20181214 : oulimots

Une contrainte extraordinaire :

différence, sensoriel, extraordinaire, particularité, interaction, habileté, inclusion, stimulation, spectre.

Ce qu’il y a d’extraordinaire dans notre relation c’est qu’il y a une interaction forte et qui va bien au delà du sensoriel, à la différence de ce que j’avais pu connaître quand j’étais jeune homme. L’inclusion d’une composante cérébrale dans nos jeux est une stimulation nouvelle pour moi, qu’on n’avait considéré jusque là que comme un corps. J’ai pu ainsi étendre, grâce à ton habileté, le spectre de mes pratiques et je t’en suis très reconnaissant. Et dire que nous ne nous serions probablement jamais fréquentés sans cette particularité que tu as et que tu as su me révéler.

20181123 : Oulimots

Une contrainte infinie :

Mot, absence, idée, vide, fin, texte, infini, livre, amour,

Je n’ai pas de mot pour exprimer le vide qui s’empare de moi quand tu disparais des écrans. Ton absence n’est que virtuelle, c’est vrai. Mais elle me touche. Tu n’as pas idée, je pense, de la place que tu prends dans mon esprit. Alors j’attends ton retour. Et ma patience est infinie. Est-ce de l’amour ? C’est possible. Mais te posséder n’est pas une fin en soi. Nous sommes libres. Et c’est cette liberté que j’aime également

Écrire ce texte m’a soulagé. Le liras-tu ? Je n’en ai absolument aucune idée. Mais il fallait que je me livre. C’est chose faite.

20181108 : oulimots

Une savoureuse contrainte :

Yiiiii haaa ! – Rouge – Saveurs – Vide – Bizarre- Pathétique – Apprentie

Elle était loin d’être une apprentie pour ce qui était des choses de l’amour et savait éconduire d’un mot ou d’un geste les dragueurs pathétiques qui, hélas, ne manquaient pas de graviter autour d’elle. Capable d’être extrêmement blessante envers quiconque lui déplaisait, elle savait faire le vide dans la masse de ceux qui l’entouraient et ne garder que ceux qui en valaient vraiment la peine.

Alors, au début, j’avais trouvé bizarre de faire partie de ces gens là, ceux dont elle aimait la compagnie. Comme si je me trouvais illégitime au sein de cet aréopage. D’ailleurs le rouge m’était monté au front quand elle était venue vers moi et m’avait pris la main pour m’attirer auprès d’elle sur son sofa. Et puis son talent pour mettre les gens à l’aise quand elle le désirait avait fait le reste. Très vite, elle m’avait offert le rouge de ses lèvres puis la pâleur de son corps. Alors, oubliant toutes mes réserves, je m’étais enivré de ses saveurs, tâchant de lui donner autant de plaisir en retour que ce que je pouvais en recevoir d’elle. Et nous nous étions aimés, naturellement, sans arrière pensée.

Et maintenant, chaque fois que nous nous voyons, c’est avec le même plaisir. Qu’il soit charnel ou pas. Yiiiii haaa ! Love sur toi ma belle !

20181107 : oulimots

Une contrainte aristotélicienne :

Aristote, grain, erreur, sagesse, fou, confus, égarée,  rassure, calme

L’erreur que j’avais commise de penser que l’amour devait être exclusif m’a donné du grain à moudre quand mon couple a volé en éclats. J’étais fou d’elle pourtant. Mais j’avais  le sentiment confus de ne pas connaître la plénitude. Et mon âme, égarée, a fini par prendre des chemins de traverse pour retrouver son calme. Alors, oui, il y a eu des moments troubles. Il y en a toujours. Mais, je vous rassure, je vis bien maintenant mes amours. Au jour le jour. Sans dépendance. Avec sagesse.

On ne prend pas deux fois le renard au même piège disait Aristote.

20181104 : oulimots

Une contrainte en GIF

photofunky.gif

Tu es femme, et la mer qui te couvre d’écume

En un déferlement sans fin et éphémère,

Rend ici ton absence un chouia moins amère

Et je te rends hommage à l’aide de ma plume.

 

Mon esprit est rendu à l’état de légume

Alors que, disparue et devenue chimère,

Tu me laisses à des songes on ne peut plus primaires

Et qui sont devenus bien vilaine coutume.

 

Une partie de moi voudrait se délivrer

De toi mais l’autre a tant besoin de s’enivrer

De ta bouche. Je deviens, je crois, schizophrène.

