20181017 : oulimots

Des contraintes ? Après moi le déluge !

ligne, reprise,  dernier, ouf, passation, Crète, couverture, rien, déluge.

La reprise de mes entraînements de running allait être difficile. Quelques kilos étaient venus ceindre ma taille malgré des habitudes alimentaires que j’espérais inspirées par la diététique de Crète. Et ce n’était plus tout à fait ça au niveau du tonus musculaire. Bref, ça n’allait pas être rien, d’autant que des amis m’avaient inscrit à un marathon en relais, arguant que j’avais dans les jambes les dix kilomètres que j’aurais à parcourir et qu’une fois la passation faite, je n’aurais qu’une envie, celle de franchir la ligne d’une course solo. Ben voyons…

C’est avec ces appréhensions que fis ma première sortie de l’année en compagnie de Christine. Une machine à faire des trails cachée sous les traits d’une jolie brunette. C’était sympa cette proposition. Seul je n’aurais jamais eu le courage. D’autant que le temps était plutôt à la pluie. Elle allait m’attendre m’avait-elle dit et s’il fallait marcher eh bien nous marcherions.

Nous voilà donc partis sur ces chemins forestiers dont Christine connaissait chaque caillou et dont elle saurait m’éviter tous les pièges. Je tenais relativement bien le coup. Quand soudain un véritable déluge s’abattit sur nous. Impossible d’y voir plus loin que le bout de nos chaussures. Il nous fallait nous abriter en attendant que ça passe. Il y avait une sorte de petite grotte à proximité où nous nous rendîmes. Christine sortit une couverture de survie de son sac et nous enveloppa dedans.

Nous étions donc enlacés, le visage à quelques centimètres l’un de l’autre. Je voyais la peau de son cou luire de la pluie mêlée à sa transpiration et cela provoquait en moi un trouble certain. Au point qu’au bout d’un moment Christine me demanda si j’avais un bidon dans mon collant ou si c’était la joie de courir avec elle. Et, avant que j’ai pu dire ouf, elle colla ses lèvres aux miennes en m’agrippant par les fesses pour me coller un peu plus contre son corps. Je lui rendit son baiser. Puis m’égarai dans son cou. Sa peau était légèrement salée, c’était délicieux. Christine avait maintenant saisi mon sexe à travers le léger tissu et me massait doucement et fermement à la fois. J’allais exploser. Je le lui dis. Elle stoppa. Et, regardant dehors, vit que la pluie avait cessé. On entendait aussi des voix approcher.

– Tu t’en sors bien, il faut rentrer avant la nuit. Mais tu ne perds rien pour attendre. Cet entraînement n’est pas le dernier.

J’aquiesçai avec un large sourire. Je venais en effet de retrouver une motivation sans égale.

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20181016 : oulimots

La contrainte à Dédé ?

Doux, Dodu, Dominique, Dulcinée, Durillon, Dominée , Disséminer, Discrétion, Digérer

Le doux dodu de Dominique ma dulcinée dodelinait délicatement et j’en avais des durillons aux doigts de ne devoir que le deviner. Dominé par le désir, je disséminais donc mon foutre à discrétion. Dommage décidément qu’elle ne le digérât pas.

Un cunni pour le café ?

Une autre interprétation de la contrainte du 11/09/2018 des oulimots : café cunni.

Il s’était levé le premier et avait décidé de se faire un café. La Bialetti, sur le gaz, commençait à chanter quand il l’entendit bouger dans la chambre.

–  Oh que c’est bon de se réveiller avec cette odeur. Tu me fais une tasse s’il te plaît ?

Une idée venait de germer dans sa tête. Il sourit. Il lui en remplit une et la rejoignit. Qu’elle était belle, allongée, nue, encore embrumée des plaisirs de la nuit. Elle se redressa et lui prit la tasse des mains.

