Goûter

C’était le temps des retrouvailles. Celles avec ce lieu où je me sens si bien déjà. Et puis j’espérais bien revoir des têtes amies. Quant à jouer on aviserait. Je n’étais pas le maître de ce genre de décision.

Et puis on nous a présentés. Elle était à l’écoute et moi ouvert à ses propositions. J’ai été très vite en confiance et j’ai eu envie de m’offrir à elle. 

Alors nous sommes descendus. Elle m’a fait mettre face au mur, les reins cambrés pour lui présenter mon cul. Dernier rappel : si c’était trop pour moi je devais le dire et Elle arrêterait. Je suis plutôt novice et elle peut aller très loin m’a-t-elle dit. 

Le jeu a commencé. Tout d’abord à main nue. Pour échauffer le cuir. C’était déjà cinglant. Mais tout allait bien. La sensation de chaleur après chaque coup était toujours aussi agréable. Alors, même si je ne l’encourageais pas à aller plus loin, je ne manquais pas de lui affirmer que tout allait au mieux lorsqu’elle m’interrogeait. Cette précaution toujours. J’aimais. 

Et puis est venu le temps des accessoires. Des premières pour moi. La règle et le nerf de bœuf m’étaient inconnus et leur découverte, même si je savais qu’elle allait laisser quelques stigmates, ont été de bons moments. Quant au martinet, je connaissais. C’est le bruit qu’il faisait et la sensation de lourdeur de la frappe qui m’ont intrigué. Des chaînes en guise de lanières, une autre nouveauté plutôt plaisante. 

Je savais qu’elle retenait ses coups. Je faisais mon possible pour en encaisser le plus possible et je tirais une certaine fierté de ne pas me rendre. Mais mon souffle se faisait de plus en plus profond pour ne pas crier. Jusqu’où irait-elle ? Jusqu’où pouvais-je aller ? Allait-elle utiliser d’autres jouets ? 

J’étais plein de ces interrogations quand elle a mis fin à la séance. Elle voulait un verre. Prétexte ? Peut-être. Peu importe au final. J’étais heureux d’être allé au bout sans faillir. Nous sommes remontés et avons pris nos consommations. Et nous avons parlé. De tout et de rien. Mais très vite la conversation a pris une nouvelle tournure. Il se trouvait qu’elle aimait jouer avec les cordes et elle m’a demandé si j’avais déjà expérimenté. J’ai répondu par la négative mais j’étais très tenté et lui en ai fait part. Elle est allée chercher son sac et m’a proposé une séance, toujours avec ce côté extrêmement prévenant qui me mettait à l’aise.

Nous avons gagné un grand lit rond, lieu paraît-il propice à l’exercice et elle a déballé son matériel en me donnant ses dernières consignes. C’était très rassurant. Alors, quand elle a commencé à faire courir ses liens sur mon corps, je me suis laissé aller à cette caresse. Et puis est venu le moment de m’attacher. Il y avait quelque chose de très troublant à la laisser manipuler mon corps pour qu’elle le fige dans la posture qu’elle désirait. Mais aucune appréhension. Moi qui ai du mal à tenir en place, je trouvais cette immobilisation contrainte plutôt agréable. Mon souffle se faisait de plus en plus régulier au fur et à mesure de l’élaboration de ma cage de chanvre. Je sentais l’odeur de la corde, je la sentais sur mon torse, mes jambes et mes bras. J’étais totalement en éveil et concentré sur mes sensations. Je la voyais elle aussi très réfléchie dans ses gestes alors qu’elle m’entourait dans ses liens et faisait ses nœuds. Je ressentais l’évolution de son travail sur toute ma peau. Elle jouait de moi et je me laissais complètement mener. C’était une ambiance très particulière et qui se passait de paroles.

Elle m’avait prévenu de quelques essais de contrôle de la respiration. Je n’ai donc pas été effrayé quand elle a fait courir un brin autour de mon cou et qu’elle a serré. Comme je m’y attendais, cela restait toutefois très léger. Elle contrôlait tout et j’étais bien. C’était une nouvelle manière de m’abandonner et l’expérience me plaisait.

Combien de temps cela a-t-il duré ? Je n’en avais aucune idée. J’étais juste centré sur ce que je vivais. Et puis, tout doucement, elle a commencé à me libérer. Et toujours ce trouble de sentir les liens glisser alors qu’elle me détachait. Une fois qu’elle a fini, je me suis étiré. J’étais parfaitement bien. Je l’ai remerciée. Et nous sommes descendus. L’après-midi touchait à sa fin. Déjà. Je me suis rhabillé et je suis sorti. Ma vie allait reprendre son cours. Mais je savais que je n’oublierais pas ce qui venait de se passer.

