Admiration 2

Les bains de soleil du jardin nous tendent les bras. Et je n’entends aucune voix autour de nous. Ouf ! Nous allons être tranquilles. Elle s’installe, couchée sur le flanc, avant de tapoter délicatement à côté d’elle pour m’inviter à m’asseoir près d’elle. Toujours bandant, je me pose contre son bassin. Sa peau est douce et chaude contre la mienne et j’en oublie presque la tasse que j’ai à la main et qui, pour le moment, est la raison principale de notre présence ici.

  • Pose ton café et viens m’embrasser ! 

C’est dit sur un ton sans réplique. Je m’exécute et, désormais face à elle, je m’allonge sur le petit espace qu’elle m’a laissé. Son corps voluptueux est souple et j’ai presque l’impression de m’enfoncer en elle alors que ma bouche vient cueillir la sienne. 

Son désir, qu’elle devait contenir depuis la cuisine, se libère. Je sens la houle de ses hanches contre les miennes tandis que sa lourde poitrine s’écrase sur mes pectoraux. Nous dansons un moment ainsi, horizontaux et silencieux. Seuls nos souffles, de plus en plus saccadés, se font entendre.

Elle finit par ouvrir grand ses jambes et les enroule autour de mon bassin alors qu’elle vient de me faire basculer sur elle. Elle est vraiment d’une force peu commune pour me manipuler ainsi me dis-je sans cesser de l’embrasser. Mais j’aime être son jouet. 

Mon sexe frotte maintenant contre sa fente. Sa toison agace délicieusement mon gland quand il s’y perd. Je bascule un peu mes hanches pour le présenter à ses lèvres intimes. Je la sens brûlante et déjà trempée. Elle vient de poser ses mains sur mes fesses et, les griffe doucement, comme pour m’inviter à pousser en elle. 

  • Viens ! 

Admiration

Pour me donner une contenance, je tends ma tasse vers elle. Dans la confusion de nos sens, elle s’est bien sûr renversée. Sans nous brûler heureusement.

    — Vous voulez un café ?

    — On doit pouvoir se tutoyer maintenant, non ? On est un peu intimes à présent. Mais oui, j’en veux bien un. Ma tournée attendra.

Elle a commencé à imprimer un lent va et vient à la main qui me tient en disant cela. Je rougis un peu plus, comme si c’était possible.

Nous nous dirigeons vers la cuisine. Elle ne m’a toujours pas lâché alors que je lui sers le café que je lui ai proposé et qu’elle porte maintenant à ses lèvres sans cesser de me regarder.

    — Il fait beau, tu veux qu’on aille dans le jardin ? On sera mieux que debout ici

Cette proposition a jailli de ma bouche sans que je ne puisse m’en empêcher. Elle m’adresse un grand sourire.

    — Avec plaisir, Mais on va se mettre à l’aise avant.

Elle fait glisser mon peignoir au sol avant de faire passer son chemisier par-dessus sa tête et de le jeter négligemment. Comme j’avais pu le ressentir quand elle s’est collée à moi, elle ne porte pas de soutien-gorge. Elle a une poitrine imposante sans être énorme et ses tétons, longs et entourés de larges aréoles brunes semblent me défier. Je les saisis. Ils sont doux et chauds sous mes doigts. Elle soupire et penche la tête en arrière.

    — Attends ! 

Elle s’affaire quelques secondes sur sa ceinture et son pantalon, suivi de sa culotte, finissent par rejoindre le reste de nos affaires sur le carrelage. Elle arbore une splendide toison brune, sauvage sans être négligée. Je suis en arrêt devant le magnifique spectacle qu’elle m’offre avec son corps large et plein. Je ressens sa puissance et sa sensualite avec une intensité folle. Je la veux.

Elle finit par m’arracher à ma rêverie.

    — Nous voilà à égalité. On sort ?

Je me mets subitement à prier pour que les voisins ne soient pas dans leur jardin.

Possession

Je demeure interdit un instant, sans savoir que dire, avant de tenter de repousser la porte en bredouillant quelques excuses et en la priant d’attendre. Elle ne m’en laisse pas le loisir et, pressant le paquet contre mon abdomen, me pousse à l’intérieur.

C’est une fois que nous sommes hors de la vue des passants que sa furie se déchaîne. Elle me plaque au mur et se met aussitôt à dévorer ma bouche. Est-ce la passion ? Elle semble douée d’une force peu commune et, cela ajouté à l’effet de surprise, je ne parviens pas à me défendre.

Je n’y avais pas fait attention jusqu’alors. Mais elle est d’une taille sensiblement équivalente à la mienne et nos visages parfaitement parallèles m’interdisent toute retraite alors que sa langue tente de forcer le barrage de mes lèvres. Ses seins, que je sens lourds de désir, se pressent contre mes pectoraux et j’ai carrément l’impression que leurs pointes s’impriment dans ma chair à travers le tissu de son chemisier.

