Sonnet sodomique

T’embrasser tendrement alors que possédé
Par ma queue ton anus se dilate et palpite.

Dans cet étroit fourreau j’aime à fourrer ma bite

En de lents mouvements puissants et décidés.

~

Ta jambe relevée qui ouvre ton bassin

À mes virils assauts que tu apprécies tant

Attise mes envies. Et je désire autant

Te foutre en cul qu’en con en caressant tes seins

~

Alors, lorsque mon vit se perd au plus profond

De tes intimités celle la plus secrète,

d’Angélique garçon je deviens une bête.

~

Et mon plaisir au tien se mêle, se confond

Nous le crions ensemble, irrémédiablement unis

Par ce lien licencieux que notre amour bénit

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#ecriturecontrainte2018 (99)

Les mots contraints du jour (09/04/2018) : Homme, ouvrage, amant, parole, populaire, méditer, rage, triomphe, chance.

Pour quelle sorte d’homme passerais-je si

Je ne mettais pas autant le cœur à l’ouvrage

À t’honorer bien plus qu’un amant de passage

Auquel je t’ai donnée ? Et c’est bien mieux ainsi.

~

Ce faisant je conserve mon droit de parole

Et ne crains nullement de verdict populaire

En ayant ces envies. Et je suis volontaire

En t’offrant, ma chérie, à cette gaudriole.

~

Je suis, je vous l’avoue, volontaire cocu

C’est une position dont on peut méditer

Et sans aucune rage je l’ai acceptée

Restant finalement le maître de ton cul.

~

Je triomphe en étant au final celui qui

Profite le dernier de toutes tes béances

Et je mesure ainsi combien j’ai de la chance

En ayant, malgré eux, de ton corps l’usufruit

#ecriturecontrainte2018 (97)

Les mots du jour (07/04) : Autruche, corde, temps, bonheur, abricot, forêt, mystère, main, chemise

Nous y étions. Tu étais là, étendue sur le lit, les jambes écartées et tu te caressais d’une main experte. Debout devant toi, j’avais une vue imprenable sur ton abricot souligné par une légère forêt de poils que je savais doux sous mes doigts. C’était un réel bonheur de te voir me révéler ainsi un à un tes mystères les plus intimes.

J’étais sur le point de me jeter goulûment sur toi quand tu m’arrêtas d’un geste autoritaire.

  • Nous n’allons pas jouer la politique de l’autruche mon cher, la dernière fois n’a pas du tout été à la hauteur de mes attentes

Je ne comprenais pas. J’avais pourtant eu l’impression d’avoir mouillé ma chemise pour te satisfaire. Je tentai de te le faire remarquer.

  • Certes tu as été actif, on ne peut te le reprocher. Mais tes gesticulations sans imagination deviennent vite un pensum mon ami.

Piqué au vif, je te saisis par les hanches pour te retourner sans ménagement avant asséner une claque retentissante sur ton fessier tendu. Tu tentas mollement de protester. Ma main,s’abattant de nouveau, t’en dissuada aussitôt. Tu eus bientôt le cul rougi. L’humidité qui perlait de ton sexe et ton petit trou qui palpitait trahissaient le plaisir que tu prenais à cette correction. J’humectai mes doigts de ta mouille puis ils t’investirent, tantôt devant, tantôt derrière. Tu te mis à gémir et onduler.

Mon sexe tendu prit rapidement la place de mes doigts. Sans cesser de te pilonner je te questionnai :

  • Alors tu la veux plutôt ici ?

Un coup en con

  • Ou plutôt là ?

Un coup en cul.

Je ne voulais te laisser aucun répit. Ni te laisser la.chance d’anticiper mes coups. Aussi pas question d’instaurer la moindre régularité dans mes assauts, ni en nombre ni en profondeur.

Tu hoquetais, tantôt cherchant à échapper à mes coups de boutoir, tantôt à m’absorber plus profond. Je sentais que j’allais venir mais il m’était impossible de relâcher l’emprise que j’avais prise sur toi. Alors,. quand il ne me fut plus possible de résister plus longtemps je me dégageai vivement, te retournai pour présenter ma bite à ton visage que j’inondai à grands jets. Tu accueillis mon foutre avec un sourire extatique avant de te servir de ma queue comme d’un pinceau pour l’étaler un peu plus.

  • Il faut te piquer au vif mais tu as plusieurs cordes à ton arc mon cher. J’aime avoir découvert cette autorité chez toi.

Je t’embrassai.

  • J’aime étendre le champ des possibles et je crois que ce n’est qu’un début.