– C’est gentil, merci

– C’est un plaisir. Mais fais attention à ne rien renverser. Sinon…

Et, toutes affaires cessantes il plaça sa tête entre ses cuisses et colla sa bouche à son sexe. Elle manqua s’étouffer. Puis la surprise fit place à une première onde de plaisir. Il la connaissait si bien. Il savait à quel point elle aimait qu’il aspire ainsi son bouton, qu’il fasse courir sa langue le long de ses lèvres. Les aspire entre les siennes. La sensation était divine. Mais elle ne voulait pas céder. Non, pas tout de suite. Succomber à l’orgasme au point de renverser son café aurait marqué sa victoire. Et elle ne voulait pas la lui accorder trop vite. Elle oscillait donc tout doucement entre maîtrise et abandon, tout en sirotant son breuvage. Entre deux agréables frissons, elle se rappela la phrase de Talleyrand : “Café : Noir comme le diable Chaud comme l’enfer Pur comme un ange Doux comme l’amour.” À ce moment elle prenait tout son sens. Elle sentit qu’il insistait, accentuant ses caresses. Résister. Encore un peu. Soudain, vaincue, elle crispa ses doigts sur l’anse alors qu’un puissant orgasme lui traversait la colonne vertébrale. Elle cria. Il ne l’abandonna pas tout de suite mais ralentit jusqu’à ce que la houle de son bassin se calme. Puis il se redressa, un sourire de défi aux lèvres. Elle le lui rendit et lui tendit  la tasse. Vide. Il baissa les yeux. Le drap était immaculé.

–J’en reprendrais bien un. Tu en refais ?

 

Un café pour les cunnis ?

En suivant la contrainte du 11/09/2018 des oulimots : Café cunni

On m’a dit qu’un café cunni devait s’ouvrir bientôt dans les parages. Quelle bonne idée. Les minous de ces dames sont parfois si injustement délaissés. Un lieu où l’on en prendrait soin me semble tellement approprié.

Comment je vois la chose ? quelque chose de cosy où les clientes seraient à leur aise en pouvant choisir un environnement qui serait pour elles le plus confortable possible afin qu’elles puissent s’abandonner dans les meilleures conditions. Ainsi, si certaines préfèrent un doux matelas et des coussins pour se laisser aller, jambes ouvertes, à s’offrir à une bouche, d’autres, plus autoritaires préfèrent écraser de leur fessier le visage de celui ou celle qui les gamahuche. D’autres encore, intimidées, ne voudraient peut-être pas avoir de contact autre que buccogénital avec leur prestataire. Il faudrait alors prévoir pour elles un mobilier façon banc percé qui offrirait à leur sexe la caresse désirée tout en préservant l’anonymat nécessaire à leur orgasme. Il faudrait sans doute dessiner ces éléments. Sauf erreur de ma part, la grande distribution n’en propose pas. L’occasion de reprendre les crayons et la planche à dessin ?

Ensuite, il faudrait, je pense, un personnel mixte. Hommes et femmes ne prodiguent pas leurs attouchements buccaux de la même façon, n’en ayant pas la même connaissance. Les uns procédant ainsi qu’ils pensent qu’elles aiment, les autres comme elles aimeraient qu’on leur fasse. Et, à mon avis il faut proposer de la variété. Donc songer également à avoir un échantillon représentatif de la pilosité faciale des prestataires mâles. Car si certaines, qui ont l’épiderme fragile, préfèrent des lèvres et des joues glabres, il est parfois nécessaire à d’autres de se faire frictionner l’entrejambe avec quelque chose d’un peu plus râpeux pour agrémenter leur plaisir. Une barbe plus longue et bien entretenue aura également son charme pour la douceur laineuse qu’elle procure. Quoi qu’il en soit il y aura certainement des tests préalables et un casting des plus sérieux pour proposer quelque chose de qualitatif.

Je suppose que tout a déjà été mûrement réfléchi. Mais que ce projet me tente.J’ai d’ailleurs, je crois, vu passer l’annonce et je pense que je vais tenter ma chance. Quel que soit le poste Un changement de carrière me ferait du bien et je trouve l’aventure si belle. Reste à ce que je réussisse les tests. Que je convainque l’équipe de direction. En effet, je pense pas que le piston puisse fonctionner ici. Enfin, pas celui auquel on pourrait penser de prime abord. Bref. Qui ne tente rien ne tente personne. On verra bien. Me reste à réviser mes langues vivante quand même

20180902 Oulimots

En suivant la contrainte des oulimots du 02 Septembre

cosmos, cercueil,  parole,  ressort, rien, urbain, frontière, brume, infini

 

“Vers l’infini et au delà !”

