Camille with love

L’histoire de deux amis liés par une troublante homonymie et dont nous suivons les tribulations. C’est une bien jolie romance que nous propose ici Julie-Anne de Sée avec son « Camille with love », paru aux éditions Elixyria. 

On s’attache très vite aux deux héros du roman. On sourit avec eux, on les plaint parfois, on a en tout cas du mal à les lâcher. Probablement grâce au climat que l’auteur réussit à mettre en place au fil des pages avec son style si caractéristique fait de mots et tournures bien choisies. 

J’ai choisi de prendre mon temps pour cette lecture. Parce que ce roman mérite de se déguster. Il est une jolie friandise.

Le printemps est là. Laissez-vous tenter par « Camille with love ». Il en sera un fidèle compagnon.

Camille with love est disponible sur le site des éditions Elixyria

Camille with love est également disponible à la FNAC ou chez Amazon

Mais c’est tellement mieux de faire vivre un libraire

Iris Solemnis

Iris Solemnis, paru dans la collection Alcôve des éditions Ex Aequo, est la suite logique de Iris à fleur d’O.

On avait vu, dans le premier opus une belle histoire d’amour, un peu épicée, commencer entre Iris et O

Le second, s’il lui donne toujours la part belle, s’offre la liberté d’ouvrir le champ des possibles 

Julie-Anne de Sée nous y montre toujours qu’une relation domi/soumis ne se passe pas forcément dans la souffrance et le fait avec l’élégance dont elle est coutumière.

Les mots sont choisis avec soin. Les situations sont pour le moins originales et illustrent à la perfection les trésors d’imagination que l’on peut déployer dans le cadre de relations entre adultes consentants.

On est toutefois loin ici de la bête juxtaposition de scènes de sévices. Il y a une vraie intelligence dans la narration L’érotisme n’en demeure pas moins très présent mais sait rester à son service. 

J’ai passé un très agréable moment à Lire Iris Solemnis et demeure persuadé que cet ouvrage, ainsi que celui qui le précède, peut servir à dédiaboliser le monde des relations de domination/soumission.

Vous cherchez à en savoir plus ? vous avez quelques clés dans ce livre, même s’il n’est que fiction. Il est terriblement réel.

Iris Solemnis est en vente sur le site des éditions Ex Aequo et sur les autres plateformes comme la Fnac ou Amazon

De cuivre et de graphène

Mes dernières expériences en matière de lecture d’anticipation remontaient au Cycle des Robots d’Isaac Asimov pendant mes années estudiantines. C’est vous dire si je ne suis pas un assidu du genre

Mais, poussé par la curiosité, j’ai commandé “De cuivre et de graphène” de KeoT. Je le suis sur les réseaux sociaux car il anime un atelier de micronouvelles et j’ai voulu en savoir plus sur son activité littéraire en dehors de cet exercice.

Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu. Au cours des six nouvelles que comporte l’ouvrage, l’auteur nous embarque dans des univers tout à la fois futuristes et très proches de ce que nous pouvons vivre actuellement. Au point que j’ai eu quelques frissons en terminant chaque texte en me disant que cela pourrait très bien nous arriver.

Une mention spéciale à celui qui clôt l’ouvrage. KeoT a su insuffler une émotion incroyable à une histoire qui pourrait glacer à priori. Non pas que les précédentes en manquent, bien au contraire. Il y a beaucoup d’humanité dans ces histoires technologiques. Mais j’ai été particulièrement marqué par cette nouvelle finale

Je ne déflorerai rien. Mais, si vous êtes friands de ce genre de littérature, courez vous procurer “De cuivre et de graphène”. Vous ne serez pas déçus.

PNE 2020

L’angoisse de la page blanche

Première participation au Prix de la Nouvelle Érotique cette nuit. 

Après une petite montée en tension durant la soirée, la délivrance est venue avec l’annonce du thème. 

CONTEXTE : « Soigner le mal par le mâle »

MOT FINAL : « enfer »

Ne restait plus qu’à entrer dans le vif du sujet. 

Une première idée m’est venue assez vite, perturbée par mon correcteur qui était mis à l’anglais. Je ne sais pas vous, mais pour moi voir tous mes mots soulignés en rouge l’empêche d’avancer. 

