son plaisir. Jusqu’à ce qu’elle finisse par me broyer les tempes de ses cuisses en poussant un long cri tandis que ses doigts se sont resserrés dans mes boucles. 

Je la laisse digérer ce premier orgasme. Pas très longtemps. Juste les quelques minutes qui me sont nécessaires pour aller chercher les jouets que je lui destine. Et notamment le plug de verre que j’ai mis dans le bac à glaçons avant d’aller la chercher, afin de lui faire connaître de nouveaux plaisirs, bien plus mordant ceux-la. 

Pénombre

Je vais pour la rejoindre, elle m’a rendu fou. Mais elle éteint et part, ombre dans le couloir. Tout est sombre chez moi. Où s’en est-elle allée ?

J’entends soudain sa voix.

  • Je ne suis pas très loin. Trouve-moi et alors je serai toute à toi. 

Cela vient du salon. Je m’y rue, prêt à tout. Elle est dans la pénombre,allongée sur le dos et les jambes écartées pendant sur le tapis. Je distingue ses doigts qui jouent entre ses cuisses et sa respiration s’est d’un coup saccadée. 

  • Je t’ai trouvée je crois. 

Je souris, triomphant. 

  • Viens vite alors Chéri. 

Ombre chinoise

Après avoir ouvert le garage elle esquisse quelques pas de danse qui font virevolter sa robe et m’offrent alternativement une vue imprenable sur ses fesses et son sexe. Quiconque passerait dans la rue pourrait la voir. Cela n’a aucune importance tant elle est naturelle dans son impudeur.

Elle finit par disparaître à l’intérieur, non sans m’avoir adressé un petit signe de la main pour m’inviter à la suivre.

Lorsque, une fois le moteur coupé, je descends de la voiture, je vois sa silhouette se découper à contre-jour dans la porte qui mène au reste de maison.

Sa robe à disparu.