Cris et suçotements

Je pense à votre sexe, là. Aux hurlements de désir modulés par ses lèvres et qui, bien que silencieux, vous vrillent l’âme, le corps. Malgré la distance, il me semble les entendre.  Et cela me peine. Aussi, je voudrais réduire au silence cette chatte qui vous travaille tant. Et pourquoi pas en proposant ma bouche pour la bâillonner ? Mes lèvres l’enveloppant, l’aspirant la suçant, la mâchant, sauraient-elles en apaiser les tracas ? Rassurez-vous, votre bouton, partie prenante de cette faim, ne serait pas oublié.

En faisant ainsi taire vos lèvres du bas, je ferai peut-être chanter celles du haut. Qui sait ?

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Polysensualité

Ton sexe est une intarissable source d’inspiration pour moi. L’objet de toutes mes attentions.

 

J’aime le regarder sans en perdre aucun détail. Le prendre en photo pour l’immortaliser.

 

Puis, quand sous mes doigts, j’ai la délicatesse de ta toison ou la texture de tes lèvres, je suis en extase.

 

Alors, du bout des lèvres et de la langue, j’en apprécie cette saveur salée si caractéristique de toi.

 

Et mon nez est ravi du délicat fumet qui s’exhale de toi, cette fragrance à nulle autre pareille.

 

J’écoute enfin tes râles de plaisir. Qui sont à mes oreilles une si douce récompense.

 

A bouche que veux-tu

Ta bouche d’abord. Je voudrais la prendre. Oh, bien sûr, juste avec mes lèvres pour commencer Et, si tu venais à desserrer les tiennes, je glisserais ma langue à la recherche de la tienne…

Ces baisers m’excitent tant et me voilà comprimé, tendu. T’en es-tu rendu compte ? Certainement. Ta bouche abandonne la mienne et tu descends, le long de mon ventre, jusqu’à ma queue. Tes douces lèvres, je les sens, à présent, emprisonner mon gland. Tu m’aspires et ta langue danse un merveilleux ballet. Tu sais faire durer nos plaisirs. L’explosion finale est si proche et si loin. C’est divin…

Hommage

Ma belle, tes tétons, ce dimanche matin,

Ont un rose joli, tellement inspirant,

Que souligne toujours ton sourire mutin

Propre à nous rendre fous, nous tous tes soupirants.

 

C’est avec un plaisir toujours renouvelé

Que nous te contemplons lorsque tu te dévoiles

Avec tes cafés. Et je crois me rappeler

Que ta contemplation me fait frémir la moelle.

 

Alors ne cesse pas d’en boire. Et montre nous

Ce corps dont nous aimons le moindre des atouts.

Tes matins nous ravissent et nous les aimons tant.

 

J’essaie quelquefois de te rendre la pareille.

Hommages que je rend à ce qui m’émerveille

En exhibant mon torse. Instant surexcitant.

 

L’aveu (2)

Je rêve de me retrouver avec elle, contre elle. Pas forcément en elle. Bah oui, j’ai surtout envie de l’embrasser, la caresser, la lécher. Pourquoi la pénétration serait-elle une fin en soi ? Certes, je suis un garçon. Mais, même si je ne rechigne pas à me servir de ma bite, elle n’est pas mon principal instrument de plaisir. Je préfère jouer de toute la gamme des organes dont je dispose pour en donner. Et puis, une langue, des doigts, ne sont-ils  pas plus “fins”, précis, pour partir à la découverte du corps de l’autre ? C’est en tout cas mon opinion.

Voyage

Ferroviaire transport qui me mène vers toi,

Je suis si impatient d’enfin te retrouver

Pour alors de mon regard pouvoir te couver

Et, enfin, t’enlacer pour de tendres émois.

Les cahots du transport me gardent en éveil

Presque autant que l’envie de t’avoir en mes bras.

La magie à venir, cet abracadabra

De ton corps contre moi. Cette idée m’émerveille

Du train où vont les choses on aura, c’est certain

Dès que j’arriverai de la complicité.

Car nous serons amants. Et la lubricité

Promise deviendra un moment libertin.

Nous avons tant à dire, à faire, et j’entrevois

Ton corps nu et offert dans mon imaginaire.