Une fois ce problème résolu, j’ai pu avancer un peu plus vite. Je savais à peu près où je voulais aller. Mais les mots sont facétieux et avaient tendance à se dérober. 

Une première heure laborieuse donc. Et puis j’ai perdu la notion du temps et du volume de ce que j’écrivais. Seul mon bracelet connecté me rappelait de bouger toutes les heures. Petites pauses que je mettais à profit pour manger un carré de chocolat ou boire un thé. 

Je suis arrivé au bout de mon texte un peu après la mi-temps. Et j’ai changé ma playlist, passant de la new wave des eighties à Chopin le temps de la relecture. 

J’étais perplexe au moment d’envoyer. Et puis j’ai balayé mes doutes. À Dieu vat, ce n’est qu’un jeu après tout. 

Je suis allé dormir juste après l’accusé de réception. Peu. Mal. 

Et là, les yeux rougis devant ma tasse de café, je me dis que je n’aurais troqué ma place pour rien au monde. 

Ce fut un exercice stressant. Prenant. Mais tellement plaisant. Je recommencerai. 

Une indécente liberté

J’avais lu troublante excitation de Eve de Candaulie au printemps et j’avais adoré.

Alors, quand j’ai appris qu’elle sortait un nouveau roman à la mi-octobre, je n’ai pas pu résister à la tentation de me le procurer. Il est arrivé jeudi dernier.

La présentation du livre est toujours aussi classe. Le parti pris du fond blanc pour toute la trilogie est à mon avis une réussite et la photo d’illustration sur ce dernier tome, une femme enceinte nue, dégage une certaine sensualité. On a tout de suite envie de se plonger dedans.

Passons maintenant au contenu : Disons-le tout net, la trame de l’histoire – les tribulations d’une femme enceinte puis d’une jeune maman – n’est pas banale dans ce genre de littérature et je dois avouer que j’étais tout aussi curieux que perplexe en attaquant les premières pages.

Eh bien, j’ai été happé par l’histoire. Certainement parce que, comme dans ses derniers livres, Eve se raconte avec naturel et intelligence. Ce qui rend le récit fluide et captivant. Les situations hot semblent toujours couler de source, l’autrice y mêle des passages de son quotidien et la mayonnaise prend. Je pense que c’est notamment parce que Eve ajoute dans ce volet de ses aventures une composante plus « sensitive », plus « organique » que dans les précédents. Parce que son corps a changé ? Très probablement.

Une nouvelle femme ? Sans nul doute !

En tout cas y on retrouve toujours autant d’amour que dans ses autres livres. Voire plus. Eve a réussi à mes yeux le tour de force de nous raconter une histoire tout aussi excitante que touchante. J’y ai été très sensible et je pense que les amateurs du genre s’y retrouveront.

Vous dévoiler des détails pour teaser ? Je n’en ai pas envie. Je veux juste vous dire que ce livre ne se lâche pas si facilement que ça et qu’il faut parfois se contraindre à ralentir pour le savourer comme la nouvelle friandise qu’il est.

Alors si vous êtes friands de belles histoires qui sortent des sentiers battus, si vous aimez le sexe aussi pour les émotions qu’il procure, je vous invite à vous procurer ce nouveau roman.

Il est disponible aux éditions Tabou

Délicieuse immersion

Je connais Clarissa Rivière par l’intermédiaire de ses écrits, que ce soient ses nouvelles ou son blog. Je voulais savoir ce que pourrait donner un texte long de sa plume. Alors, quand l’occasion m’a été donnée de lire « Immersion », son roman qui sort le 16 octobre aux éditions elixyria, je n’ai pas pu résister à la tentation de m’y plonger. 

Eh bien ce fut un réel plaisir. On retrouve dans cet ouvrage cette fraîcheur qui fait le charme de l’autrice. Le sujet, l’exploration d’une relation de domination / soumission, aurait pu rendre l’atmosphère de ce livre étouffante. Clarissa a réussi le tour de force d’en faire quelque chose de léger sans négliger la profondeur des personnages. Et même si, à l’occasion, certaines situation se montrent extrêmes, elles ne sont jamais vues de façon glauque.