Merci infiniment à elle.

Un dimanche en terrasse

Elle fume. Une cigarette slim, ce que je trouve extrêmement élégant. D’ailleurs tout en elle est classe en plus de sa tenue décontractée et chic. Son port de tête, sa posture, plus généralement, et ses gestes lents et mesurés quand elle porte sa tasse à sa bouche. Elle est certainement une femme du monde. De celui que je ne fréquente pas. Alors je me contente de l’observer. De loin, à la dérobée. 

Mon regard est-il par trop insistant ? 

Elle finit par détourner la tête vers moi et ses yeux accrochent les miens. J’esquisse un sourire timide qu’elle me rend dans une version beaucoup moins réservée. Il y a un peu de défi dans son attitude. Serait-elle moins sage qu’elle ne veut le laisser paraître ?

Et puis, subitement, elle tire sur le devant de sa robe et m’expose ses seins. Cela n’a duré qu’une fraction de seconde et je suis médusé. Elle me bouffe littéralement des yeux à présent et, sous le vernis de la bourgeoise, je vois poindre toute l’animale sensualité de cette femme qui me cherche ouvertement. Elle a maintenant un comportement de chatte en chaleur et semble se moquer éperdument que cela se remarque. De mateur me voilà proie. L’oxygène me manque, il me faut réagir. 

Alors je me lève. Je dois passer outre ma réserve et lui parler. Je vais pour ma rejoindre à sa table mais un homme se penche vers elle, qu’elle embrasse goulûment. La place est prise. Tant pis. J’ai manqué d’à propos. 

Je vais tourner les talons quand elle me fait signe de m’approcher. Il se joint à elle dans son invitation. Je ne comprends plus rien ou, plutôt, je crois trop bien comprendre. Et subitement le champ des possibles s’élargit. Ils sont beaux tous les deux et cela va être un plaisir d’être à leur service si c’est cela qu’ils veulent. Je m’avance vers eux. Ils me proposent un siège. Et, sans la moindre gêne, elle pose un baiser juste au coin de mes lèvres. Il me serre la main et sa poigne est virile. Tout ça est prometteur 

Nous faisons connaissance. Il y a un bon feeling et très vite je sens leurs mains se rejoindre sur mes cuisses. Très haut. 

—Allons-y. Tu veux bien ? 

Elle a donné le signal du départ. Je ne sais pas où nous allons. Chez eux ? Peut-être ailleurs ? Je m’en fous, je les suis. Nous allons nous mêler, nous prendre, nous aimer. Et c’est tout ce qui compte 

Champagne

Ils se sont retrouvés dans un appartement loué à la journée. C’est leur première fois et ils ont décidé que cela se passerait en terrain neutre. Et puis ni l’un ni l’autre n’est équipé chez lui pour leur envie du moment.

Un peu intimidés l’un par l’autre ils se sont à peine embrassés quand ils se sont vus. Mais, maintenant qu’ils sont sur place et se déshabillent, ils se sentent un peu plus à l’aise. Il admire les pleins et les déliés de son corps en mouvement vers la salle de bain. Son sexe commence à gonfler. Il commence à se manipuler en la suivant. Il sait pourtant qu’il ne la touchera pas.

Ils entrent. Une baignoire king size, critère principal dans le choix de ce lieu, les attend. Il s’y allonge sans cesser de se toucher. Il bande franchement maintenant et sa queue pointe vers le plafond.

Elle s’accroupit à présent au-dessus de son visage. Il a une vue imprenable sur son abricot tout lisse.

— Tu veux toujours ?
— Oui

alors elle se relâche et un jet doré jaillit d’elle. Qu’il boit goulûment tandis que sa main accélère ses mouvements sur sa hampe. Il jouit au moment où la dernière goutte d’urine atterrit sur son visage. Puis elle s’assied face à lui sur le rebord tandis qu’il se redresse légèrement. Ils se regardent un moment sans rien dire avant que ne vienne la première question.

— C’était troublant pour moi. Et toi ? Tu as aimé ?
— Tellement. Te sentir couler dans ma bouche était une sensation indescriptible. Mais tu comprendras tout à l’heure.
— J’ai hâte

Dans un moment elle s’agenouillera à ses pieds et se servant de son sexe comme d’une lance, il l’inondera à son tour. Ils ne se quitteront pas des yeux.

Ils en avaient parlé il y a quelques temps. Ça leur trottait dans la tête depuis. Il était temps de le réaliser.