C’est par ces paroles, pour le moins surprenantes mais ô combien prometteuses, qu’elle m’avait proposé de coucher avec elle quand elle avait fini par lâcher clavier et souris. Elle voulait enfin mettre en pratique IRL avec moi les sensations qu’elle avait pu éprouver via les diverses interfaces.qu’elle utilisait. Enfin, sous réserve qu’à mon tour je pénètre son univers de sexualité assistée par ordinateur. Ce n’était pas rien comme proposition et j’étais aux anges de pouvoir enfin faire l’amour avec elle. Un peu anxieux également. Comment allait-elle réagir à des stimuli non électriques ? Comment allait-elle passer la frontière entre virtuel et réel ? Il était de mon ressort que cela se passe le mieux possible.

 

J’étais donc venu chez elle car nous étions convenus que tout s’y passerait. Elle n’arrivait pas encore à envisager de quitter son environnement qui la sécurisait. Et puis nous devions commencer par mon initiation au cybersex. Son appartement était à son image, complètement barré. Aussi, je ne fus pas surpris outre mesure par la quantité de mobilier urbain dont elle se servait pour sa déco Nous bûmes un verre rapidement. Pas d’alcool, elle m’avait dit que c’était déconseillé pour ce que j’allais faire.

 

Puis il fut temps de passer aux choses sérieuses. Elle me fit me déshabiller et commença à me coller des capteurs un peu partout. J’enfilai ensuite une sorte d’étui pénien duquel partait une énorme masse de câbles. J’étais un peu inquiet, elle me rassura en me montrant l’équivalent féminin qu’elle utilisait pour elle. Une sorte de godemiché garni de picots et dont la base ressemblait à une énorme bouche, sans doute destinée à envelopper toute la zone pelvienne. Il n’était pas moins relié à un nombre incalculable de fils et autres gaines.

 

  • Il paraît que le plaisir féminin est plus complexe que le masculin. J’utilise ça depuis quelques temps et, comme tu peux le voir, cela ne m’a pas amenée dans un cercueil

 

Puis ce fut le tour d’une paire de gants, également câblés. Enfin, elle me coiffa d’un casque qui occultait complètement les sens que je pouvais avoir eu niveau de la tête. Cette sensation de privation cessa rapidement quand elle me connecta. Tout d’abord ce fut une impression de plongée dans un cosmos de pixels désordonnés. C’était assez grisant quoi qu’un peu déstabilisant. Puis cela finit  par se dissiper et tout se mit en place. J’avais fait le choix de rester dans un univers assez réaliste, plus rassurant pour ma première expérience. C’était tout de même assez fascinant d’évoluer dans un monde où les rencontres se faisaient si facilement. Je fus ainsi abordé par une accorte créature aux mensurations cartoonesques qui se jeta sur moi sans autre forme de procès. Elle me caressait. Je la touchais également Les sensations, sans être totalement réalistes n’en étaient pas moins extrêmement immersives. Alors quand mon immatérielle conquête entreprit de me prendre en bouche j’eus toute les peines du monde à ne pas jouir sur le champ. C’était comme si mon sexe était tout à la fois aspiré, léché, branlé. J’aurais voulu lui rendre la pareille mais, visiblement, le goût n’avait pas été implémenté dans la matrice sensorielle. C’était toutefois si bien fait que je ne résistai pas bien longtemps et je me sentis me vider à grandes saccades tandis que mes jambes se dérobaient sous moi. C’était vraiment très fort.

 

J’eus alors une invite me demandant si je voulais recommencer. Je déclinai. De nouveau la brume de pixels. Puis je sentis qu’on m’enlevait le casque. J’étais un peu perdu. Elle me rassura, me disant que ça allait vite passer et m’allongea. Il fallait que je reprenne mes esprits pour la deuxième partie de l’expérience.