 

Je te cherche, j’attends, je me perds et puis j’erre

Au gré des courants, mais jamais ne désespère

De réentendre un jour ton chant, belle sirène.

Elle que j’ai croisée

Votre bouche carmin, vos tétons si menus

Accaparent mes yeux depuis cette soirée

Et quitte à être assez durement rembarré

Je me jette à vos pieds sans nulle retenue

 

Je voudrais vous baiser, ô ma belle inconnue.

Ces mots un peu osés pourraient vous effarer

Car je n’ai pas mis de gants pour me déclarer

J’avance à découvert car mes desseins sont nus

 

La balle en votre camp, voudrez vous la jouer  ?

Car mes sens sont à vif et je dois avouer

Que dur est mon désir de vous. Je suis tendu

 

Et je dois m’astiquer souvent pour soulager

Mon affection pour vous. Mais vous êtes engagée

À un autre c’est sûr. Vous m’auriez répondu.

Ce sonnet à ses seins

Ces seins si sensuels que j’ai sous mon regard

Sont de ce monde là une des sept merveilles,

On en est ébloui comme par le soleil

Et ne peut que les aimer à bien des égards.

 

Les prendre dans ses mains et la raison s’égare

Car leur rotondité, à nulle autre pareille,

Donne envie de croquer leurs si tendres groseilles

Et cette perspective me monte au cigare.

 

Je ne me lasserais, si j’en avais le choix,

D’en effleurer la peau de la pulpe du doigt

Ou de les empoigner pour en juger du poids.

 

Pourrai-je les goûter ? Je serais bienheureux

Ils m’inspirent tellement d’élans chaleureux

Et pour les conquérir je serai valeureux.

Nocturne

Se coucher avec, dans le coin de la tête, des images, des mots coquins voire licencieux, n’est pas chose aisée. Tout cela incite à l’exaltation du corps, de l’esprit. Et, quand leur objet est loin, il faut se résoudre à laisser vagabonder son imagination et à prendre les choses en main. Enfin, quand je dis les choses…

Alors, j’aime me caresser longuement, lentement sans chercher forcément à jouir. Mais plutôt à vivre cet état de conscience sexuelle, tandis que je sens ma verge palpiter sous mes  doigts. Ces moments de tension lubrique, avant que le sommeil n’arrive, sont tellement agréables.

Voyage (3)

J’ai envie de toi. C’est viscéral. Alors, il est vrai, nous ne nous sommes vus, ou plutôt croisés, qu’une fois.  Mais j’ai, en persistance rétinienne, les courbes de tes hanche, de tes seins. Que je ne demande qu’à parcourir des doigts ou de la bouche. Ce qui m’amènerait probablement vers tes trésors les plus secrets, ceux, exclusivement réservés aux initiés. Alors, peut-être que j’userai d’autres artifices pour en explorer les méandres.

Hélas, tu ne m’as certainement pas remarqué dans la masse des usagers de la voiture bar du train qui nous emmenait dans le Sud. Mais je ne t’oublierai pas

Distance

Je t’ai cherchée longtemps, ne te trouvant jamais.

Et puis il y a eu ce fortuit rendez vous

Auquel tu m’as convié. Et depuis, je l’avoue,

Je n’ai jamais cessé de désirer t’aimer.

 

Virtuelle vision, devenue bien réelle,

Tu m’es lors apparue comme si évidente

Avec ton charme fou qui, désormais, me hante.

Je ne sais si tu sais à quel point tu es belle.

 

S’il n’y avait que ça. Mais tu as de l’esprit

À revendre. Et cela me tente au plus haut point,

Surtout quand tu me racontes à brûle pourpoint

Tes rêves les plus fous et que tu m’y inscris.

 

Je suis loin, je le sais, et manque d’occasions

De nous sortir un peu d’une pénible vie.

Cela n’enlève rien à toutes les envies

De toi que j’ai souvent, ô ma douce évasion.

 

C’est donc trop rarement que tu es en émoi

Sous les draps ou ailleurs mais en ma compagnie

Alors, bien que, systématiquement, tu nies,

Peut être n’attends tu pas vraiment après moi

 

Ton absence me tue, la jalousie me mord,

Lorsque je t’appelle et que tu ne réponds pas.

Et, bien que ça m’amène de vie à trépas,

Crever de ton craving est une jolie mort.

 

Il suffit cependant d’un sourire ou d’un mot

Venant de toi. Alors, la flamme se ranime

Et mes sens se réveillent alors, unanimes,

En un élan qui sait transcender tous mes maux.