Chatouiller le nénuphar

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J’aime quand, sous mes caresses, tu t’ouvres largement. Tu te cambres, gémis, te cabres et t’écartèles pour te donner à moi chaque fois plus avant.

Les frisottis de ta toison que, à ma demande, tu laisses au naturel appellent à la caresse, à goûter ce qu’ils cèlent. Et je passe les doigts dans ton buisson ardent. Que ces boucles sont douces, j’en aime la rousseur.

Puis je souffle doucement dessus, comme pour attiser un peu plus le feu de ton désir, ce qui t’arrache un soupir, et, posant mes lèvres un peu plus bas, je viens boire un peu de tes eaux, te chatouiller le nénuphar au creux de son bassin.

Tu me tiens par les tempes et me guides tandis que je te lèche, te mordille, t’aspire. J’agace de mes dents et à grandes lapées les contours de ton sexe avant de m’attarder sur la tumescence de ton pistil maintenant érigé.

Je dessine maintenant de la pointe de la langue les mots qui vont t’amener jusqu’à l’acmé de ton plaisir.

Tu as refermé tes jambes sur moi dans un spasme. Tu cries à présent que tu m’aimes.

Et enfin c’est un jet qui me remplit la bouche.

Tu as joui. Nous sommes heureux.

Planter le javelot dans la moquette

Elle l’avait voulu en elle, vite. Qu’il vienne en elle comme une fulgurance et qu’il ne cesse d’accélérer jusqu’à lui donner un orgasme rapide et intense. Alors il l’avait sautée de toute la longueur de sa queue, penché sur elle de la hauteur de ses bras. Il était massif, il le savait et ne voulait pas l’écraser de son poids alors qu’il s’élançait en elle à grands coups de reins.

Mais il ne voulait pas s’abandonner trop vite et, du sprint qu’elle avait désiré au début, ils étaient partis sur un moment de baise en version course de fonds qui amènerait une jouissance plus lente, plus profonde. Et c’était une belle manière de prolonger leur plaisir. 

Ils étaient maintenant unis dans l’extase, leurs corps ondulant au rythme du disque latino qu’il avait mis afin que l’ambiance soit plus caliente.

Il ne regrettait pas d’avoir saisi la perche qu’elle lui avait tendu. C’était un bonheur de lui planter le javelot dans la moquette.

Faire coulisser l’andouillette dans le cresson

J’aime les frisottis de ta toison. Tu n’as pas succombé à la tentation du tout épilé et je t’en suis reconnaissant. Et quel plaisir de faire passer mes doigts dans tes poils si soyeux. De souffler légèrement dessus pour les écarter et avoir ainsi accès aux lèvres de ton sexe.

J’aime le sentir si humide, te sentir ainsi disponible à mes assauts. 

J’aime recueillir ta rosée en passant une langue avide sur ta vulve gonflée de désir. Ton goût qui change au fur et à mesure que ton plaisir augmente.

J’aime t’entendre réclamer ma queue dans un soupir qui finit dans un long gémissement

Alors je te fais étendre sur le dos, les reins calés par un coussin, les jambes écartées et le pubis offert et je viens m’étendre sur toi.

Je bande comme un fou. Et je viens me frotter doucement contre toi. Comme pour que ma queue commence à t’apprivoiser. Faire coulisser l’andouillette dans le cresson avant que tu ne m’absorbes est, je crois, l’ultime préliminaire.

J’ondule sur toi au rythme de la houle de tes reins.

Et j’entre lentement, irrésistiblement. D’une poussée rectiligne autant que résolue. Tu pousses un cri, satisfaite, et tes ongles me labourent les flancs.

Ça y est, nous baisons.

Tremper le biscuit

Tu m’as convié à venir boire le thé demain. Mais je ne crois pas que ce soit sans arrière-pensées. Ne serait-ce que par le ton que tu as employé pour ton message d’invitation.

Tu as en effet évoqué la chaleur de liquides que nous dégusterions ensemble, ces oblongues pâtisseries qui les accompagneraient, ainsi que toute une panoplie de douceurs que nous partagerions. Et j’avoue ne pas être indifférent à ce genre d’avances, surtout dites de la sorte.

Alors, bien sûr, demain nous boirons un délicieux darjeeling. Et nous mangerons des gâteaux. Mais je ne pourrai pas m’empêcher ensuite de te prendre par la taille et de coller ma bouche à la tienne pour venir chercher ta langue. Ce baiser te fera commencer à mouiller. Il me fera bander pour ma part. Collés comme nous serons, tu ne pourras pas ne pas t’en rendre compte. Tu me caresseras sans doute à travers mon pantalon tout en ouvrant légèrement les cuisses pour que je parvienne jusqu’à ton intimité.