20180901 Oulimots

Le mois de septembre est arrivé et, avec lui, la reprise des oulimots

En suivant donc la contrainte du 1er septembre

 

Restaurant, escalier, étage, pizza, charmante, déjeuner, courtiser, séduction, mots

 

C’est, paraît-il, au moment de monter l’escalier que l’acte de séduction est le plus excitant. Encore faut-il parvenir à ce que votre conquête le fasse. Et, hélas, j’étais bien loin d’en être à ce point. J’avais déjà toutes les peines du monde à arracher celle que je désirais à son canapé et ses pizzas. Et elle ne semblait pas y être résolue. Elle avait, par exemple, la fâcheuse habitude de systématiquement répondre à mes propositions de déjeuner au restaurant par un refus poli mais agaçé, prétendant qu’il était beaucoup plus simple de commander en ligne et de se faire livrer et qu’au moins elle ne perdrait rien de l’évolution de l’univers dans lequel elle s’immergeait au travers de son écran et son clavier. J’avais beau lui objecter qu’elle perdait ainsi tout contact avec la réalité de ses sens, elle avait un argumentaire imparable pour me répondre, basé sur les multiples capteurs dont elle avait équipé son PC. Elle m’assura ainsi avoir une vie sentimentale et sexuelle épanouie grâce à tous ces appareils dont les moindres n’étaient pas la collection de sextoys connectés dont elle me fit l’étalage. Ainsi, me dit-elle, elle parvenait, même à distance, à allumer tous les étages de la fusée la menant à l’orgasme. J’en perdais mes mots. Pour charmante qu’elle fût, elle n’en était pas moins une indécrottable geek et je ne connaissais pas vraiment les codes servant à courtiser dans ce milieu. Il allait me falloir apprendre. Et être patient.

Eté

L’été est propice aux décolletés. Les robes raccourcissent également. Tout cela peut donc être l’objet de découvertes dans son entourage. La collègue de travail, toujours vue col fermé, vous dévoilera alors le galbe envoûtant d’une poitrine gracieusement enveloppée dans une jolie dentelle. Ou pas. Vous pourriez avoir d’une autre la révélation d’un entraînement rigoureux lorsque la vue de ses jambes vous en révélera la délicate musculature. N’oubliez toutefois pas la rondeur, elle a également droit de cité. Et ne vous méprenez pas quant aux intentions. C’est la chaleur qui raccourcit les tissus. N’y voyez nulle offrande supplémentaire. Et restez gentleman.

Toupies (4)

Sous la contrainte des toupies hurlantes du 27/07/2018.

  • Faites-moi plaisir, goûtez ceci.

Marc releva la tête, s’arrachant à la contemplation de l’horreur culinaire qu’on venait de lui apporter. Il ne savait pas ce qu’avait bu ou fumé le chef aujourd’hui mais il s’était loupé dans les grandes largeurs dans sa carte du jour. Non pas que ce fût sans saveurs. Mais plutôt que la perception que Marc pouvait avoir de leur accord était des plus discutables. Bref, c’était vraiment mauvais ce qu’on lui avait servi. Quoi que pouvaient en dire les snobinards de tout poil qui se gobergeaient aux tables alentours. Ok, c’était un étoilé. Mais de là à n’apprécier les plats qu’à l’aune des chiffres sur la carte…

Marc regarda donc la femme qui me faisait face à table. Une amie intime mais dont les affinités avec lui s’étaient, hélas, arrêtées aux confidences qu’elle avait pu lui faire du défilé de ses amants. Enfin, jusqu’à ce jour. Parce que, là, son invitation à goûter s’accompagnait du dévoilement d’un sein qu’elle avait fait jaillir subrepticement à son attention.

Il resta là, un peu ébahi par la formidable vision qu’elle lui avait accordée. Bien que Marc l’ait toujours désirée à en crever, il n’aurait jamais osé espéré une telle avance. Il bredouilla donc son acquiescement alors qu’elle remisait l’objet du délit dans son chemisier.

  • On y va alors ? Nous avons beau être un peu à l’écart, sous l’ombre de cette branche d’arbre, ça va se voir si vous venez me lutiner les tétons ici.

Marc eut alors la perception de regards convergeant vers leur table. Elle avait chuchoté cette phrase mais il avait l’impression que tout le monde l’avait entendue. Elle se leva précipitamment et quitta la table direction des toilettes. Marc lui emboîta le pas, comme dans un rêve. Ils entrèrent et elle referma la porte sur eux

  • Ce que j’aime dans ces lieux luxueux, c’est qu’il y a de la place pour baiser dans les chiottes.