La voilà à présent tout enroulée contre moi vu qu’une de ses jambes vient de passer derrière mes fesses pour assurer sa prise. Elle est une femme lierre qui s’accroche à moi.

La surprise m’avait fait me raidir. Mon corps finit par se relâcher sous son éteinte, à l’exception de mon sexe qui se dresse à présent entre nos ventres.

Elle finit par reculer. Elle a un regard un peu flou.

    — Pardon !  Je ne sais pas ce qui m’a pris

    — Et moi donc ! Quelle mouche m’a piqué de vous ouvrir ainsi ?

Son visage s’éclaire à présent d’un sourire mutin

— Je l’ignore mais vous voilà atteint d’un bel oedème. Qu’il va falloir résorber.

Elle a saisi ma queue.

Fenêtre

Après l’exiguïté de mon studio, j’ai retrouvé un peu plus d’espace dans ma nouvelle vie. Mais il me manque mon petit balcon. Il offrait tellement de possibilité, je pouvais presque sentir le regard de mes voisins d’en face lorsque j’y prenais mon café nu ou quand me venait l’envie de faire quelques photos avec les toits parisiens en toile de fond.

J’y songe alors que je me déplace dans mon nouveau chez moi, ma tasse à la main et uniquement vêtu d’un peignoir aux pans largement ouverts. Jusqu’à arriver devant la fenêtre du salon. Il y a une petite maison sur deux niveaux juste en face et, si mon imagination ne me joue pas des tours, je peux distinguer une ombre derrière le fin rideau qui occulte à peine les vitres de l’étage. 

Je pose mon mug sur la table basse avant de m’immobiliser en pleine lumière. Puis, d’un subtil mouvement d’épaules, je fais glisser le peignoir au sol avant de récupérer mon café que je bois maintenant au vu et au su de quiconque se trouverait de l’autre côté de la rue.

Un grand sourire illumine mon visage alors que je perçois un mouvement chez le voisin : les affaires vont pouvoir reprendre.

Au lit

Le grand soir est venu et il s’est mis au lit le premier. À travers la porte de la chambre, il l’entend se préparer dans la salle de bain.

Est-ce l’excitation de cette première fois qui est imminente ? Il se sent grossir tout doucement entre ses jambes, ne peut s’empêcher de saisir sa queue et commence à se caresser langoureusement. 

Surtout ne pas trop s’exciter avant son arrivée se dit-il. Il va avoir besoin de tous ses moyens pour l’honorer comme il se doit. Longuement, tendrement. 

N’ont-ils pas pris tout leur temps pour se séduire ? Ils prendront celui de s’aimer.

Space X

Tout s’était bien passé. Il n’y avait pas eu d’interruption dans le compte à rebours et les ultimes vérifications n’avaient montré aucune anomalie. 

La fusée avait donc décollé à l’heure prévue et, désormais, le module habité voguait vers la station spatiale dans le silence profond de l’espace. 

C’était l’heure de la détente dans la capsule. Il ne restait plus que quelques ajustements de trajectoire mais le pilote, un homme très expérimenté s’en chargerait en temps utile.

C’est alors qu’une ombre vint obscurcir le hublot tandis qu’un choc sourd fit vibrer la carlingue. L’équipage, aussitôt en alerte, se mit à chercher les causes de cet incident ? Une collision ? Impossible ! À la vitesse à laquelle ils allaient, ils auraient été immédiatement pulvérisés. Non, ça ressemblait plutôt à un accostage en douceur. Mais qui ? 

Malgré leur entraînement, ils étaient proches de la panique. Il faut dire que la situation était tout sauf conforme à la masse de procédures qu’ils avaient eu à ingurgiter pendant leur préparation. 

Leur stress monta d’un cran lorsqu’ils virent qu’on était en train d’ouvrir l’écoutille qui les reliait à l’extérieur. Ils allaient peut-être se retrouver confronter à une atmosphère toxique pour eux et, quand bien même, ils n’avaient aucune arme pour se défendre en cas d’intrusion. 

Tout était-il perdu ? Ils étaient en tout cas prêts à vendre chèrement leur peau alors que la porte de communication venait de céder. 

  • Salut les gars ! On s’était dit qu’un peu de visite avant l’isolement de l’ISS vous ferait du bien. Ne bougez pas, on va vous mettre à l’aise 

Quatre femmes, entièrement nues, venaient de faire leur apparition à la suite l’une de l’autre, armées de bouteilles de champagne et de flûtes. Leurs lèvres intimes, teintées de rouge et saillantes ne laissaient rien ignorer de leurs intentions, surtout lorsqu’elles se mirent à défaire les combinaisons des astronautes médusés. 

  • Mais ! Par quel prodige ? 
  • Enfin les gars, ne me dites pas que vous ignorez encore que l’industrie du X cherche depuis toujours à être à la pointe de la technologie ! On va s’y mettre. N’oubliez pas de sourire, tout est filmé et streamé en direct. 