Et je lui offrirai tous les préliminaires

Auxquels il a droit. Jusqu’à te laisser sans voix.

En attendant, je vois défiler, sous mes yeux,

La campagne endormie, qui ne se doute pas

Que je ne pense qu’à caresser tes appas,

Qui ont, j’en suis certain, un galbe délicieux.

J’ai hâte d’être enfin, avec toi, sur le quai

Mon voyage fini, un autre commençant

Dans de douces contrée. Et ce que je ressens

À cette idée me met, corps et âme au taquet.

Sonnet pileux

Ta toison caressée, du regard seulement,

Me donne des envies de choses plus osées.

J’entrevois, sous le poil, ton beau sexe rosé

Et je veux le laper si animalement.

 

Je n’ai jamais compris cet absurde diktat

Du minou épilé. Et je m’insurge alors

Contre cette agression infligée à vos corps.

Même si, quelquefois, il se peut que j’en tâte.

 

Alors, je t’en supplie, laisse sur ton pubis

Ce triangle subtil, féminin ô combien.

Ne succombe donc pas à l’appel du rasoir.

 

Et puis, quand nous serons ensemble en ton boudoir,

Je saurai rendre hommage à ton con. Et si bien

Que, tout à ton plaisir, tu voudras que je bisse.

Virtualité (2)

Des heures,échanger, converser,

Et du bout des mots se toucher.

Peut être, un jour alors, coucher

Ensemble, sans tergiverser.

 

Cette distante relation

N’altère en rien notre désir,

Et, pour notre plus grand plaisir,

Nos sens sont en adéquation.

 

Tu aimes mon corps, m’as tu dit,

Alors je te l’offre en image.

Et, même si ce n’est pas sage,

En deux clics je te le dédie.

 

Devant toi je me mets à nu.

Photo prise à la dérobée,

Une exhibition englobée

Dans un rapport peu convenu.

 

Ma queue tendue vers l’objectif

Par le désir que tu procures,

Rectiligne et tellement dure,

Attend ton œil approbatif.

 

Pour toi j’aime me caresser,

Quand tu désires regarder

Ma bite. Et, dans une embardée,

Ma main se meut sans se lasser.

 

J’aimerais que tu me voies jouir.

Tu le voudras peut être un jour.

Arrivés à ce carrefour

Il ne faudra pas défaillir.

 

Et, si tu ne le souhaites pas,

Je saurai ne pas insister.

Je ne serai pas dévasté

Et je rangerai mes appas.

Oulimots : l’histoire (11)

En reprenant la contrainte des oulimots du 12/01/2018 : océan, statue, armure, parjure, amour, mélancolie, bal, Transnistrie, orphéon.

Je sais, j’ai sauté les mots du 11/01. Un oubli ? Un acte manqué ? Peu importe. Et, de toute façon, c’est relâche. Alors je fais ce que je veux.

Le début ici

Un voile de mélancolie passa devant mes yeux. J’aurais donc perdu ma bien aimée avant même d’avoir pu faire son entière connaissance ? Je trouvais ce parjure étrange et ne pouvais m’y résoudre. Je partis à donc à sa recherche. Cela faisait une bonne heure que je parcourais l’aire de repos en tout sens quand j’aperçus un bien curieux manège à côté d’un camion dont la bâche vantait en cyrillique les charmes de la Transnistrie. Craignant le pire, je pressai le pas en sa direction. Ça parlait fort et dans toutes les langues, mais nul besoin d’être polyglotte pour en connaître la teneur. Les yeux brillants de lubricité des hommes présents étaient bien plus parlants que importe quelle traduction. Je compris aussitôt. Avait-elle été reconnue ? Était-ce seulement le fait qu’elle ait été isolée ? Mon amireuse était en tout cas tombée entre de bien mauvaises mains et elle devait s’acquitter d’une rançon dont je ne mesurais pas encore le montant.