Marc ne releva pas l’inhabituelle vulgarité des propos dans la bouche de son amie, complètement hypnotisé par le contour des aréoles qu’elle tendait vers lui. Il prit enfin les globes offerts dans ses mains et commença à en apprécier la texture, du bout des doigts puis de la langue. Elle le laissa faire un moment, en soupirant d’aise. Puis elle le repoussa, se dégagea et alla s’appuyer contre le lavabo, les reins cambrée dans sa direction. Marc, fou de désir, passa outre sa timidité et releva autoritairement la jupe de son amie. Aucun dessous. Marc jubila. Il allait enfin pouvoir se confronter à ce cul qu’il désirait tant et cette perspective l’excitait au plus au point. Il bandait dur dans son pantalon. Il le fit alors glisser le long de ses jambes. Le caleçon également. Il avait la queue désormais à l’air, tendue vers sa cible. Il avança une main vers l’entrejambe de son amie. Elle était déjà trempée, bouillante. Il avança un doigt fureteur dans sa chatte.

  • Enfin Marc, vous savez bien que ce n’est pas cette voie que je vous destine, je vous en ai déjà assez parlé, non ?

Il fit aussitôt le lien avec ce qu’elle lui racontait depuis toujours. Mariée, elle accordait l’exclusivité de son sexe à son époux. Ses amants avaient par contre celle de son cul. Il cessa donc immédiatement de la titiller. Mais il avait récupéré une bonne dose de mouille sur ces doigts dont il entrepris de lubrifier la rosette qui lui était promise. L’index d’abord. Puis le majeur. Une fois joints il les fit aller d’arrière en avant avec un mouvement de rotation pour dilater le trou. Elle se cambra un peu plus.

  • Mettez la moi maintenant, je n’attends plus que ça. Et vous aussi.

Marc ne se fit pas prier pour présenter son gland contre l’anus désormais entrouvert. Puis, d’une irrésistible poussée, s’y engouffra. Elle était étroite, brûlante. Il eut un temps d’arrêt, comme pour s’y accoutumer. Puis commença ses va et vient. D’abord lents et délicats, ils devinrent vite plus sauvages. Le ventre de Marc tapait maintenant en rythme contre les fesses de sa désormais conquête tandis qu’il la maintenait fermement aux hanches. La tête penchée en arrière elle soupirait de plaisir sous les assauts qu’elle subissait. Puis ce devinrent des cris. Marc ahanait en cadence.

On frappa. Marc accéléra le mouvement, bien décidé à prendre son plaisir. Ils entendaient à présent toute la réprobation du monde de l’autre côté de la porte. Ils y étaient sourds, complètement pris par la montée de leur orgasme. Qui les prit d’un coup, lui se répandant dans les entrailles qu’il besognait, elle se cassant en deux vers l’avant. Ils restèrent un moment collés l’un à l’autre, groggy. Puis Il sortit d’elle. Son foutre gouttait. Elle sembla s’en soucier comme d’une guigne, se contentant de rabaisser sa jupe. Marc se rajusta.

Ils sortirent. Marc fut aussitôt saisi au collet et plaqué au mur par un costaud en maillot de corps.

  • Petit con ! C’est la dernière fois que tu mets les pieds chez moi ! Il y a des hôtels pour vos saloperies !

Marc considéra l’homme en marcel avec amusement. La toque qu’il portait l’éclairait sur sa fonction et, par conséquent, sur ce qu’il avait pu avoir dans l’assiette et qui l’avait tant navré

  • Comptez sur moi. Mais lâchez moi maintenant, je n’en partirai que plus vite.

Interloqué, le chef relâcha son étreinte. Marc prit son amie par la main.

  • Suivez-moi, il y a mieux à faire ailleurs. À tout niveau. Je connais d’ailleurs un excellent kebab où nous serons certainement mieux accueillis qu’ici. Et je pense qu’il n’aura pas à rougir de la comparaison pour ce qui est de l’assiette. Je savais que la réputation d’ici était très surfaite, j’ai pu voir ce soir qu’on m’avait parlé par euphémisme.