Tomber le masque

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Le port du masque anonymise celles et ceux qui les portent. C’est peut-être pour cela que tu as laissé ton regard s’attarder sur moi un peu plus que pour juger de ma trajectoire qui aurait pu télescoper la tienne sur ce trottoir trop étroit.

Et puis nous nous sommes arrêtés quelques secondes tous les deux. Pas trop près, les contacts sont encore prohibés. Pas trop loin non plus pour que nous puissions nous observer durant ces interminables instants. C’était étrange de ne pas voir le bas de ton visage mais d’avoir cette vue imprenable sur la naissance de tes seins par le décolleté de ta robe et tes jambes nues bien au dessus du genou. C’est vrai qu’il faisait chaud en cette fin d’après-midi et j’étais quant à moi bien engoncé dans mon blouson

Je n’ai pas vu ta bouche , tu n’as pas vu la mienne. Mais nous nous somme adressé un sourire que seul à trahi l’éclat de nos yeux.

Et nous avons repris notre chemin et nous sommes croisés. Destiné à demeurer des étrangers pour l’éternité ? Non. Tu as sorti une carte de ta poche et tu as attendu que je me retourne sur toi pour la poser bien en évidence sur un banc.

Et maintenant je suis chez moi et je joue avec le bristol. Un pseudo. Une adresse mail. C’est tout ce que j’ai. Mais c’est déjà beaucoup et je crois que je vais t’écrire pour te donner rendez-vous demain au même endroit et à la même heure.

Nous ne pourrons certainement pas faire grand chose de plus que nous parler à distance raisonnable. Mais peut-être que nous ferons alors tomber les masques.

Nous verrons bien.

Virtualité (6)

Elle est sur mon écran. Nue. C’est la première fois qu’elle m’envoie ce genre de photo. Nous nous étions contentés jusqu’à présent de flirter par écrit mais je crois que ce que nous vivons actuellement nous a précipité dans quelque chose de plus charnel, même si, paradoxalement, nous ne pouvons l’exprimer que par la virtualité.Cette atmosphère de fin d’époque a, je crois, décuplé nos appétits et nous avons désormais besoin de nous voir dans un contexte plus cru.

Je n’aurais pourtant pas cru que ce soit elle qui commence. Je m’attendais plutôt à ce qu’elle me fasse la demande de tout ou partie de mon anatomie. Je me serais acquitté de cette tâche avec plaisir. Mais, finalement, c’est elle qui tire la première salve de photos tout en me glissant à mots de moins en moins couverts ce qu’elle attendrait de moi si nous pouvions être ensemble. Et je dois reconnaître que sa version de l’Origine du Monde reçue il y a quelques minutes a de quoi susciter le désir. Et l’embrasement du bas de mon corps, que je ne peux décemment pas lui monter sans qu’elle ne l’exige, cette tension qu’elle a générée dans le bas de mon ventre par ces quelques clichés en sont la meilleure preuve. 

Je lui en fais part en réponse tout en lui décrivant comment je ferais d’elle un festin de Roi. Elle s’est presque excusée de n’être plus une jeunette. Il faut que je lui dise à quel point le vécu qu’elle me montre de son corps est plus attirant à mes yeux qu’une juvénile fraîcheur. Et que la maturité des courbes de son corps m’appelle tellement à la caresse.

Rassurée, elle me demande de la guider par mes mots. Elle veut que ce soit moi qui la fasse jouir, là, maintenant via les directives qu’elle attend de moi et que ses doigts suivront.

Le renouveau

Il avait remarqué, depuis quelques jours, des modifications subtiles. Autant dans son comportement à lui que venant d’elle.

Ca avait d’abord été cette façon plus virile qu’il avait eue de la prendre. Rien de bien méchant à bien y regarder. Juste des gestes un peu plus mâles. C’était quand même surprenant, venant de sa part, lui le gentil garçon qui s’excusait presque d’un mot ou un geste de travers. Mais il avait lu de la reconnaissance dans ses yeux après leurs ébats, et dans l’action, le goût lui était venu rapidement de jouer en douceur de cette nouvelle rudesse.

Et puis ils en avaient parlé. De ça et d’autres choses. Et il avait noté comme il prenait de l’assurance au fil de leurs discussions. Et comme elle lui laissait cette place. Elle si présente auparavant, presque autoritaire, buvait maintenant ses paroles. Même son regard avait changé

Il avait pris la main. C’était maintenant limpide. Un nouveau jeu allait commencer.