Ne restait plus qu’à prendre du bon temps. La mission attendrait. Et, dans l’espace, personne ne les entendrait crier leur plaisir 

Jeux de douche

La salle de bain est pleine de buée alors qu’il sort de la douche. Il les a toujours aimées très chaudes car cela le délasse et le ruissellement de l’eau brûlante sur sa peau lui donne souvent des idées.

Aujourd’hui il a pensé à celle qui sait si bien s’occuper de son cul, celle à qui il accorde son exploration par tous les moyens qu’elle désire. Et il n’a pas pu s’empêcher de porter deux doigts pleins de mousse dans sa raie. Il s’est senti si souple sous la pulpe de son index et de son majeur réunis qu’il a poussé ses phalanges dans son œillet.

Il s’est ensuite appuyé sur les carreaux de verre de la paroi pour être plus confortable et a fait pénétrer son annulaire. Puis l’auriculaire. 

Il s’est surpris de sa béance. Il n’a pas joué depuis quelques temps pourtant. Mais le corps a sa propre mémoire, se dit-il. Il a hésité un moment avant de verser une grande rasade de gel douche sur sa main droite. Pour essayer. Il a senti qu’il n’en était pas loin puisque son pouce, à son tour, venait de disparaître en lui.

Il s’est forcé. Inexorablement. Ses parois se sont ouvertes sous sa pression et, bientôt, il est parvenu à son Graal. La sensation de ses muqueuses au bout de ses doigts était folle. Il a eu du mal à le réaliser. Et pourtant.

Il est resté ainsi quelques secondes. Et puis il s’est laissé. Presque à regret. 

Est-ce ce qu’il vient de se faire ? Ses jambes peinent à le porter alors qu’il passe son peignoir. Il ne se voit pas dans le miroir mais il sait que le sourire qu’il arbore est différent de son habitude. Parce qu’il est devenu un autre homme ce soir. 

Petit déjeuner

Il s’est levé un petit peu plus tôt qu’elle. Il a envie de lui faire plaisir et, pour ce faire, lui prépare le petit-déjeuner avant de lui porter au lit.

Il y a à peine un rai de lumière à travers les volets quand il entre à nouveau dans la chambre. Elle s’est réveillée et le regarde avec un grand sourire.

  • Pose le plateau sur le chevet et viens, j’ai envie d’une autre friandise. 

Elle glisse la main sous son peignoir. Il se met doucement à bander sous sa caresse. 

  • Approche ! 

Il a maintenant la queue qui oscille lentement à hauteur de son visage. Elle le saisit du bout des lèvres. Il soupire tandis que, peu à peu, elle l’avale jusqu’à ce que son nez se retrouve dans les frisottis de son pubis. 

Elle le garde ainsi un moment. Puis, peu à peu, le dégage du fourreau de sa bouche. Sa langue vient alors lui agacer le frein et la base du gland. Il en tressaille mais n’ose pas bouger de crainte de gâcher son festin. Mais il veut tout de même lui offrir quelque résistance avant de se rendre. Alors il se contient. 

Pas très longtemps. Les attentions qu’elle lui porte sont telles qu’il ne va pas tarder à défaillir. Il le lui fait savoir. Elle ne relâche pas son étreinte, bien au contraire, et il finit par jouir au fond de sa gorge en saccades qu’elle avale avec ses ronronnements de chatte gourmande.

  • Merci pour cet apéritif matinal mon chéri. 

Le café a un goût divin ce matin se dit-elle alors qu’elle en a fini avec lui et qu’il doit se préparer avant de partir au travail. 

Nocturne

Ce qui m’a réveillé cette nuit, c’est le bruit mouillé caractéristique d’une langue en train de lécher. Puis, immédiatement après, ce sont ses ongles qui ont croché dans la chair de mon flanc droit tandis qu’il s’affairait entre ses cuisses. 

J’ai tout de suite compris ce que je devais faire. Alors, de ma main gauche je me suis assuré qu’il resterait bien la bouche collée à son sexe, et j’ai fait à ma belle un bâillon de mes lèvres pour étouffer ses cris de plaisir. 

Elle a coulé sur son visage. Puis, enlacés tous les trois, nous nous sommes rendormis. 

Dans le vent

J’aime marcher dehors lorsque souffle le vent.

Dans l’espoir que, malin, une jupe il soulève. 

L’éclair blanc d’une cuisse en promenant : un rêve 

Que je retranscrirai, le soir, en écrivant 

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Cela m’est arrivé, parfois, auparavant

J’en ai rêvé longtemps et sans aucune trêve.

Au point, en y pensant, de répandre ma sève 

Mais rien ne compte à mes yeux plus que le suivant. 

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Peut-être bien qu’un jour, le vent soufflant très fort

En troussant jusqu’au cul une dame dehors

Fera voler au loin son ultime dentelle 

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Je serais si heureux de voir virevolter 

Dans les airs un tanga noir, rouge ou bien bleuté

J’en aurais , c’est certain, les yeux qui étincellent