La brigade dut se saisir de son chef, devenu fou de rage. Et le ramena en cuisine. Quant à Marc et son amie, ils quittèrent le restaurant, sous les regards courroucés de l’assistance, mais bien décidés à remettre le couvert en d’autres lieux. La soirée ne faisait en effet que commencer et il leur restait encore beaucoup de plaisirs, charnels ou pas, à découvrir.

Guère de religion

En reprenant la contrainte des toupies hurlantes du 23/07/2018

Mais quelle idée avais-je eu d’accepter l’invitation à ce fichu mariage ? Déjà, je déteste ce genre d’événements et là, les deux familles huppées, qui s’unissaient, plus pour concentrer leur puissance qu’à cause de l’amour que se vouaient les deux impétrants, avaient fait les choses en grand question cucuteries convenues. C’est ainsi que je prenais mon mal en patience depuis une bonne heure dans l’église jouxtant le château de la promise. Eglise qui était devenue le théâtre de la messe de mariage la plus ennuyeuse que j’aie jamais entendu. Creuse et moralisatrice, elle semblait tout droit sortie de l’esprit d’un prêtre des plus intégristes. Eût-elle été en latin, je n’en eusse pas été surpris. Mon anticléricalisme était réellement mis à rude épreuve. Et je redoutais, à son issue, le moment tant redouté de la quête au cours de laquelle j’allais passer pour un goujat en refusant de donner le moindre sou au denier du culte. Pas de ma faute quand même si j’avais des oursins dans les poches pour tout ce qui relevait de la religion. Pour tenir le coup, je me faisais mentalement la liste de toute la nourriture et de toutes les boissons alcoolisées qui ne manqueraient pas de trôner sur les buffets du vin d’honneur. C’était hélas insuffisant et je pensai à la flasque que j’avais dans la poche intérieure de mon veston Il était peut-être un peu tôt pour un cognac mais, à tout prendre, mieux valait être saoul pour supporter les inepties qui s’égrénaient en chaire.

C’est alors qu’un jeune homme bien mis de sa personne vint s’asseoir juste à côté de moi. L’écusson armorié qu’il avait à sa veste trahissait sa noble extraction. J’avais quelques notions de hiéraldique que mobilisai à en déterminer l’origine. De gueules à une face d’argent chargée de trois fleurs de lys d’azur. La branche d’Autichamp brise d’une couronne royale d’or en chef. J’avais bien le vocabulaire mais force me fut de constater que ce blason m’était parfaitement inconnu, m’interdisant de déterminer à la famille de qui il était rattaché . Je me contentai donc de présupposer qu’il s’agissait d’un lointain cousin de l’un ou l’autre des promis dans la mesure où il n’avait pas eu sa place aux premiers rangs. En tout cas il paraissait bien dévot, psalmodiant à chaque parole du curé. J’allais m’endormir quand, subitement je sentis une main qui caressait ma cuisse. C’était mon voisin à l’étrange écusson qui avait entrepris ce surprenant massage. D’étonnement, je faillis en faire tomber le carnet de chants qu’on nous avait remis à l’entrée de l’église. Je toisai l’importun d’un air réprobateur. Il me répondit par un sourire sans se démonter. Puis me chuchota à l’oreille :

  • On s’emmerde à mort ici, vous ne trouvez pas ? Suivez-moi.