Plus que la compilation de séances BDSM, Clarissa nous offre ici le récit d’une belle relation amoureuse qui sort des sentiers battus. 

Je ne vais pas vous dévoiler les détails du récit. Vous le découvrirez par vous-même. Je vous dirai juste que j’ai lu ce livre quasiment d’une traite, complètement captivé par l’histoire. Le titre en est parfaitement trouvé tant le texte est immersif. Le soumis romantique que je suis y a trouvé son compte en se fondant dans la peau d’Elric et je ne doute absolument pas du fait que je ne serai pas le seul, quel que soit le côté de la cravache où l’on se trouve.

En résumé, si vous êtes attirés par la domination / soumission, les histoires d’amour ou même les deux, je ne peux que vous inviter à vous procurer cet ouvrage. 

Vous voulez le lire ? C’est ici

Vacances en Soumission

img_20200623_2207575920499708148298526.jpg

Le Sud. C’est le temps des vacances pour Hélène. Celui des retrouvailles avec Mel qui est plus qu’une amie d’adolescence. Pour retrouver le goût de leurs amours d’antan ? Pas que. Car viendra le temps de drôles de confidences qui vont aiguiser la curiosité de notre héroïne.

En sera-t-elle récompensée ?

Seule la lecture de ce roman vous l’apprendra.

Camille Sorel, pour son premier ouvrage Vacances en soumission, frappe un grand coup et on se laisse volontiers embarquer dans une histoire d’initiation perverse sans être dénuée de tendresse et dont personne ne sort indemne. Surtout pas le lecteur

Le livre de l’été ?

 

(disponible dès à présent sur le site de La Musardine et en précommande sur toutes les plateformes)

Osez le polyamour.

screenshot_20200414_140255_com8272365017372423549.jpeg

J’avais adoré « Troublante excitation » de Eve de Candaulie. Alors quand j’ai eu la possibilité de lire son dernier livre « Osez le polyamour » paru à la Musardine j’ai sauté sur l’occasion avec d’autant plus d’intérêt que je me sens particulièrement touché par le sujet. J’ai en effet toujours eu la sensation de conjuguer mes amours au pluriel sans oser l’assumer jusqu’à présent.

Je n’ai pas été déçu. Dès l’avant-propos Eve se montre parlante avec cette image que je trouve superbe :

« L’idée phare, c’est de ne plus penser vos relations comme des bulles qui doivent se séquencer. Elles peuvent tout à fait coexister en même temps quelle que soit leur taille et être très solides, durables ou d’une jolie lueur éphémère. »

Et puis on découvre au fil de l’ouvrage que le polyamour a une réalité historique. Qu’il est plutôt naturel si on le replace dans le contexte plus large du vivant et que, au contraire, le couple exclusif est une invention économique. Mais attention : le polyamour ne relève pas seulement de la multiplicité des relations. Il obéit à certaines règles malgré son image de liberté. Eve utilise d’ailleurs le terme « éthique », qu’elle oppose à la morale dans un de ses chapitres, et je trouve que c’est parfaitement juste. Je me permets de la citer :

Ainsi, la monogamie s’intéresse à des généralités, à des dogmes, tandis que le polyamour s’attache au spécifique, à des particularités. »

Et puis, ne l’oublions pas, le polyamour n’est pas seulement de la sexualité débridée. Les façons d’aimer sont légion – comme nous le rappelle Eve dans sa « théorie des cordes sensibles » et comme elle le développe par la suite – et peuvent s’interpénéter (si vous me permettez ce jeu de mots). Et, même au sein du polyamour, les façons d’évoluer ne sont pas figées. Eve parle de rapports entre êtres humains, rappelons-le. Avec tout ce que ça peut comporter de complexité.

Tout cela pourrait apparaître comme un essai purement théorique et difficile d’accès. Mais Eve l’a écrit avec la fluidité et l’intelligence que je lui connaissais déjà et sa lecture est donc aisée et passionnante. Si vous avez aimé ses précédents livres vous ne serez pas perdus. Et, si vous la découvrez, vous verrez à quel point son propos est immersif.