 

Pot de départ

Nous étions jeudi. L’après-midi s’écoulait doucement vers la fin de ma mission. Mes accès informatiques se fermaient les uns après les autres et le moment où il allait falloir rendre PC et badge allait venir.

Alors j’avais entrepris ma tournée d’adieux. J’avais noué de bons contacts avec certains utilisateurs et je voulais marquer le coup avec eux un peu plus que par le biais d’un message d’absence à durée indéterminée sur ma boîte mail.

C’est ainsi que j’étais arrivé à son bureau. Elle qui m’avait donné pas mal de fil à retordre. Je ne sais pas comment elle s’y prenait mais elle avait réussi à révéler un nombre incalculable de cas particuliers dans l’usage de l’outil. À se demander pourquoi ils ne l’avaient pas incluse dans l’équipe projet au moment de la phase de recettage. C’est d’ailleurs ce que je lui fis remarquer. Qu’elle m’avait appris beaucoup avec ses questions et que je lui en étais reconnaissant pour la suite de ma carrière.

Ma déclaration la fit sourire Et, pour me remercier à son tour, elle me proposa un café. Il n’était pas dans mes habitudes d’en prendre si tard mais je ne me sentais pas de lui refuser quoi que ce soit. Je lui emboîtai donc le pas en direction des machines. Il y avait un peu de monde alors elle me proposa de la suivre dans le bureau de son hiérarchique qui était en déplacement. Nous serions plus à l’aise pour discuter.

Elle ferma la porte derrière moi. Les stores étaient déjà tirés.

— No zob in job paraît-il. Mais tu pars dans deux heures. Je crois que ça n’a plus la moindre importance

Et, avant que je n’aie pu répondre quoi que ce soit, elle plaqua ses seins contre mon torse et ses lèvres sur les miennes. Son lipstick avait un léger goût de fruits rouges.

Le temps nous était compté. Alors il était inutile de perdre du temps en palabres. Je la saisis par la taille et la soulevai pour la coucher sur le grand bureau directorial. Bien calée entre deux piles de dossiers elle m’ouvrit ses jambes. Sa minijupe qui s’était retroussée dans le mouvement n’était plus un obstacle et j’avais sous les yeux le spectacle d’un abricot qu’aucune culotte ne masquait. J’y passai deux doigts curieux que je portai à ma bouche. Elle était déjà à point à en croire son goût délicatement salin. Je libérai alors ma verge, devenue bien à l’étroit dans mon pantalon et la pointai à l’entrée de ses lèvres. Elle referma aussitôt l’étau de ses jambes autour de ma taille pour finir de me happer. Le signal était clair et, d’une poussée résolue et rectiligne, j’investissai son sexe jusqu’à la garde. Un léger temps d’arrêt une fois au fond puis je commençai à aller et venir. 

— Vas y à fond !

J’exagérai alors l’amplitude de mes coups de rein tout en saisissant ses chevilles sur mes épaules pour en augmenter la portée. Ballottée comme une poupée de chiffon elle avait fait valser tous les documents autour d’elle par ses mouvements désordonnés et se mordait les lèvres pour ne pas crier.

Nous n’étions plus que des bêtes grognant, nous griffant et pressées d’obtenir notre assouvissement. Quand elle le sentit tout proche, elle m’ordonna de me retirer. Je le fis. Un peu à regret. Mais ce sentiment s’estompa quand elle me prit en main. Elle était une branleuse exceptionnelle et je n’allais pas tenir bien longtemps à ce train. 

— Tu vas jouir fort mon salaud, hein ?

Et en quelques mouvements de poignet elle obtint ma jouissance, répandue à grosses gouttes sur le plateau de bois. 

Elle prit soin de l’étaler d’une langue amoureuse avant de venir me  coller celle ci au fond de la bouche.

— Si le boss savait comment j’entretiens le chêne. Du jus de gland c’est logique, non ? Mais tu dois avoir ton pot de départ. Allez file !

Et elle me congédia d’une franche tape sur les fesses. J’avais perdu l’occasion de lui demander si nous allions nous revoir. Ce n’est qu’en faisant les poches de mon costume que je trouvai la carte d’un club huppé de la capitale avec ses coordonnées dessus. Et une lettre me racontant dans le détail comment elle avait obtenu ses pannes pour me faire passer plus souvent. Elle m’y confiait aussi que, si je la lisais, C’était parce que ses efforts avaient été récompensés et que, désormais, elle en attendait de ma part.

Il fallait vraiment que je retrouve des missions à Paris.

