Retour prémédité

Lorsque, de retour de vacances dans le bordelais, elle me demanda de m’arrêter à l’aire suivante, je crus tout d’abord qu’elle avait juste envie de se vider la vessie. Nous étions en effet partis juste après le café et je connais les vertus diurétiques de ce breuvage. Je l’attendais donc dans la voiture et je fus quelque peu surpris lorsque, se plaçant devant moi, une main sur le capot ce qui me donnait une vue imprenable sur son décolleté, elle me fit signe de la rejoindre dehors. Elle avait donc envie de faire l’amour, ce qui en soit n’est pas étonnant car elle est plutôt du genre gourmand, mais l’endroit était plutôt incongru à mes yeux. Il n’était en revanche pas question que je ne cède pas à cette envie et je sortis rapidement de l’habitacle pour la rejoindre. 

Cela me sembla tout à fait normal au début, pour peu qu’on considère qu’entraîner son compagnon dans les toilettes pour dames le soit. Les cabines étaient plutôt propres et l’idée de la prendre debout contre une des parois n’était pas pour me déplaire. Là où les choses commencèrent à se corser c’est quand, plutôt que de sortir mon sexe de mon pantalon et de retrousser sa robe, elle me demanda de lire attentivement les graffitis. C’était l’habituelle litanie des bites dessinées maladroitement, accompagnées de textes aussi concis qu obscènes et je ne comprenais pas où elle voulait en venir. 

  • Tu ne vois vraiment pas ? Tu n’as pas remarqué les numéros de téléphone ? 

Il y en avait en effet et, subitement, je compris ses intentions. 

  • Tu veux vraiment qu’on en appelle un ? 
  • Et pourquoi pas ? Si ces mecs l’ont laissé c’est certainement parce qu’ils ne sont pas loin et donc vite disponibles. Avoue que cela te tente. 

Nous en avions en effet déjà parlé mais là les choses devenaient réelles. Ce n’était pas avec moi qu’elle voulait baiser mais avec un inconnu et, de surcroît, sous mes yeux. Cela fit comme une déflagration dans ma tête. 

  • Je n’y avais pas pensé sur le coup mais, tu as raison, cela vaut la peine d’essayer. Tu en as choisi un ? 
  • Je voulais le faire avec toi. Certains m’inspirent plus que d’autres mais j veux voir si nos envies convergent. 

Je regardai de nouveau les inscriptions avec, cette fois, une curiosité décuplée. Celle qui retint mon attention était un peu différente des autres. Plutôt que des dimensions, elle promettait plutôt des attentions et je fis part de mon choix à ma chérie. 

  • Les grands esprits se rencontrent, c’est celui-là même que je veux que tu appelles. 

C’était donc à moi de le faire et je trouvai l’idée particulièrement excitante de demander à mon correspondant s’il voulait bien baiser ma femme. Mon enthousiasme fut quelque peu douché lorsque je tombai sur une messagerie parfaitement anonyme. J’allais raccrocher lorsqu’elle me demanda, bien au contraire, de laisser un message. Le gars n’était peut-être pas collé à son téléphone et, au cas où ce ne serait qu’un fantasmeur, ma demande pourrait agrémenter une de ses branlettes. Je m’exécutai donc, donnant au passage un maximum de détails sur ma bien aimée et ses envies, sans oublier de fixer une limite horaire. Nous voulions bien jouer mais notre temps n’était pas infini. 

Nous n’eûmes que quelques minutes à attendre avant que l’homme ne me rappelle. Il était même en route et serait là dans moins d’un quart d’heure sous réserve que nous voulions encore bien l’attendre. Je fus rassuré par le ton de sa voix d’où ne transparaissait pas la moindre agressivité mais, bien au contraire, le plus grand des respects. Il nous proposait ses services, bien conscient du fait que, si les choses ne collaient pas, nous pouvions les décliner, et je l’en remerciai. 

Il ne fut pas long à arriver. La quarantaine, plutôt grand et costaud (un rugbyman du coin ?), sa décontraction nous mit immédiatement à l’aise et nous partîmes à la recherche d’un coin qui puisse abriter leurs ébats de quiconque d’autre pourrait s’arrêter sur cette aire. Le gars n’en était visiblement pas à son coup d’essai car, en plus d’avoir prévu une couverture, il nous entraîna directement vers un bosquet que l’on eût cru fait pour nos projets. 