Belle cartographie du sujet, très documentée et annotée, ce livre a été pour moi une source d’acculturation au polyamour et une belle matière à réflexion. Eve à fait un beau travail pour en expliquer les tenants et les aboutissants et je suis persuadé que, comme moi, tout le monde y apprendra quelque chose. Mais gardez cela bien à l’esprit : ce n’est pas une étiquette de plus mais plutôt une ouverture du champs des possibles. Pas non plus une panacée mais une alternative au modèle monogame. Il est toujours de votre ressort d’inventer votre vie.

Le livre est disponible sur le site de la Musardine ainsi que sur toutes les plateformes habituelles.

La Peau Du Monstre

la-peau-du-monstre-1

Tout n’est qu’une question de point de vue : voilà ce qu’a été ma première pensée quand j’ai refermé ce livre. Car la monstruosité, quand elle existe, n’est qu’en fonction de celle où celui qui la regarde. Un charmant animal de compagnie ne peut-il par exemple pas devenir un redoutable prédateur ou une créature de science fiction une fois qu’il a quitté les genoux de sa maîtresse ? D’autres part, certains actes que l’on pourrait qualifier de monstrueux ne sont-ils pas le fruit d’une indifférence collective bien plus monstrueuse encore ? Dans un autre registre, certaines pathologies, certaines paraphilies ne font-elles pas passer pour monstrueuses les personnes qui, pourtant, les vivent au jour le jour. Bref, n’est-on pas tous, finalement, le monstre de quelqu’un ?

Tel est à mon avis le parti pris de Stella Tanagra dans son nouveau recueil de nouvelles. De nous montrer la possible monstruosité, selon comme on la regarde, de ce nous pouvons côtoyer au quotidien. C’est sous cet angle, celui du monstre qui peut se tapir en chacun de nous, que l’autrice déroule le fil de la douzaine de textes qu’elle nous propose ici .

stella-tanagra-1

Stella nous avait habitués à de la littérature érotique au cours de ses trois premiers ouvrages. La voilà qui s’attaque au registre du fantastique. Mais toujours avec ce regard si spécifique et ce vocabulaire complexe qui sont sa patte. Vous avez aimé sa façon d’écrire des textes coquins ? Vous ne serez pas dépaysés ici, d’autant plus qu’on remarque ça et là des notes de sensualité.

Le thème de sa prose à certes changé. Mais elle est toujours aussi incisive et on n’en sort pas totalement indemne. On aime ou on déteste mais Stella est de celles dont l’écriture marque. Elle m’a marqué en tout cas.

Vous désirez vous y confronter ? Je vous y invite. Mais prenez garde : le monstre ne se trouve pas toujours là où l’on croit qu’il est.

la-peau-du-monstre-2

L’ouvrage est disponible ici ainsi que sur toutes les plateformes

Troublante Excitation

img_20200330_1244294112310799291302779.jpg

 

J’ai lu ces derniers jours troublante excitation d’Ève de Candaulie et un adjectif m’est immédiatement venu à l’esprit en refermant le livre : rafraîchissant.

En effet Ève nous y décrit une partie de sa vie horizontale avec un extraordinaire naturel et rien n’a l’air compliqué dans les actes qu’elle nous narre. Bien au contraire. Ce qui pourrait paraître extraordinaire au commun des mortels semble presque couler de source sous sa plume.

Certainement parce que ce qu’elle nous décrit a été commis entre personnes respectueuses et intelligentes et raconté d’une façon qui ne l’est pas moins. Nous sommes loin ici d’un phénomène de consommation et il y a de l’amour dans ce livre.

Et si c’était ça la clé ? Elle l’est pour moi en tout cas.

Je ne vous raconterai pas le contenu par le détail : c’est à vous de le découvrir. Mais, je ne le vous cache pas, j’ai volontairement ralenti ma lecture. Pour profiter de chaque moment. Comme on déguste une friandise.

Bref, ce livre est un vrai bonbon. À savourer sans modération mais avec un réel plaisir.

Il est disponible auprès des éditions Tabou

http://www.tabou-editions.com/jardins-de-priape/685-troublante-excitation-9782363260758.html

Et sur toutes les plates-formes.