Elle que j’ai croisée

Votre bouche carmin, vos tétons si menus

Accaparent mes yeux depuis cette soirée

Et quitte à être assez durement rembarré

Je me jette à vos pieds sans nulle retenue

 

Je voudrais vous baiser, ô ma belle inconnue.

Ces mots un peu osés pourraient vous effarer

Car je n’ai pas mis de gants pour me déclarer

J’avance à découvert car mes desseins sont nus

 

La balle en votre camp, voudrez vous la jouer  ?

Car mes sens sont à vif et je dois avouer

Que dur est mon désir de vous. Je suis tendu

 

Et je dois m’astiquer souvent pour soulager

Mon affection pour vous. Mais vous êtes engagée

À un autre c’est sûr. Vous m’auriez répondu.

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Ce sonnet à ses seins

Ces seins si sensuels que j’ai sous mon regard

Sont de ce monde là une des sept merveilles,

On en est ébloui comme par le soleil

Et ne peut que les aimer à bien des égards.

 

Les prendre dans ses mains et la raison s’égare

Car leur rotondité, à nulle autre pareille,

Donne envie de croquer leurs si tendres groseilles

Et cette perspective me monte au cigare.

 

Je ne me lasserais, si j’en avais le choix,

D’en effleurer la peau de la pulpe du doigt

Ou de les empoigner pour en juger du poids.

 

Pourrai-je les goûter ? Je serais bienheureux

Ils m’inspirent tellement d’élans chaleureux

Et pour les conquérir je serai valeureux.

Nocturne

Se coucher avec, dans le coin de la tête, des images, des mots coquins voire licencieux, n’est pas chose aisée. Tout cela incite à l’exaltation du corps, de l’esprit. Et, quand leur objet est loin, il faut se résoudre à laisser vagabonder son imagination et à prendre les choses en main. Enfin, quand je dis les choses…

Alors, j’aime me caresser longuement, lentement sans chercher forcément à jouir. Mais plutôt à vivre cet état de conscience sexuelle, tandis que je sens ma verge palpiter sous mes  doigts. Ces moments de tension lubrique, avant que le sommeil n’arrive, sont tellement agréables.

Voyage (3)

J’ai envie de toi. C’est viscéral. Alors, il est vrai, nous ne nous sommes vus, ou plutôt croisés, qu’une fois.  Mais j’ai, en persistance rétinienne, les courbes de tes hanche, de tes seins. Que je ne demande qu’à parcourir des doigts ou de la bouche. Ce qui m’amènerait probablement vers tes trésors les plus secrets, ceux, exclusivement réservés aux initiés. Alors, peut-être que j’userai d’autres artifices pour en explorer les méandres.

Hélas, tu ne m’as certainement pas remarqué dans la masse des usagers de la voiture bar du train qui nous emmenait dans le Sud. Mais je ne t’oublierai pas

Distance

Je t’ai cherchée longtemps, ne te trouvant jamais.

Et puis il y a eu ce fortuit rendez vous

Auquel tu m’as convié. Et depuis, je l’avoue,

Je n’ai jamais cessé de désirer t’aimer.

 

Virtuelle vision, devenue bien réelle,

Tu m’es lors apparue comme si évidente

Avec ton charme fou qui, désormais, me hante.

Je ne sais si tu sais à quel point tu es belle.

 

S’il n’y avait que ça. Mais tu as de l’esprit

À revendre. Et cela me tente au plus haut point,

Surtout quand tu me racontes à brûle pourpoint

Tes rêves les plus fous et que tu m’y inscris.

 

Je suis loin, je le sais, et manque d’occasions

De nous sortir un peu d’une pénible vie.

Cela n’enlève rien à toutes les envies

De toi que j’ai souvent, ô ma douce évasion.

 

C’est donc trop rarement que tu es en émoi

Sous les draps ou ailleurs mais en ma compagnie

Alors, bien que, systématiquement, tu nies,

Peut être n’attends tu pas vraiment après moi

 

Ton absence me tue, la jalousie me mord,

Lorsque je t’appelle et que tu ne réponds pas.

Et, bien que ça m’amène de vie à trépas,

Crever de ton craving est une jolie mort.