Nous resterons un moment ainsi, à nous branler par-dessus nos étoffes. Mais cela ne nous suffira plus et nous nous mettrons nus afin que nos peaux fassent connaissance. Peut-être voudras-tu me sucer, je te lécherai avec plaisir. Et, quand nous serons suffisamment excités, je proposerai ma lourde tumescence à la chaleur humide de ta chatte. Peut-être voudras-tu ensuite que, lubrifié par tes sécrétions je vienne aussi prendre ton cul. Je m’exécuterai volontiers. Et si tu veux enfin ressentir la chaleur de mon foutre je t’en inonderai la poitrine.

Je vais aimer venir tremper le biscuit chez toi demain.

Ouvrir le berlingot

Il y a des femmes que l’on n’oublie pas. Elle en fait partie. Non pas qu’elle soit d’une beauté renversante, mais, finalement on s’en fiche. Elle, c’est plutôt une fois qu’on y a goûté qu’elle entre dans les mémoires pour ne plus en sortir.

Elle est douce, sucrée, et sa chatte est un vrai bonbon qu’on ne se lasse jamais de manger, de suçoter, de lécher. Lui ouvrir le berlingot est un délice sans cesse renouvelé et je guette avec impatience les moments où je peux me retrouver entre ses cuisses.

Je commence toujours par observer le triangle presque parfaitement équilatéral de sa pilosité qu’elle laisse pourtant pousser à la sauvage. Ses proportions me ravissent et j’aime en suivre les contours du bout de mon index, ce qui commence à la faire soupirer. Elle est si satinée sous mes doigts. Alors je la caresse longuement, jusqu’à ce que, humide de désir, elle me demande dans un souffle de la prendre en bouche. J’approche donc ma bouche de ses lèvres intimes et mon nez est flatté de son parfum légèrement acidulé. Sensation que je retrouve ensuite du bout de la langue quand je commence à la lécher. 

Je joue ensuite avec elle des lèvres et des dents, tantôt l’aspirant, tantôt la mordillant, quand je ne promène pas le plat de ma langue sur toute la largeur de son sexe. Son plaisir va alors crescendo et, tandis que sa chatte prend des nuances de fruits confits, elle ouvre grand ses jambes pour s’offrir plus à moi. 

Je ne lui laisse aucun répit tant qu’elle n’a pas crié. Et quand son corps s’est tendu comme un arc et qu’elle a inondé mon visage de son plaisir, je viens enfin l’embrasser, ma bouche pleine de ses sécrétions.

Elle aime se goûter au cours de ces baisers. Presque autant, je le crois, que moi je peux le faire.

Remuer le gigot

Nous attendions mes beaux parents pour le traditionnel repas de Pâques. Tu t’affairais aux fourneaux et une appétissante odeur avait envahi notre appartement. Je parcourais distraitement la presse du jour sur la tablette quand tout a dérapé.

— Chéri ? Tu as un moment ? J’aimerais que tu m’aides

— Je ne suis pas très compétent en cuisine mais si je peux t’être utile.

Je me suis avancé vers la cuisine. Tu étais belle dans ta robe de printemps que tu avais protégée de ce tablier rose floqué d’un « c’est qui le chef ? » parfaitement ridicule. Tu venais de finir le dessert et tu étais couverte de farine. Je ne sais pas pourquoi mais ça m’a excité. Alors quand tu m’as demandé de remuer le gigot j’ai perdu la tête.

Je t’ai prise par la taille et t’ai fait asseoir sur le plan de travail tandis que ma langue partait à la recherche de la tienne. Et puis j’ai glissé ma main sous ta robe. Ton tanga n’a pas été longtemps un obstacle et j’ai commencé à te fouiller de mes doigts. Tu as été très vite trempée. Alors j’ai fébrilement défait ma braguette et t’ai embrochée d’une seule poussée. Tu as refermé tes jambes dans mon dos et tu as poussé ton bassin contre le mien. Nous avons baisé furieusement mais sans un mot et, au moment où tu as joui, tu as mordu mon épaule.

C’est l’odeur de brûlé qui sortait du four qui nous a ramené sur terre. Mais je ne crois pas que nous dirons un jour à tes parents pourquoi nous sommes finalement allés au restaurant.