Je jouai des coudes pour en avoir le cœur net, sourd aux protestations de ceux que je privais du spectacle. Et là, je vis. C’etait bien ce que je pensais. Un matelas de fortune à même le sol et elle, aux prises avec une demi douzaine de mâles, dans une mise en scène qui relevait de tout sauf de l’amour. Empalée sur l’un d’entre eux qui était allongé sur le dos, elle offrait ses fesses à un deuxième qui semblait prendre plaisir à la labourer sauvagement. Déséquilibrée par ce double assaut, elle était contrainte de prendre en main deux autres sexes pour ne pas basculer en avant. Sexes qui coulissaient frénétiquement entre ses doigts. Un cinquième lascar lui tenait la tête en arrière et, avec le sixième larron, prenait alternativement place au fond de sa gorge, quand ils n’essayaient pas simultanément de forcer sa bouche. Le reste de l’assistance, la queue à l’air attendait son tour. Ça sentait le foutre et la transpiration et, déjà quelques préservatifs usagés jonchaient le sol, preuve s’il en fallait que le bal avait débuté depuis un moment. Intervenir ? Seul contre tous c’eût été du suicide et il était hors de question d’alerter les autorités, le remède aurait été pire que le mal. Ça me rendait malade.

Un instant, je me trouvai en face d’elle. Les hommes se succédaient en elle et elle ne semblait en avoir cure, arborant un regard vide, parfaitement inexpressif. Une statue eût donné plus de sensation de vie qu’elle à ce moment. Ou plutôt un robot. Car elle bougeait quand même. Mais son corps était animé de mouvements mécaniques, semblant optimisés pour soutirer toute substance aux sexes qui la prenaient. Cela ne semblait toutefois pas gêner la foule de ses assaillants qui se succédaient sans relâche, uniquement préoccupés par le fait d’investir chacun de ses trous et d’en jouir le plus animalement possible. L’orphéon des râles de plaisir des mâles présents etait assourdissant. Et le matelas commençait à être imbibé de toutes les humeurs qu’elle et eux pouvaient répandre au cours de cette sarabande effrénée. J’avais peur qu’elle ne se noie dans cet océan de masculinité dont les marées semblaient ne pas vouloir cesser d’affluer et refluer. Mais, un infime instant, nos regards se croisèrent et j’y retrouvai un léger éclat, vite remplacé par le néant. Je compris. Elle s’était donc réfugiée dans son armure comme elle avait dû le faire pour s’échapper de sa garde à vue. Et œuvrait de la meilleure des manières pour épuiser ses assaillants. Mais leur flux semblait sans fin.

Combien de temps cela dura-t’il ? J’avais perdu depuis longtemps le compte des hommes et celui du temps. Mais, finalement le dernier d’entre eux remonta dans son véhicule, non sans avoir souillé à son tour mon amireuse de sa semence. Elle gisait donc, nue, le corps couvert des marques de cet invraisemblable messe païenne au cours de laquelle elle s’était sacrifiée pour préserver sa liberté. Elle finit par se relever et me regarda.

  • Va chercher du savon ! Beaucoup ! Et des serviettes. J’ai besoin de me nettoyer !

Son regard avait repris toute sa détermination.J’étais à la fois effrayé et fasciné. Comment pouvait-elle ? Je fis ce qu’elle me demandait, non sans l’avoir enveloppée dans une couverture avant de l’accompagner aux douches. Je ne voulais pas que sa nudité attire de nouvelles convoitises. Au bout d’un long moment elle en sortit. Nous nous regardâmes à peine en remontant dans la voiture. La route était encore longue mais je décidai de la finir d’un trait. Tout valait mieux pour nous deux que de réitérer cette épreuve.

Migraine

L’orgasme, m’a-t-on dit, fait passer la migraine.

Alors il me faudrait sur le champ essayer

Car c’est insupportable et je dois enrayer

Ce mal de tête horrible et qui me fout la haine.

 

Les partenaires manquent. Et, solitairement

Je vais me caresser, cherchant l’inspiration

Dans la virtualité. C’est par procuration

Que je rechercherai la fin de mon tourment.

 

Ma main, ma seule amie en ce mauvais moment,

M’amènera à ce médicinal plaisir

Dont j’ai un tel besoin. Intense est la douleur

 

Qui enserre mon crâne. Et puis, si par malheur

Ça ne fonctionnait pas, il me faudra choisir

Entre médication et recommencement.