 

Il suffit cependant d’un sourire ou d’un mot

Venant de toi. Alors, la flamme se ranime

Et mes sens se réveillent alors, unanimes,

En un élan qui sait transcender tous mes maux.

Hommage

Ma belle, tes tétons, ce dimanche matin,

Ont un rose joli, tellement inspirant,

Que souligne toujours ton sourire mutin

Propre à nous rendre fous, nous tous tes soupirants.

 

C’est avec un plaisir toujours renouvelé

Que nous te contemplons lorsque tu te dévoiles

Avec tes cafés. Et je crois me rappeler

Que ta contemplation me fait frémir la moelle.

 

Alors ne cesse pas d’en boire. Et montre nous

Ce corps dont nous aimons le moindre des atouts.

Tes matins nous ravissent et nous les aimons tant.

 

J’essaie quelquefois de te rendre la pareille.

Hommages que je rend à ce qui m’émerveille

En exhibant mon torse. Instant surexcitant.

 

L’aveu (2)

Je rêve de me retrouver avec elle, contre elle. Pas forcément en elle. Bah oui, j’ai surtout envie de l’embrasser, la caresser, la lécher. Pourquoi la pénétration serait-elle une fin en soi ? Certes, je suis un garçon. Mais, même si je ne rechigne pas à me servir de ma bite, elle n’est pas mon principal instrument de plaisir. Je préfère jouer de toute la gamme des organes dont je dispose pour en donner. Et puis, une langue, des doigts, ne sont-ils  pas plus “fins”, précis, pour partir à la découverte du corps de l’autre ? C’est en tout cas mon opinion.

Attente

Il va falloir attendre ? Peu importe. Le jeu en vaut la chandelle. Je suis, de toute façon, extrêmement patient. Et, si c’est pour mieux la retrouver, que sont quelques jours, quelques semaines supplémentaires ? Bien peu de choses je vous le dis. Et, quand je constate que mon désir pour elle, loin de s’émousser, ne va que croissant, je me dis qu’il y a pire que cette délicieuse attente. Nous nous sommes déjà trouvés, nous nous retrouverons. Et ce qui ne fut pas sera. Peut-être.  Je le souhaite en tout cas. Ses envies seront les miennes, telle est ma résolution. Hâte.

Voyage (2)

Dans le train. Retour d’un bref voyage professionnel. Content. L’enrichissement personnel que j’en retire me ravit. Pas pour son objet principal, en forme de fin de cycle, non. Pour son corollaire. Ces minutes où, sorti du virtuel, j’ai pu toucher du doigt et des lèvres une réalité qui me convient tellement plus. Ces personnes dont je connaissais seulement l’image et les mots et qui sont devenus, pour mon plus grand bonheur, des êtres de chair. Alors, ma décision est prise, il y aura d’autres voyages. Bientôt. Pour d’autres raisons, sûrement. Ils me manquent déjà. Ceux qui manquaient à l’appel également.

Voyage

Ferroviaire transport qui me mène vers toi,

Je suis si impatient d’enfin te retrouver

Pour alors de mon regard pouvoir te couver

Et, enfin, t’enlacer pour de tendres émois.

Les cahots du transport me gardent en éveil

Presque autant que l’envie de t’avoir en mes bras.

La magie à venir, cet abracadabra

De ton corps contre moi. Cette idée m’émerveille

Du train où vont les choses on aura, c’est certain

Dès que j’arriverai de la complicité.

Car nous serons amants. Et la lubricité

Promise deviendra un moment libertin.

Nous avons tant à dire, à faire, et j’entrevois

Ton corps nu et offert dans mon imaginaire.

Et je lui offrirai tous les préliminaires

Auxquels il a droit. Jusqu’à te laisser sans voix.

En attendant, je vois défiler, sous mes yeux,

La campagne endormie, qui ne se doute pas

Que je ne pense qu’à caresser tes appas,

Qui ont, j’en suis certain, un galbe délicieux.

J’ai hâte d’être enfin, avec toi, sur le quai

Mon voyage fini, un autre commençant

Dans de douces contrée. Et ce que je ressens

À cette idée me met, corps et âme au taquet.