#ecriturecontrainte2018 (91)

Les mots contraints du jour (01/04/2018) : Rouge, fauteuil, miroir, raide, frisson, pénombre, perche, piston, poison

Étendus dans la pénombre, nos habits en désordre couvrent le fauteuil à côté du lit. Tes ongles rouges courent sur ma peau, déclenchant des frissons dans tout mon corps. Tu as réellement un don pour me faire vibrer. En témoigne la raide tumescence de mon sexe qui perdure malgré les ébats que nous avons eus et durant lesquels je me suis aperçu que j’aimais me voir te donner des coups de piston dans le miroir en face du lit. À moins que ce ne soit le verre, offert pour me tendre la perche, qui n’ait contenu un bien efficace poison.

#ecriturecontrainte2018 (87)

Les mots contraints du jour (28/03/2018) : Amour, Éréthisme, Ensorcellement, Frénésie, Liaison, Émotion, Mouvements, Préférence, Vénération
Faire l’amour avec toi est un perpétuel ensorcellement,. J’ai beau préférer le slow sex, nos ébats finissent souvent dans une frénésie de mouvements, désordonnés mais cependant synchrones, sous l’emprise d’un éréthisme inextinguible, et qui nous emmènent immanquablement vers des sommets de jouissance partagée. Il n’en demeure pas moins que, lorsque ces élans bestiaux se sont assouvis, nous pouvons reprendre tendrement l’exploration mutuelle de nos deux corps, auxquels nous vouons une vénération réciproque. Cela nous hisse vers de nouveaux climax, mais plus doux, plus empreints d’émotion et qui ne nous laissent pas moins exsangues. J’aime notre liaison, pour improbable qu’elle soit.

#ecriturecontrainte2018 (86)

Les mots contraints du jour (27/03/2018) : Damned – monde – nuitée – astre – majordome – oh oui oh oui – jambes – tsunami et cosmique.

Cette nuitée où nous étions censément partis observer les astres avait fini par prendre une tout autre tournure. Tu t’étais étendue sur l’herbe, ta jupe haut relevée sur tes jolies jambes. Et cette vue avait déclenché un tsunami émotionnel en moi. J’avais commencé à les caresser, montant de plus en plus haut, jusqu’à ton entrejambe déjà moite de désir. J’étais maintenant la bouche plaquée sur ton sexe, t’arrachant des ohouiohoui qui avaient une résonance cosmique sous la voûte céleste. Hélas, la grosse voix du majordome de ton père nous ramena vite en ce bas monde quand il nous découvrit.

Damned…

#ecriturecontrainte2018 (85)

Les mots contraints du jour (26/03/2018) : Primevères lutin jonquilles terre lapinou humide radis rosée effleurer

Lutin de merle ! Ce que je peux avoir envie de te voir mon lapinou. Et l’idée de t’allonger par terre afin de te faire subir les derniers outrages ne fait pas que m’effleurer. C’est une vraie obsession que je peux avoir de pouvoir cueillir ta jonquille de mes doigts délicats et de recueillir la rosée qui en perle de ma bouche gourmande. Oui, j’aime à te savoir humide et ouverte à mes mâles assauts. Et mon radis est tout tendu à cette seule évocation.

Nous n’en sommes qu’aux primevères de notre relation mais cette éclosion est à mes yeux prometteuse.

#ecriturecontrainte2018 (84)

Les mots contraints du jour (25/03/2018) : Cochon, inconscience, langue, voyage, désuet, baroque, Paris, lentille, source
À force de te voir au travers de la lentille des réseaux sociaux, source de ces échanges que nous avons, j’ai pris ma décision. Dès que possible j’entreprends ce voyage à Paris qui me tient tant à cœur. Cochon qui s’en dédit ! Je sais, l’expression est un peu désuète mais j’adore ces tournures de langue. Et est ce de l’inconscience que de vouloir fourrer la mienne dans ta bouche ? Ton sexe ? En tout cas je ne vois rien de baroque à mes désirs que j’espère partagés. Et gageons que si nous devons tendrement nous télescoper ce sera une belle chose.

#ecriturecontrainte2018 (81)

Les mots contraints du jour : Synallagmatique, paisible, eschatologie, extase, cocasse, jaculatoire, s’ébaudir, obvie, cuniculophile

Il y avait vraiment quelque chose de cuniculophile dans ta façon de faire l’amour. Façon Duracell. Tu n’aimais pas les câlins paisibles et ne trouvais l’extase que dans des rapports jaculatoires, voire touchant à l’eschatologie. C’était d’ailleurs cocasse d’avoir établi une relation synallagmatique basée sur quelque chose de si obvie. Tu aimais t’ébaudir devant moi des performances de cette collection de robustes amants, lesquels savaient te secouer dans tous les sens telle une poupée de chiffon. Et je crois que j’aimais cette dégradation que tu offrais à mon regard. En témoignaient mes masturbations frénétiques alors qu’ils te prenaient sans délicatesse.