Nous nous installâmes et, très vite, ma chérie se pendit au cou de ce bel inconnu qui eut vite fait de lui retirer son haut et de lui retrousser sa jupe pour avoir accès à tous ses trésors. Je découvris alors, non seulement que la coquine n’avait pas remis sa culotte en revenant des toilettes tout à l’heure, mais également que la voir entre les mains d’un autre pouvait me coller une trique pas possible. Celle de l’homme était impressionnante et, lors qu’après l’avoir sortie de son pantalon elle se mit à le branler doucement, je vis que sa main en faisait à peine le tour. J’étais tout aussi inquiet que curieux de la voir se prendre un tel morceau dans le minou et, lorsqu’il sortit lubrifiant et préservatifs de son sac à malice, je me dis que, décidément, il avait tout prévu.

Je pensais qu’elle allait le chevaucher, décidant ainsi du rythme et de la profondeur de ce qu’elle allait recevoir, et je fus extrêmement surpris de la voir se mettre à quatre pattes devant moi et lui présenter son cul. 

  • Je ne perdrai ainsi pas le contact avec tes yeux. Je veux voir ton regard tandis qu’il me prendra. 

Dont acte. Notre inconnu la prépara parfaitement et n’eut pas de peine à s’enfoncer en elle, lui arrachant juste une petite grimace qui devint très vite un grand sourire tandis qu’il se mettait à coulisser en elle. 

  • Tu aimes ma chérie ? 
  • Oh que oui ! Elle est grosse mais il est doux.

J’avais envie de lui donner ma queue à sucer pendant qu’une autre la ramonait. Elle m’en dissuada. 

  • Quand nous serons arrivés à la maison. Je veux te sentir excité au maximum. 

Je l’étais en effet mais je respectai son souhait et me contentai de les regarder faire. Au bout de quelques minutes le gars se mit à accélérer ses mouvements, nous dit qu’il ne tiendrait plus très longtemps dans un tel fourreau et nous demanda s’il pouvait jouir sur ses seins. Permission accordée. Il se retira donc, elle se tourna vers lui et, après quelques mouvements de poignet, de longs jets de foutre vinrent frapper son buste et son ventre.

Nous étions tous les trois aux anges. Elle ne le laissa pas la nettoyer, il avait pourtant prévu des lingettes pour ce faire, préférant laisser sécher le sperme pendant la fin de notre trajet retour. Je trouverais bien un moyen de le lui enlever. Nous nous saluâmes et montâmes dans nos voitures respectives. Personne n’avait remarqué quoi que ce soit, ni même qu’elle était revenue torse nu. J’avais hâte d’arriver, elle ne perdait rien pour attendre et je compris la préméditation de l’acte au moment où je lus le nom de l’aire sur un panneau. Elle venait de me faire vivre cette première expérience d’infidélité partagée sur l’aire de Cocumont. 

Prête

Le jour est arrivé. Celui où un autre va prendre ma place dans le lit conjugal. Celui que nous avons choisi pour ce faire est attendu en début d’après-midi et je vais aller le chercher à la gare.

Son train arrive dans un peu plus d’une heure et j’ai déjà arrangé la chambre. Le lit est tendu de draps sombres, achetés pour l’occasion, j’ai fermé les volets et changé les ampoules des lampes de chevet pour un éclairage plus intime, sans compter toutes les petites attentions sur les tables. Lubrifiant et préservatifs bien sûr, mais également quelques jouets s’ils comptent aller plus loin et des friandises dans lesquelles ils pourront taper pour se remettre de leurs émotions.

J’occupe le temps qui me reste à l’assister afin qu’elle soit la plus belle pour cet homme. J’ai choisi sa lingerie dans une boutique spécialisée et lui passe tour à tour un soutien-gorge dont le seul rôle est de réhausser sa poitrine et la rendre encore plus attirante et une culotte fendue que j’ai fait remonter le long de ses jambes avec toute la lenteur dont je suis capable malgré mon excitation. Va-t-il la lui ôter ou bien la prendre à travers le tissu ? Pas de bas en revanche. Ni lui ni elle n’en ont voulu à mon grand regret.