Punition

Saline/salin, écume, tintinnabuler, briser, Trafalgar, dragon, drakkar, fureur, chamarré(e)

C’était la contrainte du 11 avril 2018 des oulimots. J’en ressors une variante de la naphtaline

Tu m’avais fait un sacré coup de Trafalgar, la dernière fois que tu étais sortie sans moi, en te pendant au cou de ce bellâtre à l’uniforme chamarré de dragon. Et tu avais eu l’outrecuidance de trouver capiteuses les notes de Drakkar Noir dont ce godelureau s’était aspergé. Ça aurait pu n’être qu’une incartade que je t’aurais pardonnée si tu m’avais fait assez confiance pour m’en parler. Hélas, tu t’étais tue et c’est un tiers, présent sur les lieux, qui avait vendu la mèche.

Tout cela m’avait plongé dans une fureur sans nom et, maintenant que tu me revenais, je n’avais qu’un but. Briser en toi toute velléité de jouer avec un autre que moi sans m’en rendre compte dans les moindres détails.

Je t’avais donc attachée à la croix de Saint André qui trônait dans le salon, jouissant de la musique des chaînes qui tintinnabulaient à tes chevilles et tes poignets. Les premiers coups de badine que je t’assénai te firent sursauter et tu me supplias du regard. Je n’en eus cure et t’en infligeai de nouvelles volées. Tu avais maintenant le corps rougi et l’écume aux lèvres sous le bâillon auquel je t’avais assujettie.

Je te jugeai maintenant à point. Je te détachai donc pour t’installer face contre terre, le cul bien relevé. Ton sexe luisait du plaisir que tu avais pu prendre à cette correction et, de deux doigts fermes, je m’assurai de son moelleux avant de les porter à ma bouche, goûtant ainsi les notes salines de ta mouille. Il était temps de te foutre, ce que je fis avec la force et la détermination nécessaires pour te rappeler mon autorité. Et, plus tu gémissais, plus profond, plus vite j’allais. J’écartai tes fesses, durement, pour me repaître de la vue de ton œillet qui s’ouvrait et se fermait spasmodiquement.

Comme si je n’attendais que ce signal je me retirai de ton con pour t’enculer jusqu’à la garde. Le bâillon étouffa à peine le grognement animal que tu poussas. Je te pilonnais désormais comme si je voulais t’ouvrir en deux. Ce à quoi tu semblais résignée, comme l’attestait la cambrure stoïque que tu opposais à mes coups de boutoir.

Mais il me fallait parachever ma possession. Je me retirai donc, te fis tourner face à moi et te retirai ton bâillon avant de te fourrer ma queue pleine de tes humeurs au fond de la gorge, ce qui t’arracha un hoquet et quelques larmes. Rien de plus. Tu acceptais la sentence avec courage.

Il ne me fallut que quelques va et vient entre tes lèvres avant de couvrir ton visage et ta poitrine de longues giclées. Tu dus enfin me nettoyer à coups de langue.

La punition avait assez duré et je te couvris d’un kimono avant de te prendre dans mes bras.

— Regarde ce que je suis obligé de te faire quand tu n’as pas été assez sage pour tout me raconter. Faut-il que j’en vienne à te fouetter ?

Tu ne me répondis pas mais la lueur de défi qui traversa brièvement tes iris me fit penser que, peut-être, nous n’en étions qu’aux prémices de cette nouvelle forme de relation.

Attraction des extrêmes (20)

Combien de temps l’avait-elle fessé ? Avec combien d’accessoires en plus de ses mains ? Il en avait complètement perdu la notion, tout entier qu’il était à l’écoute de ses sensations. 

Elle savait à merveille cajoler après un coup un peu plus appuyé ou, au contraire, marquer un peu plus sa peau après l’avoir étreint. Alors il n’avait pas cherché à l’arrêter. Et, si ses fesses cuisaient un peu à présent, il trouvait cette chaleur enveloppante.

Ils avaient toutefois décidé tacitement de s’en tenir là pour la flagellation. Mais il restait tant à explorer.

Un gant de latex entourait maintenant sa main

 

Attraction des extrêmes (19)

La caresse des lanières l’avait fait frissonner. Le premier coup lui avait arraché un cri. Plus de surprise que de douleur. Elle ne voulait pas le traumatiser et avait opté pour la progressivité du châtiment. Mais, privé de la vue et de l’ouïe, il ne pouvait que spéculer sur ce qui allait arriver, ce qui décuplait sa sensibilité.

Elle avait un peu attendu pour le deuxième. Comme pour le faire languir. Il en avait gémi. Et puis elle avait imprimé sa cadence dans ses chairs.

Elle avait apprécié sa résistance.

Il avait aimé résister à la tentation de crier grâce.