Un peu interloqué, je ne sus que lui répondre. Un peu troublé aussi par son souffle sur ma tempe.. Il me prit alors la main et m’entraîna dans un recoin de l’édifice. Il semblait le connaître par cœur car nous gagnâmes un couloir secret, lequel nous amena dans une sorte d’appartement. Certainement celui réservé au ministère du culte. Sa main se fit alors plus pressante, caressant maintenant mon entrejambe. C’était surréel. Moi qui, à priori, n’avais rien à faire avec la gent masculine, je me retrouvais à me faire polir le chinois par ce godelureau et, force était de constater que ça ne me déplaisait pas. Il avait les mains longues et fines, les doigts agiles et il fallait que je me concentre pour ne pas souiller mon pantalon. C’est ainsi que mon regard faisait le tour de la pièce, cherchant des points d’attention. La casserole en inox abandonnée sur la table de cuisson par exemple. Oui mais, en regardant son manche, je me mis à penser au mien qui était au supplice là. Vite ! Trouver autre chose ! L’oeuf mollet abandonné sur la table, voilà une bonne idée. Comment trouver quelque chose de sexuel à cette nature morte ? La tension baissa un peu. Soudain mon partenaire lâcha ma queue et me tourna le dos, appuyé sur la table, cambrant exagérément les reins. Nous y étions. Il voulait maintenant que je m’occupe de son plissé. Un frémissement de panique me traversa. Je n’avais jamais fait ça à un garçon mais il m’avait mis dans de telles dispositions que je me voyais mal le lui refuser. Un ange bien peu catholique passa. J’allais baisser mon pantalon. Le sien était déjà sur ses chevilles, révélant un fessier glabre et rebondi. Soudain des cris éclatèrent et j’entendis des coups à la porte. Le charme était rompu. Deux robustes gaillards firent irruption et vinrent prestement enlever mon éphémère partenaire de ma vue. Puis le père de la mariée s’avança vers moi, l’air embarrassé :

  • Pas de mal Monsieur ? Désolés mais notre cousine a perdu l’esprit depuis qu’elle est devenue le premier chômeur de la famille et, en bonne descendante du Chevalier d’Eon, prend plaisir à semer la confusion en se travestissant.

Ainsi l’homme qui m’avait procuré un tel trouble, qui avait fait vaciller des croyances que je croyais inébranlables, n’en était pas un ? J’étais à la fois soulagé et frustré. Soulagé dans mes croyances d’hétéro. Frustré car l’expérience, pour le moins irrévérencieuse, aurait mérité d’être menée à son terme. Mais cette aventure tuée dans l’œuf allait probablement me donner un sujet. Pas de conversation, non. Mon entourage manquait cruellement d’ouverture d’esprit. Par contre, ce serait un chapitre intéressant à coucher dans mon journal intime. En attendant, je retrouvai l’assistance d’un pas lourd. La récréation était finie et la bienséance allait reprendre ses droits. Dommage…

Oulimots : l’histoire (12)

En reprenant la contrainte des oulimots du 13/01/2018 : Footing, campagne, gâterie, caleçon, cuisse, glande, fromage, mur, tête.

 

Le reste du trajet se déroula sans anicroche. Dans un silence glaçant également. Elle ne paraissait pas remise du gang bang de l’aire d’autoroute et restait mutique, absente. Quant à moi, je n’osais pas lui adresser la parole. Elle sembla toutefois un peu se détendre quand nous quittâmes l’autoroute et nous enfonçâmes dans la campagne qui entourait notre refuge. Mais quelque chose semblait s’être dressé entre nous .Dans notre intérêt, il nous faudrait pourtant cohabiter encore un moment, le temps que les choses se tassent. Si elles se tassaient. Nous n’étions, je pense, pas au bout de nos peine. J’espérais juste que, là où nous allions, nous aurions un peu de paix et qu’elle pourrait se remettre et remettre ses affaires en place. J’avais pour ma part peu d’espoir de retrouver ma vie lisse d’avant.

Heureusement, mon ami avait, une fois de plus, bien fait les choses. Les frigos et congélateurs débordaient de victuailles, ce qui nous permettrait de tenir un siège si besoin était. En outre, le jardin pourrait subvenir à nos besoins en fruits et légumes avec ses carrés et son verger si bien ordonnés. Nous allions pouvoir vivre en autarcie et  disparaître aux yeux du monde pendant un moment derrière les hauts murs de la propriété. Découvrant cela mon amie changea de tête et je la vis enfin esquisser un léger sourire.