Elle est prête, horriblement excitante, et d’autant plus que cela n’est pas pour moi. Je pourrais la contempler des heures quand elle est ainsi mais l’heure tourne et il faut que j’aille chercher son amant. Ce qui me console c’est que le meilleur reste à venir. 

Partage

Mots contraints : Encore, monteur, prudence, jaloux, ensemble, mentir, sauvage, nuit, aimer.

Je ne suis pas jaloux, bien au contraire . Elle n’a donc pas besoin de montrer la moindre prudence pour choisir ses amants ni même de mentir sur les moment où elle les reçoit puisque nous les choisissons ensemble. 

Elle en reçoit d’ailleurs un nouveau cette nuit. Une bête sauvage qui ne demande qu’à être apprivoisée à en croire son profil sur l’application. Je n’ai aucun doute quant au fait qu’elle y parvienne. Ce brave garçon ne sait pas encore à qui il va avoir affaire.

Je crois que je vais aimer filmer cette rencontre. Et encore plus jouer les monteurs avec elle quand il s’agira de sélectionner les meilleurs passages pour les diffuser sur notre site. 

Les oulimots des copines et des copains

Sonnet candauliste

Tu as les yeux sur moi, les jambes grand ouvertes, 

Et tu attends ton dû. Tu l’auras c’est certain

Je te dois mon entrée dans ce lieu libertin 

Et je te saurai gré de cette découverte 

****

Je sais ton mari là : il n’y a pas d’alerte,

Il nous épie derrière une glace sans tain.

Il guette je le sais, le moment opportun,

Lorsque de mes giclées je t’aurai recouverte;

****

Il viendra donc laper, sur ton ventre blanchi,

Les gouttes de mon foutre. Et son sexe avachi

Pourra se redresser et prendre du service 

****

Et quand il bandera de façon convaincante

Il pourra t’honorer à son tour mon amante. 

Passer après un autre est l’un de grands vices. 

Une nouvelle rencontre

Nos agendas ont fini par coïncider. Et, comme la météo est radieuse, elle m’a donné rendez-vous sur cette terrasse que je sais ne pas être loin de chez elle et où elle m’a dit qu’elle serait plus à son aise. J’ai respecté son choix. Son bien-être avant tout. Je m’y présente un peu en avance. Je veux m’imprégner de ces lieux qui lui sont familiers, comme si ça pouvait me permettre de mieux la connaître. Le lieu est cosy, bien à l’image du raffinement que je lui prête. C’est bien. Je m’installe à une table un peu isolée. J’ai envie d’une sorte d’intimité pour cette rencontre. Je commande un café en l’attendant, une façon de me donner une contenance. Je suis légèrement intimidé à l’idée de la voir sans Lui.

Et puis elle arrive. À la fois élégante et sexy dans une petite robe bleue qui la met merveilleusement en valeur. Elle me révèle ainsi tout le galbe de ses longues jambes et, si je relève les yeux, ils se perdent dans un joli décolleté qui laisse entrevoir l’arrondi de sa poitrine. Je me lève et l’invite à me rejoindre d’un léger signe de la main. Elle s’approche et nous nous embrassons. Sur la joue. Le baiser est toutefois délicieusement appuyé. Nous nous asseyons, face à face. Je la regarde avec envie.

Mon téléphone bipe. Un message. C’est Lui. Il me demande si elle est bien arrivée. Il veut aussi une photo de nous deux. Pour partager ce moment avec nous. Nous obtempérons. Il y a quelque chose de très excitant à Lui faire part de ce rendez-vous galant. Même si, quelque part, Il en est l’instigateur.

La conversation s’engage. Nous parlons de tout et de rien sans nous quitter des yeux. Mais, assez vite, nous glissons vers le sujet de nos attentes et nos désirs. Chose étrange, nous ne l’avons jamais abordé en chat. Comme si nous attendions d’être en tête à tête pour nous livrer. Je lui fais ainsi part de mon envie de caresser sa peau dont je n’ai pu jusqu’à présent qu’imaginer la texture. Elle ne me détrompe pas sur sa douceur. Un peu enhardi, je laisse courir mes doigts sur son avant-bras. Sans la lâcher des yeux. Elle me sourit et ne le retire pas. Mais elle a les pommettes légèrement empourprées et ses yeux brillent un peu plus fort.

Je finis par retirer ma main. Une belle complicité entre nous est en train de naître, j’aime ça. Je crois qu’elle aussi. D’ailleurs elle ne manque pas de me le faire savoir en faisant délicatement glisser son pied nu le long de ma jambe sans me quitter des yeux. Cette caresse me met dans tous mes états et elle ne manque pas de le remarquer. Elle semble savourer le trouble qu’elle a provoqué en moi et en remets une couche en faisant glisser un index mutin le long de ma joue. Puis elle se lève, se penche vers moi et murmure à mon oreille qu’elle doit me laisser un moment. Une petite course à faire pas loin.

Je ne sais sur quel pied danser. L’accompagner ? J’en ai une folle envie. Mais un fond de réserve me cloue sur mon siège. Jusqu’à ce message. Une photo d’elle. La bretelle de sa robe a glissé sur son épaule, laissant apparaître sa lingerie. En seul commentaire le nom d’une boutique et un : “viens”.

Il me faut prendre sur moi pour ne pas courir la rejoindre. Je règle nos consommations et pars à sa recherche. Ce n’est pas loin. Un joli magasin de dessous. La vendeuse me dit que madame est dans la cabine du fond. J’ai le sang qui bat à mes tempes. Je pousse le rideau. Elle me tourne le dos et son soutien-gorge est dégrafé. Elle me demande si je peux l’aider. Je m’approche pour ce faire et elle bascule la tête en avant. J’ai sa nuque offerte sous les yeux. Je ne peux m’empêcher d’y poser mes lèvres. Elle soupire et vient appuyer son dos contre mon torse. Je l’enlace, les mains d’abord sur sa taille. Puis je les fais remonter vers sa poitrine. Je sens ses tétons s’ériger sous mes doigts. Ses fesses, collées contre mon bassin, ne doivent rien ignorer de l’effet qu’elle me fait. Je l’embrasse maintenant dans le cou sans cesser mes caresses.

Finalement elle se dégage et se retourne face à moi, torse nu. Le soutien-gorge est tombé. Je porte aussitôt ma bouche à ses seins. Je les embrasse, les aspire entre mes lèvres, les mordille. Elle gémit et tangue sur ses jambes.

Nous avons envie d’aller plus loin mais soudain nous entendons une voix inquiète derrière le rideau qui demande si tout va bien. Nous allons devoir arrêter là pour aujourd’hui. Mais, avant de partir, elle porte ma main à son ventre. Sa culotte est trempée. Elle me dit en souriant qu’Il va être content. Je porte mes doigts à mes lèvres. Le goût est divin et j’imagine aisément Son plaisir quand elle le rejoindra. Je me permets toutefois de lui proposer une variante. Elle m’offre ce slip en souvenir et elle repart avec celui que je compte lui proposer. Elle acquiesce. Il sera ravi de cette initiative me dit-elle. Et, comme elle connaît parfaitement sa taille dans les modèles proposés ici, je n’ai qu’à choisir. Je décide qu’elle portera un ravissant tanga assorti à sa parure. Je passe en caisse et demande à la vendeuse médusée de couper les étiquettes. C’est pour porter immédiatement lui dis-je. Puis je retourne à la cabine. Je fais glisser sa culotte le long de ses jambes. Puis lui passe la nouvelle. Elle frissonne.

Nous finissons par sortir sous le regard circonspect de la commerçante. Il est temps qu’elle Le rejoigne. Nous nous embrassons, les lèvres mêlées maintenant. Puis elle me regarde dans les yeux et je vois le plaisir qu’elle a pris à cette rencontre. Elle me donne rendez-vous très bientôt et monte dans sa voiture. Elle démarre et me salue d’un geste gracieux de la main.

C’est une fois rentré que je reçois un message. elle Lui a tout raconté. Cela Lui a plu. Il me remercie également pour mon attention et le cadeau que j’ai fait à sa femme. Le geste les a touchés. Ils ont tous les deux hâte du prochain épisode. Je les assure de la réciproque. J’ai envie de savoir où nos envies nous mèneront.