Il était alors temps de lui faire faire le tour du propriétaire. D’abord les extérieurs. Nous passâmes un long moment à explorer le paysage arboré au sein duquel  serpentaient quelques sentiers. Découvrant que le terrain était assez vaste pour y faire de mini footings, elle se dérida un peu plus, imaginant probablement quel pourrait être son programme de remise en forme. Et ellle m’adressa enfin la parole, pour me féliciter du choix de mes relations. Elle l’avait dit sur un ton plutôt neutre mais son regard s’était éclairé quand elle m’avait fixé. J’étais rassuré. La glace semblait rompue. Nous gagnâmes alors l’intérieur. Elle sembla apprécier les volumes et l’agencement des nombreuses pièces que je lui faisais découvrir. Et, quand je lui fis remarquer que, curieusement, le maître des lieux n’avait fait aménager qu’une chambre malgré la surface habitable et qu’il faudrait partager le lit king size qui y trônait, elle ne sembla pas contrariée. Au contraire. Elle déclara d’un ton amusé qu’il serait un lieu idéal pour rééduquer ses glandes de Bartholin qui venaient d’être mises à rude épreuve. Puis, prenant les devants, elle m’y poussa et, une fois que je fus allongé dessus, s’attaqua à ma ceinture, assise à califourchon sur moi. Elle n’abaissa pas mon pantalon, non. Mais commença délicatement à me caresser à travers mon caleçon. J’étais tendu à l’extrême. Elle avait définitivement un talent inouï pour prodiguer du plaisir à son prochain. Après quelques minutes de caresses, elle jugea de la raideur de mon sexedu pouce et de l’ndex avant d’enfin le libérer de son carcan de tissu. Il lui jaillit littéralement au visage, tel un diable sautant de sa boîte. Elle n’en  fut pas effrayée, bien au contraire. Et, le jugeant sans doute trop échauffé, décida de le rafraîchir de sa salive en le prenant en bouche.

c’était divin d’être ainsi sucé mais je ne voulais pas être l’unique bénéficiaire d’une gâterie à ce moment. Aussi, d’un mouvement autoritaire, je la saisis par les hanches afin de la faire pivoter au dessus de moi. Elle poussa un léger cri, visiblement surprise par mon initiative. Le gentil garçon que j’étais se découvrait de l’audace et elle semblait apprécier. Quand elle eut ses jambes disposées de part et d’autre de mon visage je relevai sa robe. Pas de culotte. Sans doute l’avait-elle perdue dans la confusion lors de notre pause mouvementée. Je découvris qu’elle avait les lèvres encore tuméfiées par ce qu’elle avait subi. Je fus alors des plus tendres pour embrasser, lécher son sexe. Elle soupira un léger “merci” avant de refermer à nouveau ses lèvres sur mon mon membre. Quant à moi, je continuai à la laper, comme une chatte l’eût fait de ses petits. D’une certaine façon, il me semblait la laver un peu de ses épreuves. Je ne voulais pas arrêter mais elle finit par me signifier qu’elle n’en désirait (pouvait ?) pas plus en écrasant ses cuisses contre mes oreilles. Ma bouche l’abandonna alors. Pas la sienne. Mais sa science sut rapidement m’amener à la jouissance et elle me reçut dans sa bouche. À son tour elle me nettoya, presque amoureusement, et vint m’accorder un baiser, plein encore de mon goût. C’était la première fois. Était-ce du fait que cela venait d’elle ? J’appréciai l’intention. La saveur également.

Il était tard, une légère fringale nous avait pris après notre plaisir. Nous descendîmes donc au sous-sol. Un espace d’affinage pour les fromages avait été aménagé à proximité des rayonnages de bouteilles dont mon ami prenait le plus grand soin. Nous jetâmes notre dévolu sur un plateau de chèvres bien secs. Je réfléchis un instant pour en chercher le meilleur accord. Un blanc, bien sûr mais lequel ? J’imaginais déjà le goût puissant et salé des rocamadours. Alors, pourquoi pas un vin liquoreux ? J’avais justement un Jurançon sous les yeux. Je le lui proposai. Elle acquiesça. Nous remontâmes au salon. Il y avait du bois dans la cheminée. Nous allumâmes un feu, non pas pour nous réchauffer mais plutôt pour profiter de la torpeur générée par les flammes. Nous en avions besoin pour cette première soirée. Était-ce Le vin ? La flambée ? Les deux, probablement, ajoutés à la tombée du stress. Toujours est il que nous sombrâmes rapidement sitôt la dernière bouchée avalée, blottis dans les bras l’un de l’autre.